Je suis allé à reculons voir ce film écrasé par une critique complaisante : comment écrire du mal du premier film réalisé en Arabie saoudite, qui plus est par une femme (qu'aurait-on dit si elle avait été lesbienne ou unijambiste ?!), traitant de la condition féminine ? Force m'est de ravaler mes sarcasmes (gloups) et d'avouer mon émotion devant ce film délicat et juste. La simplicité du récit - la vie quotidienne d'une famille dans la banlieue de Riyad - ne condamne pas le discours au simplisme. Malgré ses Converse et son goût pour la musique pop, l'enfant qui joue le rôle titre réussit à ne pas cabotiner. Elle est suffisamment mature pour comprendre le monde par son intelligence pétillante et suffisamment jeune pour ne pas être encombrée par cette puberté qui va bientôt l'écraser. Elle peut en toute innocence rêver de s'acheter un vélo pour pédaler aux côtés de son petit voisin sans que cela prête à mal. Et s'inscrire à un concours de récitation coranique en espérant en décrocher le premier prix malgré son peu de goût pour les cours de religion. Et on se surprend à avoir le cœur bêtement réchauffé en la voyant à la fin du film réaliser son rêve.
Ce film est donc une vraie découverte, un nouveau pays émerge dans le grand monde du cinéma, et ça fait vraiment du bien, une histoire touchante, mais sans moralisation inutile. Un vent de fraîcheur, aussi touchant que marrant et que je vous conseille vivement de découvrir. Ce coup d'essai est déjà un coup de maître, et en plus d'avoir fait un beau film, la réalisatrice fait passer un message pour la cause féminine non négligeable.
Quel beau moment j'ai passé là. Très beau film, la petite qui joue le rôle principal est superbe de justesse. Attachante par son désir d'affirmation et sa quête d'identité et de sens. Un film féminin et féministe sans mièvrerie ni agressivité. Simplement juste et beau. Je suis contente de ne pas l'avoir manqué.
Au delà d'une histoire inintéressante, c'est une morale que tente de reproduire cette réalisatrice. Seulement, cette morale n'est pas vraiment bien adaptée, et l'histoire en elle-même se termine là où elle commence, c'est à dire qu'entre un spectateur qui a dormi du début à la fin, et un autre qui a regardé en entier le film, les deux sortiront de la salle avec un sentiment d'indifférence face à la condition de la femme en Arabie Saoudite. L'incroyable repose simplement sur le fait que ce premier long métrage officiel produit par ce pays se résume en un seul mot : Inutile.
Je comprends pourquoi ça a fait un petit buzz ^^. J'ai trouvé l'histoire hyper touchante. Il y a une pointe de malice chez la petite héroïne qui fait vraiment plaisir. Et les questions que ça soulève en fait tout simplement. Ce paradoxe de modernisme et de tradition religieuse m'échappe vraiment. Comment ça se fait que pas plus de femmes que ça s'interrogent, envient, se rebellent contre ce système en étant aux premières loges pour voir le monde "occidental". Beaucoup de respect pour la réalisatrice, vraiment. J'aime beaucoup le postulat simple de départ "je veux un vélo" qui ouvre sur une plus grande réflexion.
Beau, drôle, mais tellement réel sur les difficultés des femmes dans beaucoup de pays! Une belle découverte, un grand plaisir. La jeune Wadjda est époustouflante !
Un bijou de finesse et d'intelligence, un casting formidable, une fiction qui est aussi un docu sur la condition de la femme en arabie saoudite. Il faut saluer le courage de la réalisatrice. On lui souhaite d'en faire beaucoup d'autres comme celui-ci.
Ce film est très réussi. Il allie un rythme soutenu voire divertissant à une réflexion sur la société. Le personnage de la fillette est solaire et impertinent.
Excellent film, juste et touchant. L'histoire de Wadjda nous permet de réfléchir à la condition de la femme en Arabie Saoudite, sans pour autant constituer une critique manichéenne ou radicale. La société musulmane est montrée dans sa complexité, le film exposant admirablement les mécanismes de la servitude volontaire, avec tous les paradoxes que celle-ci entraîne. À voir !