Wadjda
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361 critiques spectateurs

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Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2013
Pour être explicite auprès du public occidental, la réalisatrice se laisse aller à certains écueils didactiques. La volonté d'éviter tout manichéisme pousse les personnages secondaires a demeurer sommairement dessinés : la mère et la directrice de l’école, l’une complice et l’autre ennemie, incarnent les deux pôles féminins. Seuls le rêve, l’obstination et la ruse sont les traits qui définissent ici l'enfance de façon succinte. Les sentiments de Wadjda manquent de trouble et d’ambiguïté. En découle un récit assez prévisible bien loin du foisonnement qui defini l'enfance. Haifaa al-Mansour procède à un découpage conventionnel, surtout dans les séquences d’intérieur (presque toujours dans la pénombre) , où le montage a tendance à surligner les émotions et à lisser le jeu des comédiens. Le film gagne par contre en force quand il prend la rue pour décor (inondé de lumière), le cadre permet enfin à l’œil de se promener dans l’espace, de découvrir un paysage inédit à l’écran.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2017
L'un des premiers films saoudiens, le premier réalisé par une femme dans ce pays, Wadjda a sonné comme un événement lors de sa sortie en 2012. Il suit non sans humour le parcours d'une jeune fille rebelle et facétieuse qui évolue dans la société patriarcale et ultraconservatrice de l'Arabie Saoudite et essayant, à l'échelle de ses modestes moyens, de questionner ces logiques traditionalistes. Pour elle, cette forme de résistance va prendre une forme très simple : acheter un vélo pour pouvoir rouler comme les garçons. Un film fort et courageux, qui n'hésite pas à pointer les hypocrisies du royaume wahhabite.
gemini-hell
gemini-hell

31 abonnés 395 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2013
« Wadjda », ou la gamine au vélo, une douzaine d’années et un caractère bien affirmé. La fillette ne ménage pas son entourage, sait ce qu’elle veut et entend bien se faire respecter. En somme, c’est le portrait d’une pré-adolescente comme on en croise par pelletée. Oui mais voilà, l’action de ce film se situe en Arabie Saoudite et là-bas, lorsque l’on naît fille, il y a bien des libertés dont il faudra se résoudre à faire l’impasse toute sa vie durant. A travers le portrait de sa jeune héroïne, la réalisatrice réussit à décrire avec une grande justesse de ton et sans didactisme les codes d’une société qui assume haut et fort sa dévotion sans limite à une religiosité exacerbée où la domination de l’homme sur la femme semble être le privilège qu’il faut maintenir coûte que coûte. Malgré quelques flottements dans la mise en scène et un rythme inégal, ce film venu d’un pays où le cinéma n’a pas vraiment droit de cité nous surprend agréablement et mérite le détour.
Le cinéphile
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 janvier 2014
Bien surévalué que ce "Wadja".... Bien que la réalisatrice a du se mouiller énormément pour que ce long métrage aboutisse, que la critique acerbe qu'elle émet sur son pays est a souligner et a défendre, le long métrage n'atteint pas pour moi des sommets! La critique est belle, défendre la condition féminine et essayer de faire changer les chose et faire évoluer les meures et les pensée a travers cette petite fille, oui c'est honorable et il faut défendre cela! La réalisation est étonnement accessible, presque trop, elle paraît quelque peu occidentale et pas assez percutante et ne se démarque pas, on ne se dit pas que le long métrage a été réalisé en Arabie mais carrément en Europe! Et a la différence d'un film de Farhadi on ne ressent aucune profondeur ni originalité dans la réalisation et dans le traitement! Mais le symbole est fort, beau, percutant et prenant! Et rien que pour ça c'est a voir!
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2020
« Wadjda » est le parfait témoignage de la situation des femmes au Moyen-Orient, plus précisément en Arabie Saoudite. Et pour cause, il a été réalisé par une femme, Haifaa al-Mansour, qui fait figure de pionnière du cinéma dans son pays (cf. les conditions de tournage de ce film). A partir d'une histoire simple, une sorte de fable à la Kiarostami, ce long métrage dresse un portrait sans concession de la société saoudienne, de son hypocrisie et de son caractère funeste, pour les femmes mais aussi pour les hommes ! Wadjda est une petite fille turbulente. Se moquant des règles imposées par le clergé et ses relais complaisants dans tous les établissements (ici la directrice et les professeurs de son école), elle n'hésite pas à jouer avec un garçon, ne porte pas le voile quand ça l'embête, et surtout… elle veut un vélo pour faire la course avec son ami Abdallah ! Or, le vélo est interdit pour les femmes en Arabie Saoudite. Toutes sortes de sottises courent à ce sujet, toutes plus invraisemblables les une que les autres… Mais c'est non, les parents de Wadjda ne veulent pas qu'elle ait un vélo, ce serait la honte assurée auprès de leurs proches et de leurs voisins. Lorsqu'un jour, un concours de récitation du Coran est organisé à l'école de Wadjda, avec à la clé un joli pactole à gagner. Quelle meilleure occasion pour s'acheter un vélo ? Ni une ni deux, Wadjda se met à apprendre le Coran par cœur, un comble pour cette petite fille qui visiblement n'a que faire de la religion et surtout de son carcan de règles sociales incompréhensibles pour un enfant… A ce stade, il est clair que mettre en scène une jeune fille intelligente et quelque peu rebelle, le tout avec humour et bienveillance, fait de ce long métrage une œuvre brillante, dénonçant avec force et douceur à la fois le wahhabisme. Mais « Wadjda » ne s'arrête pas là. Car l'autre personnage principal de ce film est la mère de Wadjda. Délaissée par un mari absent, qui préfère jouer à la console quand il rentre chez lui, elle personnifie un autre aspect de la vie des femmes dans ce pays. En effet, on comprend peu à peu qu'un drame intime se noue autour d'elle, et la chute qui rassemble Wadjda et sa mère dans une belle image donne au long métrage une dimension tout autre. De fable sociale, il devient un drame déchirant, non pas larmoyant (les personnages ici ont une dignité qui force le respect) mais un drame subtil, terriblement subtil. En somme, « Wadjda » constitue une charge contre la sclérose de la société saoudienne. Qu'un tel film ait pu voir le jour en ces temps difficiles, et qu'il ait pu venir jusqu'à nous, constitue un vrai miracle. Surtout quand on se rend compte de la qualité de ce film, qui se suffit à lui seul, loin d'être un « film à thèse ». Un grand bravo à sa réalisatrice et à son équipe de comédiens ! Voilà un film qui aurait dû recevoir la Palme d'Or… mais le jury n'avait manifestement pas suffisamment de cran...
Nico591
Nico591

54 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2014
Premier film saoudien à naitre qui en profite pour exposer la condition de la femme dans un pays qui la prive totalement de liberté, tout ça via l'histoire d'une petite fille pleine de vie à l'esprit libéré.
La réussite du film tient au talent de la réalisatrice qui avec justesse et délicatesse nous dresse un portrait clair et limpide des mœurs de son pays, le tout sans aucune provocation.
Kinshaw.
Kinshaw.

16 abonnés 187 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2014
Trois étoiles pour le principe, premier film saoudien! ça se fête ! je dirais que c'est encourageant pour l'avenir même si l'intrigue n'est pas au premier plan.
J'aurais peut-être préféré une découverte culturelle plus proche de la réalité car pour le peu que j'en sais, ce film a l'air bourré de clichés et de fantasmes.
Yves G.
Yves G.

1 848 abonnés 4 027 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2013
Je suis allé à reculons voir ce film écrasé par une critique complaisante : comment écrire du mal du premier film réalisé en Arabie saoudite, qui plus est par une femme (qu'aurait-on dit si elle avait été lesbienne ou unijambiste ?!), traitant de la condition féminine ?
Force m'est de ravaler mes sarcasmes (gloups) et d'avouer mon émotion devant ce film délicat et juste.
La simplicité du récit - la vie quotidienne d'une famille dans la banlieue de Riyad - ne condamne pas le discours au simplisme.
Malgré ses Converse et son goût pour la musique pop, l'enfant qui joue le rôle titre réussit à ne pas cabotiner. Elle est suffisamment mature pour comprendre le monde par son intelligence pétillante et suffisamment jeune pour ne pas être encombrée par cette puberté qui va bientôt l'écraser. Elle peut en toute innocence rêver de s'acheter un vélo pour pédaler aux côtés de son petit voisin sans que cela prête à mal. Et s'inscrire à un concours de récitation coranique en espérant en décrocher le premier prix malgré son peu de goût pour les cours de religion.
Et on se surprend à avoir le cœur bêtement réchauffé en la voyant à la fin du film réaliser son rêve.
 Kurosawa
Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 décembre 2013
Ce premier film saoudien est un beau cri de révolte face aux conventions religieuses et sociales actuelles. La bonne idée est d'avoir quelque peu délaissé l'aspect politique, pour pouvoir s'intéresser à l'histoire d'une jeune fille qui devient l'emblème d'une nouvelle génération qui a soif de liberté. D'ailleurs, le symbole que le film utilise pour montrer cette remise en cause est tout à fait judicieux (le vélo). Très bien interprété et doté d'un vrai point de vue, "Wadjda" aurait pu néanmoins être encore plus fort dans se critique. En effet, l'impression finale reste d'avoir vu un film trop gentil, bien que lucide et porteur d'espoir, mais pas assez audacieux pour véritablement marquer les esprits.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 mars 2013
Une jeune actrice excellente pour un film globalement très réussi.
I'm A Rocket Man
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 781 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2015
Film très touchant sur la condition de la femme en Arabie Saoudite. Certaines scènes sont très choquantes et déroutantes pour des occidentaux ! Le rapport aux hommes, les remontrances... mais malgré tout on s'ennuie un peu. le concours coranique relève un peu le niveau mais c'est un peu mou pour emballer réellement ! A voir quand même pour découvrir cette culture très fermée aux femmes mais ne vous attendez pas à une révélation.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 février 2013
Wadjda

Wadjda, 12 ans, a un petit sourire espiègle et préfère chahuter avec son voisin Abdullah, plutôt que de s'appliquer à l'école. Elle porte jeans et baskets, mais pas l'abaya. Tête nue à Ryad, même quand on est une fille de son temps, c'est pas correct. Et c'est encore moins admissible qu'elle rêve d'avoir un vélo pour battre son copain à la course: la-bas, ce rêve est réservé aux garçons.
Quand on est une petite fille au royaume wahhabite, on le reste en attendant qu'on vous ait trouvé un mari. Même sa mère, coquette et plutôt aisée, ne peut rien à çà! Parce qu'en Arabie Saoudite, personne ne peut s'affranchir du poids du religieux et de l'école coranique ou Wadjda fait quasiment figure de rebelle jusqu'à ce qu'elle accepte de participer à un concours de récitation du coran, pour s'offrir le vélo tant convoité.
Fière et obstinée, Wadjda comprend mieux que la génération de ses parents certains blocages sociétaux. Et quand elle décide de mettre le pied dans la porte des préjugés, elle laisse son pied coincé jusqu’à ce que ça s’ouvre…
Un « petit film » sensible qui montre davantage qu’il ne dit. Et si le sujet est mince, reste la fable universelle sur l’émancipation féminine qui en dit long sur l’état de la société wahhabite aujourd’hui.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 mars 2013
"Wadjda" ou le rêve éveillé d'un bouleversement des mœurs.
Ce premier film saoudien est une jolie révélation ! La petite comédienne, pleine d’insouciance, est attachante et détachée des réalités qui l'entourent et briment son existence.
Si on comprend bien, à travers ce film, que les femmes sont totalement soumises, l'étude de ce phénomène manque selon moi de profondeur. Haifaa al-Mansour expose plus qu'elle dénonce réellement, trop de sagesse peut-être ... Elle est largement pardonnée, pour ce premier film.
Le vélo comme prétexte au récit du film est judicieux, quoique peu percutant.
La fin du film est un peu à l'eau de rose mais peu importe, ce film est réussi et je vous le conseille !
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 775 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2023
Un film saoudien réalisé par une femme qui met en scène une jeune fille qui cherche à s'émanciper. On aurait pu avoir un film qui cherche trop à moraliser et à dénoncer le monde saoudien (ce qui est tout de même le cas, évidemment) mais qui le fait avec une certaine justesse sans aller dans l'excès. On découvre donc Wadjda, une jeune écolière qui rêve de conduire un vélo, ce qui est interdit pour les femmes mais qui ne l'empêche pas d'y croire.
Le film est extrêmement simple et classique dans son fond comme dans sa forme mais il est intéressant de voir cette vie sans cliché et sans haine en Arabie Saoudite. La réalisatrice n'a pas cherché à pointer du doigt mais simplement à montrer un fait au travers de différents personnages intéressants, l'héroïne, sa mère et la directrice de l'école en particulier.
nicoreflexo
nicoreflexo

9 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2015
Très joli film avec une interprétation tout en douceur et naturelle de la jeune Wadjda. Elle porte à elle seule tout le film.
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