Frankenstein
Note moyenne
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Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2025
La tragédie s’apparente à une forme d’opéra au visuel époustouflant…
Les séquences percutantes se multiplient : le navire au milieu des glaces, la démonstration à l’université, la construction du laboratoire dans la tour, l’animation de la demie créature, la séquence « foudre », l’incendie avec l’évasion de la créature, le combat avec les loups,…
Les réflexions opératiques de prise de conscience se multiplient : « Nul ne peut vaincre la mort », « En cherchant la vie, j’ai créé la mort », « Je suis l’enfant d’un ossuaire », « Pardonne-moi mon fils »,…
La dramaturgie multiplie les thèmes : la solitude, l’immortalité, la monstruosité, l’absence d’âme, l’importance de son origine,…
Un véritable événement cinématographique !
françoise Devaux
françoise Devaux

40 abonnés 347 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2025
Version intéressante du roman de Mary Shelley. Les décors sont beaux, parfois somptueux avec un Londres du 19° siècle bien reconstitué, rien à redire sur les acteurs, avec une mention particulière pour Jacob Elordi « en monstre ».
Le roman de Shelley est globalement respecté, avec cette fin à proximité du Pole Nord.
L'originalité de cette version par Guillermo Del Toro est que ce monstre n'est pas hideux physiquement, si on fait abstraction des cicatrices il est même assez beau,(Boris Karloff faisait peur).
Cela souligne le caractère pas si monstrueux de cette création , certes pas commode si elle se fâche mais douée de compassion, le véritable monstre moral étant son créateur, qui n'a poursuivit que son ambition sans en mesurer les conséquences, lesdites conséquences aggravées par une société peu tolérante avec les êtres différents,.
C'est une fable morale tout à fait actuelle, avec les progrès de la génétique et de l'informatique...
C'est bien filmé et bien joué, à voir.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2025
Il mérite tellement une sortie au cinéma. Dommage qu'on ne puisse pas apprécier le film devant un grand écran mais juste devant sa télé.

Le casting était excellent, surtout Oscar Isaac une belle performance.
J'étais déçu du peu de temps d'écran pour Mia Goth. Mais à chaque apparition on voyait qu'elle.
Jacob Elordi était très bien dans son rôle de monstre.

L'histoire était très captivante notamment la première partie du film.

C'est très beau à regarder, déjà les décors fidèle de l'époque. Les costumes surtout du monstre Jacob Elordi qui était très bien fait et les robes de Mia Goth.

Il y avait une très bonne BO de Alexandre Desplat.
Joyce Marius R.
Joyce Marius R.

6 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2025
Dans l'univers gothique et viscéralement poétique de Guillermo del Toro, Frankenstein transcende le mythe pour devenir une méditation poignante sur l'humanité blessée. Au cœur du récit, le monstre – incarné avec une fragilité déchirante par Jacob Elordi – n'est plus une bête hurlante, mais un miroir brisé de nos propres vulnérabilités : un être en quête d'amour, rejeté par un créateur (Oscar Isaac, tourmenté et humain jusqu'à l'os) qui fuit ses responsabilités paternelles. Del Toro infuse chaque plan d'une tendresse infinie, transformant l'horreur en empathie brute – les cicatrices du monstre deviennent les nôtres, et les flammes de la rage, un cri pour la connexion. Un chef-d'œuvre intime qui nous rappelle que le vrai monstre, c'est l'isolement. À voir absolument pour qui chérit les âmes fragiles.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 novembre 2025
Petite sieste polie devant le trop long Frankenstein de Del Toro qui décidément ne me parle plus du tout depuis la forme de l'eau. On a un film qui est long, fade, sans subtilité aucune et qui passe son temps à se regarder filmer ses décors, ses maquillages, ses costumes et qui jamais ne s'intéresse à ses personnages, à leurs relations, à comment elles évoluent. Il n'y a rien dans ce film qui ne soit pas dit explicitement, qui ne soit pas montré, remontré, par les décors, par les acteurs, par la musique, par ce qui se passe à l'écran... On a vraiment l'impression d'être pris pour un enfant.
C'est un téléfilm Netflix qui est fait pour connaître l'histoire de Frankenstein en faisant son repassage et vu que les images sont zolies on a l'impression, vu qu'on est peu attentif vu qu'on fait son repassage, que c'est du grand cinéma...

Comment on peut décider de découper son film en deux parties qui sont censés aborder deux points de vues différents, pour finalement que ça ne change rien à ce que l'on comprend ou à notre vision de l'histoire ? Le rôle de Frankenstein, créateur fou, maltraitant est montré dès la première partie, à partir de là quel est l'intérêt de découper en deux de faire croire à une multiplicité des points de vue ?
Avouez que c'est particulier d'opter pour deux points de vue différents et que ça ne change rien ?

J'ai l'impression que Del Toro a passé une éternité à se demander comment il allait filmer pour que ça soit beau, plutôt que de se demander ce qu'il allait filmer. On a une succession de références qui s'étalent sur 2h30, mais jamais on n'a un peu de personnalité, d'aspérité, quelque chose à se mettre sous la dent autre que ces images qui feront de beaux fonds d'écrans sur les téléphones d'adolescents, mais rien de plus. Des plans qui ne disent rien, qui n'évoquent rien... Qui sont lourds, poussifs...

Voir la créature se mettre à pleurer à la fin, j'ai tellement soufflé.

Pour un film sur la question de l'humanité, basé sur un savant fou monstrueux qui crée une créature à base de cadavre et où cette dite créature est particulièrement sexy, ça manque quand même d’ambiguïté. Vas-y, crée un trouble érotique, que sais-je, mais fais quelque chose.

On a un film qui manque d'audace, qui veut adapter fidèlement le bouquin (je l'ai lu en 6e, donc peu de souvenirs pour comparer) mais qui n'en fait rien, il ne s'en dégage rien. C'est bien poli, bien propret, ça ne pose aucune question sur la création, ses risques... Franchement avec une direction artistique similaire de créature, sur le même thème et en bien plus dérangeant autant revoir Prometheus... C'était un film qui posait des questions sur ce qu'est un créateur, son rôle, son ambition, sa relation avec les choses crées...

C'est quand même plus intéressant que ce filet d'eau tiède qui est un vide thématique et qui provoque autant d'émotions qu'un surgelé Picard.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2025
"Seuls les monstres se prennent pour Dieu."

La voilà, la concrétisation tant attendue de ce rêve de gosse pour Guillermo del Toro.
Lui, le metteur en scène des monstres humains et des humains monstrueux, le cinéaste des contes fantasmagoriques, lui dont l’œuvre littéraire de Mary Shelley a toujours fait partie de son ADN, il était finalement logique que leurs chemins finissent un jour par se rejoindre pour ne plus faire qu'un.

L'un des plus célèbres ouvrages de la littérature fantastique (que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire), qui connut de très nombreuses adaptations cinématographiques au fil du temps, les plus connues étaient celles de James Whale, Terence Fisher, Mel Brooks ou encore Kenneth Branagh, prend aujourd'hui vie sous la houlette du réalisateur et scénariste mexicain.

Distribué par Netflix et doté d'un budget assez conséquent de 120 millions de dollars, ce "blockbuster personnel" nous plonge dans un récit à la fois imposant et intimiste, mais pas exempt de certains défauts plus ou moins importants, qui m'ont empêché de m'immerger réellement dans cette nouvelle adaptation.

Une œuvre fantastico-baroque et aux élans gores, où un certain soin est apporté aux décors, ainsi qu'à la composition de la lumière et des plans, conférant par moments un aspect très pictural et riche à certains d'entre eux (dans ses plans d'ensemble notamment).
Un soin esthétique contre-balancé par un usage trop présent et visible d'effets visuels qui viennent parasiter le côté palpable d'une partie du film et désamorcer la dangerosité de certaines scènes. Et pour un film autour de la recréation de la vie, celui-ci manque justement de vie par moments.
Un peu comme Tim Burton depuis trop longtemps (surtout depuis son «Alice», un autre projet très personnel, tiens donc), del Toro aurait peut-être dû opter pour plus d'effets pratiques (à l'image de cette scène de la (re)construction chirurgicale de la créature, dont on raccorde chaque partie du corps comme les fils d'un pantin) au lieu de se plonger trop souvent dans le virtuel. Un peu moins de modernité et un peu plus d'authenticité formelle n'aurait sans doute pas fait de mal.

Un film divisé en chapitres, faisant se confronter le récit du créateur et de sa créature, leurs visions respectives de l'autre, leurs perceptions des notions de vie et de mort, du corps et de l'âme, de vengeance et de pardon.

Une nouvelle adaptation, plus graphique, pouvant compter sur une distribution de choix, et au sein de laquelle se font face Oscar Isaac, convaincant dans le rôle du scientifique se prenant pour Dieu, voulant à tout prix vaincre la mort mais rejetant (par orgueil ou par jalousie) la nouvelle vie qu'il a créé, et Jacob Elordi, monstre tragique et incompris (ayant un look pouvant rappeler celui des Ingénieurs dans «Prometheus»...et pour celui que l'on surnomme également le "Prométhée moderne", ça fait plutôt sens), privé de mort et condamné à réapprendre à vivre.

C'est d'ailleurs l'incarnation de son personnage et son récit qui m'ont le plus touché : se régénérant à l'infini (un peu à l'image d'un Wolverine), cet être solitaire va réapprendre (à la manière d'un enfant) à s'exprimer et à se souvenir à l'aide d'un vieil homme aveugle qui ne juge pas un livre à sa seule couverture. Un segment emprunt d'une certaine poésie et humanité, jusqu'à ce que la réalité de la nature et la peur des hommes ne le chasse de ce refuge qui semblait trop beau pour être vrai.

Mia Goth quant à elle s'intègre plutôt bien dans l'univers de del Toro, même si cette connexion romantique qui s'opère instantanément entre la créature de Frankenstein et son personnage sonne un peu trop artificielle et naïve pour que je puisse vraiment y croire, d'autant qu'elle est en couple avec le frère cadet de Viktor, qu'elle s'apprête à épouser.

Pour finir, un film se trouvant être relativement déséquilibré dans sa construction narrative, avec une mise en place s'étirant un peu trop, au contraire de cette partie finale sur ce navire danois, qui bascule bien trop vite, en terme d'évolution des personnages, d'un affrontement violent dans lequel périssent bon nombre de membres de l'équipage, à un pardon mutuel au terme duquel créateur et créature se disent au revoir pour la dernière fois.

Quelque part entre «Crimson Peak» (de par son esthétique) et «La Forme de l'eau» (de par son récit), ce «Frankenstein» est un projet passionnel pour del Toro, qui a voulu mettre énormément d'éléments dans ce film de 2h30, mais qui ne collent pas toujours ensemble, nous donnant une sorte de conte hybride, beau et artificiel, inventif et surchargé, habité et boiteux.

Petite déception donc face à cette œuvre-somme, qui a suffisamment de cœur et de tripes pour exister et me parler, mais qui manque aussi parfois de chair et d'âme pour être véritablement incarnée et me passionner comme je l'aurai espéré. 6-6,5/10.
Bert R
Bert R

27 abonnés 345 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2025
malgré un début prometteur et de bons effets spéciaux, on s'ennuie assez vite tellement c'est long.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2025
Cette nouvelle adaptation sortie d'un imaginaire quelconque ne saurait autant nous satisfaire il est vrai car c'est élégant mais voilà, Del Toro le pare d'une belle dimension mais ne réussit pas à nouer des liens profonds entre le créateur et sa créature.
Sanka B
Sanka B

23 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2025
Mr Del Toro nous livre ici sa réécriture du classique Frankenstein.
​Violent, dur, macabre... mais terriblement touchant.
​La Créature n'a jamais été aussi humaine. On prend part à la beauté, mais aussi à la cruauté de l'homme.
​L'esprit gothique et les décors montrent ici une vision des plus agréables.
​Bravo à Mr Del Toro qui nous prouve que les monstres ne sont pas ceux que l'on croit.落

​Une fable gothique où la métaphore de la vie prend tout son sens.✨️
Kevin dioles
Kevin dioles

78 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2025
FRANKENSTEIN (2025): Visuellement le film sera réussi, sombre, gothique, fantastique, quelques passages romanesques, une mise en scène maîtrisée (on reconnaîtra la patte de Guillermo Del Torro), une belle brochette d'acteurs: le Docteur Victor Frankenstein, une volonté de se confronter à la mort en redonnant la vie, un personnage sérieux et méprisant très bien interprété par l'acteur Oscar Isaac (Star Wars 7,8,9); toujours agréable de suivre cet acteur Charles Dance (Games Of Thrones) pour Léopold Frankenstein, le père intransigeant du clan Frankenstein, dommage que cette froideur ne se prolongera pas suffisamment dans le récit; l'excellent acteur Christopher Waltz (007, Spectre) dans le rôle de Harlander, le financier de l'expérience scientifique, lui aussi trop peu exploité dans l'histoire; Mia Goth pour l'interprétation d'Elizabeth, une jeune fille beaucoup trop fleur bleue; Jacob Elordi pour l'imposante créature qui pour moi ne sera pas vraiment répugnante. "Frankenstein" un film d'horreur contemplative, pas assez effrayant, un manque de grand suspense, une musique d'ambiance qui fera le job mais ne marquera pas les esprits. Bref! La beauté des images, un scénario bien écrit et le jeu des acteurs feront que cette réalisation ne sera jamais ennuyeuse et sera agréable à regarder pour ceux qui ne connaitront pas le roman de Mary Shelley et le film de 1994 de Kenneth Branagh avec Robert De Niro.
Perchman.fr
Perchman.fr

25 abonnés 366 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2025
Guillermo del Toro revient avec un Frankenstein d’une beauté visuelle à couper le souffle. Il revisite le mythe avec une mise en scène somptueuse, maîtrisée de bout en bout, tout en y insufflant une émotion nouvelle. Jacob Elordi y livre sans doute la meilleure performance de sa carrière, bouleversant de justesse et d’intensité. Face à lui, Mia Goth, parfaite dans son rôle, fascine par son aura singulière, tandis qu’Oscar Isaac impose une présence magnétique. Les décors et la photographie, d’une richesse visuelle impressionnante, témoignent du soin minutieux apporté à chaque plan. La musique, envoûtante et frissonnante, renforce le caractère tragique de cette œuvre. Si le scénario présente quelques faiblesses et un rythme parfois inégal, Frankenstein reste une relecture profondément humaine, touchante et audacieuse. Un film où la monstruosité devient presque poésie.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2025
Deux ans après avoir adapté avec brio PINOCCHIO, Guillermo Del Toro s’attaque à un monument de la littérature avec FRANKENSTEIN. Un choix qui apparait comme une évidence, tant cette œuvre fantastique colle parfaitement à l’univers du réalisateur.

Elle devient un formidable terrain de jeu, avec ce mélange de conte, d’horreur, de romantisme et de poésie qu’affectionne Del Toro. Rarement l’horreur n’aura été aussi belle à l’écran.

Visuellement, le film est un régal. Les décors gothiques et les costumes somptueux plongent immédiatement dans l’ambiance du XIXᵉ siècle, tandis que le travail sur les couleurs, associant chaque personnage à une teinte particulière, transforme chaque plan en tableau. Les clair-obscurs rappellent l’œuvre de Caravage, et la musique d’Alexandre Desplat sublime la dualité entre horreur et beauté. Seul bémol : certains effets numériques, notamment sur les animaux, manquent de réalisme.

Encore une fois, il y a une énorme frustration de ne pas pouvoir découvrir une telle œuvre dans une salle de cinéma.

Mais FRANKENSTEIN ne se limite pas à sa beauté visuelle. Del Toro explore en profondeur les thèmes du roman : solitude, rejet, quête de savoir et responsabilité morale. Il multiplie les détails et les symboles, notamment sur la religion. Mais surtout, il nous livre une fable philosophique profonde où Dr Frankenstein et sa créature deviennent les deux faces d’une même pièce, chacun enfermé dans son isolement et confronté à sa monstruosité.

Le réalisateur a toujours montré son amour pour les monstres et en fait le point d’orgue de son film rendant Victor Frankenstein bien plus monstrueux que sa créature. Et même s’il prend quelques libertés avec le roman, il réussit à offrir une véritable humanité à la créature.

Le film doit aussi beaucoup à son casting. Oscar Isaac est habité par ce scientifique obsédé par ses ambitions, rongé par l’orgueil et les remords. Mais c’est Jacob Elordi, découvert dans EUPHORIA, qui impressionne le plus. L’acteur trouve ici son plus beau rôle, avec un jeu reposant énormément sur le corps et le regard rendant la créature à la fois fragile et terrifiante.

Bien plus qu’un film d’horreur, le FRANKENSTEIN de Del Toro est une tragédie romantique sur la condition humaine et un des très grands films de l’année.
Il signe non seulement une réinvention du mythe, mais une déclaration d’amour aux monstres et à l’humanité.
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2025
Un chef d’ouevre,les 4 éléments qui compose un être fabriqué par la mégalomanie d’un père qui est effrayant alôs que sa créature elle, est profondément humaine. La realisation parfaite la colorimètre milímetroes. Je regrette que le film n est pas duré plus longtemps. Magique magnifique magistral
Dag
Dag

30 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 novembre 2025
Quel navet!!! Quand on voit la filmo de ce Monsieur, rien d'étonnant... le roman de Mary W. Shelley est une pure merveille de la littérature anglaise, ici on est dans le cinéma contemporain, avec ses longueurs interminables, ses scènes inutiles et poussives, je me souviens d'un cinéma où on allait à l'essentiel... ennuyeux à mourir
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 novembre 2025
Un artiste peut-il prétendre avoir atteint une maestria telle qu’il condamne toute nouvelle création à la malédiction car issue du seul rapiéçage de ses parties précédentes ? Le lien unissant cette nouvelle adaptation à la filmographie de Guillermo del Toro semble relever de l’évidence : Victor Frankenstein détruit tout ce qui l’entoure alors même qu’il détient le secret de la vie après la mort, spoiler: la faute à son égoïsme
, de même que le cinéaste spoiler: dégrade les situations de bonheur
qui n’adviennent à l’écran qu’à l’état de passages obligés topiques auxquels personne ne croit, aussi bien les acteurs que le spectateur – la chasse aux papillons !
Les signatures visuelles, comme les plans mobilisant divers parapluies ou le manoir en ruine reconquis par la végétation, se doublent de reprises narratives et tonales : spoiler: la romance interdite
entre Elizabeth et la créature citent sans détours The Shape of Water (2017) qui constituait déjà un pot-pourri de l’univers de Guillermo del Toro, portée par une mise en scène tour à tour emphatique, engagée dans un mouvement permanent en légère contre-plongée – ce choix confère une théâtralité aux séquences d’intérieur –, et glissante, sinon liquide, coulant ses images comme est emportée une feuille d’arbre par un ruisseau en sous-sol. Comme sur le dernier volet de la saga Jurassic World (Gareth Edwards, 2025), Alexandre Desplat fait beaucoup de bruit, teinte ici ses arrangements reconnaissables d’un gothique bienvenu mais plutôt impersonnel.
Bref, ce Frankenstein produit une impression similaire au dernier Tim Burton (Beetlejuice Beetlejuice, 2025), celle de cinéastes ayant cédé au recyclage de leur geste artistique conformément à une industrie ayant triomphé d’eux – Warner pour l’un, Netflix pour l’autre.
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