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Skipper Mike
111 abonnés
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3,0
Publiée le 20 avril 2014
Malgré une histoire pas forcément originale, on voit bien que c'est avec passion que Claude Lelouch a réalisé "Salaud, on t'aime". Les thèmes qu'il a toujours défendus sont présents, aussi on pouvait s'attendre à une certaine lassitude ; il n'en est finalement rien. Les dialogues ne sont pas excellents, avec une quantité assez indigeste d'aphorismes relevant souvent de la philosophie de comptoir, mais les émotions affleurent bien souvent. Le mérite en revient tout d'abord aux acteurs, très bons pour la plupart, mais aussi à la façon dont Lelouch filme son récit : le cadre magnifique est très utile, associé à une superbe photographie, deux éléments qui font ressortir la déchirure de Jacques Kaminsky, vivant dans un décor de rêve mais incapable d'être heureux sans ses filles. Le tout est sans doute trop ficelé, avec la présence de vieilles chansons, le discours – certes réussi – sur l'amitié, les paysages de carte postale, mais l'émotion est malgré tout vraiment présente, dans les trajets en voiture sous la pluie, sur le visage de Jacques lorsqu'il surprend ses filles parler de sa mort anticipée... Le rebondissement qui intervient vers la fin est en outre très fort, permettant au film d'accéder vers quelque chose de plus grand ; hélas, la suite est moins réjouissante, avec des retournements de situation tirés par les cheveux et une fin consensuelle. Dans l'ensemble, le film reste sympathique, mais il aurait pu être bien meilleur sans deux gros défauts très gênants. Tout d'abord, cette intrigue secondaire autour du casse d'une banque, qui n'a strictement rien à voir avec l'histoire mais qu'on a déjà vue chez Lelouch, preuve de sa fascination stupide pour les grand criminels imbus de leur personne. Plus encore, c'est l'idéologie de droite d'une pauvreté consternante qui abaisse la qualité du film. Pour le réalisateur, l'argent semble être la valeur reine, ceux en disposant étant des gens très intéressants dont les problèmes valent la peine d'être filmés. À des lieues de ceux-ci, ceux n'ayant pas réussi sont condamnés à rester des serviteurs dévoués et incultes, des individus sympathiques qu'on aime bien, qu'on peut aider de temps en temps, qu'on peut même occasionnellement inviter à sa table, mais qui n'accèderont jamais à la distinction des grands propriétaires. De la scène où Jacques invite un Noir à partager leur repas se dégage une sorte de racisme paternaliste : si le photographe ne semble avoir aucune arrière-pensée, il démontre pourtant qu'il se considère comme appartenant à un monde sensiblement différent du vendeur, puisqu'il résout en deux secondes tous les problèmes d'argent de ce dernier, comme s'il ne comprenait pas qu'on puisse être obligé de travailler pour gagner sa vie. Cette idéologie nauséabonde ressort assez souvent dans le film ; pourtant elle ne suffit pas à le gâcher, grâce à une certaine dose d'humour qui est associée à ces scènes.
Plus les années passent, plus nous avons le besoin de nous rapprocher des êtres qui nous sont chers. Avant nous n'avons pas le temps, à cause d'un boulot qui nous accapare tout notre temps, ou d'instabilité sentimentale peu propice aux réunions de famille. Jacques est ancien photographe de guerre, a soixante douze ans, et ses quatre filles lui manquent. Son meilleur ami ment alors à ses dernières en leur faisant croire que leur père est malade pour que tout le monde se retrouve, enfin, en famille.
Film clairement biographique, le personnage principal de cette œuvre représente une sorte d'alter ego de Lelouch. Mal-aimé de beaucoup de personnes de la profession, le réalisateur continue de tourner malgré le temps qui passe et les critiques qui fusent. Idem pour Hallyday qui amorti les coups depuis maintenant plus de cinquante ans. Ce titre Salaud, on t'aime s'applique bien à tous les deux et donne au récit une saveur bien particulière.
Le film pourrait se diviser en deux parts tout à fait inégales. Le côté léger, familial et poétiquement carpe-diem est réussi. Nous avons envie de nous asseoir à leur table déguster un bon verre de vin et parler de la vie, de tout, de rien. Certaines scènes sont mémorables, comme lorsque l'on voit ces deux dinosaures du rock que sont Hallyday et Mitchell chanter faux sur un air du western Rio Bravo. Nous avons comme l'impression que le cinéaste a rassemblé une grande famille dans un chalet perdu en montagne pour y tourner un film. C'est cet aspect spontané et chaleureux que nous aimons dans Salaud, on t'aime.
Mais c'est bien la dernière partie, partant sur le genre du polar, qui nous déçoit le plus. Lelouch insère des flash-forward hasardeux et très mal situés, rendant le récit parfois flou, peu linéaire, et même hors-sujet. La dernière demie-heure ne nous intéresse donc guère car ce n'est pas cela que nous étions venus chercher en allant voir ce film. De plus, les actrices peu expérimentées (si ce n'est Irène Jacob) interprétant les quatre filles du photographe n'arrivent pas à développer une once d'émotion à l'égard de n'importe quel événement narratif, rendant le récit très peu crédible lors de scènes clés. Seule Bonnaire s'en sort parfaitement en nouvelle femme douce et compréhensive d'un vieux briscard à qui l'on pardonne tout.
Mais avec le personnage d'Antoine Duléry, Lelouch semble justifier ce geste cinématographique. La vie serait un polar, et donc le cinéma doit l'être aussi. Mais encore faut-il rendre sa narration censée, attractive et cohérente vis à vis de l'ensemble scénaristique. Ici, ce n'est pas le cas, et c'est fort dommage.
Cette histoire de famille recomposée a été une bonne surprise. ay et E. Mitchell m'ont étonnée, je les ai trouvés très convaincants dans leurs rôles et les actrices ne sont pas en reste. La musique, les paysages, les belles photos de vaches et la réalisation de Lelouch apportent un charme supplémentaire au film.
Du vrai Lelouch! Au moins on identifie tout de suite son style, sa manière de filmer, les dialogues, les effets... Et si on se déplace pour voir ce film, c est que l'on attend du Lelouch. Il y a des longueurs, des scènes interminables mais reste le rendu des paysages qui est tout simplement sublime. Les images sont à tomber par terre et la musique bien dosée. La dernière scène est cependant vraiment de trop et certains cliches n apportent rien. Eddy Mitchell est excellent. Un beau moment de cinéma sans plus.
Un film formidable.....! S'il y a des films à ne pas manquer, celui-là en fait parti. Loin des grands effets spéciaux, des tirs, des bagarres de films d'action; ce film vous surprendra par son déroulement qui nous prend à contre pied au moins 5 ou 6 fois dans le film. Si nous savions depuis des années que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, cela est confirmé par ce Lelouch. Je trouve, à ce film, plein de qualités, nous quittons pour 2 heures notre vie, pour regarder et faire néanmoins des parallèles avec des petits bouts de la notre parfois...! Les prises de vues sont d'une beauté......! c'est dégueulasse d'avoir autant de tallent....! il faut en laisser un peu pour les autres.... Il nous faut aller jusqu'au bout du générique de fin pour pouvoir reprendre nos esprits et une activité normale.....(nous sommes allés boire une bière)
Belle surprise! Je ne suis pas du tout fan de Lelouch et en général, ça passe ou ça casse avec lui. Le dernier que j'avais vu étant itinéraire que j'avais adoré. Seulement, il reste un grand cinéaste, qu'on peut dire à l'ancienne ms dans le bon sens du terme et qui me fait aimer ce film choral. Il y en a peu qui film avec autant de sincérité et d'amour. Parfois c'est limite, c'est bancal mais quelle beauté dans les images et dans la vision de la vie, des gens, de l'amitié et de l'amour (avec un grand A : paternel, amant, soeurs, amis, voisins). J'ai hésité avec très bien mais il y a néanmoins trop de longueurs, surtout dans la deuxième partie du film qui est un vrai renversement (bienvenu pourtant et cohérente) mais la conclusion arrive trop longtemps après, on sent que le film tire et s'éparpille dans une sorte de "policier" qq peu ridicule même. Le GROS plus reste l'interprétation. Peu de réal aussi arrivent à tirer autant de justesse et de vérité chez ses acteurs. Tous superbes. Johnny fait oublier le chanteur, c'est juste hallucinant. Il se met à nu, c'est véritablement émouvant. Son visage reste beau, gravé dans la douleur comme le bonheur selon la scène. Son duo avec Eddy Mitchell est juste formidable. On ressent leur vraie amitié et respect. C'est beau à voir et déjà une scène culte devant le film Rio Bravo ! Les 4 "filles" sont sublimes aussi avec mention pour la plu jeune, tout en fougue et nuance. Bémol pour Pauline Lefèvre que je trouve parfois en sur-jeu ou transparente, comme parfois bonne aussi (mais je ne suis peut-être pas objective, ayant travaillée avec elle dans un ancien temps, avant qu'elle ne soit actrice !). Enfin, SUBLIME Sandrine Bonnaire, de la trempe des Deneuve et Huppertt. Qui se bonifie avec l'âge, elle s'offre aussi à la caméra comme à ce nouvel amour. Elle est lumineuse, sensuelle, fraîche et vraie. Son couple avec Johnny est juste naturel et touchant. On se demande parfois dans la première partie où veut en venir le réal ?? Que va-t-il se passer dans ce paysage et ses retrouvailles, mais il sait en fait faire rebondir cette histoire, de manière assez surprenante ms tjs plausible et émouvante (principalement avec le renversement du milieu). En fait, c'est juste la vie qu'il nous présente !!! Avec son lots d'emmerdes, de joies, de doutes, de questions et de douleurs. J'ai juste trouvé le final concernant Johnny un peu "dommage" par rapport à l'ensemble et sa vie mais en fait, oui, la vie c'est ainsi, c'est parfois bête, c'est surprenant, il faut faire alors avec, sans regrets. Juste la vivre! Merci pour ce joli conte qq part, cette tranche de vie. Je recommande s à aprioris, juste à savourer comme un petit moment de partage de la vie du réal.
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1,0
Publiée le 28 octobre 2020
Avec Salaud, on t'aime Lelouch essaie tellement désespérément d'être original mais il finit par être seulement une parodie de lui-même. Par exemple les quatre filles de Jacques (le personnage principal) Kaminsky a eu commodément quatre filles avec quatre femmes différentes au cours de quatre saisons différentes. Il finit par les mal nommée Printemps, Été, Automne et Hiver Kaminsky vraiment comme c'est original. Jamais Lelouch n'a autant testé ma patience et croyez-moi il l'a fait plus d'une fois dans le passé. Je ne sais pas à quoi pensait le réalisateur mais croyait-il vraiment qu'il toucherait son public en faisant défiler les richesses des personnages principaux encore et encore tout au long du film ?. Toute l'histoire absurde devient rapidement arrogante lorsque l'histoire révèle que Kaminsky a acheté une maison de campagne de plusieurs millions dans le seul but peut-être de rencontrer à nouveau l'agent immobilier qui lui a montré la maison en premier lieu. Et je ne parle même pas de la quatrième fille qui s'est présentée dans un hélicoptère à l'improviste...
C'est une bande de potes plutôt qu'une famille, quoique recomposée, qui se retrouve autour du patriarche, Johnny, qui va soit-disant mourir. C'est en fait ça la petite intrigue du film. Est-il mourant ou non? Finalement il l'était, et il meurt mais c'est plutôt un accident. C'est un portrait de famille, dans de superbes paysages de montagne, un Johnny en grande forme de même pour son acolyte de toujours, Eddy. Ce film n'a pas la profondeur de certains autres Lelouch, il lui manque un petit quelque chose, pour dégager un peu plus d'émotions. Mais on passe un bon moment.
Fan de la première heure de Lelouch, mais pas de Johhny et toujours pas fan, je n'ai pas été déçue par ce film admirablement filmée comme sais le faire ce cinéaste trop décrié à mon goût, Sandrine Bonnaire et comme toujours très juste dans son jeu, une belle pléiade de jeunes actrices l'entoure avec beaucoup de justesse à la fois familial et polar ce film nous tiens en haleine et en plus les paysages sont très beaux du beau cinéma à voir bande son excellente
Il y a des films de Lelouch que j’ai beaucoup aimé, d’autres bien aimé et d’autres (beaucoup plus nombreux) pas aimé du tout. Salaud on t’aime fait parti de cette dernière catégorie. C’est à se demander comment on peut laisser sortir un film aussi mauvais ? Aussi mal interprété ? Des acteurs et actrices au jeu incroyablement inexistant, un scénario complètement bidon auquel on ne peut, à aucun moment, y croire tant tout arrive comme ça sorti du chapeau. Pourtant le film est long, très long et tout arrive très vite ! A commencer par l’histoire d’amour entre ce photographe (à ce sujet Hallyday aurait pu au moins prendre des cours de photos car il n’est ABSOLUEMENT pas crédible dans ce rôle, à commencer par son maintien de l’appareil photo !! Mais Johnny n’est JAMAIS crédible en acteur, il est toujours vraiment mauvais) bref tout arrive comme ça sans aucune cohérence et sans aucune profondeur. Des actrices vraiment mauvaises comédiennes, des dialogues d’une nullité incommensurable. Mais qu’est-il donc arrivé à Lelouch pour réaliser un tel navet ? Sandrine Bonnaire sort son épingle du jeu et c’est bien la seule. Si Valérie Kaprisky envisageait un retour à priori bien mérité sur les écrans, c’est on ne peut plus raté avec son interprétation, si rapide fut elle, dans ce TRES LONG métrage de Lelouch ! C’est dommage pour elle, c’est dommage pour tout le monde et c’est surtout dommage pour le spectateur qui se voit payer une place de cinéma pour assister à un tel désastre ! Et par pitié, cessez de faire tourner Johnny Hallyday ! Il est grand temps qu’il comprenne qu’il est bien trop mauvais comédien ! Qu’il reste chanteur !
Bof, bof, bof. Ce n'est pas un film que je déconseillerai, mais surement pas un film que je conseillerai. J'imagine que les fans de Lelouch aimeront ce film mais je pense que ce seront les seuls. Des situations qui ne fonctionnent pas, des réactions disproportionnées ou incompréhensibles, des situations auxquelles on ne croit pas. A un moment j'ai eu l'espoir que le film allait démarrer en s'engageant sur une piste plus "polar" mais en fait non, le soufflé retombe aussi vite.
un bon film ,on s'attache aux personnages ,les acteurs sont bons , les paysages magnifiques mais la fin est peu crédible et inutile ! un bon lelouch quand même !
on est allé voir ce film un peu par défaut et finalement on en est ressorti pas trop déçu car c'est très bien joué , on a été surtout très agréablement surpris par le trio Hallyday/ Bonnaire / Mitchell qui ne cherchent pas à "surjouer" et rentrent vraiment dans leurs personnages Dommage que le scénario soit un peu "faiblard" et que la dernière partie du film tourne au "n'importe quoi" : Lelouch est décidément très bon quand il faut du Lelouch (à savoir quand il s'intéresse aux personnages eux même) mais quand il s'essaye à autre chose (en l'occurrence une espèce de mauvaise intrigue policière) cela devient très très moyen ...
Le plaisir de voir ce film mérite d'écrire ces quelques lignes. Pourquoi ? Parce que Lelouch filme magnifiquement, chaque plan est superbe, parce que Eddy et Johnny jouent excellemment bien, parce qu'on oscille entre sourire et émotion sans s'en apercevoir, que les femmes y sont belles et émouvantes le tout sur un scénario simple, mais n'est pas là le talent ? Bravo.
J'ai trouvé le film dans son ensemble fort sympathique, les personnages sont attachants et plusieurs passages sont plutôt rigolos, mais cette histoire avec les chasseurs (pour faire simple et sans spoilers) fait tâche et j'ai pas du tout apprécié les scènes en rapport. Ceci dit l'idée de base, spoiler: le suicide , aurait pu être gardée car ça reste surprenant et sans cela le final aurait été trop prévisible (spoiler: le fait que Kaminsky soit vraiment malade on le voit venir gros comme un camion ).