Derniers Avis : Jacky au Royaume des Filles - Page 13
Jacky au Royaume des Filles
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Un visiteur
5,0
Publiée le 13 février 2014
Ce n'est pas une comédie, c'est une satire. C'est parfois amusant, parfois grinçant, parfois dérangeant mais c'est original et osé, ça interpelle et ça fait mouche. A voir.
Film léger, qui se prend pas au sérieux. Il ne faut pas s'attendre à un grand film mais pour se détendre sans trop réfléchir ça passe ! Je m'attendais à plus de réflexion sur les injustices hommes/femmes et j'ai été un peu déçue à ce niveau ...
Il y avait quelque chose de très prometteur et un peu "montypythonesque" dans les 10 premières minutes. Et puis plus rien. Pfffuit. Le soufflé retombe dans un concert de blagues grotesques et de rires gras, pour finalement nous laisser comme un arrière-goût de malaise.
A la lecture des avis négatifs et suite à l'avertissement de la caissière me "prévenant" de la similitude du film avec des plantains vendu à prix d'or dans le film, j'avais très peur. Résultat, le film manque un peu de rythme mais l'idée est vraiment originale ! Et une bonne idée dans une comédie qui en plus amène à réfléchir, c'est largement suffisant pour faire un film largement au dessus de la plupart de ces congénères.
Inutile de dire que la subversion est partout ici, non seulement dans l'inversion des rôles, mais aussi parce que le vitriol déborde : les femmes sont des marâtres, les hommes se jalousent férocement – n'étant plus que des objets sexuels –, les slogans et émissions télévisées sont débilissimes – mais à peine plus que sur nos chaînes, l'intégrisme religieux est plus vrai que nature, l'arbitraire de la domination sexuelle est clairement démontré (par l'absurde), les acteurs n'hésitent pas à charger dans l'outrance, et le langage lui-même est déformé, subverti : une sorte de novlangue à la George Orwell. Au fond, ce film est dans l'air du temps : il joue à fond sur l'ambiguïté sexuelle (l'androgynie de Jacky et de la Colonelle) et la scène finale est un clin d’œil malicieux adressé aux manifs pour tous. Au total, je n'ai pas beaucoup ri (le spectacle d'une dictature ne parvient pas vraiment à me faire rire, même par l'absurde, comme ici), mais je me suis bien marré par le côté potache de l'ensemble (à comparer avec la nullité des Profs, visionné à Paris y a pas longtemps), à essayer de décrypter les nombreux jeux de mots et l'humour, pourrait-on dire, à la Charlie hebdo. Je crois que Cavanna méritait ce genre de film-hommage...
Le semi-échec de "Jacky au royaume des filles", qui laisse l'impression persistante d'une bonne blague étalée sur une heure et demi, ne dévalorise en rien le talent de Riad Sattouf qui sublime encore une fois son acteur disgrâcieux Vincent Lacoste.
Attention O.C.N.I. (Objet cinématographique Non Identifié) Bubunne c'est du Satouf à 200% Un truc de ouf qui ne laisse pas indifférent, c'est du grand n'importe quoi et pour moi ça a déjà le mérite de prendre des risques de nous emmener dans un délire d'auteur. C'est du jamais vu et dans le carcan nombriliste du cinéma français PUT*** ça fait du bien ! Que dire des guest...Charlotte Gainsbourg...C'est dingue l'égérie du ciné indé (Lars s'il vous plait) qui accepte de tourner là-dedans...J'aimerai trop l'interviewer là-dessus ! Noémie Lowski et Bonneton qui nous dévoile spoiler: un sein lors d'une tentative de viol de Jacky . Et Michel Hazanavicius, merde l'oscar du meilleur film quand même qui joue aussi dedans... Partant du principe que c'est du fluide glacial, on comprend mieux ! J'aime bien la cartouche qu'il met à la burka, l'inversion des rôles est sympa, le nouveau vocabulaire crée à l'occasion, le système dictatorial mais il manque un quelque chose pour que la sauce prenne et c'est dommage... Parce qu'on voudrait y croire aussi à 200%
Je ne pensais pas mais j'ai finalement trouvé ce film intéressant et courageux. Et ça fait du bien que des réalisateurs obtiennent des fonds pour faire des films où ils vont pouvoir réellement tenter une expérience avec leurs idées propres. Ca prouve que la démocratie fonctionne au moins dans le cinéma français. Les réalisateurs américains doivent nous envier après avoir vu ça ou être terrifié...par la crudité de certaine scène... Vincent Lacoste est formidable.
Parodie creuse, Jacky au royaume des filles se contente d’inverser les rôles sans jamais aller plus loin. Malgré quelques rares bonnes idées et un casting étonnant, Riad Sattouf se complaît dans la bouffonnerie et comble le vide abyssal de son scénario éculé avec des gags benêts et sous la ceinture.
Loin d'être subtil, « Les Beaux gosses » avait toutefois quelque chose de très pêchu qui le rendait hautement fréquentable, d'autant qu'il était parfois vraiment drôle. Sur le papier, « Jacky au royaume des filles » est plus ambitieux, plus prometteur et doté d'une originalité dont peu de films français peuvent se targuer. Hélas, il faut croire que le mal touchant la « french comedy » est profond, car d'emblée la gêne est palpable. On se contente de quelques mots inventés, d'un retournement des valeurs hommes - femmes poussé à l'extrême sans que cela soit drôle et encore moins percutant. Au final, Riad Sattouf ne réalise nullement une œuvre politique, juste un pauvre truc se traînant mollement, sans grande saveur et surtout d'un intérêt plus que limité. Alors c'est vrai : on sent par moments un réel potentiel et tout n'est pas dégueulasse, mais c'est lourd, fauché (du moins en apparence) et très auto-satisfait, comme en témoigne des dialogues ou des personnages souvent irritants, où tout semble prétexte à la blague et à la dérision. Encore ce parti pris serait totalement assumé, mais même pas, le réalisateur semblant vouloir ratisser large sans jamais se donner les moyens de combler les attentes des uns et des autres. Heureusement, quelques sympathiques numéros d'acteurs (Valérie Bonneton, Michel Hazanavicius et surtout Anémone) viennent égayer parfois notre indifférence, compensant notamment les compositions indigentes de Vincent Lacoste et Anthony Sonigo. Bref, si son étonnant point de départ lui donne un petit côté atypique, cette relecture trash de « Cendrillon » accompagnée d'un zeste de « Certains l'aiment chaud » faillit néanmoins dans tous les domaines (quelle musique atroce ! N'est pas Carpenter qui veut, M. Sattouf) : décidément, si même les productions françaises alléchantes viennent couler à pic...