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Ironpika
131 critiques
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3,5
Publiée le 28 avril 2020
Une nouvelle fois sous la direction d’Antoine Fuqua, Denzel Washington reprend avec efficacité le rôle de Yul Brynner dans ce western encore plus explosif que son illustre modèle (1961). Ajouté à cela une mise en scène sans fausses notes et lumineuse, et un somptueux casting, et ces 7 Mercenaires version 2016 s’imposent comme LE Blockbuster à voir pour bien démarrer l’automne.
Passé l'idée de la possibilité et même de l’inutilité d'un remake des 7 mercenaires, Antoine Fuqua prend le pitch de base pour nous livrer ici un bon western d'action avec des acteurs efficaces et impliqués. Alors certes, nous n'avons pas ici le charismes d'un Yul Brynner, d'un Steve McQueen, d'un James Coburn, ou d'un Charles Bronson. Non, le point fort de ce film est dans sa dynamique, son visuel graphique. C'est un western poisseux et cru qui efface toute poésie et rentre directement dans le lard. On n'en gardera pas forcément un grand souvenir mais c'est un grand spectacle.
Le film de Fuqua ne questionne ni l’héroïsme et donc l’obsolescence de ces personnages et pourtant il avait de quoi faire avec ces nombreux archétypes (le mexicain, l’indien, l’asiatique, etc...) ni la question civilisationnelle qui constituent pourtant le cœur du western.
En voilà un excellent western, surtout que le genre a quasiment disparu des écrans. Réalisé par Antoine Fuqua qui s'y connait dans l'art de maintenir le spectateur en éveil ("training day", "equalizer 1 & 2", "la chute de la maison blanche", "shooter tireur d'elite" etc...) ce remake des "7 mercenaires", western légendaire si il en est, propose lui aussi un casting de choix mené par Denzel Washington aux côtés de Chris Pratt, Ethan Hawke ou encore Vincent d'Onofrio qui m'épate à chaque fois que je le vois est qu'il serait injuste de cantonner à son rôle dans "New York Section Criminelle". "Les 7 mercenaires" new look rassemble tous les codes du western : paysages superbes, méchants d'anthologie, cavalcade héroique lors de l'enorme bataille de la seconde partie du film et bien sur duel final. La mise en route dans la première partie sur le recrutement progressif des 7 par Denzel Washington est peut être un poil longue, mais c'est vraiment le seul point à mon sens, un peu comme quand on scrute l'usure de la fourchette dans un restau 4 étoiles.... 4 / 5
Voila, encore un remake raté, pourquoi vouloir moderniser à tout prix une histoire que ce déroule dans le passé, on ne tourne pas un western à la Matrix !!!! Et si on veut faire cohabiter les époques on se regarde l'excellente série Westworld...
Habitué aux films de flingue qui explose, Antoine Fuqua retrouve son acteur fétiche Denzel Washington pour s'essayer au genre du Western. Dans cette reprise d'un classique du genre, le réalisateur apporte sa touche moderne dans ce monde de cowboy avec une allusion au stress post traumatique et des références contemporaines. Pour ces Avengers d'avant l'heure, le combat n'est pas aisé face à une armée de mercenaires prêt à en découdre pour récupérer des riches terres. Sans ennui et avec un casting très sérieux , ces 7 mercenaires est un western qui décoiffe mais ne deviendra pas une référence pour autant.
Une bande de gars au colt fumant qui traque un industriel véreux mettant à sac les villages qu'il veut acheter, des pétarades de balles dans tous les sens, des traits d'humour ponctuels et des acteurs qui remplissent le contrat de la "masculinité badass", Les Sept Mercenaires est une relecture du classique du cinéma qui trouvera son public sans problème. Pour les autres moins amateurs de films "bourrins", attention à la durée du film qui se fera ressentir (j'ai subjectivement décroché une bonne dizaine de fois) et le scénario ultra-simpliste suit bien les principes des premiers westerns (une histoire linéaire et manichéenne pour laisser plus de place aux acteurs, aux duels et à la mise en scène) qui ici ne se foule pas trop sur (justement) l'habituelle mise en scène. Les acteurs sont convaincants sans être excellents (avec une mise en réserve pour Chris Pratt à qui l'on fait faire des tours de magie ridicules et des blagues plates, quel dommage, car cela sape complètement la crédibilité de son personnage). Le final tient ses promesses, avec la spoiler: mort très attendue d'un membre secondaire de l'équipe "pour faire sérieux" et une victoire haut la main sur le très vilain industriel , du classique, quoi. Sans prendre aucun risque, Les Sept Mercenaires modernise le célèbre film éponyme, qui attirera les amateurs de blockbusters explosifs.
Les magnifiques sept 2016 vitaminé, bien énergique à agiter, ça jette et bouge dans ce village tyrannisé par le pouvoir immense de l'argent crapuleux dans le Sud Confédéré. Mercenaires contre bandits shérifs à leurs bottes, trouvant tout ce qu'ils trouvent sous les mains, bataille de pistolets du bon vieux Western Spaghetti, armes blanches, haches à l'arraché, c'est jouissif tout ça. Belle photographie et sublime paysage au coucher du soleil lorgnant sur les vastes plaines des Amériques par la locomotion chevaline, en hommage au classicisme d'Hollywood où il fut un temps noir et blanc. Une réalisation égale à 1961, un re-and-remake moderne pas mieux mais pas moins, c'est bien sans temps mort.
A mi-chemin entre le western et le blockbuster, les Sept Mercenaires (2016) d'Antoine Fuqua (notamment connu pour la réalisation d'Equalizer et de la Chute de la Maison-Blanche), remake du classique de 1960 signé John Sturges, souffre justement de cette comparaison. Malgré un casting prestigieux (Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke et Vincent D'Onofrio), des paysages somptueux, une lumière éblouissante et des cascades à couper le souffle, nous sommes tout de même assez loin de l'oeuvre originale, elle-même inspirée des Sept Samouraïs (1954). En dépit de ce qu'affirme Denzel Washington en prétendant que ce film n'est pas un remake mais une oeuvre inspirée de celle de Sturges, si vous avez vu la version de 1960, vous retrouverez de trop nombreux points communs pour considérer ce film comme une simple inspiration. Du titre, pour commencer, puis du scénario en passant par le déroulement et l'issue de l'intrigue. Sept hommes, sollicités par des habitants en détresse, s'unissent pour les protéger d'un industriel peu scrupuleux et prêt à tout pour s'enrichir, quitte à piller, détruire et tuer tout ce qui se trouve sur son passage. Réunissant des individus d'univers et d'origines totalement différents, cette mission "impossible", d'après les dires du héros, verra l'affrontement de la solidarité et de la justice contre la cupidité et la violence. En somme, un duel assez banal. Finalement, bien qu'un peu trop long selon moi (près de 2 heures et quart), ce film respecte assez bien l'oeuvre originale. Quelques nouveautés à noter, dont l'introduction d'un guerrier comanche parmi les mercenaires et le rôle crucial d'une jeune femme déterminée. Des apports intéressants qui ne dénaturent pas le premier film et qui permettent même de le dépoussiérer un peu, comme comptait le faire le producteur. Toutefois, un rythme assez inégal et une bataille finale bien trop longue risquent d'ennuyer le/la spectateur(rice). L'humour n'est pas toujours correctement dosé et peu de performances se remarquent, mais globalement, le niveau reste assez correct. Parmi les points positifs : des cascades impressionnantes (un constat peu étonnant lorsqu'on sait que l'équipe des cascades a compté des professionnels ayant travaillé dans des films avec John Wayne et John Ford), des paysages extérieurs somptueux baignés par une lumière parfaite, et un Denzel Washington performant et crédible en leader expérimenté et incontesté de cette bande de justiciers.
Denzel Washington est de loin mon acteur préféré, et j'adore ce film où il a joué son premier western. Il est drôle, timide, mais aussi il sait tirer avec un fusille là où il faut. Je n'ai pas vu le premier film, alors aucune comparaison, mais j'étais scotchée devant ce film du début à la fin. Chaque acteur principal joue son rôle à la perfection. J'ai surtout aimé Chris Pratt et Vincent d'O. Un film où les méchants cont vraiment méchants, et les gentils allient une certaine innocence de la part des habitants du village pris en otage par un homme qui ne pense à lui, prêt à sacrifier ses hommes pour gagner. Les 7 mercenaires sont un collage de la société, et chaque jour leur respect l'un pour l'autre agrandi. J'ai bcp aimé le rôle joué par Emma Caulen dans le film, une femme qui veut de la justice pour la mort de son mari tué par Bogue lui-même. J'ai beaucoup aimé la fin, mais j'ai déploré la mort des mercenaires auxquels je me suis attachée. Je ne peux rien dire du mal de ce film. Je sais que d'autres ne sont pas d'accord avec moi, mais tant pis pour eux. Ce film est excellent, les acteurs excellents, le scénario, la musique excellents. Je recommande ce film haut la main. Et chaque personne à qui j'ai parlé de ce film, qui l'avait déjà vu m'a dit la même chose : CE FILM EST MAGNIFIQUE.
Une resucée en bien plus catastrophique ! Déjà que la première version (1960) n'était pas folichonne, enfin elle avait pour elle le charme et l'excuse de l'époque... C'est plus moderne, plus rythmé mais les dialogues sont bien moins tranchants et marquants. On ne s'attache pas aux personnages. Je m'attendais à ce que la bataille finale soit au moins épique mais quelle le fût pas ma déception devant pareil camouflet ! C'est n'importe quoi, un gunfight géant sans queue ni tête partant dans tous les sens comme un vulgaire blockbuster bourrin, une bouillie pseudo héroïque. Et puis la modernité des armes utilisées (explosifs, mitrailleuse du turfu) dénote avec l'époque (1879) et le genre (western). Même la BO est nulle, une espèce de soupe aux relents patriotiques on ne peut plus cliché. Pour finir, la VF est catastrophique. Je ne vois pas beaucoup de points positifs si ce n'est aucun... Un gros loupé dans la filmographie d'Antoine Fuqua !