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Jonathan M
167 abonnés
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2,0
Publiée le 2 avril 2014
C'est fou comme ce George aurait très bien pu être Alain Resnais. Sa disparition ne fait qu'alimenter le doute. En regardant l'affiche, c'est la première chose à laquelle on pense. En regardant le film, je reste sur le banc de touche. J'ai jamais été sensible à son cinéma. Non pas par un coeur de pierre, mais par l'incompréhension des situations. J'étais plutôt dans une salle "pro" Resnais, qui riait au délire fantaisiste du cinéaste. Situation cocasse, oui. Narration, pourquoi pas. Mise en scène, non.
Le style est là mais le style ne fait pas tout. C'est ennuyeux. On dirait une lecture de scénario, un entraînement. C'est peu passionnant. Resnais a fait des films différents tout au long de sa carrière. Ceux qui verront "l'amour à mort" seront décontenancés. Il y a un air très familier de smoking/no smoking moins l'humour et le rythme. Et moins la musique aussi. Ici elle est assez terrible......3 couples se retrouvent pour parler d'un mort sur une pelouse et dans un décor très coloré et design. Ils parlent mais ça n'avance pas. J'ai lu jubilatoire!!!! On croit rêver. Azéma est la seule à être la plus décalée. Les autres ne dégagent pas grand chose. Et pourtant quels acteurs!!!! Décevant. Maintenant avec le recul (et comme c'est son dernier film) je trouve que toutes ses productions devenaient moins passionnantes. Pour moi ça s'est arrêté à "Pas sur la bouche"
Brillante fantaisie pour son dernier tour de piste. On y retrouve, comme dans un héritage, tous les ultimes trésors d’un immense réalisateur. Légèreté, malice, humour, vivacité, inventivité, originalité. Enrichis par un jeu d ‘acteurs merveilleux et des dialogues parfaits. Une belle sortie pour cet artiste !
Si les codes du cinéma de Resnais n’ont plus vraiment de secret pour personne et nous ont offert par le passé de vrais moments d’audace dans la mise en scène, cette fois la magie n’opère plus vraiment. Alors que l’on espérait terminer par un film flamboyant pour ce cinéaste majeur du XXème siècle qui a brillé par son audace tout au long d’une filmographie exemplaire, on ne peut que constater l’échec de ce film plan-plan dont le titre aux accents épicuriens ne correspond en rien à ce que l’on peut voir à l’écran. Alors bien sûr , on pourra voir cette dernière réalisation comme un film testamentaire avec une scène finale plutôt troublante, presque émouvante, mais au-delà du clin d’œil, « Aimer, boire et chanter » restera un film bien mineur au regard de certains chefs-d’œuvre que sont « Providence », « Mon oncle d’Amérique » ou « Muriel ». 1h45 de situations faussement cocasses, d’acteurs qui se débattent tant bien que mal pour servir une histoire vieillotte, sans grand intérêt avec des situations très artificielles et des dialogues bien plats ni vraiment drôles, ni vraiment touchants. On aurait aimé ressortir de ce film ému ou l’esprit jovial et ragaillardi, mais au final, on ne pourra que constater le manque de fantaisie et de séduction qui se dégage d’ »Aimer, boire et chanter ».
Ce qui sera le dernier long-métrage d’Alain Resnais s’avère être un vaudeville sans intérêt et profondément ennuyeux du fait de sa mise en scène minimaliste et épuré. De l’interprétation à la réalisation, tout ici est du théâtre filmé dénué de toute qualité cinématographique et doté d’une histoire certes très dialogué mais aux ressorts finalement très pauvres.
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1,0
Publiée le 4 août 2014
Pour son dernier film Alain Resnais adapte la pièce de théâtre "Life of Riley" et prend le pari osé de réalisé ce film façon pièce de théâtre avec toutes les scènes qui se passent dans des décors fake et des longs draps dans le fond comme au théâtre, un choix original mais parfait pour mettre en avant la qualité des acteurs qui jouent façon théâtre mais c'est voulu du moins je pense. Bien que je salue l'originalité de la chose je m'attendais à voir du cinéma et pas du théâtre, chose que je n'aime pas et c'est pas ce film qui me fera changer d'avis. J'ai pas du tout accroché peut être que c'est parce que je suis pas rodé au théâtre mais j'ai trouvé ça ennuyeux du début à la fin, j'ai quand même regardé jusqu'au bout comme je le fais à chaque fois mais ça a été dur j'ai jamais été embarqué dans cette histoire qui est pas drôle et pour moi pas du tout intéressante. Le casting qui est très bon ne suffit pas à rendre tout ça regardable et c'est bien dommage. Un film qui je conseille uniquement à ceux qui aiment le théâtre.
Disparu moins d'un mois avant la sortie en salles, voici le dernier opus d'Alain Resnais, à tous les sens du terme donc. Etrange parabole que ce film qui parle de la mort prochaine d'un homme qu'on ne voit jamais. Aimer, boire et chanter est adapté du même auteur britannique qui avait déjà donné au réalisateur Coeurs et surtout Smoking/No smoking, auquel on pense quelque peu ici. Il faut, dans les premières minutes, s'habituer aux...
Resnais termine en mode mineur mais reste fidèle à sa thématique de l'amour et de la mort et au style faussement théâtral de "Smoking/No smoking", que rappellent ici la pièce adaptée du même auteur et les décors de Jacques Saulnier. Le scénario n'est pas très folichon mais l'émotion de la dernière séquence révèle à quel point le film semblait indiscutablement être le testament du cinéaste.... Merci Resnais !
On retrouve ici, avec l'émotion de la dernière fois, la qualité Resnais, les acteurs de la troupe Resnais, la finesse de son humour ravageur, notamment à propos du couple et des méandres de l'amour. Sous une forme extraordinaire, ni théâtre, ni cinéma, mais avec la magie du spectacle de bateleur, ne s'interdisant aucun artifice, Resnais nous promène dans une histoire savoureuse et pleine d'humanité. Chapeau l'artiste!
Le dernier film du réalisateur raisonne comme un testament à l'honneur des actrices qui ont peuplé sa carrière. Le film vaut le détour malgré quelques longueurs.
Tourné dans des décors de théâtre, ce testament de Resnais, dont le dispositif fait penser à celui du diptyque "Smoking / No Smoking", est un ballet réjouissant autour de l'amour et de l'emprise d'un homme (spoiler: que l'on ne voit pas ) sur les femmes qui l'entourent. Interprétée par des comédiens superbes, cette œuvre hybride, si british, empreinte de nostalgie voire de mélancolie, reste attachante malgré son côté éminemment théâtral, convoquant également la bande dessinée, si chère au cinéaste.
Un film lumineux qui s'amuse avec les codes du vaudeville et sur lequel plane l'ombre de la mort. Un dernier émerveillement de la part d'un cinéaste majeur.
Le grand talent de Resnais ne suffit donc pas à sauver le film, englué dans une historiette insipide. De belles idées cependant (décors, dessins, costumes, cadrages, musique...) mais on est loin de Smoking No Smoking. Les acteurs sont excellents, sauf H. Girardot qui semble dire son texte du bout des lèvres. C'est dommage, ça fait contraste avec les autres.
Dernier long-métrage d’Alain Resnais avant sa disparition quelques jours avant sa sortie au cinéma, Aimer, Boire et Chanter s’offre un casting à valeur sûre. Ainsi Sabine Azéma, André Dussollier, Hippolyte Girardot ou encore Sandrine Kiberlain petite nouvelle au cinéma de l’auteur, s’échangent des mots philosophiques sur la vie dans des décors propres à Resnais, minimalistes et théâtraux. Les dialogues sont ficelés pour être intelligemment subtiles et prenants. Maladie, relations amoureuses, jalousies et possessions sont les maîtres mots de ce dernier long-métrage. Le cinéma d’Alain Resnais a toujours été particulier, il ne s’adresse pas à tous, mais ceux qui l’apprécie savoureront avec délectation Aimer, Boire et Chanter. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44