Réalisateur depuis 21 ans quand il proposa en 2001 avec « 101, Reykjavik », un drame existentiel sur le désœuvrement et l’amour impossible avec Victoria Abril, Baltasar Kormakur marie avec bonheur films de divertissement (il travaille alternativement à Hollywood et en Islande) et films plus personnels. Avec « Survivre » en 2012, il s’intéresse à l’histoire insolite de Guolaugur Frioborsson, marin islandais qui suite au naufrage de son bateau de pêche, le 11 mai 1984 , réussit à rejoindre le port de Heimaey d’où il était parti après être resté six heures dans une eau à 5°C puis avoir parcouru 6 kilomètres pour finir en marchant 2 kilomètres sur de la lave séchée. Utilisant un style quasi documentaire, Baltasar Kormakur comme Pierre Loti plus de cent ans avant lui, rend parfaitement compte des conditions extrêmes de la pêche dans cette contrée hostile où l’homme restera toujours à sa véritable dimension face à la nature. Les moyens techniques ont certes évolué mais les conditions de vie sur terre comme sur mer paraissent marquer les hommes toujours aussi durement, l’alcool tenant le plus souvent lieu de réconfort illusoire. Quand son bateau coule brutalement, Gulli (Olafur Darri Olfasson) est le seul à pouvoir rester plus de vingt minutes dans une eau glacée. Sa corpulence et la couche graisseuse qui entoure son corps constituant une grande part de l’explication de ce qui sera considéré comme un exploit une fois le drame passé. Kormakur et son formidable acteur que sa caméra ne quitte pratiquement jamais sont en parfaite osmose pour rendre compte de cette aventure dramatique examinée sous tous ces aspects. Notamment celui plus difficile qu’attendu du retour dans le petit port qui verra Gulli après être passé par la phase « rat de laboratoire » s’évertuer à mener la nouvelle vie qu’il s’était rêvée quand seul au milieu de l’océan avec les seules mouettes pour compagnes, il priait que Dieu lui accorde encore un jour de vie supplémentaire . Un film que le réalisateur filme avec la tonalité adaptée à chacune des étapes de ce drame poignant.
A l’instar, par exemple, des films catastrophes et spécialement avec catastrophes naturelles (« San Andreas », Volcano », ...) ou des thrillers en huis-clos (« Cube », « Phone Game »), le genre du survival s’est vu adjoindre un sous-genre rare mais précieux, en l’occurrence le survival animalier. Ce type de films égrène ses avatars deux ou trois fois dans l’année sur le grand écran (et bien plus si l’on tient compte des direct to video et des plateformes de streaming). On doit avouer que la plupart du temps ce sont des bestioles aquatiques qui tiennent la dragée haute et malmènent les humains. On pense notamment aux crocodiles ou alligators (du marrant « Lake Placid » en passant par les excellents « Solitaire » et « Crawl »), des piranhas comme dans le film éponyme ou encore et surtout le requin avec un nombre assez important de films dont les dernières personnifications furent « En eaux troubles » et « Instant de survie ». Ici, une fois n’est pas coutume, c’est le seigneur des animaux qui tient la vedette et va faire vivre un enfer aux protagonistes. Un lion sanguinaire et très énervé par les braconniers qui ont tué sa famille, parce que oui, c’est toujours mieux d’ajouter un sous-texte écolo et pro-nature. Surtout en ce moment.
De voir Baltazar Kormakur à la mise en scène est une excellente nouvelle car le cinéaste d’origine islandaise s’est fait une spécialité des films de survie en milieu hostile, de son moyen « Everest » pour les hautes altitudes à « A la dérive » pour les interminables étendues marines, l’homme s’y connaît et la savane, il n’en fait qu’une bouchée de sa caméra. D’ailleurs, immersive et mobile au possible, ses images nous plongent parfaitement dans l’action et sur le terrain. Il enchaine bon nombre de plans-séquence bien troussés et loin d’être accessoires permettant une totale immersion dans le drame et dans l’action. « Beast » est qui plus est très rythmé tandis que l’introduction du trauma (plutôt classique) et des personnages (plutôt originaux) est bien amenée, directe et factuelle. Alors d’où vient le problème majeur de cette série B de luxe portée par un Idris Elba investi et convaincu? D’abord et surtout dans un trop-plein d’invraisemblances qui va aller grandissant durant la projection jusqu’à un final certes impressionnant et beau, presque poétique, mais complètement improbable qui tutoierai le ridicule s’il n’était pas si visuellement éclatant. Et lorsque trop de comportements qui ferait hurler n’importe quel spectateur même le plus tolérant s’empile, ça devient gênant pour la crédibilité du long-métrage. D’autant plus que le lion en question, tout en effets visuels n’est pas toujours réussi non plus. Ce qui fait que notre attention tout comme la tension sont à ça de décrocher. En somme, une série B sympathique et alimentaire que le manque de réalisme tire vers le bas.
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L'histoire reste très intéressante, et dans la mesure où c'est une histoire vraie, difficile d'enjoliver où de dénaturer les faits sous peine de trahir l'histoire du personnage. Toutefois la réalisation manque un peu d'entrain pour rendre le récit palpitant sur la durée, ca manque cruellement de sentiments entre proches et "l'exploit " est vite mis de côté par toute cette phase de tests. C'est pas mal mais un peu plus de grandiose sans excès aurait sûrement profiter au film.
Récit d’un pêcheur islandais dont le navire a fait naufrage parvenu à regagner les côtes en nageant plusieurs heures dans une eau glaciale. Epurée, la mise en scène de Baltasar Kormàkur filme au plus près son personnage principal préférant le réalisme à l’affect et au sensationnalisme. Un film curieux, découpé en trois, débutant par une chronique sociale de la vie d’un pêcheur, passant ensuite à la survie proprement parler pour terminer sur une tentative d’explication de l’exploit réalisé par cet homme. Si cette dernière convainc le moins, l’ensemble, particulièrement bien filmé est réussi.
Inspiré de faits réels survenus en 1984 le éalisateur islandais rend un bel hommage aux marins pêcheurs avec cet exploit qui n'est pourtant que celui d'un homme hors norme. Le cinéaste choisit une mise en scène immersive dans le quotidien des marins, ceux d'une ile au passé déjà traumatisant (éruption volcanique). Le film est acté en 3 parties, le quotiden sur terre, la pêche en mer et le naufrage, puis le retour avec ses conséquences... Finalement le naufrage et la lutte pour la survie ne font qu'une partie, on reste déçu que cet instinct de survie ne soi que secondaire. Mais le côté réaliste et authentique nous happe et nous emporte à bord de cette aventure aussi réelle qu'incroyable. Sans héroïsme exalté à la hollywoodienne et ni écrans verts Kormùkur signe une aventure humaine et naturaliste qui fait froid dans le dos, mais pas assez, tandis que l'émotion est sans doute un peu pauvre. Néanmoins l'océan déchainé et la réalisation aussi directe qu'honnête sont connecté avec les faits tels qu'on se les imagine. Le réalisateur a depuis réalisé 2 films à Hollywood ("2 guns" et "Contrebande"), il devrait revoir sa copie et faire un retour aux sources...
Histoire vraie qui se passa en Islande. Un pêcheur part en mer avec ses compagnons. Le drame est que le chalutier va se renverser et l'équipage finira dans une eau des plus froides qui soit. Seul un homme va s'en sortir, une force de la nature qui va regagner sa terre, son île rude à la nage. Il boira la tasse salé, il en vomira, il priera, il parlera à une mouette comme seul être vivant de compagnie dans son enfer de mer. Jusque là, Survivre maintient son coté fort, par contre l'après naufrage, c'est-à-dire une fois son retour sur sa terre, le coté "mais comment cet homme à pu nager sans tomber en hypothermie ?" et qu'il devient un sujet pour la science, l'histoire se noie un peu. Moins captivante, moins prenante surtout (alors que le sujet de base est fort). Les images de son enfance (en effet diapo), sont également pas utiles. Un film à voir tout de même.
L'histoire vraie d'un homme dont le chalutier a sombré. Dans une eau glacée, il parvient à nager pendant 6 heures de nuit jusqu'au rivage. Pieds nus, en chemise, il atteint son village comme un miraculé. Une histoire incroyable mais ici racontée de façon ennuyeuse, banale. L'homme ne semble pas avoir de séquelle, juste les doigts un peu endoloris et la vie reprend son cours normalement. Il est vaguement interrogé, vaguement étudié par des scientifiques, à peine marqué par ce qu'il lui est arrivé. Sans doute à cause du petit budget, un récit fade, des acteurs sans émotion et pourtant, des effets soignés. Terne et sans éloge, à classer parmi les faits divers. Ni le réalisateur, ni l'acteur ne parviennent à nous faire ressentir l'angoisse, le miracle, la moindre émotion. Seuls les scientifiques trouvent une explication à la survie du naufragé dont la chaleur corporelle aurait été protégée par sa corpulence.
Le fait, comme d'habitude, que cela soit tiré d'une histoire vraie donne un relief énorme à ce film. On suit avec intérêt et stupéfaction la survie de cette homme en pleine mer pendant des heures entières. La mise en scène est efficace et spectaculaire aux moments opportuns. Un très bon film, islandais qui plus est, qui mérite le détour.
Adapter des productons tirée d'histoires vraies et ou le coté dramatique l'emporte. Nous am-ne une fois de plus, à une nouvelle oeuvre. Qui quant à elle, ne devrait pas avoir le même succès que ceux habituellement mis en scène (le réal, la prod...). MAis pour le coup, l'émotion est bien présente et la narration ne tombe pas dans la manipulation pour influer le spectateur ; ni pour pour le complaire. Tout y ait fait avec justesse et avec un jeu d'acteur ; qui n'a pas du être facile à jouer ; mais qui ; se veut plutot réussit. On pourra regretter un peu plus de mystère et c'est relativement dommage. MAis malgres cela, l'ensemble vaut quand même le détour. Pour la mise en scène du film. La 1ère partie se montre là plus interessante (ou l'on reconstitue plutot bonnement les conditions des pécheurs...). Mais une fois le naufrage arrivait, le film commence à se perdre un peu dans certaines explications. Apres tout, l'ensemble à été bsé sur des faits rapportés.. Quelques petites mauvaises notes, mais pour qui sait apprécier ce genre et ne s'attarde pas devant toute les prods et blockbuster US. On arrive à passer un petit moment "sympa" et relativement bien construit (certains plans sont d'ailleurs bien réalisé). Pour les amateurs.
Film relativement ennuyeux et sans émotion, mais qui nous permet cependant de découvrir un fait divers absolument incroyable...on a du mal à y croire, et pourtant!
Un film relatant l'histoire d'un marin hors du commun, qui a survécu 6h en nageant dans le l'eau glacé, ce qui pour tout homme lambda est impossible plus de 15-20mn. L'histoire est bouleversante, et la bonomie du personnage rend son exploit encore plus incroyable. Il n'y a qu'à voir la tête des militaires surentrainés quand ils sortent les uns après les autres de l'expérience dans l'eau glacé, et que le mec obèse reste tranquille à nager dans l'eau pendant des heures.
Tiré de l'histoire vraie d'un homme qui à parcouru plus de six heures à la nage, après avoir été viré de bord, avec ses coéquipiers. J'ai envie de dire BOF
Basé sur une histoire vraie, certes, mais beaucoup trop simple pour être intéressante. On s'ennui un peu, surtout que la mise en scène de Baltasar Kormákur n'apporte pas de dynamisme à l'ensemble.