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vincentasc
35 abonnés
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3,0
Publiée le 15 novembre 2014
Film de bonne facture, au scénario solide malgré un petit air de déjà vu, avec un Tom Hardy inspiré qui n'est pas sans rappeler le Robert de Niro époque "Meen Street". "Quand vient la nuit" fait partie de ce cinéma américain (qui se cherche entre films à gros budget façon Marvel et films plus personnels) qui puise son inspiration dans le cinéma des années 70. Un retour au source, un retour aux fondamentaux qui fait du bien à la nostalgie mais qui prouve parfois le manque d'ambition du cinéma US.
Tom Hardy porte ce film avec une présence toute en force tranquille spoiler: et pourtant la fin nous prouve qui il est vraiment . La présence de Noami Rapace se fait tout en douceur pour le reste de l'histoire on nous emméne dans un puzzle qui prend forme devant nos yeux avec cette question mais où va t-on ? bonne surprise pour un polar noir
Il y a un parfum de film à l'ancienne qui est plutôt plaisant, un faux rythme assez inhabituel dans le tout venant de la production américaine. Et même si on voit rapidement venir le twist final on se laisse aller avec plaisir grâce notamment aux deux rôles principaux Tom Hardy et surtout James Gandolfini dont la dernière prestation restera à tout jamais empreinte d'une mélancolie touchante (sa marque de fabrique?)... Les autres personnages sont beaucoup moins évidents, le personnage de Noomi Rapace est complètement artificiel, assez bâclé, en ex-junkie et celui de Matthias Schoenaerts pas très crédible en psychopathe. Du coup leur relation apparaît comme une construction purement artificielle. Dommage, car Roskam a très intelligemment adapté sa mise en scène à ce petit périmètre et fait preuve d'un profil bas somme toute très respectueux.
Quel dommage que la tension et le suspens accumules tout au long du film n'aboutissent que dans le dernier quart d'heure avec enfin de l'action car pour le reste les comédiens sont bien et l'ambiance assez noire était plus prometteuse.
Ce qui est très réussi et qui frappe d'entrée, c'est l'ambiance, Brooklyn en hiver, qui sied parfaitement aux personnages. Personnages atypiques d'ailleurs, difficiles à cerner qui donnent un côté imprévisible à cette histoire de casse/vengeance. Tout est très réussi, plein de suspense jusque dans la dernière scène du bar très intense. Petit bémol sur le rôle féminin, sans réel intérêt à part boucher quelques trous scénaristiques. Film très réussi au final
Très attendu au tournant ce Quand vient la nuit. Pour l'identité de son réalisateur, Michael R. Roskam, le flamand rosse responsable du fantastique Bullhead, que les américains ont illico débauché pour venir tourner sur leurs terres. On craignait fort le déphasage pour le cinéaste belge alors que le titre français du film tend à nous faire accroire que l'ombre de James Gray flotte dans les parages. Fausse piste, Quand vient la nuit n'a pas l'intensité requise pas plus qu'un scénario suffisamment bien écrit pour que l'illusion persiste. Quand vient la nuit est un bon film noir, dont la construction maligne et l'atmosphère ambivalente colmatent à peu près les brèches d'une histoire sans grande originalité. La nouvelle de Lehane s'intitule Animal Rescue et résume assez bien un récit où un chiot devient l'attraction principale, innocente créature perdue dans un monde de brutes. Plutôt bien entouré d'interprètes solides (Rapace, Schoenaerts et Gandolfini, dans son ultime rôle), Tom Hardy impose sa présence en creux avec un charisme certain.
Il y a des films qui n’ont pas besoin de beaucoup pour être d’excellents moments de cinéma… De bons acteurs et une bonne histoire bien dialoguée peuvent suffire à notre bonheur. « Quand vient la nuit » est de ceux-là. Un polar qui de prime abord ne paie pas de mine mais qui, une fois commencé, ne vous lâche plus. Pourtant peu de violence, pas de scènes d’action ni d’explosions pouvant garnir une bande-annonce racoleuse. Non, juste de bons comédiens et un bon scénario. On pourrait reprocher la lenteur apparente du film mais elle sert à nourrir la crédibilité de l’ensemble, et rendre prégnant le milieu de la pègre de Brooklyn, pas forcément synonyme de fusillades et carambolages à tout bout de champ. Certes, ce premier long-métrage outre-Atlantique du réalisateur du coup de poing belge « Bullhead » n’est pas de la même trempe… Mais on ne peut pas livrer des chef-d’œuvres à chaque fois ! L’excellence des échanges entre les comédiens suffit à nous satisfaire rehaussé par une mise en scène discrète mais adéquate. On louera surtout James Gandolfini dans son dernier rôle, qui prouve que l’on a perdu un grand acteur révélé sur le tard. Et bien sûr, Tom Hardy qui est l’un des meilleurs jeunes comédiens de sa génération, si ce n’est le plus brillant. Même une phrase comme « je vais chier » dans sa bouche passerait pour du grand art ! Et surtout il faut noter un rebondissement dans la dernière partie qu’on ne voyait pas venir, astucieusement amené, et qui rebat intelligemment les cartes. Du bon vieux cinéma de papa !
Roskam réalise un polar sombre de belle facture avec des gueules et un scénario qui ne pêche que sur un point. En effet on reste perplexe sur la rançon du chien, une telle somme pour un chiot qu'il connait à peine ?! Un excellent polar, bien éloigné de son précédent. Roskam a réussi son passage outre-Atlantique ce qui est assez rare pour le saluer. A voir !
Un petit film bien sympathique. Petite plongée dans le monde obscur de Brooklyn avec un barman en apparence normal. Le type se révèle peu à peu être le plus humain, ou presque, des personnages de cette histoire et on finit par s’y attacher. Un gars honnête dans un monde pourri, ça fait du bien. L’histoire en elle-même est sur fond de vengeance et de cupidité, et y’a un soupçon d’enquête policière (même si on comprend pas trop ce qu’elle vient faire dans tout ça). Au milieu, y’a un petit chien tout mimi qui aide grandement à rendre le personnage humain. Puis, plus on avance dans l’histoire, plus on s’enfonce dans une ambiance oppressante, presque malfamée. On se demande comment tout va bien pouvoir se terminer. Puis arrive le dernier acte et celui-ci nous réserve quelques surprises. Bref, peut-être pas une histoire extraordinaire ou intéressante, mais une histoire prenante, bien menée et qui cache bien son jeu. Le casting est pas trop mauvais, Tom Hardy sortant une nouvelle fois du lot dans un rôle qui lui convient parfaitement. Techniquement, c’est plus que correct avec une musique et des décors créant une bonne ambiance et une mise en scène très efficace avec plusieurs plans/scènes vraiment chouettes. Bref, un petit film très sympa. Pas le meilleur de l’année, ni parmi les meilleurs, mais un film qui mérite qu’on y passe un petit moment.
Après « Rundskop », Michael Roskam a reçu l’opportunité de réaliser un film à Hollywood, et s’en sort avec les honneurs, passant de la « tête de bœuf » au pit-bull blessé !
Certes, on a un peu plus de mal à retrouver la patte du cinéaste flamand, pour ce qui est un film de commande et un film noir et maffieux qui ne révolutionne pas le genre. Pourtant, on ne s’ennuie jamais avec ce récit efficace, qui fonctionne surtout grâce à des personnages forts. Chacun se révèle de plus en plus intéressant au fur et à mesure que l’on va au-delà des apparences. Roskam bénéficie aussi d’un casting de luxe, avec un Tom Hardy en grande forme, un Matthias Schoenaerts terrifiant, une Noomi Rapace mystérieuse et un James Gandolfini émouvant pour sa dernière apparition à l’écran. Seul le personnage du détective peut sembler quelque peu superflu.
Ce qui démarque légèrement The Drop des films similaires, c’est le rôle de Rocco, le chien, révélateur de l’animalité des hommes et en même temps leur rédempteur. Sans être très présent à l’écran, il est toujours marquant. C’est avec ce thème qu’on retrouve les préoccupations de « Rundskop », même si l’on reste un peu trop en surface. Il reste aussi une belle atmosphère des lieux banals de Brooklyn, ces lieux quotidiens où, dans l’ombre, se jouent parfois des trames violentes et secrètes, matérialisées par ce « Drop-bar ».
Bref, voici un film classique mais efficace, qui devrait plaire aux amateurs d’histoires sombres et d’acteurs inspirés. Pour son premier film hollywoodien, et son second long-métrage tout court, Roskam a évité les pièges où sont tombés avant lui pas mal de cinéastes non-américains. S'il parvient à garder cette base et à y ajouter un peu plus sa griffe personnelle, ses prochaines oeuvres s'annoncent prometteuses!
Un film intéressant mais pas exceptionnel. Un reproche que je partage avec les autres utilisateurs : ce film peut paraître long, mais quand est ce donc la fin ?
Mon avis est assez mitigé au sujet de ce film sombre, assez palpitant mais pas toujours simple à suivre. Les acteurs sont tous impeccables et on retrouve avec plaisir (et pour la dernière fois) James Gandolfini, qui, même dans un rôle plus qu'ambigu, dégage une humanité surprenante. Le réalisateur fait parfois preuve d'un humour noir salvateur, les personnages sont tous intéressants mais le scénario reste assez tortueux, ce qui nuit à la totale compréhension du film.
Les « Drop bars » de Brooklyn servent à boire… et à « blanchir l’argent qu’on ne peut pas déposer à la banque » ! C’est là que Bob est barman. Impassible, il voit tout et ne dit rien. Son cousin Marv, qui gère l’établissement sous la coupe de la mafia Tchétchène, est moins scrupuleux. Et se montre à peine surpris le jour où le bar est braqué. En même temps, Bob recueille un chiot amoché dans une poubelle et fait la connaissance de Nadia, ex-junkie, mais surtout « ex » d’Eric, l’inquiétant proprio du chien… C’est là que ça se gâte pour Bob. 5000$ à rembourser aux mafieux, deux maîtres pour un toutou et autant d’amoureux pour une femme, y a de quoi s’embrouiller. D’autant que le cousin Marv ne l’aide pas à y voir clair. Et que Bob n’a pas toujours été aussi lisse et indifférent qu’il le laisse paraître. Chaque confrontation est tendue comme un arc et on s’attend à tout moment au pire. Le sang coule bien un peu, mais c’est surtout le passé de chacun qui remonte à la surface. « Quand vient la nuit », la violence se tapit derrière la nonchalance. L’atmosphère de ce polar est aussi sombre que dans la série « Millenium » ou rôdait déjà Noomi Rapace. Avec un héros dont la fausse léthargie rappelle celle de Nicholas Wending dans « Drive ». Tom Hardy est à sa hauteur. Matthias Schoenaerts déjà excellent dans le « Bullhead » du même réalisateur, est encore d’une belle épaisseur. Reste un scénario gigogne qui se perd un peu dans ses méandres psychologiques.
Le belge Michael R.Roskam n'a pas attendu longtemps pour répondre aux sirènes d'Hollywood. Après le succès public et critique de Bullhead, on était très curieux de voir ce qu'il allait nous montrer. Très curieux aussi de voir ce casting 4 étoiles réuni à l'écran. Tom Hardy n'a jamais été aussi sexy et reste toujours aussi convaincant. Matthias Schoenaerts confirme tous les espoirs mis en lui. Leur confrontation vaut à celle le détour. Noomi Rapace se rattrape de Dead Man Down et c'est avec une grande nostalgie que l'on voit pour la dernière fois à l'écran le regretté James Gandolfini. Le scénario de Dennis Lehane (Mystic River, Gone Baby Gone, Shutter Island) adapté de son propre roman est parfaitement ficelé. Associé à une mise en scène serrée et maitrisée, ils nous offrent un excellent moment. Une ambiance lourde et noire, nimbée dans une lumière splendide, des scènes fortes et d'autres pleines d'une belle émotion. Il manque malgré tout un petit quelque chose pour en faire un grand film crépusculaire à l'image de La nuit nous appartient. Quand vient la nuit reste au final un polar classique, un brin stylisé, mais de très bonne facture, élégant, mélancolique et prenant. Plutôt une bonne surprise.