Derniers Avis : Jacky au Royaume des Filles - Page 3
Jacky au Royaume des Filles
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3,0
Publiée le 18 juillet 2020
Pas facile de rentrer dans cet univers très barré de bubune! Au début je ne savais pas trop quoi penser de ce film, mais au fur et à mesure on comprend bien que nous sommes en plein dans une comédie satirique qui dénonce énormément de choses avec beaucoup d'intelligence je trouve. En fait, c'est soit on adhère à l'univers et on adore le film soit on trouve que c'est beaucoup trop tiré par les cheveux, et que les gags ne sont pas si drôles que ça en réalité... Pour ma part je suis toujours un peu mitigée, d'autant plus que je ne suis pas du tout en adéquation avec la fin du film, je la trouve mauvaise et incompréhensible. Je salue quand même le très bon casting, qui m'a fait aller jusqu'au bout du film sinon j'aurais coupé après 15 min de film !
Lamentable, ce film est nul, gênant, ridicule, bête, chiant, ennuyant, soporifique, malaisant, bref tous les adjectifs négatifs peuvent être reliés à ce film.
Tout à fait séduit par Riad Sattouf, découvert bien avant l'arabe du futur dans Fluide Glacial, puis avec "Les pauvres aventures de Jérémie" et l'inénarrable autant que cultissime "Pascal Brutal" (Docteur Sattouf et Mister Brutal il y aurait matière à analyse psy) ce film fut une grosse déception pour moi. En effet, l'idée de base est tirée d'une histoire sur quelques planches du tome 3 de Pascal Brutal (évoluant dans une France du futur ultra-libérale où Alain Madelin est président) celui-ci se rend en Belgique, pays devenue une gynarchie où les hommes se font dominer. Et c'est justement cette opposition que je m'attendais à retrouver, mais point de héros ultraviril et un peu demeuré qu'il aurait été intéressant de confronter à une société misandre. Par ce manque essentiel le film perd pour moi tout son sens... Je crois avoir souvenir dans un Fluide où le dessinateur recherchait des gens ressemblant à Pascal Brutal, c'est ça qu'il eut fallu faire ! Il n'empêche, Riad est bourré de talent et possède une sensibilité à fleur de peau. (Allez voir les beaux gosses).
Un film léger qui traite des problèmes lourds de notre monde: du patriarcat à l’obscurantisme religieux en passant par la dictature militaire. J'ai bien aimé cette comédie
Génial. Sattouff pose comme postulat de départ une dictature matriarcale, horrible mélange de l'Arabie des Saoud et de la Corée des Kim. A partir de là, le réalisateur pousse son prémisse loin, très loin, aussi loin qu'il peut, dans le langage, dans l'organisation politique, dans la vie familiale. Ce qui nous donne des situations tantôt absurdes et hilarantes, tantôt atroces. Seule la fin est un peu too much et trop facile.
Le film commence, ouah l'idée est génial d'inverser le tout, on va passer un bon moment et intelligent en plus. 10 minutes passent, le film m'a déjà perdu. Soyons sincère, le réalisateur essaie de dénoncer certaines choses, c'est raté. Il essaie de faire de l'humour subtile, c'est raté. Il tente de faire de l'absurde c'est raté (faire que les chevaux sont des dieux, ce n'est pas drôle. Tout le monde ne peut pas être Chabat). Pour moi rien n'est réussi mise à part les costumes et les décors. Il y'a une ambiance et un pays auquel on pourrait croire (si on enlève son nom qui frôle le pathétique). Les acteurs font le job, excusez-moi, ils surjouent tout le long. Je souligne aussi que le film va dans TOUT les sens, il ouvre plein de portes pour le scénario, se perd, ne répond pas aux questions et oublient le caractère de ses propres personnages. La fin en ai le meilleur exemple, la fin est tout simplement idiote, spoiler: autant que le fait que la colonel tombe amoureuse du héros, sans aucune raisons. Bref, je le déconseille vivement, il va vous attirer dans sa camionette avec son scénario, mais très vite vous serez désanchanté.
Un film très gonflé, qui revisite le conte de Cendrillon en inversant les rôles. Il s'en dégage un sentiment de malaise et d’absurdité particulièrement saisissant. Visuellement, le film est constamment surprenant. Un film injustement boudé à sa sortie !
Je me suis inscrit ici rien que pour pouvoir ecrire mon admiration pour ce film. Un vrai film de fou...ca manque au cinema francais !!! Ca fait du bien de savoir qu'l y a autre chose que "Ma femme s'appele Maurice" ou "Les Gaous", Vraiment exellent ce film. Excusez-moi pour les fautes d'orthos, mais je suis francophone et pas francais... Portez-vous bien !!!
MERCI QUI? Au royaume des gosses, le duo Sattouf / Lacoste s'en donne à coeur joie. Et notre petit crocodile français amuse la galerie de ce conte de fée en fête. L'opium du peuple ou l'amour est roi, ou l'homme est une femme comme les autres.
A la fois loufoque, drôle, absurde ET grinçant. L'inversion des rôles hommes/femmes y est caricaturale, mais pas tant que ça sur certains points. C'est à la fois jouissif et corrosif.
Un jeune homme dans un monde dirigé par les femmes veut se marier avec la princesse en titre. Ce film relève de la comédie mais surtout de la satire sociale et politique. L'ambition est plus grande qu''il n'y parait, les références à 1984, soleil vert etc... Il y a une critique en creux de l'islam et des religions en général. Le monde créé sous nos yeux est issu d'une imagination débordante et pleine de talent. Les acteurs sont tous fantastiques. Un OVNI dans le cinéma français qui s'est malheureusement crashé.
Jacky au royaume des filles est une fable en miroir qui se plaît à échanger les rôles ainsi que les symboles, et comme tout miroir il reflète l’état sociétal contemporain où un sexe fort domine un sexe faible sans qu’une pensée en dehors de cette dichotomie dominatrice ne puisse naître. Miroir humaniste qui ne tombe jamais dans le vulgaire mais qui a le mérite de mettre ses vérités à nues, de faire tomber gazes et uniformes pour rappeler qu’à l’origine il y a un corps ; miroir burlesque où le décalage absurde nous revoie l’image des structures de pouvoir encore exclusivement masculines – sinon il n’y aurait pas d’absurde. En somme, Riad Sattouf fait de l’absurde politique en jouant la carte du conte inversé où Cendrillon serait devenue homme. Si l’univers mis en place aurait certainement pu être davantage fouillé, si les situations s’enchaînent parfois selon un schéma très conventionnel sans que l’absurde ne vienne remettre en question ces structures éminemment masculines – car les conteurs sont des hommes et leurs œuvres reproduisent une mainmise masculine sur l'art et ses formes d'expression –, Jacky au royaume des filles emporte l’adhésion par sa bizarrerie, son flottement comique qui ne s’interdit jamais rien. Et c’est peut-être là sa plus grande force : la liberté.
Derrière un film apparemment burlesque et un scénario pour le moins absurde se cache en réalité l'analyse précise et drôle d'une société au fond très proche de certaines réalités de notre temps. Il suffit d'inverser les éléments comiques et incongrus du film pour se retrouver au fond dans un docu-fiction censé, réalisé par un homme qui connait bien ce genre de société: l'arabe du futur, j'ai nommé Riad Sattouf. Un gros plus pour les décors, les costumes et certains plans qui prouvent bien que Riad Sattouf est un auteur de BD avant tout, un réalisateur pour lequel chaque image par seconde est une case illustrée !
A partir d'un pastiche de Cendrillon, on abouti à de réelles questions sur le totalitarisme, la répression, la violence. L'ensemble est bien amené, clair, caustique, presque pédagogique pour qui accepte de voir un second degré.