Dans la peau de John Malkovich
Note moyenne
3,6
10679 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

317 critiques spectateurs

5
65 critiques
4
127 critiques
3
56 critiques
2
38 critiques
1
17 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2013
Un film incroyable, ambitieux, complexe, génial. Scénario très audacieux, grosse performance d'acteurs (Malkovich excellent, Catherine Keener merveilleuse). Un grand moment de cinéma. A la limite de la schizophrénie.
Etienne
Etienne

16 abonnés 94 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2012
J'ai vu ce film la semaine derrière, seulement pour la première fois. J'ai été scotché de bout en bout.

Une idée de Charlie Kaufman complètement folle, avoir un accès sur le corps de John Malkovich (himself). Par moment le film est complètement surréaliste (cf. la scène ou John Malkovich se retrouve face une infinité de lui). Le film m'a fait fortement penser à Eternal Sunshine, malgré qu'il soit plus ancien. La réalisation de Spike Jonze colle parfaitement à l'histoire, tout est maitrisé, la B.O est sublime. On retrouve un casting de qualité : John Malkovich bien sur mais aussi John Cusack, Cameron Diaz ou encore Catherine Keener et des seconds rôles qui jouent leurs propres rôles (Charlie Sheen au top).
Bref un ovni déjanté à voir absolument, finalement qui n’a jamais voulut vivre la vie d'un autre?
ml-menke
ml-menke

50 abonnés 551 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 janvier 2014
Qui n'a jamais voulu être quelqu'un d'autre ? Et si c'était une célébrité en plus ce serait top L'effet se dégénère lorsque le marionnettiste prend possession du corps de John Malkovich. Il se crée une autre vie au détriment de l'intégrité de l'acteur. Sauf que le traitement est malsain, sans caractère et perd de son intérêt au fur et à mesure.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2018
À la base de ce film dingue, il y a un scénario génial écrit par Charlie Kaufman, dont on peut se demander si le mec était sous acide, tellement celui-ci part loin dans le côté loufoque et imaginaire. Servi par une interprétation grandiose, un film bourré d’idées délirantes, qui nous invite à une expérience folle, unique en son genre.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2023
Un inclassable aussi dingue que réussi. Spike Jonze y fait défiler un nombre conséquent de thématiques et passe aussi aisément de la comédie au fantastique et du fantastique au drame. Il se permet des idées de mise en scène assez incroyables qui collent parfaitement à son intrigue bien plus complexe qu'il n'y parait, le tout en s'appuyant sur un casting costaud qui s'éclate à cabotiner sans vergogne. Aussi drôle qu'amer, Being John Malkovich est un véritable ovni qui vaut largement le coup d'œil.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2022
J'ai vu un film... vraiment exceptionnel dans la narration, l'idée, la création.. C'est tellement original. C'est à la fois un délire et une réflexion sur l'identité. C'est un film expérimental et unique en son genre. John Malkovich est très émouvant dans ce rôle multiple. Et le casting est extraordinaire (Catherine Keener est totalement sexy, John Cusack est très touchant...) C'est à la fois réaliste et onirique. Il y a de très belles idées derrière cette imagination et cette excentricité apparente. Et la ballade dans l'inconscient de Malkovich est incroyable... Un chef d'oeuvre !
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2020
Loufoque. Hilarant. Déroutant. Singulier. Délirant. Et donc proche de l'immersion dans un esprit en proie à un fantasme bien singulier, occasionnant quelques longueurs et absurdités potentiellement dommageables. Novateur cependant.
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2024
Au delà du scénario complètement loufoque et déjanté, Spike Jonze nous invite à une reflexion sur le désir.
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mai 2023
ennui tout le long de ce film j ai reussi a atteundre peniblement la fin, meme par un temps maussade il y a mieux à faire, je le déconseille
romain42000
romain42000

14 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juillet 2024
Absolument brillant. Et quand on se dit que c’est le premier film du réalisateur… un mélange d’invention, de délire et d’humour absolument prodigieux. Le scénario complètement barré, une mise en scène précise, et un John Cusack et une Cameron Diaz géniaux font indubitablement de ce film un des films américains marquants de la fin du 20ème siècle.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2016
Un bon concept, exploité de façon un peu folle mais fun. J'aime bien l'idée du 1/2 étage et les dialogues des personnages, notamment Cameron Diaz lorsqu'elle entre dans la petite porte. La façon dont elle vit l'expérience est... Inattendue. Plus le film avance, plus l'histoire déjante mais son explication est intéressante dans la dernière demie-heure. Un peu barré, comme film, mais pas mal.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2018
Parler d’ovni pour évoquer ce film ne me semble pas être un terme exagéré. Il est encore plus délirant que ce que son pitch pouvait présager et ce que j’avais imaginé. Ça part dans tout les sens; peut être un peu trop par moment certains rebondissements m’ont parus inutile et m’on fait penser à du remplissage. pourtant il y a dans ce bric à brac un réel sens et une vraie construction, il sait où il veut arriver. Les acteurs semblent s’éclater dans ce bordel ambiant de donne à fond et chose paradoxale arrive à rendre le délire crédible. Je n’ai pas aimé en revanche la photo très typée année 90 qui n’est pas au niveau du reste d’un film vraiment à part, amusant, malin et surtout follement original.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2026
Un marionnettiste au chômage, au hasard de circonstances pour le moins irrationnelles, s'introduit dans le corps du célèbre acteur John Malkovich...Et il ne s'arrête pas en si bon chemin.
Il n'est pas utile d'exposer par le menu les conditions de cette singulière intromission dans un corps humain. Ce qui compte désormais, ce sont les situations bizarres et saugrenues qu'engendre le "squat" de Malkovich. Le réalisateur Spike Jonze, au cœur de son petit délire, trouve même le moyen d'imaginer un caustique marivaudage à quatre, Malkovich compris, quoique celui-ci reste quelques temps dans l'ignorance de ce qui se passe.
Malkovich est drôle dans ce rôle où, toute célébrité qu'il est, il n'est plus qu'un humain ordinaire, un objet creux à la merci des fantasmes de ses visiteurs. Doit-on voir une parabole sur le vedettariat ? A vrai dire, le propos de Jonze est brouillé par la complexité, voire la confusion, de situations toujours plus absurdes et farfelues. Et, à l'occasion, "montypythonesques", telles ces scènes dans des locaux bas de plafond par raison d'économie où des employés sont contraints de se déplacer voutés.
Dans le ton, la comédie n'est pas une pure farce. Tourmentés, les personnages participent d'une atmosphère dont le cinéaste privilégie l'étrangeté plutôt que le caractère burlesque.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2025
Qui est le film ?
Dans la peau de John Malkovich marque les débuts au cinéma du clippeur Spike Jonze, sur un scénario de Charlie Kaufman, leur première collaboration avant Adaptation. et Her. En surface, l’histoire est loufoque : un marionnettiste raté découvre, derrière un placard d’entreprise, un tunnel qui permet d’entrer littéralement dans la tête de John Malkovich pendant quinze minutes.

Mais à mesure que l’intrigue s’enroule autour de ce point de départ absurde, ce qui surgit, c’est un vertige existentiel : non plus “et si je pouvais devenir une star ?” mais “que reste-t-il de moi si j’habite un autre ?” Le film nous promet une comédie surréaliste, il nous tend en réalité une fable noire sur l’identité, le désir, et la vacuité du moi.

Que cherche-t-il à dire ?
D'emblée, le film installe une tension : entre le fantasme de l’extériorité (devenir un autre) et l’échec à sortir de soi. Ce qui se joue, ce n’est pas seulement l’invasion d’un corps, c’est l’impossibilité d’échapper à sa propre conscience. Craig veut exister dans la peau d’un autre car il se sent vide dans la sienne. Maxine manipule les désirs parce qu’elle s’éprouve à travers les projections qu’on a d’elle. Lotte découvre sa propre vérité sexuelle uniquement en étant incarnée dans un corps d’homme.

Kaufman démonte ici l’illusion d’un “je” stable, d’un désir propre, d’une subjectivité étanche. Chacun est traversé, contaminé par les désirs des autres. Et le film le montre littéralement : on peut désormais habiter le corps d’un autre, mais pas sans laisser derrière soi une part de soi-même. Il ne s’agit donc pas d’un film sur la célébrité mais sur la fêlure du moi, et sur le fait que tout désir est aussi, déjà, un parasitage.

Par quels moyens ?
Le tunnel qui mène à la conscience de Malkovich est filmé comme un boyau étroit, grotesque. Ce n’est pas un passage magique, c’est un trajet organique. En choisissant cette matérialité, Jonze oppose au rêve d’évasion une expérience de la pénétration littérale, presque obscène. Entrer dans l’autre, ici, n’a rien de lyrique : c’est un acte brutal, forcé, qui impose de se glisser dans une forme qui n’est pas la sienne.

Chaque trajet dans la tête de Malkovich dure quinze minutes, puis le passager est rejeté dans un fossé au bord de l’autoroute. Cette mécanique répétée donne au film un rythme absurde, mais elle incarne aussi le caractère temporaire et jetable du fantasme d’incarnation. Il n’y a pas de fusion possible : juste un échantillon d’altérité, suivi d’un retour violent à la réalité. Le dispositif devient métaphore du divertissement contemporain : une illusion de transformation, qui se termine toujours en chute.

Dans une séquence fascinante, John Malkovich entre lui-même dans le tunnel, et se retrouve dans un monde peuplé uniquement de lui-même, toutes les personnes ont son visage, et ne prononcent qu’un mot : “Malkovich”. La caméra devient ici le regard de Malkovich sur son propre monde démultiplié. C’est le moment où le film bascule de la comédie à l’angoisse pure. Le narcissisme absolu devient folie.

Craig, le personnage principal, est marionnettiste. Le film commence par une performance filmée frontalement, où la marionnette exprime une douleur existentielle. C’est une scène clé, parce qu’elle condense toute la logique du film : l’artiste projette sa souffrance dans un autre, qui devient son support, avant d’être oublié, utilisé, jeté. La marionnette annonce Malkovich. Et Craig, incapable de vivre pleinement sa propre vie, ne trouve d’issue que dans la manipulation de celle d’un autre.

À la fin, Craig reste piégé dans un corps qu’il ne contrôle plus : celui d’une petite fille née de Maxine et de Malkovich. Il voit à travers ses yeux, mais ne peut ni parler ni agir. Ce plan final transforme l’ensemble du film en cauchemar moral. Le désir de possession a abouti à une damnation : vivre, éternellement, sans pouvoir exister. C’est la version moderne du châtiment prométhéen : avoir voulu tout voir, et n’être plus rien.

Où me situer ?
J’admire profondément Dans la peau de John Malkovich, parce qu’il ose mettre en fiction cette angoisse que nous ressentons tous, parfois confusément : celle de n’être qu’une coquille, de n’exister que par le regard des autres. Le film ne cherche jamais à résoudre cette peur : il l’expose, la matérialise, l’élève au rang de forme. Et c’est là que Jonze est un cinéaste remarquable : il sait rendre visible l’abstrait, sans le trahir.

Je suis néanmoins plus sceptique sur certains effets de distance. Par moments, l’humour absurde prend le dessus, comme un écran de protection. Il manque peut-être, çà et là, une chair plus émotionnelle, une place plus accordée au trouble affectif.

Quelle lecture en tirer ?
Le film est une méditation sur notre époque et peut-être sur la nôtre plus encore que sur celle de 1999. À l’heure où chacun peut, à travers des écrans, des filtres, des avatars, s’incarner autrement, la question n’est plus “qui suis-je ?” mais “jusqu’où puis-je me dissoudre dans l’autre ?”

Dans la peau de John Malkovich montre que l’altérité, si elle n’est pas respectée comme telle, devient un piège. On ne peut habiter l’autre sans l’abîmer, ni sans s’effacer soi-même. Le fantasme de devenir un autre finit toujours par trahir une haine de soi. Ce n’est pas un film contre le désir : c’est un film contre la possession.

Il nous dit, en creux et sans le marteler, que le “je” n’est ni stable, ni pur, ni suffisant. Et que c’est peut-être là que commence la pensée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 novembre 2013
Ce film est d'une immense originalité, par son scénario, sa mise en scène. Le film joue vraiment avec le spectateur et l'immerge totalement dans son univers. Le film est très bien rythmée. Le second degrés et l'humour noir marche bien pendant la totalité du film. Les acteurs sont bons. Un très bon film
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse