Carol
Note moyenne
4,0
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412 critiques spectateurs

5
86 critiques
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52 critiques
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Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2016
Bien aimé ce double et tendre regard de femmes sur elles-mêmes. L'image est somptueuse, la musique aussi, c'est délicat et progressif à la façon des meilleures histoires américaines des "grands maîtres" (Noël, les jouets), une certaine euphorie qui change des exhibitions très frontales avec le fracas qui s'ensuit auxquels le cinéma a donné ces derniers temps. Un film pour les penchants naturels assumés avec élégance,, un long chemin pour se débarrasser de la culpabilité d'être ce que la société réprouve tacitement. Le récit, les dialogues, les intérieurs, les déplacements réguliers, la tension monte et ce qui frappe est l'absence de rejet de "la faute" sur l'autre dans ce couple vertigineux.. Y règne, en plus des seconds rôles (dont celui, hilarant de la duègne ou du mari propriétaire !) et malgré les secousses venues de l'extérieur, le climat serein des amies d'enfance, cet espace intime imperméable au double jeu dès qu'il y a un tiers. Les scènes de crises font sourire, trop proches de ce que la réalité apporte dans les foyers ! Une jolie histoire qui semble confier que la vie fait aussi quelques cadeaux et que pour les garder il faut faire preuve d'imagination.
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2016
Une film esthétique mais un peu froid, porté par deux actrices exceptionnelles et particulièrement subtiles.
Une critique plus détaillée et d'autres sur
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2016
Film élégant et feutré tout en douceur, qui ne se veut ni militant ni moralisateur.

Une belle reconstitution du New York des années 50, une belle photo avec des couleurs chaudes.

Histoire d'amour entre deux femmes, l'une mère de famille bourgeoise en instance de divorce, l'autre jeune fiancée à la recherche de sa voie professionnelle. L'histoire est joliment racontée et il en reste un goût agréable et raffiné.
De smet M.
De smet M.

15 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2016
De l'obscurité veloutée aux Amériques et au New York enfumé, embaumé dans une ivresse de brume atlantique et de gaz d'échappement corsés, il n'y a qu'un élégant mouvement ascensionnel dont Todd Haynes semble avoir retrouvé, dans les archives de sa vidéothèque sirkio-wellesienne , la recette perdue. Du nuage qui enveloppe la ville debout, s'échappent parfois le sommet d'un gratte-ciel naissant ou bien une série d'automobiles aux cirages soignés. Le fantasme est prêt à être malmené, pour enfin revivre ce sur quoi il peut sainement s’épancher, jeter son dévolu : deux personnes, deux femmes, vouées seulement à des regards polis, des mots vides, puis à l'oubli, qui vont, au hasard du rayon jouets d'un grand magasin, esclaves de ce quelque chose d'inexpliqué, devoir faire converger leurs chemins. Cette étincelle, ce moment où les deux corps se figent face à face, sera entretenu seulement au prix, hélas c'est l'époque qui le veut, de l'exil.

Pour explorer une époque (ce que fait Haynes film après film, ici d'après Patricia Highsmith), le cinéaste choisit le phare d'une histoire d'amour impossible, comme toujours très révélatrice du climat général. Réciproquement, il s'appuie sur des mœurs comme facteurs déterminant la relation entre les personnages. Ici, il s'attache à conter une histoire dans sa phase la plus excessive et fiévreuse, en expansion dans l'espace entre la rencontre, un coup de foudre, très vite l'isolement, et un engagement fondateur qui raccroche les deux individus à la société en tant qu'entité nouvelle.
C'est une métamorphose fondamentale qui, comme dans sa conception biologique, est une débauche d'énergie considérable. Il y a création d'un troisième être, le couple nouveau dans une ordre social qui y est fondamentalement réfractaire. La force que sollicite cette transformation est au centre de l'union de Therese et Carol. D'intensité il est avant tout question car, dès le premier regard (qui n'est pas sans rappeler le « passage pour piéton » de La Vie d'Adèle) au rayon jouets, déjà si bouleversant qu'on a d'emblée le souffle coupé, plane sur les consciences le poids des épreuves qui les attendent. L'entreprise de séduction de Carol dès le premier échange, dans l'instant suivant, croule, malgré tout, sous l'immensité de cette histoire nouvelle à bâtir. La mise en scène suivra cette corde qui va plusieurs fois se tendre et se détendre pour ainsi aller de scènes irrespirables jusqu'aux souffles libérateurs.
Très vite, le premier glissement dans la vie de Carol annonce déjà pour elle l'impossibilité de faire face à ce bouleversement, elle dont on suppose une vie jadis plutôt monotone. Comme Therese, les premières suspicions de leurs conjoints respectifs, les premières frictions et la répulsion que lui inspire son mari, vont la pousser à s'isoler, à prendre le large, pour se retrouver ensemble, seules. Cette « lune de miel » est pour les deux femmes comme pour le réalisateur le moment de lâcher les chevaux, d'exprimer pleinement la liberté et l'amour, sans entrave. L'apaisement progressif se fait au gré du rapprochement entre les deux amantes pour se clore par la réunion des corps évacuant comme un torrent la tension sexuelle et émotionnelle [...]

Suite de la critique sur Pours Cinephilie.
Star Forever
Star Forever

30 abonnés 85 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2016
Petit bijou de sensibilité, de tendresse, de finesse, de sensualité, d'émotion ....d'amour ! C'est du bon, du vrai cinéma. Rooney Mara est tout en retenue, en pudeur, en sensibilité ...et Cate Blanchett est d'une élégance rare. Un moment rare de cinéma dont on sort bouleversé; un bijou .....non, un diamant !
Phidel26
Phidel26

6 abonnés 19 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2016
Les deux actrices sont excellentes. La représentation des fifties est assez convaincante, mais le film est un mélo standard dont la seule particularité est d'être un mélo homosexuel, ce qui n'en justifie pas en soi l'intérêt. Le scénario est assez pauvre et on s’ennuie quand même un peu.
Gwen R
Gwen R

54 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2016
Un peu lent à décoller le film est servi par deux interprétations excellentes dans un décor et une photo léchés. Moins romanesque que l'excellent" loin du paradis" du même réalisateur.
Valerie N
Valerie N

22 abonnés 216 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2016
Histoire d'amour intense et touchante. Les actrices sont parfaites, formidable duo. Par contre le film est long c'est dommage.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2016
Film délicat est réaliste, Carol raconte la rencontre et l'histoire d'amour de Carol femme mariée en instance de divorce et Thérèse jeune vendeuse de grand magasin. Todd Haynes filme cette histoire avec sensibilité, intelligence et beaucoup de pudeur. Un film juste et un superbe dernier plan. Mention spéciale aux 2 actrices Cate Blanchett et Roney Mara.
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2016
Un film d’amour, tout simplement, tout joliment ! C’est ma présentation liminaire car le film élide la satire sociale du puritanisme des années 50, la pesanteur de la religion, du conformisme. Le thème de l’homosexualité dans le contexte des années cinquante aurait pu donner lieu à une description didactique de la société empesée du moment. Mais avec une élégance rare, ce sont d’autres thèmes qui sont mis en avant ; dans une relation amoureuse, que peut-on donner ? Que peut-on recevoir ? A quoi doit-on renoncer pour rester cohérent avec ses sentiments ? Que peut-on risquer dans l’abandon a ses penchants ? Cette belle histoire d’amour, voire de fascination est magnifiquement traitée et surtout servie par un duo d’actrice époustouflant avec une mention spéciale pour Rooney Mara qui avec des faux airs de Audrey Hepburn est carrément craquante.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2016
Thérèse est assise de dos, dans un restaurant luxueux ; en face d'elle, Carol, une femme magnifique, étincelante, au charisme incroyable. Puis un homme vient volontairement les déranger pour inviter Thérèse à une fête. Le film est ouvert et s'engage alors sur les souvenirs de Thérèse, depuis sa première rencontre avec Carol, à travers la vitre brumeuse de la voiture qui la conduit à cette soirée. Une grande partie du film utilise une caméra subjective pour mieux dire les échanges de regards, à l'instar de l'affiche qui présente les deux femmes de biais, les yeux à l'inverse l'une de l'autre. Le long-métrage joue en permanence sur les faux-fuyants, les croisements de perspectives en filmant les personnages à travers des fenêtres fermées, des portières de voiture, des miroirs, d'ailleurs très souvent couverts de buée, comme des larmes. Justement, les sanglots douloureux de ces deux femmes, à l'épreuve de leur amour impossible, sont rares, comme suggérés par ces vitres trempées. On pense alors au poème sublime de Baudelaire qui invite à regarder son propre ciel à travers une fenêtre close. Todd Haynes, derrière cette histoire d'amour, invite à aller au-delà des apparences. Il choisit un grain d'image abîmé, tout en soignant la beauté quasi hypnotique de ses deux héroïnes. Les hommes sont perdus au milieu du combat qu'elles mènent pour leur émancipation sexuelle et sociale, au risque de perdre la dignité. Bref, "Carol" est un chef d'œuvre lumineux, pudique, et juste. Il fait honneur aux femmes, et surtout au combat politique que mènent les organisations homosexuelles pour la reconnaissance de leurs droits.
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2016
l'homosexualité féminine dans les années 50 superbement reconstituées n'est pas chose facile surtout quand ces rapports côtoient deux mondes si différents. la bourgeoisie avec ses préjugés est implacable. Ce drame, filmé avec intelligence et raffinement accentue encore la détresse des personnages avec les prises de vue derrière des vitres souvent opaques, quelle maitrise ! tous les comédiens sont parfaits emmenés par la virtuosité et l'élégance de Kate Blanchett - du très grand cinéma américain.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 janvier 2016
Therese, vendeuse dans un grand magasin, rencontre Carol Aird, venue acheter un jouet pour sa fille. Carol est belle, envoûtante, riche et mystérieuse. Mariée à un homme qu’elle n’aime pas, elle est en instance de divorce. Les deux femmes vont se rapprocher et se découvrir.

Dans Carol, il y a Cate Blanchett. La seule et l’unique. Cate Blanchett, magnifique, irradiant l’écran, belle et sensuelle, touchante. Elle est Carol Aird, celle qui va séduire Therese (ou se laisser séduire ?), la jeune vendeuse, interprétée par Rooney Mara, et nous séduire également. Comment ne pas s’enticher de cette femme qui refuse de vivre en cage et qui cherche la liberté dans l’Amérique puritaine des années 50? La liberté de faire ce qu’elle veut, d’être ce qu’elle veut être. Aujourd’hui encore c’est parfois difficile en tant que femme de s’affirmer, mais dans les années 50 c’était tout simplement incongru et très mal vu. Les femmes devaient rentrer dans le moule, se marier, faire de beaux enfants et, quand elles étaient mariées à des hommes riches, jouer la potiche. Carol ne veut pas, elle préfère les femmes et n’aime pas son mari, demande le divorce et est troublée par une jeune femme à qui elle propose de partir en voyage. Mais Therese n’est pas juste le faire-valoir de la belle Carol : son personnage évolue durant tout le film. De jeune femme qui se cherche, innocente et inconsciente de son potentiel de séduction, elle devient une femme sûre de ses choix. Elle va se construire. Cette évolution est la pierre angulaire de cette histoire d’amour touchante. Ce n’est pas pour rien que Rooney Mara a gagné le Prix d’inteprétation féminine à Cannes (ex-acquo avec Emmanuelle Bercot). Therese, jolie sosie de Audrey Hepburn, lutte également contre les conventions, contre une vie qui la fera prisonnière. Elle est l’opposée de Carol et en même temps, leur attirance et leur empathie est flagrant.

La suite de la critique sur : mygardenstate.fr
caroceintrey
caroceintrey

35 abonnés 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2016
Carol est un film de Todd Haynes, réalisateur notamment de Velvet Goldmine et de la série Mildred Pierce avec Kate Winslet. J'avais envie de le voir depuis sa présentation au dernier Festival de Cannes, pour ses deux actrices principales : Cate Blanchett et Rooney Mara. Cette dernière y a été auréolée du prix de la meilleure actrice, ex æquo avec Emmanuelle Bercot pour le film Mon Roi de Maïwenn dont j'avais écrit une critique en novembre dernier.

Basé sur une nouvelle de Patricia Highsmith - publiée sous un nom d’emprunt pour éviter la censure de l'époque - ce film ne m'a pas déçue, malgré l'attente.
Cate Blanchett est fascinante dans le rôle de Carol. Oscarisée pour Blue Jasmine de Woody Allen, les tenues des années 40 lui vont à merveille, telle une héroïne hichtcockienne, toute en élégance et féminité.
Rooney Mara, dont je suis les choix de films avec attention depuis son rôle dans The Social Network, évolue dans ce film, d'un personnage discret et effacé à une femme émancipée. Cette transformation est renforcée dans le film par le montage qui fait une boucle temporelle : la première scène est proposée de nouveau en fin de film, avec un autre éclairage pour le spectateur.

Soutenu par de bons seconds rôles (Kyle Chandler est le mari de Carol et Sarah Paulson spoiler: son ex et amie d'enfance
), ce film dégage une ambiance propre aux années 40, au travers de décors et de costumes magnifiques. Il met en scène deux belles et grandes actrices au service de la dénonciation du tabou de l'homosexualité féminine à cette époque. spoiler:
keepondreaming
keepondreaming

46 abonnés 338 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2016
Blanchett et Mara forment un excellent duo, c'est dingue les émotions qu'elles arrivent à faire passer à travers un simple regard. L'histoire du film est très belle mais c'est surtout le jeu des actrices qui m'a conquis ici. Je vous conseille de le voir, il est très bien.
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