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Un visiteur
4,5
Publiée le 28 avril 2013
Alerte générale ! Ce film est sous-estimé, trop, victime d'un consensus critique en sa défaveur. Ce n'est pas "seulement" une histoire catastrophe, le bateau du gars qui coule, comment il survit, comment il va s'en sortir, tout ça tout ça. Niet. Oui, on s'emballera devant l'incroyable reconstitution d'époque, l'ambiance parfaite des 80's, et des souvenirs d'enfance du héros, et surtout devant la reconstitution du naufrage et des conditions climatiques islandaises du passage survivaliste ; pas de fonds verts numériques 3D, du brut, de l’artisanat, de l'art, de l'effet rudement efficace, moderne car supérieur à ce qui se faisait avant le tout numérique, et supérieur au tout ordinateur. On s'emballera sur l'immersion du spectateur dans celle du héros, notamment grâce à un travail sonore incroyable de présence. Non, ce n'est pas tout. Le scénario, hormis cette situation mouillée glaciale, a un début, un milieu, une fin, avec des lignes directrices liées à ses coéquipiers, et ce qu'il estime être son devoir moral, et liées à la recherche explicative de ce miracle, pourquoi lui? Il y a un pourquoi, extraordinaire. Les extraits vidéos du véritable Gulli pendant le générique final mettent en perspective le travail pur d'honnêteté de l'équipe du film, et nous plante son souvenir dans notre petit panthéon personnel des pellicules de l'année, en ce mois de mai. C'est un hommage, à travers celui rendu à ceux qui apportent le poisson dans nos assiettes, à toutes les mains qui font tourner le système, sans qui il n'y aurait rien, et qui éteignent tout le bling-bling spectaculaire hollywoodien ou idéologique du petit journal de canal+ et des merdias de masse. Voilà pourquoi malgré ses évidentes qualités, il ne fait pas de mal, ne sera pas récupéré, n'est pas considéré comme faisant du bien, juste mis sur le côté, en attendant que passe la condescendance qu'on lui porte, alors qu'il mérite infiniment plus de ère ! Allez vous vautrer dans l'obscurité marine de ces beautés islandaises, ça éclaire la droiture, comme un roi adoubant son chevalier.
Un drame islandais, s'inspirant d'une histoire vraie, qui s'avère rapidement fade, gris, terne, et peu prenant. En dépit de son caractère authentique, la réalisation est décousue et peine à dégager une analyse, une réflexion, une émotion, s'attachant seulement à proposer une stricte description de ce fait divers. Un film, au scénario faiblard, qui n'offre que peu d'intérêt !
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3,5
Publiée le 1 juin 2016
"The Deep" (survivre) où l'histoire vraie du marin qui a survècu au pire! Un petit point dans l'Ocèan Atlantique-Nord où personne ne pouvait vraiment savoir ce qui se passait la nuit de ce 11 mars 1984! D'après les tests, un homme nu de poids moyen, du fait de la baisse de sa tempèrature, ne peut pas survivre en mer ou en eaux froides plus de 20 à 30 minutes! Comme on s'en doute les hommes en surpoids se refroidissent moins vite que les hommes minces! Survivre aussi longtemps comme l'a fait Guðlaugur Friðþórsson dans l'eau froide est très rare! Certains parlent d'un miracle et d'autres parlent d'une explication scientifique :spoiler: la graisse de phoque! Dèdiè aux pêcheurs islandais, ce film doit beaucoup à sa mise en scène à son interprète principal, l'excellent Ólafur Darri Ólafsson! Les Cahiers du Cinèma trouve que Baltasar Kormákur ne fait pas grand-chose de ce mystère mais dans "Survivre", son attention qui parvient à nous happer pour chaque geste de Gulli, dans sa lutte pour la vie, comme dans ses souvenirs, donne à l'oeuvre une belle prèsence humaine! Et tout ça sans effets spèciaux à gogo...
"Survivre" est un film désarçonnant qui cache bien son jeu sous les oripeaux d'une mise en scène simple et d'une narration ultra-classique. Seulement voilà, le film est une bombe à retardement. Il faut en attendre la finalité pour capter toute l'émotion qui se cache sous le personnage un peu benêt de Gulli, et la puissance qui se trouve dans ce qu'il lui arrive. "Survivre" ne fait pas que dépeindre l'exploit d'un spoiler: suite sur Plog Magazine, les Critiques des Ours (lien ci dessous)
Un drame islandais tiré de faits réels qui s'avère peu passionnant à regarder au final. J'avais lu de bonnes choses sur ce film et je me suis laissé tenter, espérant quelque chose d'original. Il y a des moments inédits mais ça manque de vie, de dynamisme dans l'ensemble. Souvent en manque de lumière, ce film ne captive pas vraiment et oublie les émotions des familles, des proches !!
Un film tiré d'une histoire vrai, donc qui donne forcement a réfléchir... Le scénario est pas mal du tout mais comme c'est lent! C'est bien dommage car cela gâche complètement le film. De même le jeu des acteurs est mou et va de paire avec une mise en scène mollassonne. Bref, malgré une bonne idée de départ, on s'ennui fermement devant ce film...
Formidable conte bicéphale, vertigineux et pertinent sur la survie, le courage et la mort, Survivre est un film islandais coup de poing qui vaut vraiment le coup d'oeil. La première partie, dominée par la nuit, est tantôt d'un réalisme narratif très efficace et tantôt d'une poésie mystérieuse... Sans tenter d'expliquer quoi que ce soit, cette première partie nous fait vivre sensuellement, sensistivement et "cruellement" le combat pour la vie que mène notre protagoniste islandais, Gulli, dans les eaux glacées au large des côtes islandaises. La deuxième partie, dominée par le jour, révèle l'autre dimension de l'histoire vraie et sensationnelle de Survivre, du côté du "sensationnel" justement : les scientifiques tentent de ... La suite sur Plog Magazine, les critiques des ours : lien ci-dessous.
Réaliste, sans complaisance, Survivre sert l’exact contenu qui faisait défaut à Contrebande (2012). Mais c'est de cette exactitude des faits dont Survivre souffre le plus; D'un mauvais découpage ou échelonnement des différentes parties qui le constituent. Jar City (2006) n'était pas plus exaltant, mais il avait pour lui une intensité électrisante. Sur la forme, on échappe à une romance à l'américaine en sachant pertinemment qu'il n'en restera qu'un pour survivre, alors pas besoin de pousser le récit; Pour autant ça reste très guimauve, bien qu'évidemment dans de telles circonstances on pleurerait également notre mère et qu'on commencerait à croire en tout et n'importe qui. Retenons quand même que sans feutre ni ballon pour se créer un copain, il faut savoir parler aux mouettes. Mais du coup, ne s’ennuie-t-on pas un petit peu?
Drôle de projet que de porter à l'écran l'aventure de ce marin islandais, seul rescapé d'un naufrage, qui parvint en 1984 à survivre dans l'eau glacée pendant 6 heures, en contradiction totale avec toutes les constatations scientifiques.
Un peu dubitatif avant le début du film, j'ai été complètement happé par sa justesse de ton. La première partie montre les difficiles... la suite ici :
(...) Film à deux vitesses, Survivre passe d’une œuvre intensément riche et poétique à une banalité déconcertante. Le plaisir initial en prend un sacré coup. L’inverse eut été plus appréciable.