Survivre
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Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 octobre 2013
Construction étrange, indigeste, surtout pour ce qu'il advient après la traversée surhumaine de ce petit d'homme dont l'exploit fait soudain rêver la science. Mais on retiendra surtout le dialogue du naufragé avec les mouettes et ce plan vu du ciel d'un petit objet balayé par les vagues contre les rochers d'une île volcanique... Moment hallucinant, vraiment. D'ailleurs à ce sujet le réalisateur sait-il qu'il vient de livrer le premier film de super-héros islandais dans la lignée d'Incassable ? C'est peut-être en creusant cette veine fantastique qu'il aurait vraiment trouvé son graal.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2013
Entre deux escapades hollywoodienne, dans les milieux du film d’action, toutes deux pas très heureuses, Contrebande et 2 Guns, Baltasar Kormakur revient en terre islandaise, sa patrie, pour y mettre en scène le récit d’un marin rescapé du naufrage de son chalutier. Véritable force de la nature, contre toute attente, Gudlaugur dit ‘’Gulli’’, marin-pêcheur des îles Vestmann, sera parvenu à parcourir des kilomètres à la nage, 6 heures durant, en plein océan Atlantique nord, en saison hivernale, puis a marcher dans la neige islandaise pour rejoindre son village. Voici donc le récit d’un véritable miraculé que les scientifique islandais et internationaux ont tentés d’étudier. Sans succès. Résistant à l’hypothermie, à la fatigue, à la douleur, ce bonhomme, en surpoids et sans don physique notable sera parvenu à survire à un naufrage en surpassant les limites que fixe la nature à l’homme.

Au vu de l’exploit du marin, il va de soi qu’une telle histoire se doit d’être racontée, ou mieux encore, d’être mise en image. Malgré toute la bonne volonté de Kormakur, très fidèle au récit du rescapé, le film manque sincèrement de vitamines, surtout lors de ces derniers instants. Si tout commence très bien, immersion dans le cadre, départ du port, séance de pêche puis l’accident, tragique aussi bien qu’inattendu sans compter sur l’errance en mer du bonhomme, la fin, elle, laisse cruellement à désirer. Dès lors, si le cinéaste s’est appliqué, avec des moyens islandais qui ne sont pas ceux de Wolfgang Petersen lorsqu’il filmant la tempête, à faire vivre la catastrophe de la manière la plus limpide possible, s’il s’en est très bien sortit quant aux plans difficiles constituant l’exploit de cet homme, il s’est manger les lacets lorsqu’il aura tenté de développer l’aspect scientifique de cet évènement.

Oui, passer l’heure de film, satisfaisante, si ce n’est carrément excellente, le tout tombe à plat, le public se désintéressant progressivement du bonhomme, soit l’aspect humain, pour suivre le réalisateur dans sa quête de réponse scientifique, alors que justement, le cinéaste s’étant dument planté sur le chemin. Difficile de vouloir apporter une quelconque lumière lorsque l’on se contente simplement de surfer sur la vague, de retranscrire comme un premier élève des images d’archives et une histoire toute définie. En voilà une destinée cruelle pour un film qui avait si bien commencé. En somme une histoire captivante, habilement filmée et plombée par un final très morne et sans ambition autre que celle de documenté. Maigre constat lorsque l’on parle cinéma.

L’on pourra également trouver étonnantes ces quelques séquences ou Kormakur s’amuse à des retours dans le passé, format vieillerie sur bobines. Oui, l’on sent chez le cinéaste une certaine volonté de travailler sur la condition islandaise de vivre quotidiennement aux pieds de nombreux volcans, de vivre chaque année de longs et sombres hivers, mais encore. Là aussi, le réalisateur, ne fait qu’effleuré son sujet, le film n’offrant pour ainsi dire, que peu de paysages remarquables, le tout desservant l’immersion dans la vie de cette petite communauté islandaise. Survivre est pourtant un film intéressant, qui mérite d’être vu, au moins pour méditer sur l’exploit hors du commun de principal personnage. Il est à noté également que l’Islande, sont petit nombre d’habitants et son climat du bout de monde est capable, ce que beaucoup d’autres pays ne sont pas, de divertir par le biais du cinéma. 12/20
César D.
César D.

39 abonnés 616 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juin 2013
j'ai adoré! prenant, émouvant, visuellement superbe, et très bien interprété. quel dommage que ce film n'ait pas plus de succès. quand je pense à toutes ces bouses qui restent à l'affiche pendant des semaines ou des mois, et à ce moment de grâce qui disparait après une semaine... j'en perds mon latin!
à tous ceux et celles qui auront la chance de voir cette perle, restez bien jusqu'à la toute fin, on y voit des images d'archives avec les véritables protagonistes de cette histoire extraordinaire.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2013
Depuis quelques années, Baltasar Kormakur alterne les tournages entre les Etats-Unis et son Islande natale. Ses films les plus personnels sont bien entendu ceux qu'il réalise sur son île même si leur budget reste nécessairement modeste. Survivre, au-delà du fait divers, est un hommage à un peuple de pêcheurs peu gâté par les éléments (la mer mais aussi les éruptions volcaniques). Le film est réaliste, honnête, modeste, pudique dans les sentiments d'une communauté aux tempéraments rudes comme le climat, jamais faible quand il s'agit de s'entraider. Le personnage principal de Survivre n'est pas un héros, du moins pas dans son comportement, juste un type ordinaire qui s'est battu pour ne pas couler, au sens littéral du terme. Le film aurait pu être bancal avec ses différents aspects : le naufrage, la survie, les expériences scientifiques, la médiatisation, le retour au pays. Son côté linéaire et sa mise en scène sans esbroufe servent le propos et Baltasar Kormakur ne cherche jamais à briller. Il s'agit d'une histoire de courage, surhumaine et terriblement humaine. Il n'est nul besoin de l'enjoliver ou de la dramatiser. La raconter telle quelle, sans effets de manche, suffit amplement.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mai 2013
Typiquement le genre de film qui ne fait pas grand bruit et qui pourtant marque bien plus à vie qu'un gros blockbuster.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 mai 2013
Un film prenant malgré sa grande sobriété. Une "plongée" au coeur de l'univers des pecheurs d'Islande fort intéressante.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2013
Une histoire vraie , racontée de façon naturelle, à travers le portrait d'un homme tout aussi simple dans ses apparences, et pourtant si complexe . Le genre de film d'aventure que l'on ne voit plus guère...
manuinho
manuinho

5 abonnés 112 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2013
Film de reconstitution historique vraiment sensationnelle jusqu'à la ressemblance du heros principal . Encore veritable ovnis scientifique à ce jour non élucidé que c
e miracle de survie du heros mérite bien d'aller voir ce long metrage superbe .
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mai 2013
Formidable conte bicéphale, vertigineux et pertinent sur la survie, le courage et la mort, Survivre est un film islandais coup de poing qui vaut vraiment le coup d'oeil.
La première partie, dominée par la nuit, est tantôt d'un réalisme narratif très efficace et tantôt d'une poésie mystérieuse... Sans tenter d'expliquer quoi que ce soit, cette première partie nous fait vivre sensuellement, sensistivement et "cruellement" le combat pour la vie que mène notre protagoniste islandais, Gulli, dans les eaux glacées au large des côtes islandaises.
La deuxième partie, dominée par le jour, révèle l'autre dimension de l'histoire vraie et sensationnelle de Survivre, du côté du "sensationnel" justement : les scientifiques tentent de ... La suite sur Plog Magazine, les critiques des ours : lien ci-dessous.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 mai 2013
Le body builder passé au UV a décliné l'invitation.
La bimbo n'a pas supporté les rafales de vent.
La jeunesse montante intellectuelle et ténébreuse n'avait pas de lieu assez "hype".
Pas de vieux lifté pour instiller des lieux communs.

Alors forcément...
Il a bien fallu trouver des acteurs, des gars du cru pour mettre les mains dans le poisson sous la neige, la vraie hein ! Pas le polystyrène...
Ça dénote... Ça fait peur une vie simple seul(s) au milieu de nulle part.
Les Iles Vestmann... Le bout du monde européen... Le feu, la glace, la lave et eux...

C'est tellement le bout du monde, avec des gens qui vivent sur leur île face aux éléments et à la nature toute puissante, qu'il n'y a ni besoin d'effets spéciaux pour les aurores boréales ni besoin de détonations surround pour les vagues et les volcans.
Inutile de s'affoler, le rythme des saisons aura raison d'eux un jour ou l'autre.
Pas de place pour la crise d'hystérie dans ce fatalisme apprivoisé.
Tout peut basculer en quelques secondes et ils sont nés avec cette idée et écoutent en choeur le silence...

Quid de la petite morale à la fin ? Personne n'a pensé à la petite fille éplorée qui fond en larmes quand reniflante elle annonce que la pêche c'est dur.
Et le pire dans tout ça ? Plein de femmes et toujours avec leur gros pull de laine.

C'est l'histoire d'un mec, même pas un anti-héros.
C'est l'histoire d'une communauté entourée de trolls.
C'est l'histoire de l'Humanité dans la Nature...

spoiler: Beaucoup d'admiration pour le gars au pied de la falaise !
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2013
Drôle de projet que de porter à l'écran l'aventure de ce marin islandais, seul rescapé d'un naufrage, qui parvint en 1984 à survivre dans l'eau glacée pendant 6 heures, en contradiction totale avec toutes les constatations scientifiques.

Un peu dubitatif avant le début du film, j'ai été complètement happé par sa justesse de ton. La première partie montre les difficiles... la suite ici :
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 mai 2013
Au-delà du fait divers, le film peine à trouver quelque chose à dire sur l’exploit qu’il relate. Limitée à une sage description des événements, l’aventure n’a que peu d’intérêts.
moreapacifique1
moreapacifique1

9 abonnés 93 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2013
Ce film est un tour de force car malgré la simplicité du sujet on ne s'ennuie pas une seconde ! On est très ému par la sensibilité contenue de tous les personnages.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 avril 2013
Survivre sur une île perdue au milieu de l'atlantique nord, c'est peut-être déjà ce que font quelques milliers d'islandais depuis l'an mille. Cependant, le simplisme et le réalisme de cette mise en scène "anti-hollywoodienne" a l'effet d'une bonne douche froide revigorante!
Le héros malgré lui est donc à l'image des islandais, à la fois fière de son île sauvage, et stoïque devant cet environnement inhospitalier. Une nature impitoyable qui cette fois-ci décide de "relâcher" de sa tenaille ce pêcheur, afin qu'il puisse témoigné d'une humanité et humilité si rare de nos jours.
Une belle leçon pour les prochaines années qui nous attendent, notre survie réside avant tout dans la simplicité, de bonnes valeurs morales, de respects, et de croyances.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 avril 2013
Inspiré d’une histoire vraie, Survivre est le huitième long métrage du réalisateur islandais Baltasar Kormákur. L’histoire est celle d’un chalutier de pêche qui sombre près des côtes islandaises. En quelques minutes tout l’équipage périt à l’exception d’un homme qui passera plus de six heures dans les eaux glaciales de l’océan atlantique.

Le film se découpe en deux parties, la première étant le naufrage et la survie de Gulli (Ólafur Darri Ólafsson), la deuxième la réinsertion de l’homme dans la société et les tests scientifiques qu’il subit.

La première partie n’est pas sans rappeler le film de Wolfgang PetersenEn pleine tempête (2000). On y retrouve la même angoisse, la même tension, le même malaise provoquant chez le spectateur un véritable mal de mer. La suite de la critique ici:
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