80 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
14 critiques spectateurs
5
1 critique
4
6 critiques
3
3 critiques
2
3 critiques
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 février 2017
C’est original (au début), c’est pas mal fait au niveau des effets spéciaux, c’est amusant 5 minutes et c’est tout. Pas le film du siècle, pas la daube de l’année non plus.
Derrière la connerie pitch totalement hallucinant (un homme se réincarne en mouche et tente de se venger de celui qui l'a tué) se cache une comédie qui ose abuser du mauvais goût, mais qui le fait toujours avec un sens du gag certain.
Porté par une musique aussi délirante qu'entraîne le film narre donc la romance, ou plutôt la non romance entre Jani et Bindhu, puisque celle-ci se fait désirer pendant deux ans. Il y a tellement de blagues à faire sur cette situation par rapport à la situation des femmes en Inde... Et le film commence comme une comédie romantique tout à fait normale, jusqu'à que le héros au moment où la fille accepte enfin de déclarer sa flamme se fait sauvagement assassiner par un type qui ne supporte pas qu'une femme se refuse à lui.
Et là, le délire commence, puisqu'il se réincarne en mouche, va subir un entraînement de la mort pour tenter de tuer son assassin. Alors ce n'est pas hilarant, je pense qu'il y avait moyen de rendre certaines situations plus drôles, notamment le tueur qui devient fou et totalement parano à cause d'une mouche, on aurait pu aller beaucoup plus loin dans la manifestation de la folie, mais ça donne la pêche. C'est le genre de film qui se regarde avec un sourire jusqu'aux oreilles et qui assume totalement ses effets spéciaux moches, qui n'en plus rien à foutre de rien et nous montre donc une mouche faire de la muscu avec des coton-tiges, qui s'équipe d'un masque à gaz pour éviter l'insecticide et qui avec des sortes de griffes lacère son adversaire.
Le ridicule ne tue pas et le film n'est jamais aussi con que lorsqu'il ressemble à une pub ou à un clip, ce qui renforce encore le ridicule de la situation, puisque là c'est les exploits d'une mouche qui sont mis en avant.
Je ne suis pas du tout habitué aux productions du genre, je ne sais pas si c'est courant, mais franchement c'est deux heures aussi idiotes qu'elles sont plaisantes.
Un homme tué par son rival amoureux revient en mouche domestique pour se venger. Entre les mains de . Rajamouli, ce pitch impossible devient l’un des films les plus singuliers et les plus rafraîchissants du cinéma contemporain. Sortie en 2012, Eega, la mouche vengeresse constitue l’œuvre pivot d’une filmographie qui donnera naissance au monumental dyptique La Légende de Baahubali et la merveille RRR.
"En une douzaine de films, . Rajamouli s’est imposé comme l’un des cinéastes les plus puissants et les singuliers du monde, exportant avec lui la culture du Tollywood, où l’on parle la langue telugou, bien au-delà de ses frontières naturelles. Son cinéma est celui d’un conteur qui croit profondément aux histoires qu’il raconte, nourri depuis l’enfance des grandes épopées du Ramayana et du Mahabharata, ainsi que du Pañchatantra. Ce substrat culturel immense, il ne le porte pas comme un folklore décoratif mais comme une architecture qu’il insuffle à ses films. Certains sont des épopées à l’ancienne, d’autres plus contemporaines, mais elles tournent toutes autour des récits de vengeance, d’amour et de justice cosmique, portés par une foi dans le spectacle qui n’a pas d’équivalent dans le cinéma mondial actuel."
"Eega commence comme une romcom solaire et légère. Nani, jeune homme fantasque et amoureux transi de sa voisine Bindu (Samantha Ruth Prabhu), une micro-artiste aussi insaisissable qu’investie, illumine ses soirées depuis deux ans sans que la charmante demoiselle lui concède du terrain. Mais pour Nani, qui se complaît dans des tirades d’espoir qu’il déploie pour elle avec romantisme, ni l’attente ni sa précarité ne sauraient le décourager. Chaque contact visuel sous un vent qui fait trembler les cheveux des protagonistes est une victoire, et on rit avec lui de cette douce montée en tension. C’est la mécanique classique de la comédie romantique, assumée sans complexe, parce que Rajamouli prend le temps de construire un vrai désir amoureux avant de le détruire. [...] L’entrée en jeu de Sudeep, homme d’affaires richissime qui se délecte de son pouvoir de séduction, vient troubler cet équilibre fragile. Ce méchant d’une construction très précise n’est pas maléfique par nature, il est infantile dans sa toute-puissance. Bindu lui résiste, ce qui est pour lui non pas une blessure d’amour mais une blessure d’ego. Il veut la posséder comme un trophée de chasse, asseoir sa suprématie dans le milieu de la drague, où son pragmatisme et son charisme ne lui sont finalement plus d’aucune utilité. Et c’est avec une rupture de ton brutale, l’assassinat de Nani, que le film bascule vers le terrain du conte, du film d’action et du super-héros."
"Adoptant la perspective de son insecte vengeur, Rajamouli place sa caméra au ras des surfaces, transformant les objets du quotidien en territoire dangereux, un visage en paysage abrupt, un verre d’eau en océan déchaîné. Ce renversement d’échelle évoque les récits de miniaturisation chers au cinéma fantastique, comme L’Homme qui rétrécit de Jack Arnold et L’Aventure intérieure de Joe Dante, mais Rajamouli en fait un usage autrement plus radical. Il reconfigure entièrement la géographie du film, proposant au spectateur une façon nouvelle de lire l’espace domestique, où l’habitat devient un environnement labyrinthique au sein duquel le danger comme l’astuce prennent des proportions démesurées. Il y a des séquences animées avec une profusion d’idées de mise en scène sur la violence du monde humain et animal, notamment une première partie presque muette dans un parc, digne des meilleurs Toy Story, où Nani prend son envol dans sa nouvelle apparence et cherche un sens à cette deuxième chance inespérée. Puis vient la jouissance de le voir taquiner malicieusement Sudeep pour l’éloigner de Bindu. On voit alors Sudeep incarner la lubie du Coyote tentant d’attraper Bip-Bip, sans succès. C’est très marrant à suivre, avec un côté cartoonesque qui rend un immense service au divertissement grand public."
"Eega se consomme presque comme un concert de rock, avec l’effervescence d’un public par instants en transe, une autre façon de penser l’expérience en salle que les Indiens réinventent et s’approprient comme un visionnage interactif. Eega est la preuve qu’il existe encore un espace où l’on peut festoyer devant un écran, face à une tragédie originale qui n’a pas peur de son propre concept pour conquérir son public. C’est un rollercoaster de plaisir qui revisite l’amour et la vengeance dans un même geste de folie, qui confirme que la grandeur d’un film ne se mesure pas à son budget ni à sa durée, mais à l’espace qu’il crée dans l’imaginaire et dans la salle. Rajamouli fait des films pour les spectateurs qui acceptent encore de croire aux fables."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
La jolie bindu attire l'attention de deux hommes,il va naitre une rivalité entre eux qui va aboutir sur l'assassinat du pauvre au cœur pur, par le riche cruel. Le jeune homme assassiné va se réincarner en mouche pour accomplir sa vengeance. Eega débute par 30mn de romance franchement longuette,puis une fois le sujet enfin abordé celui ci n'a rien d'original,le scénario va toujours au plus évident et au plus simple. L'idée pouvait faire un court métrage sympathique et encore mais certainement pas un film de plus de 2h. L'image est sans imagination, c'est bollywood sans le kitch coloré qui le caractérise,mais un kitch qui va voir vers les spots de présentations des pays participants à l'eurovision. Il faut être très bon public pour apprécier Eega et ses gags faciles, à base de claques lors de chasses à la mouche(ouais bof) et dans dans un final surdimensionné rappelant de cinéma de Alex de la Iglesia .
"Eega (Makkhi)" est un film indien complètement dingue : un homme est réincarné en mouche et veut se venger de son assassin. Même s'il y a quelques longueurs et quelques scènes répétitives, je me suis vraiment bien amusé.
Eega est une œuvre aussi audacieuse qu’attachante. S. S. Rajamouli transforme une idée improbable en un spectacle inventif, drôle et émouvant, où une simple mouche devient un héros inoubliable. Avec son mélange réussi d’action, de romance, d’humour et de fantastique, le film est considéré comme l’un des plus grands classiques du cinéma indien moderne et annonçait déjà le talent exceptionnel de Rajamouli, confirmé quelques années plus tard avec Baahubali et RRR.
spoiler: Histoire d'amour et vengeance : comme beaucoup de films d'origine d'Inde (ici provenant de Tollywood, la production des films en langue telugu à Hyderabad dans le Telangana), ce sont les principaux ingrédients de cette histoire. Nani est amoureux de Samantha Ruth Prabhu, qui joue avec lui et le fait attendre. Le perfide Sudeep croise Samantha Ruth Prabhu et décide de la conquérir, car aucune femme ne lui résiste. Il se débarrasse du gentil Nani, qui, pas de chance, par une mécanique de transmutation de l'âme (si l'on croit à la métempsycose, cela est possible), se retrouve mouche. Et notre gentil Nani décide de se venger en tant que mouche, en faisant en sorte de déstabiliser la vie de Sudeep.
Le film commence comme une comédie romantique, puis bascule dans le dessin animé, avec un scénario astucieux qui utilise pleinement les possibilités d'action d'un personnage sous forme de mouche. Le film bascule ainsi dans un univers de comédie à forte dose d'images animées numériquement, toujours inventives sur le plan visuel.
. Rajamouli confirme qu'il est un réalisateur sur qui il faut compter, qui est capable d'oser beaucoup de choses. Nous sommes loin de l'ampleur ses chefs-d'œuvre RRR (2022) ou des deux Baahubali (The Beginning - 2015 -, The Conclusion - 2017 -), mais finalement pas si loin, car le film contient son lot d'images qui n'existent nulle part ailleurs.
Un ovni total ce film !!!! Un gentil Don Juan assassiné par un méchant trafiquant se retrouve réincarné en mouche....idée originale , mais le réalisateur étire le film jusqu à 2h14 ce qui pour suivre les aventures d'une mouche est très long. Trop long On est proche du dessin animé avec des effets sympathiques. La suite est un nouveau défi : comment la belle Bindu va se marier avec une mouche.....bref un divertissement qui s'oublie assez vite
La bande-annonce m'avait un peu fait peur, mais ce film est un régal. Une histoire d'amour et de vengeance, de la musique, de l'humour et des séquences complètement folles. Deux heures de pur bonheur, j'espère que le film repassera à Marseille pour pouvoir le conseiller !
> **Eega : la mouche vengeresse** est un naufrage cinématographique absolu. Derrière un concept déjà absurde se cache une réalisation d'une pauvreté affligeante. Les effets spéciaux sont grotesques, les incrustations frisent l'amateurisme et le rendu visuel semble dater d'une autre époque. Quant au jeu des acteurs, il est constamment outrancier, artificiel et incapable de susciter la moindre émotion crédible. > > Le scénario enchaîne les situations invraisemblables sans jamais parvenir à captiver. Les dialogues sont d'une platitude désarmante, la mise en scène multiplie les ralentis et les effets tape-à-l'œil dans l'espoir de masquer un vide abyssal. Chaque minute paraît plus longue que la précédente, jusqu'à transformer le visionnage en véritable épreuve de patience. > > Un film prétentieux qui confond démesure et créativité, et qui accumule les clichés sans jamais offrir un seul moment réellement convaincant. Une perte de temps du début à la fin. Qu'attendre d'un pays où l'on mange avec ses pieds ?