Jérôme Bonnell se pose en héritier des Éric Rohmer et François Truffaut,épiant la rencontre amoureuse avec classe,grâce et subtilité. "Le temps de l'aventure",c'est celui de la rencontre fortuite dans un train entre une actrice de théâtre en plein doute existentiel et un quinquagénaire britannique ténébreux. Un échange de regards insistants. Des mains qui se frôlent. Des corps qui indiquent des signaux d'attirance. Et des retrouvailles sensuelles dans un hôtel parisien. Si Gabriel Byrne fait le strict minimum et impose son charisme discret,Emmanuelle Devos est littéralement prodigieuse dans un rôle profond,où elle est à la fois gauche,émouvante,vulnérable,capricieuse et avant tout amoureuse. L'actrice fétiche de Desplechin nous permet d'apprécier pleinement cette chronique ténue,ce mélo sur fond de musique classique,parfois burlesque(la crise des 2 sœurs,le gars qui parle de la dette nationale et de l'urbanisme,la répétition d'un texte...),et invariablement d'une grande justesse. Joli.
ah le train et ses fantasmes! ça donne envie de faire ce genre de rencontres éphémères mais marquantes. belle réussite dans le elle devos dégage de belles émotions et montre là tout son talent et gabriel byrne avec son look so irish ne peut que faire moments de grâce avec une petite note d'humour qui fait que ce film romantique ne tombe jamais dans la miè réussite.
Comment peut-on écrire un scénario aussi inconsistant et oser en plus en faire un film? Cela dépasse l'entendement... Seul point positif : la musique de Vivaldi.
TOUT SIMPLEMENT LE PLUS BEAU FILM DE L'ANNEE A CE JOUR POUR UNE FOIS JE SUIS COMPLETEMENT EN ACCORD AVEC L'UNANIMITE DE LA CRITIQUE JE SUIS RESSORTI HEUREUX ET BOULEVERSE
Comédie falote et ennuyeuse sur des amours foudroyantes et sans lendemain, comme nous sommes nombreux à en avoir connu une, voire plusieurs. Heureusement il y a Emmanuelle Devos, prodigieuse de présence, de finesse et de force, même dans ses doutes. Quelques moments désopilants, quelques dialogues humoristiques, sinon rien… Des cadrages gros plan permanents — certes c’est un film qui se veut intimiste — mais trop c’est trop. Tous ces détails de la réalité dans cette histoire romantique qui oscille entre réel et fantasme deviennent vite agaçants et superflus. Un film maniéré et particulièrement futile. Dommage pour l’actrice : qu’elle retourne vite avec Desplechin !
J'ai toujours eu un intérêt, au cinéma, pour les films qui relataient une histoire de brève durée, se passant sur une journée, une soirée, voire sur des histoires filmées en "temps réel". Le temps de l'aventure joue avec cette unité temporelle, le film dure 1h40 et l'histoire qu'on suit dure une journée (même si je trouve ça regrettable en fait de voir Emmanuelle Devos dans sa vie, au début du film, je n'aurais aimé la voir que dans son escapade parisienne, la rencontrer dans le train et apprendre à la découvrir ainsi).
En partant à Paris et en jouant sur cet effet temporel, Jérôme Bonnell renforce cette impression de proposer une parenthèse dans la vie de cette femme. Et le film est tellement bien écrit que ce qui aurait pu être une journée insignifiante et sans intérêt devient une espacade très intéressante. On se prend d'affection et d'intérêt pour cette femme, Emmanuelle Devos est vraiment superbe dans ce rôle, le film repose vraiment sur elle. Il y a une sorte de charme qui émane du film, tout du long. J'ai aimé voir ce qui arrivait à cette femme, sur le temps d'une journée, elle qui tout d'un coup se retrouve coupée du monde sans son téléphone portable, sans avoir accès à de l'argent. Finalement l'histoire d'amour qu'elle mène ne m'intéresse pas plus que ça. La rencontre est sympa, les premiers moments sont intéressants mais je ne trouve pas que l'alchimie soit au rendez-vous. J'ai préféré la suivre, elle, dans son parcours, dans une journée où elle s'autorise des choses qu'elle ne ferait pas dans son "autre vie". C'est un très joli film, c'est l'un des meilleurs films de cette année en tout cas.
Il semble que Jérôme Bonnell soit très amoureux d’Emmanuelle Devos. L’actrice a déjà été belle au cinéma, c’est vrai, mais le jeune metteur en scène a obtenu de sa muse un vaste déploiement de sa grâce. Elle s’épanouit dans cette aventure comme un soleil. La ville s’illumine sur son passage. Sa chevelure ondoie, se noue, puis se dénoue, et semble exhaler un parfum délicieux. Son regard croise soudain celui qui pourrait s’y mesurer. Deux personnages à fleur de peau, dont la fragilité tinte l’une contre l’autre : l’accord est parfait. Ils ne se présentent pas, mais apprennent à se connaître, trouvant brièvement des réponses à de sourdes questions qu’ils n’ont jamais formulées. Je ne me souviens pas d’un récit aussi juste, aussi envoûtant, sur une idylle éphémère. Peut-être « Weekend » avait-il autant de poésie ? En tout cas, allez vite voir « Le temps de l’aventure » !
Une délicieuse lenteur tout au long de ce film ! Chaque image à son importance ! 2 acteurs pleins de charmes qui rendent cette histoire si belle et fraiche !
Un moment de détente à ne pas rater, juste pour la beauté des images !
Le temps de l'aventure" (2013) la trois (RTBF) le 28.06.2017
Amis dépressifs avides de cinéma, bonjour ! Voilà votre pitance de morosité arrivée ! Le titre de ce nanar constitue déjà une tromperie sur la marchandise ! Aventure ? Quelle aventure ? Au bout de quarante minutes d'infâmes souffrances en regardant ce navet, il ne s'est encore rien passé, ou si peu ! Quant à Devos, on dirait qu'elle dirige une cérémonie d'obsèques au sein d'une entreprise de pompes funèbres ! Mortellement ennuyeux ! Jérôme Bonnell, peu connu du reste, a tout raté : une réalisation sans imagination et pleine de clichés, scénario inexistant ! le tout servi par uncasting pitoyable. On fait rarement aussi mal ! Le metteur en scène a peut-être une très haute idée de lui-même, et on devine clairement qu'il a préféré assouvir ses fantasmes qu'à penser à ses spectateurs. Heureusement, avec 253 000 spectateurs, les producteurs ne vont pas se bousculer au portillon pour le solliciter ! Nous non plus ! willycopresto
Sur un sujet assez banal le metteur en scène a su tirer une brillante comédie remarquablement interprétée par la lumineuse Emmanuelle Devos toujours aussi bonne actrice , et par le charme trouble de Gabriel Byrne ce film vraiment formidable donne la pêche , à consommer sans modération
Ils n'ont rien qui les réunisse -seul le hasard les a fait se croiser. Ils vont passer ensemble une journée passionnée -va t-elle suffire à faire basculer leur vie? Ou vont ils en reprendre le cours habituel? Mais, ma bonne dame, me direz vous, j'ai déja vu ça 378 fois depuis Brève Rencontre! Je vous rassure: vous vous passerez aisement de la 379eme version, adulée, on se demande bien pourquoi, par une critique en manque sans doute de chef d'oeuvre à se mettre sous la dent? Ah si, il y a une nouveauté: la drague en tapant l'incruste dans un enterrement. Pas mal, non, comme plan?
Donc, Alix (Emmanuelle Devos), actrice de théatre un peu à côté de ses pompes, suit un bel anglais croisé dans le Calais-Paris qui se rend en France pour les obséques d'une amie. Elle le suit jusque dans sa chambre d'hôtel; à la place de l'anglais, une sangsue comme ça, ça m'aurait foutu la trouille. Emmanuelle Devos est très bien. Drôle de fille? Drôle de tête, un cou épais, limite goitreux, une lourde machoire mussolinienne, une bouche qui s'effondre, mais un regard laser, bleu gris, dans des yeux un peu chinois qui fait oublier tout le reste. Une présence incontestable, une de nos meilleures actrices -drôlement plus intéressante ailleurs, dans Ceux qui restent par exemple.... Mais, pout tout dire, je venais pour Gabriel Byrnes, que je trouve extrêmement séduisant (bien que je n'ai jamais réussi à suivre "En analyse" plus de deux épisodes sans me mettre à roupiller). Gabriel Byrnes est pudique. Il ne veut même pas enlever sa chemise au lit. Et quand il roule un patin, il met tellement d'énergie à garder les lèvres serrées que tous ses muscles faciaux se contractent. Bon, il a pas vraiment l'air à l'aise dans cette histoire. Il garde en permanence l'air égaré du chat qui fait dans la braise, comme disait ma grand mère.
Alix est antipathique. Elle fait une scène à sa soeur, petite bourgeoise installée, alors qu'elle vient la taper..... elle engueule le garçon de café qui réclame juste le prix de sa consommation, on n'a qu'une envie: la refoutre dans le train pour Calais, et zou!
Il y a des films qui vous transportent de par leur inventivité scénaristique, de par leurs décors, leurs paysages, leurs effets spéciaux, ils vous sortent de votre ordinaire car l’une des démarches du cinéma est de vous faire rêver, de vous emmener dans des mondes imaginaires, parfois effrayants ou tout simplement dans des mondes qui côtoient votre quotidien. « Le temps de l’aventure » n’a rien d’extraordinaire en soi, mais ce coup de foudre, cette rencontre fortuite et cependant voulue par une Alix déterminée alors qu’elle semble flotter tout au long du film est une histoire que tout un chacun aimerait vivre une fois dans sa vie (je parle pour ceux qui n’ont pas eu cette chance) Oui, le coup de foudre est une chance et comme l’indique ces trois mots, un coup de foudre c’est nécessairement fulgurant, fugace... Un coup, quoi. J’ai cru à cette histoire presqu’invraisemblable entre Emmanuelle Devos et Gabriel Byrne. Voilà la magie du cinéma et d’une rencontre improbable... Qu’en sait-on ? Et puis, il y a de l’humour, Alix et sa sœur, Alix et son poteau, Alix et son casting. L’histoire n’a rien d’exceptionnelle, le cinéma nous a pondu plusieurs histoires de ce type, peu importe, j’ai accroché, et ça ne s’explique pas, comme un coup de foudre certainement...