L'Ivresse de l'argent
Note moyenne
3,1
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62 critiques spectateurs

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islander29

1 036 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2013
mea culpa, j'ai parler de ce film à deux personnes comme un film de Hong Sang Soo (qui est dans un registre totalement différent d'études de la société coréenne)....
Non le metteur en scène ici est Im Sang Soo, et il est aussi talentueux avec des films comme "the housemaid" ou "une femme coréenne", mais son style est totalement différent.....
Ici on est dans un mélodrame visitant le fim noir, l'histoire de moeurs....Dans un vase clos, un milieu hermétique, un homme dans la soixantaine trompe sa femme dans sa propre maison.....Le film dans son début propose des scènes plutot érotiques, puis tourne au conflit psychologique sans psychologie....Que ce monde est loin de nous, c'est sans doute le défaut majeur du film.....
L'argent coule a flot (en millions de dollars) et la maison a sa salle de cinéma et sa piscine intérieure qui jouent un rôle dans le film......Ici se vérifie l'adage : "l'argent ne fait pas le bonheur" et on pourrait rajouter "il pourrit les valeurs"......
C'est un film noir d'atmosphère, mais elle est plutot froide je trouve, voire synthétique....A vous de voir.....
Gérard Delteil
Gérard Delteil

257 abonnés 2 079 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2014
Ce film pourrait avoir pour titre "Les charmes discrets de la bourgeoisie coréenne". Il constitue en effet une charge féroce contre cette classe de citoyens richissimes qui se prennent pour des seigneurs féodaux et se conduisent comme tels. Le portrait de la "matriarche", cynique, égoïste, aigrie et finalement malheureuse malgré son pouvoir et son fric, vaut le détour, On perçoit moins bien en revanche la psychologie du jeune héros qui hésite entre la morale et l'argent. Excellent film à l'esthétique glacée. Un cran au dessous de Housemaid du même réalisateur tout de même.
Manu711
Manu711

79 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2013
Peut-être que je vais m’emballer dans ma critique, mais à chaud, j’en ressors vraiment content. Je ne m’attendais pas à un grand film, juste quelque chose de bien sans plus. Et bien j’ai eu un truc qui se situe un peu entre les deux : vraiment pas mal du tout, sans être un chef d’œuvre. Mais ça vaut le coup d’œil. D’autant plus que c’est pas tous les jours non plus qu’on a l’occasion de voir un film sud-coréen.

Alors au début on ne comprend pas tout, l’intrigue tourne autour de presque 10 personnages, et pour mieux garder leur ambigüité, rien ne nous est trop expliqué. Alors on est un peu paumé. Mais fort heureusement les premières ficelles sont rapidement tirées et posent ainsi la base du scénario de ce film : on va voir avoir droit à une ribambelle de secrets et de vengeances (ben oui, c’est un film sud-coréen) à l’intérieur même de l’une des familles les plus riches du pays.

Plus ça avance et moins on est vraiment surpris en fait, il faut dire que c’est assez manichéen dans l’approche. Mais c’est tellement bien foutu que ça passe. La réalisation d’Im Sang-soo est très léchée, se permettant même de solides travellings, ou bien même d’autres séquences avec une caméra vraiment libre et qui contribue donc à nous immiscer dans l’histoire volage que nous sommes en train d’assister.

Ce film manque peut-être un tout petit peu de folie, mais les relations sont tellement ambigües entre les personnages que j’en suis ressorti vraiment charmé, et par moment presque hypnotisé par les acteurs, tous vraiment corrects dans leurs rôles. Alors s’il n’y a pas de retournements de situation majeurs (bien qu’un petit jumpscare assez inutile mais rigolo finalement), le film parvient à compenser l’intérêt qu’il suscite grâce à une forme très efficace.

Je ne parlerai pas de chef d’œuvre, mais on tient là un film très honnête, parfois malsain, souvent drôle (je commence à adorer cette ambiance sud-coréenne et l'absurdité de certaines situations), tout en gardant ce côté touchant et intrigant (quelle écriture) des personnages. Do-nui Mat est également une sacrée critique de cette haute société coréenne qui vit dans l’abondance et la luxure et qui – renfermée sur elle-même – se retrouve finalement assez malheureuse. On pourrait en venir à disserter sur la définition du bonheur mais passons, il est tard et ce n’est pas le sujet. Une vraie bonne surprise qui vaut le coup d’œil.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 janvier 2013
Oui la thématique, déjà traitée dans l'opus précédent du réalisateur (c'est d'ailleurs, clin d'oeil, la même famille dégénérée avec les gosses devenues adultes) est connue, basique, à savoir un clan de nababs industriels coréens où la moralité corrompue par l'argent sale peine à habiter les apparences des valeurs familiales, même en y croyant éperdument jusqu'au meurtre ou au sacrifice sentimentale et/ou charnel. Pourtant l'auteur fait preuve d'une belle santé en portant son sujet jusque sa fin, pas bâclée du tout, dans un ensemble cohérent qui met juste un peu de temps à s'installer, nous habituant à ce gang quasi consanguins de cinglés. L'image de Sang-soo est léchée, très travaillée, bien que froidement, mais si tous les metteurs en scène adeptes de la caméra épaule vérité possédaient ce savoir, quitte à s'en défaire par la suite, ce serait déjà un énorme bond en avant du cinéma mondial. Si le film nous intrigue, sans nous ennuyer, c'est grâce à une superbe brochette d'acteurs, tous formidables, capables d'insuffler la dose d'ironie nécessaire pour nous arracher plus de gré que de force des sourires cocasses. La morale condamnatoire et distanciée par rapport à l'argent n'est pas nouvelle, depuis Marx ou Platon selon vos références, mais vouloir revenir dessus, au nom de tous les miséreux que ça dépannerait du gargouillis d'estomacs, pour se fixer en rebelle original en mouvement, serait bien le signe des temps, notre temps, que ce film dénonce avec un brio certain. Et Ô mon Dieu, cette jeune actrice coréenne... Découpez-moi en rondelles... Vaut le déplacement à elle toute seule, avec cette moue des lèvres humoristique qu'elles sont souvent dans les films sud coréens, sorte de tic culturel charmeur de cinéphiles.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2013
Im Sang-soo dresse un portrait jouissif de la bourgeoisie sud-coréenne. Pervers, machiavélique, méchant mais toujours propre, le long-métrage est tourné dans une mise en scène impeccable. La froideur des personnages par contre, met une distance entre le spectateur et le film. On ne s’attache à personne, on n’est pas introduit mais on assiste seulement. On assiste malgré tout à la décadence d’une famille tombée dans le pouvoir et se manipulant avec cynisme.
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gemini-hell
gemini-hell

32 abonnés 395 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2013
Im Sang-soo promène une caméra sinueuse et scrutatrice pour illustrer son scénario vénéneux qui décrit une élite en proie aux vicissitudes de l’argent. Le problème majeur avec ce film est que l’on s’attarde davantage sur les qualités indéniables de sa mise en scène, sur les décors luxueux dans lesquels évoluent les personnages plutôt qu’à l’histoire proprement dite que l’on apprivoise non sans peine. Sexe, magouille et pognon : comment des sujets pareils peuvent-ils être traités avec autant de froideur et susciter autant d’ennui ? Le film trouve un relatif regain d’intérêt dans sa seconde moitié mais le mal est déjà fait. Il faut néanmoins admettre la qualité de l’ensemble de la distribution.
ArnoRuoms
ArnoRuoms

25 abonnés 101 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 janvier 2013
Et c'est réparti pour un tour... Trahison, sexe, luxure... Encore un réalisateur qui peine a se renouveler. Malgré l'esthétique réussi, ça sent le réchauffer et l'ennui.
Fabrice Deabrassart
Fabrice Deabrassart

21 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2013
une pure merveille , ce film présenté à Cannes , mais je crois fera parler de lui ,se cinéma sud Coréen est sublime , un scénario prenant , de très belle scénes , et surtout un très bon directeur photo !
des interpretes parfait dans leur roles
je vous le conseille il va vous passionner
🎞️  DaeHanMinGuk 🎬
🎞️ DaeHanMinGuk 🎬

235 abonnés 2 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 février 2016
C’est le 5ème film que je vois du réalisateur Im Sang-Soo après le très bon « The President’s Last Bang (2005), les plus honnêtes « Girls’ Night Out » (1998) et Le Vieux Jardin » (2006) et le bien moins bon « Une Femme Coréenne » (2003). Si l’on regarde les notes que j’ai attribuées à ces films dans mes critiques, on s’aperçoit que je ne suis pas un fan inconditionnel de ce réalisateur : les idées sont toujours bonnes mais la réalisation et le rythme m’ont parfois déçu. Avec « L’Ivresse de l’argent », on est dans le meilleur de l’œuvre d’Im Sang-Soo tant en terme de scénario que de réalisation. On a ici une œuvre très critique envers la justice coréenne et les passe-droits accordés aux Chaebols sur fond de corruption mais aussi des histoires d’une famille peu commune : c’est, comme toujours avec les films coréens, filmé avec beaucoup de liberté et d’une manière originale pour le cinéphile occidental. Ce film vaut surtout par ses personnages, diablement complexes, les situations qu’ils vivent ou subissent et par leurs interprètes tous excellents. La vie dans ce type de milieu richissime n’est pas de tout repos, souvent avec de plaisantes occupations mais souvent aussi dangereuse face à des maîtres es manipulation et coup tordus. Mentions spéciales ici pour la photo et les décors de la luxueuse demeure qui sert de cadre à la plupart des scènes. On rêverait d’habiter dans un tel lieu … mais pas avec de tels colocataires !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 juin 2013
La bande annonce est vraiment trompeuse, elle vend un film de mafieux coréen dynamique et sensuel… On espère voir un mix de Kitano et Infernal Affairs… Il n’en est rien… Cela m’a gâché mon plaisir, je l’aurai surement plus apprécié un autre jour… C’est un film pratiquement en huis clos au sein d’une famille de pouvoir. Le film a des qualités, la mise en scène, l’esthétique, le sujet est intéressant également, le réalisateur dépeint les relations d’une famille hors norme avec des coutumes particulières…
Jean-françois Passé
Jean-françois Passé

137 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 février 2013
surfant sur l a vague du succès de Housemaid , le réalisateur nous propose aujourd'hui un catalogue des plus belles demeures sud coréennes ainsi que du beau mobilier , des vêtements somptueux , le tout au milieu d'une histoire familiale des plus sordides , comme quoi on peut être blindé de fric et vivre dans une misère totale tant sentimentale que sociale . ça se laisse voir sauf en cas de grosse fatigue ou ça sert de somnifère .
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 février 2013
Encore un retour du Festival de Cannes 2012 avec cette Ivresse de l’argent réalisée par un Im Sang-soo dont on sait qu’il n’est pas avare de mauvais mots sur la classe sociale dirigeante sud-coréenne. Ce dernier projet ne change pas la donne.
La suite est par là : http://critiqueconnection.wordpress.com/2013/02/04/livresse-de-largent/
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 septembre 2020
C'est une bonne idée d'interpréter la magie de l'argent sous un angle spécifique. Mais ce n'est pas très bon sous l'angle de l'érotisme. De nombreux personnages ne peuvent pas voir la relation spécifique avec la ligne principale comme l'ancien président et sa prochaine fille. Robert qui semble être solidement ancrée dans l'intrigue plutôt que dans l'histoire elle-même. Les yeux ouverts d'Eve à la fin ont été un échec pour un bon thriller réaliste. Comment dire argent ?. Les gens qui ne le comprennent pas vraiment ne peuvent pas décrire sa magie et sa grandeur comme le réalisateur surement. Alors L'Ivresse de l'argent se gratte la tête de la queue aux bottes. Un autre film coréen complètement raté...
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2013
"L'ivresse de l'argent" constitue un exemple quasi-unique d'un film dont le réalisateur est tombé amoureux de ses décors.
Il faut dire que la maison Baek est extraordinaire.
Cette richissime famille, dont on imagine sans en trop rien savoir qu'elle est à la tête d'un immense empire industriel, possède en effet la plus luxueuse des demeures : hall en marbre, escaliers à double révolution, piscine souterraine, home cinema, immense bibliothèque ...
Une domesticité aussi silencieuse qu'affairée s'y déploie pour servir des maîtres tyranniques qui sirotent des grands crus dans d'immenses verres à pied : un grand-père impotent mais toujours lucide, une mère impériale, son mari qui aspire à quitter un milieu qui l'étouffe pour connaître enfin le bonheur auprès de leur bonne philippine, leurs deux grands enfants qui cherchent un peu d'oxygène dans cette famille "toxique".
Nous pénétrons dans cet univers méphistophélique à travers les yeux du secrétaire de Mme Baek, double masculin de la bonne du précédent film d'Im Sang Soo (The Housemaid).
Le film est l'histoire de la résistance de cette belle âme aux compromissions de ce milieu putride.
L'argument au fond n'est pas très élaboré. Et il porte d'autant moins que le réalisateur, à force de sophistication dans ses décors froids et majestueux, a perdu en cours de route l'objectif de son film : critiquer des élites dévoyées.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 janvier 2013
L'ivresse de l'argent est encore une fois une claque cinématographique venue de Corée du Sud; d'où nous arrivent décidément de très bons films.
Ce film en particulier traite avec précision les méfaits de l'argent sur un microcosme apparemment (ultra) aisé mais qui en bien des points est gangrené par ce même argent et par le pouvoir qui en découle. Les comédiens sont tous... spoiler: [La suite sur Plog Magazine, les critiques des ours : http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2013/01/livresse-de-largent.html]
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