6991 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
317 critiques spectateurs
5
141 critiques
4
98 critiques
3
51 critiques
2
18 critiques
1
5 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Anki Toni
5 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 27 janvier 2026
"Le vieux fusil", voilà un titre dont j'ai beaucoup entendu parlé de la bouche de mes parents ou grands-parents et comme étant un "beau film". Dès lors je me suis toujours imaginé un film un peu plan-plan avec un homme amoureux de son vieux fusil... Que nenni...
Je pense que s'il fût jugé beau, c'est parce qu'il a osé : osé être violent, être déchirant, et aborder une période et un fait qui résonnaient alors encore dans la mémoire collective, s'inspirant librement du drame de Oradour-sur-Glane.
Romy Schneider y est comme à son habitude scintillante (trop en cette période trouble de guerre ?) et Philippe Noiret est parfait en médecin bon sous tous rapports (hormis une once de sexisme dont on va dire qu'elle se prêtait à l'époque), mari éperdument amoureux de son epouse Romy et père aimant de sa fille. Épouse et fille qu'il cherchera à protéger, provoquant malgré lui leur fin tragique, laissées à la merci des troupes nazies.
La violence portée à l'écran, si elle est desormais plus commune aujourd'hui, a vraisemblablement été vécue comme un électrochoc dans le paysage du cinéma français de 1975.
La vengeance de notre médecin transfiguré est bien menée et excellemment interprétée. Toutefois j'ai eu le sentiment d'un chaînon psychologique manquant à notre heros, entre la decouverte de l'horreur et la mise en oeuvre d'un plan calculateur implacable.
Les scènes de flashbacks peuvent déplaire, mais selon moi apporte un charme nécessaire et matérialisant pour le spectateur la douleur du personnage incarné par Philippe Noiret, lors des retours au présent.
Le Vieux fusil de Robert Enrico est un film marquant voire choquant, par ailleurs souligné par un thème musical douloureusement gai et permettant de garder ce film en mémoire longtemps après son visionnage.
Un chef d’œuvre du patrimoine du cinéma français. Le film a eu 50 ans en 2025 et n’a pas pris une ride. Basé sur un scénario librement adapté de la tragédie survenue à Oradour sur Glane, Robert Enrico nous fait circuler par le biais de Philippe Noiret par toutes les émotions. C’est superbement filmé, interprété et mis en relief par la belle musique de François de Roubaix.
Un film incroyablement beau de par ses panoramas, sa critique juste de l'occupation, ses belles valeurs familiales et le parti de montrer des scènes dans le "présent" et d'autres en fmash back...
Film génial je l’ai découvert au hasard à télé j’ai été captivé du début à la fin. Certaine scènes sont très dur mais elles en font un film de mémoire et de valeur sur le plan historique.
Ce film, je l'avais déjà vu plusieurs fois quand j'étais plus jeune, mais son visionnage à 49 ans m'a secoué comme jamais. J'en ai eu du mal à m'endormir. Ce film est un coup de poing au visage, un uppercut au foie, qui vous broie littéralement et vous fait devenir Dandieu. A la fin de ce film, comme pour Dandieu, la vie n'a plus d'importance, plus aucun sens, tout est perdu définitivement, le vertige du néant s'ouvre sous nos pieds. Le Vieux Fusil est un chef d’œuvre absolu, un incontournable pour tout cinéphile un peu curieux, indispensable pour se figurer un tant soit peu ce qu'est la réalité duale de notre monde. Un médecin dévoué, humaniste, un peu empoté avec les femmes mais loyal, un peu lourdaud mais sympathique, profondément bienveillant et accommodant, voit sa vie démolie et les siens assassinés sans la moindre raison par des militaires aux abois ayant abandonné depuis longtemps leur sens moral dans les plaines d'Ukraine. Dès lors, il cesse d'être Julien Dandieu. Il n'est plus que le bras armé d'une vengeance divine qui ne peut que s'abattre impitoyablement sur les ignobles bourreaux avinés de villageois innocents, violeurs et meurtriers de sa famille. Ils ont commis l'impensable, ils le paieront de leur vie. Oublieux de ses principes, celui d'un médecin dont le métier est de sauver des vies, touché dans sa chair par le malheur le plus abominable et le plus inconcevable, il se voit contraint, pour supporter ce qu'il subsiste de son existence, de tuer les coupables. Sans remords ni faiblesse. La brutalité absurde de la guerre, la haine érigée par des dirigeants inconséquents, la lâcheté, la laideur morale, la fragilité humaine, la difficulté de vivre, la rareté précieuse des moments de bonheur, les choses de la vie, la fugacité de l'existence, la brutalité la plus noire... tout est parfaitement dosé dans ce film "à l'ancienne" qui irradie l'émotion cent fois plus fort qu'un blockbuster sans âmes à cent millions de dollars et plein de SFX. Là, rien qu'une caméra, des acteurs époustouflants (Philippe Noiret magistral, inoubliable), des décors, la nature, les costumes, les véhicules d'époque. Cela suffit pour faire un film simplissime si l'on considère seulement son scénario qui tient en une ligne, mais un film poignant qui en dit tellement sur nous et sur notre monde qu'il n'a pas besoin de plus. Ceux qui ont vécu cette période ont dû prendre une sacrée claque quand il l'ont vu. Un film magnifique, mais déprimant à souhait, car il met en exergue l'insoutenable légèreté de l'être, l'effrayante fuite du temps, l'abyssal vertige des bonheurs perdus, la fragilité de nos vies.
Il s’agit de l’œuvre la plus marquante du réalisateur Robert Enrico dont le nom injustement oublié est derrière ce bijou dans lequel lors de l’occupation nazi un chirurgien dont la famille a été brutalement assassinée par des SS décide de se venger de ces derniers. Faisant preuve d’une violence rare à l’époque « Le vieux fusil » marque viscéralement le spectateur par son approche très frontale ainsi que par son questionnement sur la vengeance dans laquelle s’engouffre le personnage principal le faisant ainsi glisser peu à peu vers la folie. Brillamment interprété par les acteurs Philippe Noiret et Romy Schneider, le cinéaste signe un long-métrage tout aussi puissant que dérangeant.
Tous les hommes sont un Julien Dandieu (Philippe Noiret) quand il voit Clara (Romy Schneider) entrer dans ce restaurant que François (Jean Bouise) l'y a amenée. On tombe sous le charme , la beauté. La beauté de l'actrice s'accordant parfaitement au beau paysage du Quercy, s'accordant à la musique de de Roubaix. Malgré une période funeste, Julien est heureux en famille. Mais pour plus de sureté, en bon père et bon mari, il envoie sa famille loin de la ville. Mais c'est vers l'horreur qu'il les envoie. Robert Enrico peint sans concession une fresque de guerre, de désolation. Philippe Noiret y est magistral, habité, (césar plus que mérité). Romy Schneider brille dans cette tragédie. Ce film est un cri inoubliable
Revu à la télé et toujours aussi impressionné. Film de vengeance mais à hauteur d'homme pas de héro. ça change des films à l'américaine. Artisanat de la mise en scène très charmante.
Ahh la scene de la voilette quand Romy séduit Noiret… un morceau d’anthologie pour moi, qui contrebalance l’horreur de la Barberie. Ce film m’avait hantée à sa sortie. Les acteurs sont parfaits. Un de mes 10 films preferres……
Film choque qui a une musique qui me touche quasiment autant que le film, histoire super bien faite qui rentre bien dans la guerre, mais du côté des civils, et c’est super bien fait ! Je me répète ! Les acteurs sont magnifique et surtout incroyablement superbe !! Surtout le Romy qui est majestueuse et l’acteur principal ( j’ai oublié son prénom ) qui a une tête incroyable. Tout est incroyablement bien fait dans son film, mais à ne pas regarder trop jeune car la musique et la première scène peut être très dur. Sinon je recommande !
Classique du Cinéma français,un Casting exceptionnel,une mise en scène très réussie,c’est un monument du cinéma qui ne cesse de surprendre les spectateurs. Très émouvant et très effrayant. Un film un peu court qui aurait mérité plus de scènes. Mais c’est quand même,Bien.
Le Vieux Fusil de Robert Enrico, souvent célébré comme un chef-d’œuvre, m’a paru décevant malgré sa réputation. Le film raconte la vengeance d’un chirurgien dont la femme et la fille ont été massacrées par les Allemands. Mais l’intrigue se réduit surtout à une succession de confrontations violentes dans un château labyrinthique, au détriment d’une véritable profondeur dramatique. Philippe Noiret reste remarquable de justesse, et Romy Schneider comme Jean Bouise livrent également d’excellentes prestations. Les flashbacks, censés apporter contraste et émotion, m’ont semblé maladroits et peu pertinents. Le film parvient tout de même à rappeler la brutalité absurde de la guerre, mais sans renouveler le genre.
Ce film faisait parti des classiques que je n’avais jamais pris le temps de voir. J’ai souvent un apriori sur les longs métrages sortis avant ma propre naissance. J’ai pris une claque monumentale. Noiret est époustouflant, Schneider sublime. Le scénario est tellement bon. À voir absolument