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Kouto
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3,0
Publiée le 16 août 2025
Récit d’un pêcheur islandais dont le navire a fait naufrage parvenu à regagner les côtes en nageant plusieurs heures dans une eau glaciale. Epurée, la mise en scène de Baltasar Kormàkur filme au plus près son personnage principal préférant le réalisme à l’affect et au sensationnalisme. Un film curieux, découpé en trois, débutant par une chronique sociale de la vie d’un pêcheur, passant ensuite à la survie proprement parler pour terminer sur une tentative d’explication de l’exploit réalisé par cet homme. Si cette dernière convainc le moins, l’ensemble, particulièrement bien filmé est réussi.
L'histoire reste très intéressante, et dans la mesure où c'est une histoire vraie, difficile d'enjoliver où de dénaturer les faits sous peine de trahir l'histoire du personnage. Toutefois la réalisation manque un peu d'entrain pour rendre le récit palpitant sur la durée, ca manque cruellement de sentiments entre proches et "l'exploit " est vite mis de côté par toute cette phase de tests. C'est pas mal mais un peu plus de grandiose sans excès aurait sûrement profiter au film.
Film totalement sans fond, qui "casse" l'envie d'aller au cinéma. Scénario raté que même en état d'ébriété ne vaut pas la peine d'être vu. Une bande d'annonce travaillée de façon à vous hameçonner pour qu'une fois quand vous êtes au cinéma, vous êtes tellement déçu que vous aurez envie de partir. Ne perdez pas votre temps et votre argent, ce film est UNE ESCROQUERIE.
L'histoire reste très intéressante, et dans la mesure où c'est une histoire vraie, difficile d'enjoliver où de dénaturer les faits sous peine de trahir l'histoire du personnage. Toutefois la réalisation manque un peu d'entrain pour rendre le récit palpitant sur la durée, ca manque cruellement de sentiments entre proches et "l'exploit " est vite mis de côté par toute cette phase de tests. C'est pas mal mais un peu plus de grandiose sans excès aurait sûrement profiter au film.
A l’instar, par exemple, des films catastrophes et spécialement avec catastrophes naturelles (« San Andreas », Volcano », ...) ou des thrillers en huis-clos (« Cube », « Phone Game »), le genre du survival s’est vu adjoindre un sous-genre rare mais précieux, en l’occurrence le survival animalier. Ce type de films égrène ses avatars deux ou trois fois dans l’année sur le grand écran (et bien plus si l’on tient compte des direct to video et des plateformes de streaming). On doit avouer que la plupart du temps ce sont des bestioles aquatiques qui tiennent la dragée haute et malmènent les humains. On pense notamment aux crocodiles ou alligators (du marrant « Lake Placid » en passant par les excellents « Solitaire » et « Crawl »), des piranhas comme dans le film éponyme ou encore et surtout le requin avec un nombre assez important de films dont les dernières personnifications furent « En eaux troubles » et « Instant de survie ». Ici, une fois n’est pas coutume, c’est le seigneur des animaux qui tient la vedette et va faire vivre un enfer aux protagonistes. Un lion sanguinaire et très énervé par les braconniers qui ont tué sa famille, parce que oui, c’est toujours mieux d’ajouter un sous-texte écolo et pro-nature. Surtout en ce moment.
De voir Baltazar Kormakur à la mise en scène est une excellente nouvelle car le cinéaste d’origine islandaise s’est fait une spécialité des films de survie en milieu hostile, de son moyen « Everest » pour les hautes altitudes à « A la dérive » pour les interminables étendues marines, l’homme s’y connaît et la savane, il n’en fait qu’une bouchée de sa caméra. D’ailleurs, immersive et mobile au possible, ses images nous plongent parfaitement dans l’action et sur le terrain. Il enchaine bon nombre de plans-séquence bien troussés et loin d’être accessoires permettant une totale immersion dans le drame et dans l’action. « Beast » est qui plus est très rythmé tandis que l’introduction du trauma (plutôt classique) et des personnages (plutôt originaux) est bien amenée, directe et factuelle. Alors d’où vient le problème majeur de cette série B de luxe portée par un Idris Elba investi et convaincu? D’abord et surtout dans un trop-plein d’invraisemblances qui va aller grandissant durant la projection jusqu’à un final certes impressionnant et beau, presque poétique, mais complètement improbable qui tutoierai le ridicule s’il n’était pas si visuellement éclatant. Et lorsque trop de comportements qui ferait hurler n’importe quel spectateur même le plus tolérant s’empile, ça devient gênant pour la crédibilité du long-métrage. D’autant plus que le lion en question, tout en effets visuels n’est pas toujours réussi non plus. Ce qui fait que notre attention tout comme la tension sont à ça de décrocher. En somme, une série B sympathique et alimentaire que le manque de réalisme tire vers le bas.
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Réalisateur depuis 21 ans quand il proposa en 2001 avec « 101, Reykjavik », un drame existentiel sur le désœuvrement et l’amour impossible avec Victoria Abril, Baltasar Kormakur marie avec bonheur films de divertissement (il travaille alternativement à Hollywood et en Islande) et films plus personnels. Avec « Survivre » en 2012, il s’intéresse à l’histoire insolite de Guolaugur Frioborsson, marin islandais qui suite au naufrage de son bateau de pêche, le 11 mai 1984 , réussit à rejoindre le port de Heimaey d’où il était parti après être resté six heures dans une eau à 5°C puis avoir parcouru 6 kilomètres pour finir en marchant 2 kilomètres sur de la lave séchée. Utilisant un style quasi documentaire, Baltasar Kormakur comme Pierre Loti plus de cent ans avant lui, rend parfaitement compte des conditions extrêmes de la pêche dans cette contrée hostile où l’homme restera toujours à sa véritable dimension face à la nature. Les moyens techniques ont certes évolué mais les conditions de vie sur terre comme sur mer paraissent marquer les hommes toujours aussi durement, l’alcool tenant le plus souvent lieu de réconfort illusoire. Quand son bateau coule brutalement, Gulli (Olafur Darri Olfasson) est le seul à pouvoir rester plus de vingt minutes dans une eau glacée. Sa corpulence et la couche graisseuse qui entoure son corps constituant une grande part de l’explication de ce qui sera considéré comme un exploit une fois le drame passé. Kormakur et son formidable acteur que sa caméra ne quitte pratiquement jamais sont en parfaite osmose pour rendre compte de cette aventure dramatique examinée sous tous ces aspects. Notamment celui plus difficile qu’attendu du retour dans le petit port qui verra Gulli après être passé par la phase « rat de laboratoire » s’évertuer à mener la nouvelle vie qu’il s’était rêvée quand seul au milieu de l’océan avec les seules mouettes pour compagnes, il priait que Dieu lui accorde encore un jour de vie supplémentaire . Un film que le réalisateur filme avec la tonalité adaptée à chacune des étapes de ce drame poignant.
Le film est tiré d’une histoire vraie, celle d’un marin pêcheur, Gulli, 23 ans, en mars 1984, qui vit dans les îles Vestmann, archipel islandais dont la seule île habitée est Heimaey. Gulli part de nuit avec son équipage de 5 personnes. Au cours de la pêche, le chalut s’accroche au fond et provoque le chavirement du navire à 21h30. Un film d’une grande qualité, tant par l’aspect réaliste que par l’évocation du caractère islandais (spoiler: Gulli ne se considère pas comme un héros ), peuple habitué à vivre dans des conditions rudes et soumis aux aléas des éruptions volcaniques. Belle performance de l’acteur qui joue Gulli [Ólafur DARRI ÓLAFSSON qui jouera (le chef de la police) dans la série télévisée du même réalisateur, « Trapped ») en 2015].
Film relativement ennuyeux et sans émotion, mais qui nous permet cependant de découvrir un fait divers absolument incroyable...on a du mal à y croire, et pourtant!
Un film simple est vrai, sans fioritures, sans super-héros. L'émotion nue, le ton juste, le choix parfait des acteurs. Pas de lourdeur, l'histoire qui parle d'elle même et les personnages qui la servent au lieu de s'en servir. Nous sommes simplement bouleversés par cet homme qui a touché le grand profond, sans vraiment vouloir le faire, et juste parce qu'il va au bout de ce qu'il faut faire, sans se poser de questions. Ce n'est pas un phoque, c'est un être humain, fragile, en sursis, et qui nage pour la survie.
super film, un exploit, un phénomène de la nature, 5 heures dans les eaux froides de l'Islande sans hypothermie. Le film est bien tourné, on ne s'ennuie pas, on est pris dans le feu de l'action.
Un film aux allures de documentaire qui relate un fait divers survenu en Islande en 1984. Superbement filmé avec sobriété, ce ‘survival’ surréaliste est monté en deux parties bien distinctes. La première est le naufrage, la seconde est basée sur le retour et l'acharnement médiatique et scientifique que subit le survivant. Une narration sans superflu où le réalisateur vise à conter l’histoire sans y apporter d'effets spectaculaire autres. Une chronique de survie intéressante et surprenante où l'émotion est palpable.
Basé sur une histoire vraie, certes, mais beaucoup trop simple pour être intéressante. On s'ennui un peu, surtout que la mise en scène de Baltasar Kormákur n'apporte pas de dynamisme à l'ensemble.
L'histoire vraie d'un homme dont le chalutier a sombré. Dans une eau glacée, il parvient à nager pendant 6 heures de nuit jusqu'au rivage. Pieds nus, en chemise, il atteint son village comme un miraculé. Une histoire incroyable mais ici racontée de façon ennuyeuse, banale. L'homme ne semble pas avoir de séquelle, juste les doigts un peu endoloris et la vie reprend son cours normalement. Il est vaguement interrogé, vaguement étudié par des scientifiques, à peine marqué par ce qu'il lui est arrivé. Sans doute à cause du petit budget, un récit fade, des acteurs sans émotion et pourtant, des effets soignés. Terne et sans éloge, à classer parmi les faits divers. Ni le réalisateur, ni l'acteur ne parviennent à nous faire ressentir l'angoisse, le miracle, la moindre émotion. Seuls les scientifiques trouvent une explication à la survie du naufragé dont la chaleur corporelle aurait été protégée par sa corpulence.
Film tiré d'une histoire vrai je l'ai trouvé assez étonnant. spoiler: Je ne comprenais pas pourquoi ce pêcheur ressentait si peu le froid (d'après les images) et arrivait à survivre dans ces conditions alors que les autres pêcheurs succombent rapidement . Certains disent ici qu'il est lent mais en ce qui me concerne je l'ai trouvé un peu trop rapidespoiler: parce que le marin a nagé 6h! Alors oui on sent sa détresse, sa peur et son instinct de survie mais j'aurais voulu ressentir un peu plus la temporalité du moment jusqu'à en avoir le mal de mer et le goût de l'eau salée dans ma bouche! On retrouvera des scènes vues et revues dans ce contextespoiler: (romancées ou réelles issues du témoignage du survivant?) Pour le reste, acteurs, décors, bande son rien à redire, c'est très juste et on s'y croirait; ça reste une belle découverte autant sur le plan cinématographique que sur le plan historique.