Man on a Tightrope
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Plume231

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3,0
Publiée le 7 septembre 2011
Un film totalement méconnu (pour preuve je ne suis que le troisième à le noter sur le site !!!) ouvertement anticommuniste réalisé par Elia Kazan en partie sûrement pour se donner bonne conscience après avoir foutu en l'air la vie de plusieurs de ses collègues. La réalisation est assez impersonnelle même si on retrouve le goût du tournage en extérieurs du cinéaste (le film a été tourné en Allemagne !!!), celui d'un grand degré de réalisme allant jusqu'à engager dans la figuration des gens ayant vraiment participé aux événements (car aussi improbable que cela puisse paraître c'est tiré d'une histoire vraie !!!), bien que ces deux éléments sont certainement plus dûs cette fois à la grande patte de qualité de la Fox à l'époque, et un beau moment du lyrisme exacerbé (qui lui doit tout je pense à son cinéaste !!!) qui fera la très grande force d'oeuvres futures comme "Le Fleuve sauvage" ou "La Fièvre dans le sang" avec la baignade des deux amants dans le fleuve. Autrement le reste est un peu sage, n'est pas dénué de longueurs et en outre Adolphe Menjou n'est pas très crédible. En fait, le film tient plus sur les épaules de Fredric March, magistral et subtil dans un rôle pourtant très complexe, que sur celles du réalisateur. Mais il faut reconnaître que les dernières vingt minutes avec le passage du "Rideau de fer" sont quand même très efficaces et d'une belle intensité. A voir comme une belle curiosité.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2019
Le film est passionnant et les rôles sont dramatiques. Surtout dans la dernière partie qui voit le cirque passer la frontière. À quel prix? Celui des amis qui trahissent, les ennemis avec qui on fait des pactes.
Tout est tendu au milieu d'un univers qui devrait être léger et joyeux
Très bien
Loïck G.

388 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2025
Le cirque qui prend au cinéma des tournures bien particulières est ici le symbole de la résistance au pouvoir communiste au milieu du XX ème siècle. Ou l’histoire vraie du chapiteau Brumbach ayant fui l'Allemagne de l'Est en 1950. On lui demande de se prêter aux exigences des nouveaux dirigeants, notamment à travers le rire des clowns qui doit maintenant brocarder l’impérialisme américain. Le directeur du cirque n’entend pas suivre les directives du parti et s’apprête alors à franchir la frontière qui le sépare de l’Allemagne. Autant de risques encourus à l’intérieur de la petite communauté circassienne où les tensions raciales et amoureuses tendent un décor en contre point d’une situation politique de plus en plus liberticide. C’est l’histoire de la Tchécoslovaquie de l’après-guerre que Kazan édifie de manière aussi directe qu’allusive. Un compromis pour signer un film d’aventures et d’action, haletant. Avis bonus Le regard éclairant de Michel Ciment
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ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 novembre 2016
C'est l'un des très (le plus?) mauvais films d'Elia Kazan. . il y a de quoi être perplexe quand on constate qu'il a été tourné entre Zapata et Waterfront!! Marlene Dietrich a refusé le rôle donné à Gloria Grahame, on comprend pourquoi, il n'y a pas de rôle ! Fr. March n'inspire pas grand chose, A. Menjou se croit dans une opérette. Histoire vraie sans doute, mais mauvais scénario c'est sûr, et anticommunisme puéril par dessus tout ça. On s'ennuie ferme. Eh oui, Kazan n'était pas inspiré tous les jours..
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 335 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2017
"Man on a thightrope" ou "Un homme sur la corde raide" comme l'indique le titre du film d'Elia Kazan, c'est exactement ce qu'est le réalisateur en 1953 quand il se voit confier par la Fox cette commande plus ou moins sur mesure alors qu'il vient juste de témoigner devant la Commission des activités antiaméricaines (HUAC), dénonçant plusieurs de ses camarades partageant comme lui des sympathies communistes. Cette charge contre le régime soviétique qui met en coupe réglée les pays voisins tombés sous sa protection suite aux accords de Yalta a bien sûr été reniée par Kazan lui-même qui estimait sans doute avoir été obligé de boire le calice jusqu'à la lie avec cette production qui participe de la propagande anticommuniste des années 1950. De fait le film était quasiment invisible et relativement ignoré des exégètes de la filmographie du cinéaste. Tourné sur place en Bavière, "Man on a tightrope" s'avère pourtant une œuvre remarquable qui en dépit du contexte dans lequel elle a été produite frappe par son réalisme, sa beauté formelle, la relative objectivité de son propos ainsi que par son équilibre entre description intimiste et suspense narratif. Le milieu du cirque qui sert de toile de fond à Kazan est celui des petits chemins de campagne où la débrouille assure la survie quotidienne. On est donc plus proche de l'univers décrit par Tod Browning ("Freaks" en 1932), Edmund Goulding ("Le charlatan" en 1947), Ingmar Bergman ("La nuit des forains " en 1953) ou Frederico Fellini ("La strada" en 1954) que de celui rutilant cher à Carol Reed ("Trapèze" en 1956) ou Cecil B DeMille ("Sous le plus grand chapiteau du monde" en 1952 dans lequel figurait déjà Gloria Grahame). Karel Cernik interprété par le grand Frederic March a du céder le cirque familial à l'Etat lors du passage de la Tchécoslovaquie sous régime communiste et l'échine courbée se résoudre à la drastique diminution de ses moyens, ajoutée aux injonctions toujours plus pressantes du régime, relayées par des fonctionnaires locaux zélés et revanchards. A front renversé et avec quelques nuances, Karel Cernik occupe un peu la place qui est celle de Kazan dans l'industrie du cinéma après qu'il fut devenu un paria à Hollywood, étant jugé par ses pairs comme une balance. Lors d'une introduction mouvementée, Kazan dépeint avec un remarquable mélange de vérisme et de pittoresque, l'extrême dénuement dans lequel évolue la petite structure qui ne doit son salut qu'à l'abnégation d'un directeur usé tout comme le matériel de son cirque et dont la jeune épouse, Zama (Gloria Grahame), à la sexualité débordante lui rappelle trop souvent que ses heures de gloire sont définitivement derrière lui. Les rapports tortueux de Cernik avec les autorités sont l'occasion pour Kazan d'exposer la paranoïa consubstantielle au régime communiste, symbolisée avec maestria par le grand acteur méconnu qu'était Adolphe Menjou qui contrairement à Kazan n'avait pas eu à se renier pour témoigner devant l'HUAC car connu lui-même comme un anticommuniste notoire. Dans un sursaut d'énergie face à des exigences qu'il ne peut plus humainement satisfaire, le directeur tente de sauver sa conscience en même temps que son cirque en organisant le passage à l'Ouest de tout son personnel, animaux et matériel, au nez et à la barbe des autorités. Certains reprocheront sans doute à Kazan et à ses scénaristes (Neil Paterson et Robert E Sherwood) d'avoir usé dans la dernière partie des recettes commodes de l'aventure et du suspense. Mais outre le fait qu'il ne faut jamais perdre de vue que le cinéma est un divertissement, cette fin évoque sans détour le seul choix qui reste à ceux qui contestent un régime autoritaire avant d'être complètement mis sous l'éteignoir et les périlleux moyens dont ils doivent user pour y parvenir. En outre, Kazan en profite pour rappeler que ce sont les circonstances qui révèlent les héros comme lorsque Rudolph (Alexander d'Arcy), le dompteur de l'unique lion famélique du cirque, présenté jusqu'alors comme un bellâtre infatué et sans épaisseur psychologique se précipite au moment de l'assaut final au poste frontière pour venir en aide à Karel et Zama restés coincés dans leur caravane au péril de sa vie. Une façon pour Kazan de remettre à leur place tous ceux qui le vilipendent sans avoir été soumis aux mêmes épreuves. Enfin, il est indispensable de revenir sur la prestation remarquable de Frédéric March, acteur jadis de premier plan aujourd'hui complètement oublié qui fait partie avec Daniel Day Lewis, Spencer Tracy, Gary Cooper Marlon Brando, Dustin Hoffman, Jack Nicholson, Tom Hanks et Sean Penn des seuls neuf acteurs à avoir décroché plus d'un Oscar dans la catégorie reine du meilleur acteur ("Docteur Jekyll and Mr Hyde" de Robert Mamoulian en 1931, "Les plus belles années de notre vie" de William Wyler en 1946) . Commencée par la figuration dès 1921, sa carrière se prolongera sur 52 ans et 86 films qui l'auront vu œuvrer dans tous les genres sous la direction des plus grands réalisateurs dont Kazan en cette année 1953 avec un rôle où il fait montre d'une économie d'effets qui lui permet de faire passer à l'écran toute la détresse de ce gérant de cirque vieillissant qui jusqu'au bout veut croire qu'il pourra emmener les gens dont il s'estime responsable là où l'herbe est plus verte. A ses côtés, Gloria Grahame alors dans la plénitude de sa courte période de gloire, diffuse avec délectation la sensualité malsaine qui émanait de sa personne qu'elle sait ici parfaitement agrémenter du courage que lui impose les circonstances. Ce film dont la beauté des images doit beaucoup au chef opérateur allemand Georg Krause, fut sans aucun doute une souffrance pour un Kazan déchiré qui saisit cette malencontreuse occasion pour démontrer qu'il savait transcender ses états d'âmes pour donner le meilleur de lui-même.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2014
On a beaucoup dit que le film avait été pour Kazan,une occasion de faire allégeance à la commission des activités anti-américaines,pourtant la réalisation ne fait preuve à aucun moment d' anticommunisme délirant mais s'attache à montrer plutôt de manière assez fine et précise l'absurdité mortifère d'un Etat-policier ou tout le monde finit par soupçonner tout le monde. Là ou le film convainc beaucoup moins en revanche c'est dans son incapacité à embrasser tous les personnages et toutes leur potentialité relationnelle et à donner de ce fait au récit un centre de gravité .
chrischambers86

16 164 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2012
Situè entre deux performances mammouths de Marlon Brando ("Viva Zapata" et "On the Waterfront"), ce film mèconnu d'Elia Kazan est une franche rèussite dont le titre original "Man on a Tightrope" ("L'homme sur la corde raide" en français) va parfaitement à Kazan, rèalisateur prestigieux mais contestè, qui, avec cette oeuvre anticommuniste, a toujours abordè avec courage les problèmes les plus dèlicats durant sa prestigieuse carrière! Injustement boudè par la critique pour des raisons politiques, c'est pourtant un excellent film où en Tchècoslovaquie, le directeur d'un cirque opposè aux autoritès communistes, tente de passer à l'Ouest! Le film est magistralement interprètè par Fredric March, mais aussi traversè par l'exceptionnelle sensualitè de Gloria Grahame en femme de directeur! Kazan connaît son mètier et il est servi par des acteurs confirmès rendant l'histoire vraiment passionnante à suivre où derrière le sujet pointe tout de même une certaine mèlancolie...
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2012
Le moins connu des films d'Elia Kazan, "Un homme sur la corde raide" (Le Cirque en révolte, titre sous lequel il est sorti en France) est pourtant un drame fort, avec des acteurs en tout points magistraux, à commencer évidemment par Fredric March. La quête de la liberté ou tout simplement d'une vie meilleure est un thème récurrent chez Kazan, on le retrouve dans son œuvre de romancier, notamment dans America America, avec toujours cette fuite dans l'espoir de lendemains heureux. Mais Man on a tightrope est aussi un splendide film sur le milieu du cirque. Datant de la même année que le Plus grand chapiteau du monde de Cecil B.DeMille, il est davantage sombre et plus intéressant. De nombreuses scènes, depuis l'interrogatoire jusqu'au final en fanfare mélancolique comptent parmi les plus belles jamais tournées par Elia Kazan.
JacobSinger
JacobSinger

39 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2007
Premier film maccarthyste de Kazan. Si l'on passe outre le manichéïsme (presque) digne d'un James Bond contre Dr No ou d'un Rocky 4, on garde en mémoire une mise en scène remarquable et un Fredric March toujours au sommet dans le rôle du type au fond du trou (paradoxal, n'est-il pas ?)
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2008
Un excellent classique à voir absolument contenant la simplicité des + grands, & bien loin d'une belle facade apparente d'un de ces agrégés de philo du VIème...
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