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Hastur64
266 abonnés
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3,0
Publiée le 5 avril 2014
Si l’on ne doit trouver qu’une qualité à ce film c’est l’originalité de son sujet où plutôt du lieu et des personnages parmi lesquels l’intrigue se déroule : une centrale nucléaire et des prestataires chargés de la décontaminer. Je ne me souviens pas avoir jamais vu un film qui prenait place dans cet univers, qui est dans la réalité un milieu très fermé, très sécurisé, sujet de nombreux fantasmes pleins d’inquiétudes. La réalisatrice se sert de la dangerosité, réelle, de cet endroit pour ceux qui y travaillent et en fait un parallèle malin avec un triangle amoureux dont on pressent qu’il va mal finir. C’est aussi une évocation de l’exploitation, tue, d’hommes et de femmes sans qualification qui sont utilisés par des sociétés de prestations pour procéder aux nettoyages d’endroits contaminés, ainsi exposés à des doses de radiations et ce pour des rémunérations somme toute dérisoires au vue des risques. L’univers qui est décrit finit d’ailleurs pas plus intéresser le spectateur que le triangle amoureux et la première partie du film est donc plus passionnante. L’histoire d’amour en devient presque anecdotique et sa conclusion, comme celle du film d’ailleurs, souffre de ne pas arriver à donner une fin un peu achevée. Du coup la très bonne impression que le film nous avait fait est un peu gâchée par cette fin un peu insuffisante. Cela dit, l’intrigue et la très bonne interprétation globale fait de film une très bonne œuvre sur un sujet rare. À voir sans hésitation ne serait-ce que pour ce sujet inédit.
Voilà un film qui était prometteur parce qu’il osait parler de quelque chose que l’on aborde que très rarement : le quotidien des employés des centrales nucléaires. C’est vraiment passionnant de pénétrer là-dedans et de voir comment ça fonctionne en interne. D’ailleurs, on évoque souvent le problème du nucléaire en France, mais je crois qu’on ne se rend pas bien compte de ce que ça apporte, mais aussi et surtout du prix auquel on en obtient les bénéfices. On se retrouve un peu le cul entre deux chaises avec cette problématique, un petit peu comme le film en fin de compte, qui sur fond de quasi documentaire, tente de nous parler d’amour.
La mise en scène du tout et la montée de la tension dramatique sont bien plutôt bien équilibrés et on ressent véritablement le danger que représente le travail dans une centrale. Mais cela nous sert uniquement de contexte, car le film parle d’amour. Or le scénario est ultra prévisible et ne nous surprend pas vraiment. Du coup je me dis qu’un film sur ce milieu du nucléaire avec des intrigues autres que celle de l’amour aurait pu être pas mal aussi. Au final on n’a donc rien de vraiment nouveau dans ce film. Une fille est coincée entre deux hommes, elle doit se marier à l’un, mais a eu le coup de foudre pour l’autre, etc.
Mais paradoxalement les scènes entre Tahar Rahim et Léa Seydoux sont assez belles, et ces deux acteurs prouvent qu’ils peuvent vraiment être excellents. Il aurait peut-être fallu plus insister sur leur histoire du coup, parce qu’on sent qu’il se passe un truc mais à aucun moment on ne ressent vraiment l’étincelle qui fait décoller le tout.
Il manque donc un truc pour parler de réussite, mais ça n’en fait pas un mauvais film pour autant. La volonté de parler du secteur du nucléaire et de ses employés est louable, car quelque part la réalisatrice cherche à dénoncer le risque que des centaines si ce n’est des milliers de personnes prennent chaque jour. On a d’ailleurs des dialogues et un jeu d’acteurs d’un niveau très élevé, le tout couplé à une réalisation brute et authentique. En revanche, en ce qui concerne l’intrigue principale, ça aurait pu être plus approfondi dans le traitement.
Des ouvriers peu qualifiés, intérimaires, travaillant dans les centrales nucléaires, faisant le sale boulot. Une mise en scène, plate. Sans grand intérêt. 1 étoile et demie.
Amateur de film d'auteur et de cinéma français, n'en déplaise à certains pisse-froids de ce site, (certainement ignorants pour affirmer que le cinéma français est mauvais), celui-ci est effectivement pour moi une ratade pour de multiples raisons. Si l'on enlève le lieu, la centrale de Tricastin, il ne reste de l'intrigue qu'une ébauche de rapport à l'amour bien pauvre pour capter l'attention. La direction d'acteurs, plus maladroite que minimaliste, rend la dramaturgie bien terne et ennuyeuse et la fin sent le manque d'inspiration fragrant. Il est temps que Rebecca Zlotowski nous offre un film qui ne ressemble plus à un premier film dont on a envie d'excuser les maladresses. Je suis certain qu'elle en est capable...
Très bon début, mais le film par la suite devient de plus en plus lent, manquant de rythme. Merveilleux scénario sur le fond, mais totalement attendu. Rien pendant une longue période, pas d'évolution. Tout de même, ce sont de très bons acteurs et un film parti d'une très bonne idée, qui nous explique bien cette vie mise en danger dans les centrales nucléaires.
Rebecca Zlotowski utilise une mise en scène intéressante avec une caméra mouvante qui permet des changements de point de vue inattendus. Ainsi, l'intensité dramatique monte crescendo et de façon souvent perturbante. Le film a également une certaine ampleur grâce à la performance de ses comédiens, avec au centre le couple génial Tahar Rahim-Léa Seydoux. Malheureusement, le film se révèle assez lourd dans sa façon de condamner l'action. Puisqu'elle celle-ci se passe dans une centrale nucléaire, forcément des catastrophes vont arriver, ou encore quand les deux personnages principaux sont serrés à l'arrière d'une voiture dans une scène magnifique de sensualité et de sensibilité, ils couchent déjà ensemble la scène suivante. Aussi, on se serait volontiers passé des quelques ralentis et symboles un peu lourds. Un vrai film d'atmosphère, inquiétant et fataliste, qui aurait été plus fort avec un scénario plus nuancé.
En nous ouvrant les portes et les dangers d’une centrale nucléaire, Rebecca Zlotowski double la mise d’un drame amoureux, qui se joue aussi bien au cœur du réacteur que dans le cœur de la belle Léa Seydoux, plus érotique que jamais. L’aspect documentaire lié à la vision fictionnelle de la cinéaste est une réussite assez surprenante que l’on doit aussi à toute l’équipe : Olivier Gourmet, Tahar Rahim, Denis Ménochet et j’en oublie, car les seconds rôles tiennent bien leur place. Du grand cinéma.
Avis bonus Rien que quelques scènes coupées, mais il est vrai que l’intrusion au cœur de la centrale nucléaire est un bonus à lui tout seul … Pour en savoir plus
Peu de films parlent de la classe ouvrière française, encore moins de celle qui travaille dans les centrales nucléaires, ces lieux secrets et dangereux qui sont souvent au cœur de l'actualité. La réalisatrice décrit très bien ce milieu populaire en y racontant le quotidien de ces hommes et femmes par le prisme d'une relation interprétés par deux excellents acteurs, Tahar Rahim et Lea Seydoux ainsi que de très bons seconds rôles comme Olivier Gourmet et Denis Menochet. La réalisation quant à elle, camera à l’épaule est nerveuse et proche des acteurs, et restitue à merveille le risque permanent de ces centrales.
Ni enthousiaste, ni franchement déçue. Un film qui se regarde sans déplaisir, qui se savoure même par instants, mais, au final, un sentiment partagé, comme si l'on restait un peu sur sa faim, sur ses attentes...
J’ai été déçu par ce film qui est assez plat avec un rythme lent Tahar Rahim toujours aussi épatant De beaux seconds rôles L’histoire pas très originale Intéressant de voir les conditions de travail dans les centrales
Ça se touche pour on ne sait quelle raison, pas étonnant, on est dans le cinéma français. La réalisatrice veut raconter quoi là ? C'est une histoire d'amour des plus banales (en plus d'être difficilement crédible aux yeux du spectateur), seule originalité, on a un parallèle avec la central nucléaire où le personnage de Tahar Rahim travaille. Le plaisir charnel est ici personnifié par la "dose", la dose de radiation devient la dose de libido. Belle idée mais c'est la seule et tout le reste est assez représentatif du cinéma d'auteur français, privilégier les idées intellectuelles, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, aux détriments de la narration et des personnages. Le film n'est pas con, il y a des idées plutôt intelligentes mais il y en a marre de voir des films qui sont dans l'autosatisfactions, le cinéma n'est pas fait pour prouver quelque chose à soi-même où aux autres, c'est fait pour raconter une histoire qui fasse vibrer le spectateur, histoire d'avoir sa dose, c'est pas le cas ici.
C'est complètement raté. Ça part dans tous les sens, on ne comprend rien... L'histoire d'amour est pauvrette, les acteurs font ce qu'ils peuvent, mais les scènes dans la centrale ne sont pas mauvaises.
A réserver aux amateurs de cinéma d'auteur... (La mention "sélection officielle "Un certain regard" festival de cannes" ne laisse aucun doute: il ne s'agit ni d'une comédie ni d'un blockbuster...) Un film sombre... La vie privée des personnages est aussi âpre que leurs conditions de travail...