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Un visiteur
0,5
Publiée le 25 décembre 2014
Ce film est décevant. Aucune plus-value, aucun message, aucune réelle portée. Il consiste surtout a vider le célèbre récit de l'exode de toute son essence pour en faire un film dénigrant et a force de vouloir rationaliser les événement le pert en même temps tout son sens. Ne perdez ni votre temps, ni votre argent pour aller cette... chose
Cette année, en terme de blockbusters réussis, nous avons eu droit à du lourd ( notamment Interstellar, Maléfique ou encore la planète des singes l'affrontement ) et Exodus clot l'année en beauté ! J'irais même jusqu'à dire que c'est mon coup de coeur de cette année ( suivi bien évidemment du splendide Interstellar de Christopher Nolan ) à tous les niveaux ... Je vais commencer cette critique en citant les quelques points négatifs ( qui ne m'ont pas empêché d'attribuer un cinq étoiles au péplum de Ridley Scott ) . Premièrement, le film m'a semblé ( malgré ses 2h30 bien remplies ) un tantinet trop court, il y'avait un sentiment de découpage un peu forcé ( probablement que Sir Scott va nous faire bénéficier d'un director's cut lors de la sortie en blu-ray/dvd qui nous fera vite oublier ce petit "incident" ) . Deuxièmement, on sent que Scott n'a pas énormément misé sur les émotions des personnages, relativement froids et légèrement dénués d'émotions ( bien qu'il y'en ait quand même suffisamment pour pleinement apprécier le film ) . Et troisièmement, mais ce n'est qu'un avis personnel, j'ai trouvé le travail d'Adrien Antoine ( comédien de doublage français doublant le personnage de Ramsès interprété par Joel Edgerton ) très moyen, ce qui est étrange venant de sa part ... A part cela, nous avons en face de nous un blockbuster biblique de très haute volée que je classerais dans la même lignée que Kingdom of Heaven ( aussi de Ridley Scott ) ! Tout d'abord, je ne peux juger le scénario étant donné que c'est une adaptation de l'Exode tirée de la Bible ( et vu que je ne l'ai jamais réellement lue en entier, je m'abstiendrai de faire des commentaires sur ce point ) . Pour Exodus, nous reconnaissons encore une fois Scott pour sa maîtrise totale de la mise en scène ainsi que pour les différents plans de toute beauté ! Pour ce qui est des effets visuels, encore une fois, ils sont dignes du réalisateur : les fléaux sont représentés de manière très impressionnante, les batailles sont de grande qualité et le passage de la mer rouge est tout simplement exceptionnel ( quoique spoiler: je m'attendais, comme dans le prince d'Egypte à Moïse qui sépare la mer en deux ( un passage sublime et impressionnant, même pour un dessin animé ) or il n'en est rien ) . La performance des acteurs n'est pas extraordinaire ( ce ne sont pas non plus des rôles difficiles ) mais ils sont, pour tous, convaincants et c'est le principal ... Un dernier point à citer : Alberto Iglesias ( épaulé par Harry Gregson Williams dont on reconnait sa patte à certains endroits ) nous livre l'une des plus belles bande-son de l'année, une merveille qui combine musique orientale aux grosses orchestrations, choeurs et percussions au rendez vous . ( musique que je classerais dans le top 3 des meilleures OST de 2014 avec entre autre Maléfique de James-Newton Howard et Dragons 2 de John Powell ) . Bien que ce film ait énormément divisé ( mais ait fait aussi pas mal de déçus ), je reste un de ceux qui ont pleinement apprécié cet excellent film de Ridley Scott et qui le classent au top des films de 2014 ... Reste plus qu'à attendre la version longue !
Quelques mois à peine après le Noé de Darren Aronofsky produit par la Paramount, la 20th Century Fox sort elle aussi son blockbuster adapté de l’un des mythes fondateurs du culte judéo-chrétien. Initialement prévu pour être réalisé par Steven Spielberg, c’est finalement Ridley Scott qui s’est vu réécrire le destin de Moïse et la fuite d’Egypte par les hébreux, soixante ans après la superproduction culte de Cecil B. DeMille. Habitué aux fresques héroïques, le réalisateur parvient à utiliser les effets numériques à sa disposition pour faire de son interprétation de l’Ancien Testament un sympathique divertissement toutefois dénué de la moindre bonne surprise. En axant sa narration sur l’antagonisme entre Moïse et son frère adoptif, le dictateur monomaniaque Ramsès, le scénario n’est pas sans rappeler celui de la dernière réussite de Ridley Scott, Gladiator. Malheureusement, cette confrontation fratricide à distance entre les personnages incarnés par Christian Bale et Joel Edgerton est si appuyée qu’elle en vient à éluder la dimension politico-économique de la libération des esclaves et à rendre tous les autres protagonistes illustratifs, un comble au vu du casting réuni pour l’occasion. Il apparait en effet évident, au vue de leurs rares lignes de dialogue, que Ben Kingsley, Seagourney Weaver, Hiam Abbas ou encore Aaron Paul n’ont été embauché que pour leur notoriété. Seul John Turturro, que l’on a l’habitude de voir jouer de son judaïsme, se révèle être, dans la peau d’un pharaon égyptien, un choix audacieux qui rend caduque les reproches d’incohérences ethniques de ce casting international. Le seul autre individu a apporté un réel enjeu psychologique au long-métrage n’est autre que Dieu lui-même. Effectivement, la façon dont les dix plaies d’Egypte apparaissent comme des catastrophes aux dégâts humains impitoyables en vient à se poser la question du bien-fondé d’une religion vénérant une divinité aussi cruelle (en cela, une évocation plus poussé de la mythologie égyptienne aurait permis une comparaison intelligente entre les cultes monothéistes et polythéistes). C’est dans cet épisode de la Bible et son impressionnant déploiement d’effets spéciaux que, contrairement à la regrettable outrance visuelle que sera l’ouverture de la mer en deux quelques minutes plus tard, cette leçon de catéchisme à gros budget trouve son charme épique tant attendu. On aurait toutefois aimé y trouver davantage de substance et de profondeur que dans cette explosion de dispositifs cinématographiques attractifs et ce discours consensuel.
Le budget colossal a surtout été investi dans les décors et les effets spéciaux, tout simplement splendides. Les costumes et maquillages sont très soignés et les paysages Egyptiens sont à couper le souffle. Christian Bale interprète un Moïse torturé et passif. On ne l’avait jamais vu de la sorte et c’est assez intéressant. Moïse n’est pas ici un suiveur, il a sa propre opinion parfois différente de celle de son Dieu. Mais Dieu est une part de lui, une part que lui seul peut percevoir. Ramsès est quant à lui interprété par Joel Edgerton. Son personnage manque un peu de profondeur mais le jeu d'acteur est très bon. Les quelques scènes d’actions sont assez inertes, le film est surtout centré sur les événements liés à la vie de Moïse. Tout s’enchaîne assez bien. Les acteurs principaux transmettent de belles émotions. Mais le début du film est assez pesant et peu convainquant. On a du mal à comprendre le résonnement de Moïse et celui de Ramsès. L’exil de Moïse est assez flou. Le défaut du film vient sans doute de la façon dont la plupart des événements sont filmés. Au final, certaines scènes sont vraiment superficielles. De plus, la relation fraternelle entre Moïse et Ramsès n'est pas assez exploitée : une seule petite scène sous-entend leur lien et leur complicité. A aucun moment l'un des deux ne met en doute leur opposition, regrette ou aborde le passé. Ils réagissent presque en inconnu. Ridley Scott a tout de même du talent en particulier quand il touche à la religion. Il est humble, ni blasphémateur, ni fanatique. Les plaies d’Egypte sont retranscrites d’une façon assez naturelle : point de Moïse posant son bâton dans le Nil mais des crocodiles attaquant des égyptiens et déversant leur sang dans le Nil. Point d’ouverture majestueuse de la Mer Rouge mais plutôt une marée. La mort des nouveaux nés est un passage extrêmement bien tourné et émouvant. En particulier quand Ramsès brandit le corps sans vie de son enfant. Révolté, il demande : « c’est ça ton Dieu ? Un tueur d’enfant ? ». Et que dire de ce Dieu ? Ici, il n’est pas buisson ardent mais petit garçon exigeant et parfois cruel. Une idée intéressante. Malgré quelques maladresses et un coté trop superficiel, le film reste un bon divertissement servis par des acteurs assez bons et des décors splendides.
une bande annonce qui met l'eau à la bouche, des effets spéciaux époustouflant mais une histoire sans queue ni tête qui ne reflète pas la vrai histoire des dix commandements
Un film scandaleux, profondément blasphématoire. Se servir d'un tel fait historique pour passer un message anti-religieux aussi virulent, fallait oser. D-ieu est le grand méchant, et il est représenté par un enfant qui ferait passer Damien (la Malédiction) pour un ange. Tout l'aspect spirituel est sacrifié sur l'autel de guerre porté par un "Moïse" qui a troqué son bâton par un magnifique glaive. Qui ironise sur la notion de Peuple Élu face aux esclaves Hébreux dont il fait partie sans le savoir. (Alors que la notion de "Peuple Élu survient au moment du don de la Torah au Mont Sinaï, bien après). Un Moïse sûr de lui, alors qu'en réalité, il était modeste, bègue, fragile... au point de demander à D-ieu pour quelles raisons Pharaon et son propre Peuple (Hébreux) l'écouteraient. En bref : une relecture très chrétienne de la Torah justifiant ainsi parfaitement la raison du Nouveau-Testament. Quand on connait le degré d'ignorance des générations actuelles sur la question, on imagine les dégâts que peuvent causer de telles falsifications historiques, surtout quand elles jouissent d'une tribune aussi puissante qu'un tel blockbuster...
Exodus: Gods And Kings s’avère être un bon film. Une grande fresque historique très bien réalisée. Coup de chapeau à Christian Bale, qui interprète Moïse avec justesse et conviction.
Décevante adaptation de l'histoire de Moïse par un Ridley Scott nous resservant une énième fois son discours sur la mort de l'idée de Dieu (le père) par l'Homme dont l'ambition confine à l'orgueil à force de vouloir nier l'évidence. Détournant le personnage d'origine pour en faire une sorte de fanatique semi schizophrène en proie à des visions lui intimant l'ordre de commettre des attentats pour faire valoir sa cause, Exodus malgré une approche rationaliste pas forcément malvenue (que l'on croit ou pas, le point de vue du réalisateur ne fait que donner une explication parfaitement défendable à la causalité des évènements Bibliques) s'égare en évinçant l'alternative mystique de son propos dans ce qui s'apparente au final bien plus à l'illustration d'une problématique beaucoup plus personnelle pour l'auteur que l'on pourrait le penser, le film étant dédié au défunt Tony Scott, (frère cadet suicidé de Ridley) dont le spectre plane sur la rivalité fraternelle ici illustrée (comme dans Gladiator) de celui bénéficiant des faveurs de la figure paternelle (se confondant encore une fois avec celle du tout puissant) malgré lui, au détriment du frère mal aimé, dont la fuite en avant atteste de l'impuissance à s'affranchir de cette meurtrissure intime.
Une touche personnelle respectable, mais qui aurait gagné d'avantage si elle n'avait pas complètement phagocyté le sujet d'origine...
Le film a été revisité et modernisé avec toujours les mêmes images religieuses. L'image de Ramses n'est pas glorieuse et c'est dommage d'oublier que ça été l'un des plus grands rois d'Égypte.
Ça y est, on a enfin retrouver notre bon vieux Ridley Scott. Après un Prometheus plus que discutable et le nullissime (oui, n'ayons pas peur des mots) Cartel, Ridley Scott revient à ce qu'il sait faire de mieux : un grand film historique au souffle épique grandiose. Tour d'abord, la réalisation de Scott est au top. Il nous offre de magnifiques plans sublimés par de somptueux décors. Les scènes de batailles sont impressionnantes de réalisme et les effets spéciaux sont vraiment bien faits, les Dix plaies d'Egypte et la scène finale le prouvent. De plus, la 3-D est excellente, à quelques détails près cependant, et le duel Christian Bale / Joel Edgerton fonctionne plutôt bien. Le premier campe un Moïse des plus guerriers et le second un Ramsès sans pitié et vengeur. On regrettera cependant les rôles plus qu'anecdotiques de Sigourney Weaver (peut-être a-t-elle était coupée au montage ?) et de Ben Kingsley, bien que le sien soit plus épais, ainsi qu'une scène finale certes grandiose mais plus épique cela aurait été mieux. Ceci étant, on ne va pas bouder notre plaisir de retrouver Ridley Scott dans un genre qu'il affectionne particulièrement. Exodus est un bon film qui clôture l'année en beauté.
Exodus n'a de mythique que le récit biblique de l'exode des juifs d'Egypte vers la terre promise d'Israel. Ce film est surtout l'exode de tout bon sens. La partie émergée de l'iceberg est épique, spectaculaire. La réalisation, les images, le décor sont à couper le souffle en 3D. Seulement le film de Ridley Scott est comme une femme, souvent belle quand celle-ci est maquillée mais au fond cela cache bien des défauts. Un casting trop blanc et anglophone pour jouer des égyptiens cela ne prend pas. De plus le film est froid, robotique, hollywoodien. Dénudé de toute humanité, Ridley Scott passe à côté de son sujet. La rivalité entre Moise et Ramsès n'est pas approfondie, nous aurions pu avoir droit (sur un film de 2h30) à des séquences où les deux personnages centraux sont enfants pour bien comprendre cette filiation "de coeur". Cette relation des frères ennemis ne suscite aucune empathie. Quant aux personnages secondaires, ils sont tellement au second plan qu'ils font partie du décor...Finalement ce qu'il y a de plus humain dans le film c'est le générique de fin (où Ridley Scott dédie ce film à son frère). Pour en revenir à Moise, le film n'apporte aucune réponse sur son véritable rôle, est-il vraiment activiste ou témoin de la colère divine...de même que la révélation de ses origines cela n'est qu'anecdotique dans le film. Au moment de traverser la mer rouge c'est le spectateur qui boit la tasse, Ridley est bien ridé.
Le péplum biblique est un genre difficile de nos jours, d'une part parce qu'il est rare, d'autre part parce que l'histoire fait partie de l'imaginaire (voire des croyances) collectif. Qu'apporter de plus, en effet, que le "10 commandements" de Cecil B. DeMille ou encore "le Prince d'Egypte" ? Si le film est un péplum moderne très réussi techniquement et bien interprété, il manque un peu d'âme (un comble !). L'histoire telle qu'on la connaît suit son cours, mais certains enchaînements sont un peu rapides et les personnages manquent de profondeur. On aurait aimé plus de passion et d'émotion, on a surtout de la technique et de la technologie.
Exodus est bien le meilleur péplum que l on ait pu avoir ses dernières années surpassant de loin des films comme Troie ou Alexandre. Le thème du film étant la représentation de la Bible, on pouvait avoir peur d être perdu par Ridley Scott si nous n avions pas quelques bases en religion. Heureusement, le scénario est bien linéaire, on ne se détache pas de l histoire et des débuts d explications scientifiques apparaissaient pour les plus sceptiques d entre nous afin de continuer à s intéresser au film. Malheureusement, ce film manque cruellement d émotion, à aucun moment on se sent proche de ses personnages persécutés ou alors stressé par l enjeu énorme de l histoire. Cela est bien dommage car avec un film avec une histoire si forte, un budget colossal, des acteurs excellents, oubliez l essence même d un bon film transforme cet Exodus en bon divertissement mais pas en film culte comme avait pu l être Gladiator du même réalisateur.
les films traitants de la bible sont rares et j'ai trouvé intéressant d'en voir un, je ne connais rien à tout cela et pourtant j'ai beaucoup aimé, déjà j'ai adoré Christian Bale qui est toujours au top comme à chaque film. Les paysages sont à couper le souffle, hyper réalistes. Les figurants (en masse) sont impressionnants, tout est bien fait, l'histoire comme le visuel
Comment décrire ce film? C'est très simple on cherche toujours un vrai scénario digne de nom. Les décors sont superbes mais...un film ne se résume pas à l'esthétique !! Mon dieu que c'est ennuyant . Les vieux films des années 70-80 surclassent largement ces remakes ratés . Un ennui profond probablement la cause d'une recherche d'argent et non de réelle qualité . Par exemple : Christian Bale n'est absolument pas à sa place dans ce rôle pour ne citer que lui . Grosse déception et de fausses promesses . Vivement une vraie réussite dans ce domaine .