Jacky au royaume des filles est une satyre gonflée, pleine de surprises mais loupée. Le film est vraiment plein de défauts, c est faible au niveau de la mise en scène, il prête à sourire mais au final il ne m a fait rire à aucun moment, il y a des problèmes de rythme et il fini même par être redondant. Côté acteur, ce n est pas mal du tout, surtout au niveau des seconds rôles très bon à l image de Didier Bourdon vraiment amusant. En tout cas cela fait quand même plaisir de voir un mec débarquer avec l envie de faire un film original, de se moquer de tout, de caricaturer les sociétés patriarcales, les rapports hommes femmes basés sur la domination, l utilisation de la violence et de la peur pour dominer et contrôler les masses... Ce n'est donc pas du grand cinéma, mais c est du cinéma original.
Une idée de film très original avec un gros casting mais malheureusement mal exploité bien que le jeu des acteurs relève la note. Il y avait mieux à faire même si le film est drole a de nombreux moment !
Que dire de ce film ? Drôle, décalé, original... Un jeune acteur doué, un Michel Hazanavicius comme vous ne l'avez jamais vu! Issu de l'imagination de son auteur, Jacky au royaume des filles, c'est le film qui mérite bien mieux que ce qu'il n'a eu... Pour moi, c'est 4 étoiles, vous ne perdrez pas votre temps en le regardant, au contraire, vous entrerez dans un nouvel univers.
Après “Les beaux gosses” Riad Sattouf revient avec une nouvelle comédie avec laquelle il laisse de côté les tourments de l’adolescence pour mettre en scène une farce/conte de fée où il explore beaucoup de thématiques. En premier lieu ce qui saute immédiatement aux yeux c’est l’inversion (et donc la critique implicite) des positions hommes/femmes dans la société en mettant en image une société où c’est le “sexe faible” qui dans un matriarcat de fer domine la société. Le réalisateur dépeint cette société en transposant littéralement les travers de la société patriarcale pour mieux en pointer les travers en les ridiculisant, mais en n’épargnant pas pour autant les femmes qui sont parfois les plus ardentes défenseurs de ce système. Il portraiture également un système politique autoritaire mi-théocratie mi-dictature héréditaire qui n’est pas sans rappeler la Lybie de Khadafi. Alors parfois il en fait trop et la farce devient un peu indigeste, comme dans la dernière scène et l'éruption d’une créature transgenre qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, dans une dernière tentative de dénonciation des discriminations fondée sur la religion. Les gags sont parfois un peu lourds, mais après tout c’est un peu le travers de la farce. Les prestations d’Anémone et Didier Bourdon sont a elles-seules une bonne raison de regarder ce film tant elles sont hilarantes. L’ensemble n’est pas ce qui se fait de mieux et on a vu meilleur dans la dénonciation du sexisme, du fanatisme religieux et des dictatures, mais ça a le mérite d’enrober le propos dans un contexte comique qui peut faire passer le message de façon plus efficace auprès d’un public plus jeune.
Un film étrange à l'ambiance glaciale qui fait souvent mouche mais manque de rythme. Pour son deuxième film Riad Sattouf met en scène une histoire inventive à partir d'un scénario époustouflant sur le papier. Il y met les moyens et nous plonge dans un pays imaginaire aux décors fades et aux personnages standardisés. En suivant les aventures de ses personnages hors de toute référence, on est un peu perdu, parfois déconcerté, tout le temps en train de se dire qu'il manque quelque chose. Mettre le doigt sur ce qui est raté relève du défi, mais, sans savoir pourquoi, le tout ne tient pas vraiment et les gags et l'écriture ne parviennent pas à sauver totalement le film, ni le casting pourtant à la hauteur. La critique a sans doute été trop sévère, car il s'agit malgré tout d'un projet ambitieux, qui fonctionne parfois. A revoir peut-être pour mieux comprendre le décalage entre la promesse et le rendu.
Dans une république populaire chevaline dominée par les femmes, à mi-chemin entre l'Arabie Saoudite et la Corée du Nord, un jeune homme ébloui par la colonel brave les interdits pour vivre son rêve. Ce film ne ressemble à rien... et c'est bien le problème ! A trop forcer le trait (pamphlet contre l'islamisme, l'obscurantisme, le communisme ? langagerie étrange, hommes-objets, bouillie à touiller, petits poneys sacrés...) le spectateur reste complètement en-dehors du délire. Et puis cette fin ! Une petite étoile pour l'originalité.
Avec son second long-métrage, Riad Sattouf propose un conte dont l’ambition philosophique et satirique s’inscrit dans la tradition littéraire des histoires de Daniel Defoe, Jonathan Swift (Les Voyages de Gulliver en 1721, en particulier le quatrième voyage avec la description de la domination chevaline des Houyhnhnms sur les crasseux Yahoos) et Voltaire (Micromégas en 1752 et sa relativisation critique de la religion). Loin, pourtant, de porter la même charge critique, il ne fait que conforter, plutôt que bousculer, les préjugés - et nous laisse avec l’agréable idée que le sexisme et le racisme existent, mais bien loin de nos contrées.
Voici un film qui a l'énorme mérite de proposer un univers original et fort. Drôle, inventif jusque dans la réinvention de la langue, "Jack au royaume des filles" n'est pas qu'une comédie burlesque allumée : sans cesse ironique, le film porte un message fort et plus profond. Sans doute pas suffisamment politiquement correct, et trop subtil pour les critiques qui on un peu boudé le film.
Voilà un plantage en règle ! D'une idée excellente, Riad Sattouf se noit dans la mise en œuvre. L'aspect drôlatique demeure anecdotique au-delà du décors posé. Une fois posé, on tombe dans un ennuie sans fin.... La faiblesse des scénarios est a noter ainsi que des acteurs en roue libre. Le film s'étire en longueur. Au final, il n'y a pas grand chose a sauver. Une grosse déception.
Sujet original et actuel, acteurs confirmés et Vincent Lacoste dans le rôle principal, les lecteurs de Flug ou tout simplement les amateurs d'humour qui ont vu Les Beaux Gosses pouvaient attendre une grosse marrade en plus d'une réflexion sur les régimes politiques et la place de la femme. Eh bien ... il nous reste l'originalité du sujet, le côté délirant de l'auteur et les acteurs qui tiennent leur rang. Et c'est tout. Pas de réelle profondeur, pas de gag vraiment mémorable, pas le film qu'on se repassera dans dix ans comme La Cité de La Peur, même assassiné par les critiques. Un film qui ne joue que sur le décalage et veut décaler jusqu'au bout et finalement parle de lui même plutôt que du sujet.
Une idée de départ originale que cet espèce de cendrillon inversé où les homme sont quasi intégralement voilés (sauf le visage) et ne servent que de reproducteurs et de bonniches. Le jeu d'acteur est plutôt bon et "Jacky" porte bien le film sur ses épaules. Malgré une critique assez évidente du traitement des femmes dans certains pays, le tout ne prête qu'à sourire, les éclats de rires étant bien trop rares.
J'ai lu un certain nombre de critiques de spectateurs comme de journalistes mais n'ai pas voulu me laisser influencer dans mes choix... Je connais particulièrement bien l'oeuvre de Riad Sattouf et en particulier son art premier qui est la BD et c'est donc avec cette bonne connaissance de son univers que j'ai voulu appréhender ce film. Après l'avoir visionné, mon incompréhension face aux critiques les plus sévères est des plus grandes ! Film volontairement décalé (fidèle à son auteur), brillant d'imagination et de trouvailles... Univers et décors particulièrement bien travaillés... Les éléments abondent dans le sens d'un bon voire très bon film : insolite, amusant et visuellement très bien travaillé... Je pense que l'aspect trop décalé du film en aura déconcerté plus d'uns. De même, leur incompréhension voire la méconnaissance d'un auteur majeur aux multiples facettes, mais toujours animé par une sensibilité que lui est propre tel-que Riad Sattouf les auront projeté vers un rejet sans un appel de cet OVNI cinématographique. Pour ma part, je trouve cela dommage : ils sont juste passés à côté d'un film qui, s'il n'est pas forcément un chef d'oeuvre, brille par une grande personnalité propre à son auteur !
Je crois que ce film fait parti des pires navet que j'ai vu ! Grosse déception.. Pas drôle malgré un casting intéressant .. Les beaux gosses était un bon film mais la on touche le fond..
Avec un postulat de départ plutôt prometteur, ce second film de Riad Sattouf s'avère bien moins drôle et caustique qu'il aurait pu l'être, faute à une mise-en-scène bien trop sage et une interprétation convenue.