5216 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
401 critiques spectateurs
5
34 critiques
4
205 critiques
3
116 critiques
2
33 critiques
1
9 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Josh the Husky
5 abonnés
48 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 11 septembre 2016
Alors c'est vrai que durant une grosse première partie du film, il ne se passe pas grand chose. Mais ce portrait réaliste d'une Amérique profonde (celle qui a voté Bush et qui va certainement voter Trump) fascine par ses personnages et ses paysages. Pour ceux qui connaissent le pays, c'est terriblement vrai ! Et puis, subitement, tout s'emballe et le thriller prend le pas. Tout se tient dans cette œuvre : la réalisation, le scénario, la musique, les acteurs, etc. Bref, un cinéma de qualité !
Western transposé à l'époque post-moderne d'une Amérique désenchantée par la crise et victime des sub-primes. Tout est réussi dans ce film : les acteurs sont formidables avec, en particulier, un Jeff Bridges drôle et émouvant en shérif en fin de carrière, la musique country, particulièrement bien choisie, colle aux magnifiques paysages du Nouveau-Mexique lesquels sont sublimés par une photo magnifique. Incontestablement un des meilleurs films de l'année à aller voir d'urgence avant d'acquérir le dvd à ranger parmi les classiques du genre de Sturges à Tarantino.
Dans le Texas de l'Ouest, deux frères braquent les succursales d'une banque, dans l'idée de rembourser avec son propre argent l'établissement à qui ils doivent un prêt. On retrouve dans "Hell or High Water" la patte du scénariste Taylor Sheridan, également derrière "Sicario". Les personnages sont très ambigus, la violence est minimaliste mais bien présente, tandis que l'ensemble mélange western moderne et drame. Par ailleurs, le Texas rural en prend pour son grade, avec une critique du racisme ambiant, du port d'arme à foison, ou de la bigoterie. Sans compter une dénonciation de la récupération par le système bancaire de divers biens et terres avec des méthodes peu éthiques. Au-delà de ces éléments qui constituent une trame de fond intéressante, la forme est percutante. On apprécie Jeff Bridges en vieux ranger déterminé et grande gueule, et Ben Foster, qui excelle comme souvent dans un rôle de chien fou. La surprise vient plutôt de Chris Pine : habitué aux personnages de jeunes premiers, il incarne ici de manière subtile et touchante un propriétaire à l'allure paumée et misérable, qui cache un père divorcé malin et protecteur. Outre les touches d'humour bienvenues qu'il a apporté, David Mackenzie nous livre quant à lui des visuels inspirés, avec une combinaison de magnifiques paysages et de plans panoramiques, ainsi que quelques scènes tendues très bien gérées. Un western contemporain très réussi.
Après l'excellent "Les Poings contre les murs", David Mackenzie met en images le nouveau scénario de Taylor Sheridan, auteur de l'excellent "Sicario". Leur rencontre avec celles des acteurs principaux créent un bon polar, un bon western des temps modernes. On est vraiment attrapé par l'histoire de ces deux frères qui décident de braquer des banques et comme leur cause est tellement compréhensible qu'on les soutient début à la fin. Même si certains passages restent classiques scénaristiquement parlant, il n'en est pas moins original et bien ficelé. Les dialogues sont vraiment bien trouvés montrant à la fois la pensée profonde des texans et ajoutent une touche d'humour bien appréciable. La réalisation est très maitrisée, prenant des références aux westerns classiques mais apporte également des points de vues plus contemporains avec de belles images. Les deux duo d'acteurs fonctionnent parfaitement. Un bon film qu'on reverra avec plaisir.
Une œuvre intense, profondément mélancolique qui mêle polar, drame et film social en reprenant les codes du western.
On suit ces paysans, victimes d’un système qui vont se corrompre pour survivre dans une Amérique rurale perdue et désenchantée. Un film juste, éloigné des clichés servis par les médias, qui égratigne le système sans que ce soit le sujet majeur. Le scénario balaie avec une fluidité exemplaire les différents partis pris pour mieux comprendre ces personnages, leurs psychologies et leurs intentions.
Scénaristiquement très parlant, le réalisateur y traite de l’héritage d’un pays, de la terre et du sang de manière subtile et ingénieuse, en soulignant la fin des valeurs, des mythes qui ont fondé l’Amérique. Une œuvre contemplative avec ses grands espaces de l’ouest d’une beauté à couper le souffle et une bande-son (Nick Cave) qui rappelle comment l’Amérique profonde est en constante perdition.
La réalisation est excellente (rien que l’introduction est un bijou), l’univers sublime et tous les personnages sont utiles au film. Les dialogues sont très bons, parfois brillants et amènent des réflexions et des sourires.
La distribution est royale et complète ce grand film. Chris Pine, Ben Foster et Jeff Bridges sont tout bonnement bouleversants.
Quand j'ai vu sur l'affiche que ce film était écrit par le scénariste de "Sicario" que j'ai beaucoup apprécié, je me suis dit, ce "Comancheria" va être très bien. En effet ce film est excellent sur beaucoup de plans : une bonne ambiance, une bonne intrigue, deux frères braqueurs de banques intéressants, deux flics collègues intéressants aussi, de bons dialogues, de l'humour, de l'émotion et aussi de supers beaux paysages.
Quand Hollywood, entre un blockbuster numériquement survitaminé et une comédie grasse décide de renouer avec les espaces fordiens, le cinéma de Richard C. Sarafian ou celui du Spielberg de Sugarland Express, il fait appel au nouveau génie du scénario, à quelques pointures certifiées or pour le casting ( tout en soignant les petits rôles pittoresques ), à un metteur en scène anglais admiratif du cinéma US des années 70, et ça donne ce miracle d'équilibre script-interprétation-image ( sans oublier la bande son) qu'est Comancheria, sans doute le meilleur film de ces 9 derniers mois.
Nostalgie du Texas. Qui n'est plus ce qu'il était, le capitalisme étant passé par là. Ce refrain là, des temps anciens, Comancheria l'entonne plutôt bien dans un western désabusé et languissant où l'on ressort tout de même les flingues dès que possible. Taylor Sheridan, texan lui-même, avait signé le scénario de Sicario. Celui de Comancheria vole moins haut mais sa modestie se retrouve assez avec l'atmosphère dépareillée de ces petites villes endormies où seules les banques semblent avoir encore pignon sur rue. Rien n'est vraiment original ou neuf dans le film qui serpente un peu trop autour des sentiers préférés des frères Coen. Quelques bons dialogues et une interprétation de choix (Pine, Foster, Bridges) rendent le voyage à moitié plaisant même quand il lambine. De là à en faire le meilleur film américain de l'année, comme lu chez certains critiques, c'est non.
David Mackenzie avait impressionné la critique et le public avec son dernier long métrage en date, « Les poings contre les murs » (« Starred up »), qui avait révélé au passage, Jack O’Connell. Dans une filmographie en demi-teinte ou/et maladroite, seul son long « Perfect sense » le figurait comme un cinéaste en devenir. Si il est difficile de tout miser sur la suite de sa carrière, « Comancheria – Hell or high water » semble confirmer qu’il détient une certaine grammaire cinématographique prête à être lâchée sur des scénarios des plus intéressants. « Comancheria » s’imprègne de la meilleure saveur des thrillers et prend ses apparats de western moderne, et ce par une mise en scène brillante au service d’un scénario composé avec minutie et précision. Et c’est Taylor Sheridan (également scénariste de « Sicario ») qui se retrouve maître de ce récit, intelligent et riche, et pose un regard presque nostalgique sur cette Amérique dont les valeurs déchues semblent être convoquées autant dans un élan mélancolique que par le regard humain qu’il pose sur ses personnages. La caractérisation de ses anti-héros permet au film de prendre un relief vraiment intéressant, conjugué à une interprétation où on retrouve Chris Pine dans un de ses plus beaux rôles et Ben Foster (trop rare à notre goût depuis de nombreuses années) dont la carrière est aussi discrète que l’étendue de son talent majeur. Si on peut trouver Jeff Bridges un peu cabotin, cela cache une fois de plus un rôle taillé sur mesure pour le comédien, qu’on a déjà vu avec un talent identique, s’imposant dans les mêmes « conditions » ; à ce titre, à force, il semble à peine jouer et être uniquement lui-même, brillant. Les trois personnages principaux évoluent donc au long court d’un scénario en forme d’écrin, élégant, qui en même temps réussi à faire un clin d’œil au cinéma de genre, comme de tutoyer les codes cinématographiques masculins et l’émotion qui composaient les plus grands westerns. Les ingrédients sont donc réunis pour que la réussite soit totale. Dans un contexte où le cinéma ne se renouvelle plus, l’originalité du scénario (son déroulement) et l’aspect moderne du film (une critique du néo libéralisme semble pointer son nez) n’oublie pas les formes primaires du western là où la « terre » doit être défendue non pas à coup de verbes mais avec ce qui trône le long du ceinturon. Ce melting pot de genres et de générations rend plus que sympathique « Comancheria » puisque sous son aspect cinéphilique le film semble être en bonne position pour être une des plus belles réussites de cette année. Simple, efficace, des racines aux vieilles branches, le film de David Mackenzie tient toutes ses promesses et cette réussite doit être mise sur le compte d’un récit bien mis en scène et non l’inverse. Rugueux comme son décor et son esthétique, profond comme son récit et ses personnages.
Ce film mérite bien son surnom de "western moderne", car il réussit à être totalement prenant et intense en étant le contraire d'un film de braquage survitaminé, qui va à 300 km/h. Dans "Comancheria", l'action est posée, le rythme est calme, mais l'intrigue avance continuellement. Tout cela correspond donc parfaitement au cadre très bien instauré dans ce film. On est plongé au coeur du sud des Etats-Unis, avec ses grandes plaines arides, et ses petites villes qui ont conservé le même charme depuis les années 60-70. Et dans ce contexte très bien rendu à l'écran, on va suivre un double duo, entre les deux frères braqueurs, et les deux rangers. Leurs relations sont très bien travaillées, car tout en étant pudiques, certains dialogues, certains comportements, et certains regards, dégagent et traduisent beaucoup de choses. Et tout cela nous mène à une scène finale vraiment très bonne. Elle est sobre, mais très intelligente et parfaitement maîtrisée dans sa construction, à l'image de tout le film.
"La musique country tourne en boucle dans ma tête depuis un an." a déclaré le réalisateur. Résultat une excellente bande-son qui, d'emblée, nous plonge dans ce Midwest des États-Unis. Le scénario de Taylor Sheridan est parfaitement écrit et oscille entre humour et gravité pour ce thriller d'un genre particulier. Il s'appuie sur l'histoire du Texas, celle des Comanches et le rôle peu reluisant des banques face aux intérêts liés au pétrole au détriment des éleveurs. Plus essentiellement il sera question des rapports entre deux frères, que tout oppose, et la touchante paternité de l'un d'eux. Ce dernier ira jusqu'au bout pour rompre avec un certain passé, et restera farouchement déterminé dans sa lutte, pour assurer un avenir confortable à ses deux fils. Pour la sixième fois, David Mackenzie collabore avec Gilles Nuttgens. La photographie est magnifique. Le casting, une autre belle réussite du film, à la tête duquel Chris Pine et Ben Foster font merveille.
Western moderne! À la fois lent et explosif! Pas de manichéisme et de grosses ficelles.... quasi tout est dit dans les premières images.... foutrac désespéré et hyper réalistes . Jeff bridge à meme des élan de Dude s'élançant sur un parking de motel texan affublé d'une couverture sur Le dos! Extra envoûtant ! Moins violant que no country des Cohen ce flic observe les incohérences de sa société.... et de perd pas le nord de sa mission .... arrêter les voleurs.... Excellant la scène de sniper et bouleversant comme impitoyable ! Tuer s'est l'horreur !
3 acteurs au top avec des dialogues ciselés et hilarants. Une fin unusual... Une image et BO au top. Le Plébiscite autour de ce film est largement justifié. Et quel Bonheur de voir Foster cet acteur sous côté qui est vraiment flippant quand il veut... À voir