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Un visiteur
3,0
Publiée le 8 janvier 2017
La narration est intéressante, mais ne raconte pas grand chose. Le film se laisse bien suivre. Aucun personnage n'est vraiment attachant ou detestable, la vie quoi ^^
Je n’ai, à vrai dire, jamais bien compris l’hystérie de rockstar proche du culte religieux qui entourait Steve Jobs, pour être totalement franc le personnage ne m’a jamais inspiré beaucoup de sympathie. Pourtant il faudrait être aveugle ou de mauvaise foi pour lui nier ses qualités de visionnaire et l’impact qu’il a eu sur la montée en puissance des technologies numériques telles que nous la connaissons. Deux ans avant ce biopic de Danny Boyle, un film lui avait été consacré qui n’avait pas, il faut le dire, soulevé l’enthousiasme, ni emballé les critiques. Ce deuxième long-métrage sur le fondateur d’Apple s’avère sans conteste beaucoup plus abouti, notamment grâce une dramaturgie d’architecture originale. Plutôt que de dérouler la vie de ce dernier depuis les premiers temps dans le garage où l’entreprise a commencé, le film se scinde en trois actes majeurs correspondants aux trois lancements de projets qui ont, en quelque sorte, forgés la légende du Jobs : le Macintosh (1984), le NEXTCube (1988) et l’iMac (1998). On retrouve Jobs dans les heures qui précèdent chacun de ces lancements et au travers de ses rencontres et conversations avec ses équipes, ses amis, cette fille qu’il ne veut pas reconnaître et surtout avec celle qui semble sa meilleure (et peut-être seule) amie Joanna Hoffman, on apprend à comprendre qui est l’homme et quels sont ces problèmes. Et force est de constater que même s’il s’améliore en prenant de l’âge (et probablement en digérant ses échecs), Steve Jobs n’a jamais été un être humain très sympathique pour ne pas dire qu’il était franchement détestable. Côté interprétation, celle de Michael Fassbender est très aboutie et elle relègue encore plus celle d’Ashton Kutcher aux oubliettes, aidé il est vrai par un scénario plus solide et plus original.L’autre point positif est l’interprétation de Kate Winstlet qui se glisse avec brio dans la peau de cette femme qui fait office de tampon entre Jobs et ces travers et qui est peut-être la seule à lui dire ses quatre vérités. Un long-métrage qui vaut le coup pour l’exploration approfondie de la psychologie de Jobs, plutôt qu’une approche factuelle linéaire, et dont la mécanique dramaturgique donne une nervosité qui rend le film prenant et ce d’autant plus que ses interprètes sont au diapason. À ne surtout pas manquer.
Steve Jobs n'est pas un biopic de Steve Jobs, d’ailleurs ce n'est peut-être pas principalement un biopic, et si se l'était, ce serait le biopic de tout les individus qui sont des visionnaires et des chefs d'orchestre. Il ne s'agit donc pas de raconter ce qu'à bien pu faire ni ce qu'à bien pu être Steve Jobs, en tout cas ce n'est pas le propos qui en dégage. On ne s’intéresse ni à son passé, ni à son futur, ni à ses produits (dont ne sait pas grand chose finalement à part le nom) ni à son entreprise, on s’intéresse à son personnage. Et Michael Fassbender est un très bon choix. Dès les premières minutes du film, comme beaucoup l'ont souligné, nous sommes tout de suite bousculé dans un torrent de questions/réponses avec des tonnes de personnages qui viennent d'on ne sait d'où, c'est la panique, tout le monde court de partout, Steve Jobs n'a pas le temps, personne n'a le temps ! On nous enchaîne des références en pleine poire, des phrases philosophiques à couper au couteau, il faut constamment lire entre les lignes de personnages qu'on ne connaît pas encore assez. Tout le monde essaient de "raisonner" Steve, il paraît tellement bouché et sociopathe sur certains points. Le film nous pose de réel questions sur la place d'un tel personnage dans le monde. Steve Jobs n'a aucun talent en programmation, il connaît rien en informatique, il n'a créé aucun appareil, alors qu'a-t-il fait ? Pourquoi tout le monde hurle au génie ? Des questions qui ont des réponses. Je retiendrais aussi -en plus de la BO- l’authenticité du personnage et son incroyable profondeur narrative. "Les gens ne savent pas ce qu'ils veulent, c'est à moi de leur montrer." "Je ne suis pas un bon musicien, d'ailleurs je ne sais pas jouer de la musique, moi, je suis un chef d'orchestre." "Je crois que j'ai un problème de fabrication." (cette citation, remise dans son contexte gagne toute sa profondeur).
Il était annoncé comme le "vrai" biopic de Steve Jobs. Pari non tenu pour Danny Boyle. Une immense déception dans la façon de raconter l'histoire qui ne s'attarde pas sur la conception produit mais sur des détails artificiels vus et revus dans les reportages du mythique PDG d'Apple. Bien meilleur cru néanmoins que le dernier biopic en date.
Résumé à quelques moments clefs sans pour autant être tous véridiques, le film est long et trop chargé en dialogues. On y apprends rien de bien spécial sur cet homme aux multiples facettes, tantôt sensible, tantôt colérique. Sur les deux films récents sur la vie de Steve Jobs ce n'est pas celui que je retiendrais le plus.
Biopic de Steve Jobs à travers les coulisses du lancement de trois ordinateurs, Macintosh (1984), NeXT (1988) et iMac (1998). Le révolutionnaire patron d'Apple ne parait pas particulièrement sympathique dans ce film qui est une suite de dialogues ininterrompus avec ses proches. Intéressant.
Danny Boyle est un intrigant personnage. Il s'est fait connaitre à la fin des années 90 et au début des années 2000 avec des films trash et réalistes comme Trainspotting ou 28 Jours Plus Tard. A ce moment de sa carrière adoubé par l'ensemble de la critique, il avait atteint le zénith de sa carrière en 2007 en sortant Sunshine, peut-être le meilleur film de son catalogue et le plus sous-estimé. Sauf que c'est un an plus tard, pour un film complètement différent et bien plus lourd, Slumdog Millionnaire, qu'il atteignit le Graal, l'Oscar du meilleur film. Après le poussif 127 Heures et l'incompréhensible Trance, il revient avec un projet qui semble bien différent de sa filmographie. Un biopic, qui plus est sur un personnage qui en a déjà inspiré un il y a 3 ans ; Jobs, Steve Jobs. Sauf que cette fois-ci, c'est Aaron Sorkin qui est à l'écriture du scénario, et qu'il ne s'agit pas de reprendre scène par scène toutes les étapes de la vie de Steve Jobs de manière linéaire et peu créative, mais au contraire de se focaliser sur trois d'entre elles. Le film a été monté comme un opéra en trois actes. Le fait que les trois se passent dans des contextes similaires, juste avant la présentation de produits phares de la marque à la pomme croquée donne une unité de lieu au film, très intéressante car ce sont donc les évènements qui vont apporter du contraste, et non les changements de décors ou les mouvements intempestifs de caméra. Nous assistons à travers les déceptions, les frustrations, les échecs et certaines réussites à la naissance de la légende, et nous parvenons à saisir sa personnalité. Manager né, avec une autorité naturelle et des idées fortes menées en fil rouge, nul besoin d'être passionné par cet univers pour trouver le film fort intéressant. Une belle pépite du début 2016.
Steve Jobs de Danny Boyle est une sacrée bonne surprise tant sur le plan artistique que scénaristique. A commencer par son réalisateur lui même qui propose une réalisation efficace, moins publicitaire que ses précédentes oeuvres (je pense notamment à 127 heures ou encore Slumdog) mais qui gagne en intensité notamment avec un jeu de lumière et le sens du rythme qui perdure dans les esprits bien après le visionnage. Ensuite, vient le casting, 4 étoiles campé par un Michael Fassbender (Jobs) habité par son esprit de créateur ou encore Seth Rogen, convaincant. Le choix artistique est également à souligner: au lieu de faire un banal biopic qui suit la vie et la mort du personnage, on retrouve Steve Jobs au début de 4 conférences qui vont marquer sa vie d'entrepreneur. Ce choix judicieux permet d'éviter les longueurs et constitue une réelle difficulté pour captiver le spectateur: la prise de risque est totale mais pourtant assumée de bout en bout. Les dialogues sont croustillants, bien construits et permettent de capter la sensibilité de chaque personnage. La réussite de ce film repose sur des bases solides qui ne cache pas une certaine répétitivité (au bout de 1h30) et un réel manque d'enjeux. Bref, un film exposition subliment interprété et réalisé mais qui au delà de sa structure reste trop classique.
Mise en scène nerveuse (en même temps, c'est Danny Boyle),acteurs géniaux (Michael Fassbender n'aurait pas volé un Oscar), film passionnant sur les failles d'un phénomène : STEVE JOBS enterre tout simplement le précédent biopic du bonhomme avec Ashton Kutcher. Après THE SOCIAL NETWORK, Aaron Sorkin prouve encore qu'il est un scénariste génial.
Peut être l'un des meilleurs films que j'ai vu, cette succession de dialogues tendus est juste géniale. Une bande son qui se mêle parfaitement au film et des acteurs au top, particulièrement Michael Fassbender et Seth Rogen. Rien a dire.
Mais qu'est ce que l'on s'en tape de la vie de Steve Jobs sérieusement... Et en plus on nous propose deux biopics en moins de 2 ans... Heureusement que cette fois-ci, c'est un vrai cinéaste qui s'en charge, Danny Boyle (même s'il avait sûrement mieux à faire que de s'attaquer à cette personnalité dont on se moque éperdument), et en s'entourant de vrais acteurs, notamment le duo Fassbender/Winslet livrant tous deux de sublimes prestations. Et ce sera d'ailleurs grâce à ce couple d'acteurs que le film nous tiendra éveillé, car ici, rien de bien brillant de la part du cinéaste.
Difficile est la tâche que de traiter du si complexe et charismatique Steeve Jobs. Le film prends réellement un parti pris en centrant son action sur la personnalité de l'homme et son rôle paternel. Un pari réussi puisque c'est ce qui en fait sa force sans parler du sensationnel travail d'interprétation.
Pièce de théâtre menée avec brio. La vie de Steve racontée d'une façon perturbante au début mais une fois dedans on est juste emportés par ces dialogues tellement de fins qu'il faut parfois revenir en arrière pour bien les saisies et en apprécier toute l'intelligence (à voir en anglais of course)