Avec la mort de Philippe Noiret , c'est un très grand acteur qui s'en est allé , et Le Vieux Fusil est incontestablement l'un de ses meilleurs roles . C'est un film choc , un véritable coup de poing , intense en émotion qui marque vraiment les esprits . Un scénario en béton et une réalisation virtuose de Robert Enrico , alliant flahs backs émotionnels aux scènes d'actions époustouflantes , font de ce film une pure merveille . Philippe Noiret signe donc une composition de génie (césarisée) , Romy Schneider est également exceptionelle , voila l'un des plus beaux couples du cinéma français . A noter aussi une superbe musique . Bref , un chef d'oeuvre qui m'a personnelllement beaucoup marqué , qu'il faut voir absolument ( ames sensibles s'abstenir néanmoins ) . Et pour finir , n'oublions pas le très bel hommage rendu a ce film dans le génial "c'est arrivé près de chez vous " !
Philippe Noiret reçut le césar 1978 du meilleur acteur pour ce rôle d'amoureux fou qui sombre dans la vengeance acerbe dès lors que les nazis lui vole sa femme tant aimée. Son rôle est complexe et bien interprété. Ce qui permet à Noiret de cristalliser en lui toute la violence physique et morale du film. Du coup il y a cette rareté cinématographique de voir de la violence se justifier au fur et à mesure du film. Les réalisateurs "underground" actuels devraient prendre de la graine de ce Vieux Fusil de Robert Enrico. Rien que pour justifier un temps soit peu la violence qu'ils n'arrivent que trop rarement à élever au-delà du stade de la simple violence gratuite. Le fond est donc bon et il y a ce côté conte non féérique post moderne : les nazis assassins de la femme (Romy Schneider) de Noiret se voient tuer par ce dernier avec une immoralité qui rejoint presque l'ensemble de l'oeuvre de ces soldats que l'histoire a laissé pour des barbares. Il y a donc une jubilation de voir un homme seul assassiner, noyer, brûler vif des nazis. Si cela se justifie moralement par le fait que les victimes soient des nazis, il y a ce côté transcendant de l'amour perdu qui vole au-dessus du Vieux Fusil. La barbarie a enlevé sa femme, la barbarie se vengera, mais cette fois-ci à juste cause. Double cause : laver l'affront d'un amour perdu à jamais ; et rendre à ces barbares la monnaie de leurs pièces. Film bouleversant et violent qui commence comme une comédie sentimentale et qui se prolonge en meurtres vengeurs implacables et méthodiques.
Un film très émouvant, où Philippe Noiret et Romy Schneider (que je détestais à cause de Sissi) sont formidables. Enfin un film triste qui n'est pas pour autant ennuyeux. La présence des flashbacks est un moyen très astucieux pour capter l'attention et faire passer l'émotion, et cela contraste avec le rythme plus lent des scènes où Noiret prépare sa vengeance. Peut-être un petit bémol: le côté un peu trop manichéen avec les "méchants allemands", mais bon, c'est la guerre, et le personnage de Noiret qui sombre dans la violence contre-balance un peu cet aspect.
Noiret mérite vraiment le César qu'il a reçu pour ce rôle.
Ma culture cinématographique commence grosso modo à Matrix. Normal à 22 ans. Depuis 2 ans j'ai décidé de me culturer en "vieux" films (avec tout mon respect dans cet adjectif nullement péjoratif). Ne louant pas de DVD je suis un peu obligée de me rabattre sur France 3 et Arte, c'est donc avec curiosité et un peu de réticence que j'ai regardé "le vieux fusil". Ce qui m'a touchée, et un peu amusée, c'est ce que le cocktail haine / terreur est capable de faire. Chaque protagoniste a les mêmes sentiments mais différemment liés. Chez les nazis, la terreur des juifs les conduit à la haine puis à la barbarie. Pour le personnage de Philippe Noiret c'est le chagrin qui mène à la haine puis à la barbarie, et on sent toujours une certaine terreur en lui (on serait terrorisé à moins). J'ai beaucoup aimé cette réalisation sous forme de flash-back qui sont autant de piqûre de rage pour Noiret. Intense.
Un film beau et dur, c'est vrai, mais le huis clos n'est pas aussi oppressant qu'il aurait sans doute pu l'être (trop court et trop aisé à surmonter pour le héros). Le Vieux Fusil permet toutefois d'apprécier la superbe prestation du regretté Philippe Noiret.
C'est d'abord un film reconnu par les critiques, et par le public, ce qui n'est pas rien !
C'est ensuite un film dirigé de main de maitre par Robert Enrico, qui met tout son talent au service d'une belle histoire, et qui choisit et dirige un acteur et une actrice au sommet de leur art.
C'est enfin un acteur, grandiose, jamais Philippe Noiret ne m'avait autant ému que dans ce film, et une actrice, qui est plus belle que jamais, et joue admirablement bien son rôle.
L'émotion qui se dégage tout au long du film nous submerge jusqu'à l'apothéose finale : l'amour, le véritable amour, survit par-delà la mort grâce aux souvenirs qui subsiste dans notre tête et notre coeur.
Bien entendu, un film magnifique avec un Philippe Noiret extraordinaire qui "est" le personnage principal.
Une mention spéciale pour Jean Bouise dont on ne parle jamais. Il est dommage que des premiers rôles n'aient pas été confiés à ce très grand acteur trop discret.
Un vieux classique français, part importante de notre patrimoine au casting prestigieux et à l'histoire forte. Mais pas un film pour autant. Après une longue introduction qui nous présente le contexte et le climat de l'époque, le "héros" part rejoindre sa femme chérie et sa fille ... pour découvrir leur mort atroce. Il se mue en vengeur impitoyable. Le récit alterne les scènes d’exécutions avec les flashs-backs (qui remontent à rebours la vie d'avant,le bonheur,la vie quotidienne,le mariage,la rencontre), donnant un ton spécial à ce film. Le film est un survival inversé (on suit le tueur) très violent mais limité. Car oui, aucune réflexion sur la vengeance, le héros n'est pas condamné (il a tué oui mais c'est la guerre et ce sont des Allemands) et le film n'est guère plus fin psychologiquement qu'un C. Bronson période "Le justicier". Reste un jeu d'acteurs brillant (notamment la scène où Noiret, après s'être vengé, comprend qu'il ne reverra plus sa femme) mais on est loin du chef d'oeuvre. D'autres critiques sur
Vu dans des conditions déplorables ( à la télé avec une antenne qui captait très mal ), "Le vieux fusil" (France, 1975) de Robert Enrico ne pas moins paru émouvant et fort. Cette histoire qui n'aurait pu être qu'une banale vengeance est devenu entre les mains du trio Enrico-Noiret-Schneider un véritable chef d'oeuvre à quasi-huis clos, l'histoire d'une vendetta amoureuse. Dans ce film, la guerre mondiale prend l'aspect d'une guerre personelle qui tourne non plus autour d'idéaux politiques mais de l'amour simple. En plus, là où certains cinéastes auraient laissés le jeu de Philippe Noiret et de Romy Schneider faire le tout, Robert Enrico se conjugue parfaitement avec eux, le zoom notamment sur les yeux de Romy Schneider est un plan d'une beauté exquise. Le montage astucieux d'Eva Zora mèle instants présents où le personnage de Noiret poursuit sa vengeance dans le château et flash-back avec des scènes quasi-anthologique ( la scène de la rencontre entre les personnages de Noiret et Romy Schneider ). En conclusion, "Le vieux fusil" (France, 1975) de Robert Enrico s'il se présente sous une parure modeste est un film, engagé de prime abord, mais surtout émouvant et extrêmement bien mené.
Il faut d'abord reconnaître que ce film est extrêmement bien joué, et que les acteurs sont tous admirables dans leur rôle respectif. Les flash-back heureux intercalés avec les scènes violentes sont bien utilisés. Ce film pose une réflexion sur la vengeance, et dépeint l'abaissement du héros jusqu'à la barbarie dont ont fait preuve les bourreaux de sa femme et de sa fille. Cette réflexion nous renvoie irrémédiablement à nous-mêmes, "qu'aurions nous fait à sa place?". Cet aspect du film est intéressant. Cependant, le scénario du film reste relativement mince (on peut objecter que le film garde ainsi sa clarté, qu'il ne recherche pas les méandres). Mais le plus choquant, c'est le manichéisme présenté : d'un côté une France paysanne, idyllique, où chacun aime son voisin, et un couple parfait et heureux. De l'autre, les méchants nazis barbares qui crient, se saoulent, massacrent, torturent et violent. L'époque de la sortie de ce film explique sans doute ce simplisme d'après-guerre. Mais l'utilisation de flash-back dorés sur la vie passée du couple pousse le spectateur à la sympathie pour ce héros vengeur, pourfendeur d'affreux SS sans profondeur. Ca craint.
un film qui montre à quel point nous pouvons sombrer dans la barbarie la plus froide dès lors que toute raison de vivre est perdue. Presque aussi bien réussi que "les chiens de paille" de peckinpah.
Un chef d'oeuvre sur une page sombre de l'histoire,l'histoire se passe à la fin de la guerre et parle de la folie humaine. Ce film nous fait ressortir l'horreur de l'humain qui existe et qui est réel: la barbarie des allemands contre la folie d'un homme brisé, qui se montre determiner à soulager sa peine par tout les moyens. Lors de sa quête on revit avec le protagoniste ses moments de bonheur,avec des flashs back si emouvents et qui arrivent facilment à nous faire prendre partie pour le hero.Le tout avec une musique si juste quand il le faut (assez rare).Le film est bien realisé on est aspiré par l'histoire: note maximale pour un film aussi bien recompenser et une partie de notre histoire
Peut-être l'un des films avec Philippe Noiret que j'aime le moins. Je n'ai jamais vraiment aimé les films de "vengeance" et là on est en plein film de "vengeance". Je trouve également un peu longuet les scène de flash back. Malgré tout, Philippe Noiret reste toujours un grand acteur.
Captivant, triste, crépusculaire, ce film est un chef-d'oeuvre, avec une réalisation excellente (l'intrusion des flashs-backs tout au long du récit) et un Philippe Noiret surprenant, sans oublier la sublime Romy Schneider