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ronny1
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3,0
Publiée le 29 avril 2017
Quatre ans après Sam Peckinpah et son STRAW DOGS (Les chiens de paille), Enrico s’attaque à la bestialité qui sommeille en nous. En s’inspirant du massacre d’Oradour sur Glane commis par une section de la SS Panzer Division « Das Reich » Robert Enrico passe complètement à côté du sujet. Appuyé sur une lumineuse Romy Schneider, un excellent Jean Bouise, mais un Noiret peu crédible en tueur (Lino Ventura a refusé le rôle trouvant le film trop violent), une photographie « d’époque » d’Etienne Becker et une musique parfaitement juste de François de Roubaix, la réalisation de l’ensemble est de qualité. La révolte d’un homme contre le massacre de sa famille par des SS peut paraître légitime. Mais quel besoin d’en rajouter une couche et du spectaculaire voyeur lorsque Noiret imagine sa femme violée avant d’être carbonisée au lance-flamme (historiquement improbable, puisque les SS voulaient récupérer un des leurs à partir d’un bobard inventé par le Sturmbannführer Adolf Diekmann pour motiver les troupes, et qu’ils exécutaient les otages par groupes), si ce n’est d’appâter le client et faire comme pour STRAW DOGS. A la différence de Peckinpah qui dans son entreprise de démolition de notre société occidentale sans morale (« une mince couche recouvrant nos monstres enfouis »), montre un professeur devenir une brute sanguinaire, non à la suite du viol de sa femme à l’attitude controversée, mais à l’attaque de sa maison, Enrico est en permanence dans un voyeurisme ambigu qui enlève de la crédibilité au fond. Les SS étaient immondes, ça nous le savions déjà…
Un très grand film servi par deux acteurs au meilleur de leur forme. Une histoire de vengeance doublée d'une très belle histoire d'amour. Durant la 2e guerre (en 1944) on y suit le destin tragique d'un chirurgien qui découvre que sa femme et sa fille ont été sauvagement assassinées par un groupe de soldats allemands. Dès lors il va tout mettre en œuvre pour se venger. En même temps on découvre via de nombreux flash back la magnifique histoire d'amour entre cet homme et son épouse. Philippe Noiret est magistral et Romy Schneider est éblouissante de talent et de charme. Une œuvre majeure qui n'a pas pris une ride. A voir et revoir.
Un chef d’œuvre du patrimoine du cinéma français. Le film a eu 50 ans en 2025 et n’a pas pris une ride. Basé sur un scénario librement adapté de la tragédie survenue à Oradour sur Glane, Robert Enrico nous fait circuler par le biais de Philippe Noiret par toutes les émotions. C’est superbement filmé, interprété et mis en relief par la belle musique de François de Roubaix.
Sur la seconde guerre mondiale, il y a des films dont l'histoire est mieux retracée. Ici, on sent le malheur de cet homme qui à peine touche le bonheur qu'il se retrouve avec plus rien à perdre. Je n'ai pas trop aimé un patriarcat très années 60 qui vieillit terriblement le film. Comme c'est d'après une histoire vraie qui ne doit pas être oubliée, je note 3,3/5
Ce film faisait parti des classiques que je n’avais jamais pris le temps de voir. J’ai souvent un apriori sur les longs métrages sortis avant ma propre naissance. J’ai pris une claque monumentale. Noiret est époustouflant, Schneider sublime. Le scénario est tellement bon. À voir absolument
Il s’agit de l’œuvre la plus marquante du réalisateur Robert Enrico dont le nom injustement oublié est derrière ce bijou dans lequel lors de l’occupation nazi un chirurgien dont la famille a été brutalement assassinée par des SS décide de se venger de ces derniers. Faisant preuve d’une violence rare à l’époque « Le vieux fusil » marque viscéralement le spectateur par son approche très frontale ainsi que par son questionnement sur la vengeance dans laquelle s’engouffre le personnage principal le faisant ainsi glisser peu à peu vers la folie. Brillamment interprété par les acteurs Philippe Noiret et Romy Schneider, le cinéaste signe un long-métrage tout aussi puissant que dérangeant.
Montauban, 1944. Julien Dandieu est un chirurgien qui ne fait pas de politique et soigne les blessés quels que soit leur provenance. Pour protéger sa femme et sa fille des Allemands, il les envoie dans un château à la campagne. Il les rejoindra une semaine plus tard, mais découvrira que les soldats ont investi le village. Il comprend alors qu’il ne reverra plus sa famille et se remémore ce passé heureux tout en exterminant les Allemands, un à un, avec un vieux fusil. Premier César des César décerné par l’académie française, « Le Vieux Fusil » s’inspire du massacre d’Oradour sur Glane. Philippe Noiret est absolument formidable et l’émotion qu’il procure à son personnage lorsqu’il découvre le sort réservé à sa famille est poignante. Romy Schneider est moins convaincante puisqu’elle apparaît la majeure partie dans des flash-back trop répétitif. « Le Vieux Fusil » est un film très violent et comme pour se donner raison ou pour se justifier auprès des spectateurs, le réalisateur Robert Enrico va rendre les nazis plus caricaturaux que ce qu’ils ne sont. L’Histoire parle d’elle-même pour justifier cet esprit de vengeance, bien qu’elle mérite amplement réflexion. Plus de quarante ans après sa sortie, « Le Vieux Fusil » ouvre encore discussion autour de la barbarie nazie. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un drame de la fin de la seconde guerre mondiale où Philippe Noiret part rejoindre sa femme et sa fille dans un château forteresse quasiment imprenable et occupé par un petit groupe d'allemands qui s’apprête à quitter les lieux pour fuir l'arrivée des alliés. Le vieux fusil comporte des scènes réalistes et brutales pouvant choquer. Ce film est puissant, encore aujourd'hui.
Avec autant de subtilité que de violence brute, ce drame signé Robert Enrico expose une implacable vengeance, magnifiée par Philippe Noiret dans l'une de ses meilleures prestations, bouleversant dans les scènes intimistes. La maîtrise du flashback est quasi parfaite et nourrit le récit avec limpidité, le film bénéficiant en outre du charme solaire de Romy Schneider ainsi que d'une écriture au cordeau dans la moindre de ses séquences. Réussissant au passage un formidable exposé en raccourci de la France des années sombres, le Vieux Fusil avait marqué les esprits et à juste titre, d'abord lancinant et lumineux avant de basculer dans la violence désespérée. Magistral.
Un film basique dans sa trame narrative (centrée sur la vengeance et la remémoration) et classique dans sa réalisation, mais fort émotionnellement, grâce à sa structure en flash-back qui met en parallèle de manière assez déchirante l’horreur du présent et le bonheur du passé. Grâce aussi à l’interprétation pleine de sensibilité de Philippe Noiret et Romy Schneider. Ce flux émotionnel l’emporte sur un manque de subtilité parfois. Vaguement inspiré du massacre d’Oradour-sur-Glane, le film a été moins apprécié par la critique que par le public dans les salles (succès commercial), avant de recevoir quelques belles récompenses : César 1976 du meilleur film, du meilleur acteur (Philippe Noiret), de la meilleure musique (François de Roubaix), et « César des Césars » en 1985.
Un Grand Classique du cinéma français, réaliste, touchant, violent mais à la fois sobre et froid. L'interprétation de Philippe Noiret et la beauté de Romy Schneider sont pour beaucoup dans le succès public de ce film noir, qui a bien vieilli mais demeure cependant glaçant et poignant, avec ce côté vengeance romantique original et inédit pour l'époque.
Un film incroyablement beau de par ses panoramas, sa critique juste de l'occupation, ses belles valeurs familiales et le parti de montrer des scènes dans le "présent" et d'autres en fmash back...
Le vieux fait vraiment partie du patrimoine culturel français depuis bien longtemps. Ce cliché est pour cette fois non usurpé tant ce film s'avère, après bon nombre de visionnages, une réussite tant sur le plan émotionnel que sur celui du spectaculaire. Les flashs backs découvrant l'histoire d'amour entre Philippe Noiret et Romy Schneideir sont assez émouvants et les scènes de l'impitoyable vengeance du médecin anéanti bien mené grâce à un suspens bien agencé. Philppe Noiret est vraiment très à son aise ici dans un rôle très physique et Romy Schneider irradie de son charme. Robert Enrico utilise très bien le cadre naturel. Ce cinéaste, dans la même lignée de De Broca et Rappeneau donne un bon aperçu du cinéma d'aventures français des années 70. D'ailleurs, Benoît Poolevorde cite Le vieux fusil dans C'est arrivé près de chez vous et moi même, dans le cadre d'une formation aux maniements des extincteurs, ai eu l'occasion de citer ce film lors d'un essai raté d'un stagiaire.
Premier film lauréat du césar du meilleur film donc. Évidemment, des films en rapport avec la seconde guerre mondiale, on en a fait. Mais là, on est presque à la fin de la seconde guerre mondiale, mais elle est loin d'être finie pour autant... Je sais pas vraiment quoi dire sur ce film, je l'ai trouvé vraiment bon, j'ai trouvé Romy Scheider incroyable et d'une immense beauté, elle irradie à l'écran littéralement. C'est un film de qualité, c'est rigoureux et bien foutu, y a rien à dire là dessus.
En partie inspiré de la tragédie de Ouradour sur Glane, le film de Enrico peut s'assimiler aux multiples traumatismes qu'on vécu nombres de gens comme le personnage de Noiret. Il tient son point fort sur la vengeance, où un médecin sans histoire décide de s'occuper d'un régiment complet de soldats allemands qui ont détruit sa famille et sa vie personnelle ( idée ingénieuse du film de vacances ) et qui ne reconnaît aucune autorité supérieure ( il n'écoute pas les messages de la radio et renverse les statues de l'église ). De plus la montée en crescendo peut s'apperenter au style de Peckinpah, où la violence l'emporte sur la raison. Seulement les flashbacks perturbent la deuxième partie qui manque de rythme ( voire lassants ), le film aurait pu être moins long, se limitant à une ambiance et une réalisation de téléfilm, mais tout de même assez spectaculaire et sanglant ( les fusillades et le piège se remplissant d'eau ), qui se démarque des films larmoyants ou comiques sur la seconde guerre mondiale.