S'il y a bien un film dans l'histoire du cinéma qui mérite son statut de film-culte, c'est le deuxiéme opus "zombien" de Mr Romero. Car, au-delà de toutes ses limitations (certaines volontaires en un sens, d'autres budgétaires, cinéma de genre oblige), Romero installe parfaitement son décor, celui d'un monde vide de sens, plein d'objets en tous genres, mais où les êtres (les sujets) se font engloutir par une nouvelle espèce, définie par sa voracité seule. Le zombi devient donc le consommateur parfait, l'utilisateur final du monde, le post-moderne en un sens. On pourra trouver cette symbolique facile, mais n'oublions pas qu'elle date d'il y a presque trente ans bien avant les discours pontifiants sur la mondialisation et ses effets, avant qu'Internet ne rende le monde si immédiatement disponible, avant même....José Bové! ( Cabrel a raison, c'était mieux avant). Mais surtout Romero ne s'arrète pas là, car l'irruption des motards semblent dire qu'au-delà de l'inhumanité du zombi, il y a l'inhumanité des hommes, comme un puit sans fond de malfaisance. Et les scènes gore de nous rappeler une simple chose: malgré notre toute puissance, nous sommes avant tout de la viande.
Indubitablement, le meilleur film de la trilogie de Romero, et certainement le meilleur film de morts vivants jamais produit. Il reste et restera la référence des films de zombie. Un chef d'oeuvre d'une maîtrise inégalée.
C'est un fait, Zombie est plus qu'un simple film d'épouvante : c'est un film à fort contenu politique et social (comme toute oeuvre fantastique se disant sérieuse devrait être). Cela dit, il est amusant de constater que si tous les spectateurs y ont décelé la représentation de la société de consommation, peu ont l'air de se sentir visés. Pourtant, des gens errant dans les magasins, comme zombifiés, pour acquérir le dernier truc à la mode (sans en avoir de nécessité, du genre le dernier super DVD collector de la mort qui tue), on en croise beaucoup dans la vraie vie. Tout ça pour dire que s'il a pris un petit coup de vieux esthétiquement (le look des zombies me fait sourire), le brûlot de George Romero est toujours d'actualité dans son propos, et peut-être même encore plus aujourd'hui.
Chef d'oeuvre ultime du genre, Zombie est le meilleur film de Romero et le plus culte. Critique acerbe et gore n'ont jamais fait meilleur ménage que dans cette oeuvre cynique et hautement jouissive. Nous sommes tous des Zombies, ancrés dans nos habitudes et Big George nous le fait savoir à coups de gerbes de sang. Du grand art.
Approfondissant son regard sur une societé virant à la masquarade consummeriste,romero signe là le second volet de sa saga zombiesque,avec la meme pugnacité,le meme jusqu'au boutisme qui caracterisait dejà la nuit des morts vivants.Chronique d'une societé qui tombe (comme ce plan magnifique où l'on voit les lumieres d'un gratte ciel s'eteindre,avec toute la symbolique que cela sous tend par rapport à la situation du film) et la difficile separation (voir quasi impossible) d'avec un systeme aussi castrateur qu'alienant.Traitant de themes divers comme le racisme,la cupidité et la betise humaine en generale,romero rehausse d'un cran l'abomination ambiante,venant d'avantage d'une espece humaine victime de sa propre felonie,que de ces zombies lobotomisés,deambulant sans but dans les galeries du centre commerciale,temple de la consommation,paradis des ames perdues.
Vilipendé par la critique à sa sortie (après 5 ans d'interdiction), il est aujourd'hui porté aux nues. Faisons donc la part des choses, le film est déjà trop long, et la séquence centrale dans le supermarché avec ouverture et fermeture de porte finit par lasser sérieusement (d'autant que ce n'est pas si évident à suivre). On nous a expliqué que le film critiquait la société de consommation ? Oui, peut-être, mais dans ce cas ou bien c'est maladroit, ou bien c'est juste anecdotique. La force du film est ailleurs, avec l'arrivée des bikers se livrant à un jeu de massacre d'une sauvagerie incroyable, se pose alors la question de la survie de l'humanité, vaut-elle la peine si c'est pour en arriver à ça ? Et après nous avoir dégoûté de l'espèce humaine, Romero se souvient soudain qu'il tourne un film de zombies et nous offre du gore de chez gore.
Romero signe une oeuvre exceptionnelle. Scénario simplet, mais terriblement efficace qui prend aux tripes, c'est le cas de le dire dans "Zombie". A la suite d'une épidémie qui a contaminé des citoyens américains et cela dans les différentes régions des Etats Unis, quatre personne se réfugient dans un centre commerciale, pour éssayer de "souffler". Même si je ne suis pas un inconditionnel de Georges A Romero, je recommande fortement ce film qui vous scotchera à votre fauteuil. Si le film fait plus rire que peur, il est cependant important de signaler que "Zombie" s'adressent à un certain public.
Pas mal du tout ! Je suis même surpris à vrai dire, carrément surpris. Malgré un début de film pour le moins un peu précipité, on est vite pris dans cette mission de survie. Mais la musique qui accompagne le début colle parfaitement, ce qui aide à nous plonger rapidement dans l’intrigue, malgré les fusillades trahissant un chaos le plus total. Le film a beau être vieillissant (pas tant que ça en fait bien qu'il date de 1978), je pense qu’il demeure une référence en matière de zombies, malgré une fin plus ou moins expédiée à l’image du début, et qui appelle une suite qui n’a jamais eu lieu. Les effets spéciaux sont un chouia vieillots, mais restent honorables au jour d’aujourd’hui (on en voit de bien plus moches notamment dans "Ultraviolet"), ce qui me fait dire qu’ils étaient particulièrement soignés et réussis pour l’époque. On notera la performance de Ken Foree , qui rappelle étrangement Samuel L. Jackson dans son jeu, y compris dans son aspect physique. En résumé, c'est LE film de zombies qu'il faut voir si vous devez en regarder un.
Ce que j'aime dans les critiques spectateurs de ce film (j'ignore en général ceux de la presse qui sont encore plus inadaptées car émises par des journalistes autorisés, n'ayant jamais vu un projecteur de cinéma), ce sont les commentaires sur le "réalisme des zombies". C'est vrai que nous rencontrons souvent des zombies dans la vie, surtout moi, le matin quand je prends le métro et que la rame en est pleine à 95%. Ah ... Je rie mais cela doit être désagréable de n'avoir qu'un tiers des synapses activés ... Hééé Gnéééé !!! Georges Roméro et Dario Argento, avec leurs films sur les zombies et les démons ont lancé un genre avec ses codes et ses cadres. Comme molière avec ses pièces de théâtre. Maintenant on peut gueuler joyeusement sur le maquillage un peu léger des zombies et sur la charge contre la société de consommation que "Zombies" contient sans conteste, mais le problème, c'est que 90 à 130 figurants jouaient les morts vivants dans les séquences du film et que celui-ci ne pouvait se réaliser que la nuit ou bien le week-end dans un centre commercial qui fonctionnait entre chaque prise. Alors les petits défauts sont excusables en regard de la qualité de l'intrigue, entièrement nouvelle à l'époque du film, le jeu des acteurs, même des figurants et surtout les effets gores ainsi que le carnage final dû à l'inventivité de Tom Savini. D'ailleurs les maquillages des films de Roméro sont excellents : regardez mon avatar, Bub, un des zombies les plus célèbres de la trilogie ! Pour finir, ce film est très bon, il se distingue par sa portée sociologique sous-jacente et la peur qu'il distille avec parcimonie. Une dernière chose aux Spielberg de comptoir, "La nuit des morts-vivants" ou le "zombie blanc" ne sont pas les premiers films où apparaissent les morts vivants. C'est dans le "J'accuse" d'Abel Gance en 1925 qu'une armée de zombies déferle entre les armées Allemandes et Françaises pour les dissuader de déclencher une nouvelle Guerre
un classique du film de Zombie. Mais ça a pris un petit coup de vieux notamment au niveau de la musique fortement artificielle. Qu'importe, reste un film référence, dérangeant, l'hémoglobine coule à flot, l'atmosphère de chaos et de fin de l'humanité est bien sentie. Indispensable pour les amateurs du genre.
Zombie constitue la suite de la nuit des morts-vivants, signée par le même réalisateur George Romero. Le film marque la première collaboration entre George Romero et son ami Dario Argento, le maître du thriller horrifique à l'image de "les frissons de l'angoisse" et de l'épouvante fantastique comme "suspiria" qui a co-écrit le scénario, coproduit le film et composé la musique avec son groupe fétiche, les goblins. Le film relate l'histoire de deux policiers, d'un journaliste et de sa femme qui fuient les morts-vivants à bord d'un hélicoptère et qui trouvent refuge à l'intérieur d'un centre commercial dont ils vont prendre possession face aux zombies. Le scénario est très bien ficelé et ne souffre d'aucun temps mort, composé de dialogues percutants et d'une action omniprésente, Romero ne ménage pas le spectateur en multipliant les impacts de tirs au fusil dans la tête qui explose, de combats à l'arme blanche, de morsures. Romero utilise tout son savoir-faire pour plonger le spectateur dans l'horreur, le sang gicle toutes les secondes, les tripes et intestins sortent des corps. Le résultat est gore et angoissant et réfrigérie le sang du spectateur. Romero tient cependant à explorer la vie qui s'opère lorsque un centre commercial appartient à quelques personnes. Ces dernières en profitent pour se coiffer, pour jouer aux jeux vidéo, pour tirer sur des cibles, pour patiner, pour dîner en tête-à-tête. Le final est apocalyptique et pessimiste ce qui donne encore plus de noirceur à ce classique des films d'horreur. Une réussite du tandem Argento/Romero!
j'en avais un vague souvenir pour l'avoir vu à l’époque, je dirai aujourd'hui que c'est plus risible qu'horrifique.... Bien sûr les effets spéciaux sont archi-datés , c'était peut-être voulu pour une lecture au second degré ...? Certains y verront une critique de l'american way of life , avec sa musique décalée (de centre commercial?) omniprésente , limite exaspérante..... comme les longueurs ..... je me demande encore comment on a pu encenser ce film.....
J'ai particulièrement apprécié ce film car c'est d'abord le premier du genre et c'est également le plus réaliste sur cette vision que serait le monde après une telle invasion. L'idée de repli des survivants dans un centre commercial est excellente. On suit la lente contamination d'un des survivants de manière lente et qui n'a rien avoir avec toutes les adaptations ultérieures ou l'individu se transforme en zombie en 5 secondes. Les zombies ne sont pas surexcités, ils sont lents et participent à une forme de crédibilité et puis il y a une phrase culte "ils reviennent sur terre car il n'y a plus de place en Enfer" C'est l’orignal et il faut le voir...