Jimmy P.
Note moyenne
3,4
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196 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 septembre 2013
J’avoue que ce n’est pas très souvent que je vais voir un film réalisé par Arnaud Desplechin. En fait si j’en crois mes souvenirs je n’ai jamais vu l’un de ses films.
Ayant en ma possession le Graal (ma carte illimité) et n’ayant donc nullement besoin de débourser d’avantage d’argent pour aller voir des films (au contraire je rentabilise). Je me suis donc permis d’aller voir un film différent de ceux que je vais voir habituellement au cinéma. Je ne m’attendais donc à rien. Je n’avais aucun a priori sur le film, sauf peut-être au sujet du casting. D’une j’aime beaucoup Mathieu Amalric, je ne sais pas vraiment pourquoi mais le personnage m’est sympathique et ensuite Benicio Del Toro, un mec avec une gueule, qui peut être aussi flippant qu’attachant malgré sa carrure et son physique atypique, pour moi c’était du tout bon ! Bref je partais en ayant rapidement lu le synopsis. Histoire de connaitre le contexte, le sujet, et l’élément dramatique. Donc pour résumer rapidement ça se déroule après la seconde guerre mondiale au Kensas et Jimmy Picards un Indien qui souffre de différent trouble va être admis dans un hôpital spécialisé dans les maladies du cerveau. Il va finalement avoir le droit à des séances de psychanalyse avec Georges Devereux un Européen et l’on va suivre l’évolution de leur relation.

Et après avoir vu le film, il s’agit exactement du synopsis ! Tout le film est vraiment centré sur ces deux personnages qui se découvrent, échangent et se trouvent des points communs. Il s’agit donc d’un film très bavard ! D’ailleurs je vous déconseille d’aller le voir le soir après une journée assez rude, ou en ayant juste un léger coup de fatigue. Ce film risque d’être une bonne berceuse pour vous. D’autant plus que l’histoire suit son cours, constamment sur le même rythme sans envolée dramatique. Ben ouais mais bizarrement les 2h de film je ne les aie pas vraiment vu passer (et je ne me suis pas endormis !).
L’histoire n’est en vérité pas des plus passionnantes, mais la force qu’insufflent les deux acteurs principaux à leur personnage respectif apporte une dynamique au film. Etrangement je me suis vite rendu compte qu’il n’allait rien se passer d’extraordinaire, pire je me suis douté de la manière dont cela allait se terminer, mais finalement l’intérêt du film est dans l’interprétation des dialogues, le film s’articule comme une sorte d’enquête ou les mots et la Culture des personnages en sont la solution. Et ce qui est intéressant c’est la manière dont chaque chose est interprétée à la fois du côté du patient et du psychanalyste. En allant voir Jimmy P. il faut vraiment s’attendre à voir des séances de psychanalyse et uniquement à cela. Autrement il y a de forte chance que vous soyez fortement déçu.
Côté mise en scène c’est très propre et la photographie est très belle, je ne pourrais pas ajouter grand-chose d’autre sachant que je ne connais pas tellement le réalisateur.

Pour conclure je dirais que le film n’est pas un incontournable mais il m’aura au moins donné envie de voir le reste de sa filmographie.
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 septembre 2013
Pas vraiment mauvais car c'est très bien joué et bien filmé.
Mais c'est sûrement un film réservé au passionnés de la psychanalyse. Pour les autres, comme moi, c'est très très long. Et franchement je n'ai pas du percevoir les moments forts du film car je me demande encore ce qui l'a guéri et ce qu'est venu faire la compagne du médecin.
Bref, pas de quoi inciter les autres à y aller.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2013
Enfin un très bon film français! Ouf, ça fait du bien après toutes ces daubes que la critique nous a survendues. Je ne dis pas que le film d'Arnaud Despléchin n'ait aucun défaut; il a les défauts habituels à ce cinéaste: tendance à tirer à la ligne, à utiliser des personnages secondaires qui n'apportent rien (comme dans l'excellent "Un conte de Noël" qu'Arte a eu la bonne idée de nous programmer). Mais, ce qui manque tellement au cinéma français, c'est, premièrement, un scénario solide; deuxièmement, de vrais personnages auxquels on s'attache. Dans Jimmy P.,(Psychothérapie d'un Indien des Plaines), vous avez les deux, pour sûr!

En 1948, Jimmy, Indien Blackfoot, est revenu de la guerre avec un traumatisme crânien et depuis, il a des troubles visuels, des vertiges, d'épouvantables maux de tête. En 1948, j'imagine bien que les migraines d'un Indien alcoolique ne devaient intéresser personne, sauf que, Jimmy est un ancien combattant et l'armée se doit de le remettre sur pieds! On l'examine; on ne lui trouve rien. Le cerveau n'a pas été lésé. Le psychiatre de service suggère à regrets une schizophrénie. D'où l'idée de recourir à l'expertise de Georges Devereux....

Devereux n'est pas médecin. C'est un ethnologue (qui s'est beaucoup intéressé aux Indiens), français d'origine juive roumaine (la raison pour laquelle Amalric parle américain avec un effroyable accent tudesque?) Mais il a dans l'idée de devenir analyste -et Jimmy va être son premier cas. C'est un esprit vif et léger, pour ne pas dire farfelu, mais d'une grande curiosité intellectuelle et d'une grande ouverture d'esprit. J'imagine que le vrai Devereux, celui qui a écrit le livre qui a inspiré Despléchin n'était pas du tout comme ça.... mais le héros a été modelé sur mesure pour l'acteur fétiche du cinéaste, ce Mathieu Amalric qui, en dépit du temps qui passe, a toujours l'air d'être aussi gamin! Face à lui, Benicio del Toro est inouï -sa voix, son élocution, la façon dont il se déplace un peu vouté, la façon dont son visage exprime son désarroi -grandiose!

Entre les deux hommes, le courant passe; Jimmy fait confiance à ce Georges qui connait déjà si bien la nation indienne, l'interroge sur sa tribu, note dans son carnet les mots qu'il apprend.... Et Georges va démèler ce qui se passe dans la tête de Jimmy; le traumatisme et le coma qui a suivi ont juste permis de faire remonter à la surface des choses enfouies, les difficultés qu'il a toujours eues à garder une femme, et surtout cette petite fille qu'il n'a jamais reconnue parce qu'il s'imaginait ne pas en être le père. L'Indien va reprendre sa vie en main, les migraines vont disparaitre; et le juif va commencer une carrière d'analyste, après cette brillante réussite, et trouver enfin sa place sur terre. Belle histoire, presque trop belle pour être vraiment vraie.... mais qui donne lieu à un film excitant, vivifiant, passionnant. A voir absolument!
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2013
Après 5 ans sans tourné depuis son superbe film choral "Un conte de Noël" Arnaud Desplechin revient avec un film plus sobre et plsu intimiste. Adapté du livre de Georges Devereux "Psychothérapie d'un indien des plaines (1951) le film est un magnifique hommage au travail de l'ethnopsychiatre. On suit donc la thérapie en plusieurs dizaines d'heures d'entretien entre le médecin et son patient. Le film est emmené par un duo d'acteurs fabuleux, Benicio Del Toro est habité et charismatique tandis que Mathieu Amalric (5 films avec le réalisateur) est un médecin passionné et passionnant. Bavard et verbeux c'est malheureusement un film qui peut en rebouter plus d'un mais il reste particulièrement intéressant notamment dans les méthodes de Devereux. Par contre on s'interroge sur la nécessité de nous montrer la romance de Devereux et on reste perplexe par la réalité des symptômes de Jimmy P. tant on nous rabache qu'il va bien et qu'il y a rien qui semble anormal. La thérapie n'apporte pas franchement de réponse aux malaises du patient. Au final (et surtout pour votre serviteur) on constate que les psy restent les maitres du blabla. Le vrai point fort est qu'on ressent la fascination de Desplechin pour ce livre et que le face à face Picard-Del Toro avec Devereux-Amalric est séduisant. Un bon et beau film mais qui est un peu vain si on est pas plus ou moins déjà attiré par la psychologie.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 septembre 2013
Très bon film! Belles interprétations, une histoire avec une belle lenteur. Une belle surprise.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 septembre 2013
On voudrait tous être un indien pour avoir la chance d'expurger nos blessures les plus refoulées par l'intervention de l'exentrique Dr Devereaux.L'achimie entre les deux comédiens est propos que l'on devine cher à Deplechin, qui ne se contente pas de pousser le spectateur à se poser des questions qui brisent les apparences en éclat,est pretexte donc à une mise en scéne ingénieuse où le patient est le visiteur de ses rê rêves en souvenirs le dr Devereaux reconstitue le puzzle de la vie d'un homme simple,qui à ses yeux et aux notres devient grand Dépleschin, et dépouillé de la prétention des ses derniers films.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2013
Il a fallu un certain culot à Arnaud Desplechin pour choisir cette trame de scénario, somme toute squelettique, puis pour aller la tourner aux USA. La faiblesse du film tient en effet avant tout dans son synopsis plutôt terne : une longue séance de psychanalyse filmée.

Si l'exercice n'est au final pas déplaisant, c'est par la grâce du jeu des acteurs. Benicio del Toro est excellent, colosse rempli de douleur et de douceur. Après un début inquiétant dans lequel il surjoue (yeux exorbités, sourire de fou furieux), Amalric se calme et devient progressivement touchant.

Le film est très bien réalisé, on est parfois touché par une scène de rêve, mais Jimmy P manque un peu de nerf, d'exaltation, d'âme.

Le fait que le patient soit indien n'est au final qu'anecdotique, même si la culture indienne nimbe certains dialogues d'une aura mystérieuse.

Cela fait lontemps que je n'ai pas vu un film qui... la suite ici :
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2013
L'évocation des traumatismes causés par la guerre et leur cure psychanalytique est un sujet passionnant mais est-il véritablement cinématographique ? Arnaud Desplechin prend d'énormes risques en centrant Jimmy P. sur le rapport exclusif qui s'établit entre deux hommes : le grand blessé de l'âme et le praticien qui est loin d'être reconnu dans sa profession. De cette relation entre deux individus a priori aux antipodes et que le cinéaste étudie avec une minutie extrême naîtra une complicité ineffaçable. Reste que le film semble parfois scolaire, ou plutôt universitaire, dans son récit en privilégiant une abondance de dialogues que l'on pourra trouver étouffante. C'est un parti pris et Desplechin met tout son art à tenter de rendre palpitant cet échange entre le malade et son médecin. Et force est de constater qu'il y arrive assez souvent. Benicio del Toro est prodigieux, ce qui ne constitue pas une surprise, Amalric se tirant honorablement d'un rôle compliqué de psy excentrique et marginal, affublé d'un accent franco-roumain qui n'est pas toujours heureux.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 16 avril 2016
Non, le talent complice de Benicio Del Toro et Mathieu Amalri ne jettera pas un voile apaisant sur le manque d’enthousiasme et d'ambitions de Jimmy.P, dont la linéarité démotive progressivement le spectateur, sans pour autant lui ôter cet attendrissement éprouvé devant l'amitié sincère, parfois difficile, de deux hommes liés par l'opposition de leur sentiments, qui se trouvent être au fil de l'histoire , complémentaires : le calme méfiant de Jimmy.P, son malaise de vivre, la morne monotonie qui rythme les événements de sa vie, captive et apaise à la fois, l’excentricité d'un psychothérapeute passionné de culture indienne, vif et pleins d’intérêts. Un scénario de roman, qu'une adaptation cinématographique doit électriser, faire subir des bonds et des rebonds, des crises et des temps calmes... mais rien de tel dans Jimmy.P, et c'est tellement dommage !
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2013
Surement pas le meilleur film de Desplechins,
j'ai trouvé le jeu des acteurs trop mécanique, comme si parfois la sobriété était surjouée,
C'est un film à deux principalement, (benicio del toro et Mathieu Amalric) mais sans beaucoup d'émotions entre les deux acteurs ...
La tentative de psychanalyse fera je pense beaucoup sourire les psychiatres, quoique....
En tout cas elle ne m'a guère convaincu.....
Je confesse n'avoir pas réussi à entrer dans le film, ni n'ai été sensible à cette guérison par la parole et la psychanalyse......Dommage pour moi.....
Peut être à revoir pour mieux cerner les possibles qualités didactiques du film.....
Un film qu'il faut voir à mon avis si on veut se faire son idée.....
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 septembre 2013
Bien joué mais un peu ennuyant. Le fil de l'intrigue est bien trop subtil ... On a du mal à comprendre où l'on nous emmène. Finalement on est presque soulagé que le film se termine.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 septembre 2013
"Jimmy P." disposait de bonnes cartes en mains: des acteurs de talent et un thème intéressant qui pouvait s'ouvrir vers diverses intrigues. Malheureusement, le traitement apporté à l'histoire par le réalisateur/scénariste nuit complètement au sujet. Le scénario n'est en effet constitué que de dialogues à répétition, le plus souvent redondants, fades et peu intéressants. Il manque clairement à ce long métrage une touche de folie, un souffle onirique qui aurait permi le détachement avec la simple thérapie. Il en résulte donc de nombreuses longueurs et un rythme qui en pâtit. Heureusement, le tandem Mathieu Amalric/Benicio Del Toro fait des merveilles. Une déception...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 septembre 2013
Avant toute chose, je me suis décide à aller voir ce film pour une seule raison : Benicio Del toro que j'avais découvert dans le sombre et palpitant "21 grammes" d' Iñárritu.

Points positifs : Je ne m'étendrais pas sur les raisons pour lesquelles j'adore cet acteur, mais je dirai simplement que les deux acteurs principaux sont juste énormes, et même lorsque le film devient un peu trop lent à mon goût, ils arrivent à nous faire rester dans ce récit. Sensation étrange, mais que j'ai adoré, on a véritablement le sentiment d’être en face d'un psychologue durant tous le film. Comme si ce n'était pas un film pour lequel nous avons payé, mais une thérapie de groupe. Je n'avais jamais eu cette sensation avec un autre film. A la fin on est véritablement triste que les deux se quittent, tellement leur relation a été forte, deux hommes si différents physiquement, n'ayant pas du tout le même parcours et pourtant qui vont apprendre à se connaître et liés une véritable amitié. Preuve que le film est véritablement poignant, on aimerait que ces deux là ne se quittent plus, que l'indien accepte de devenir l'assistant psy du français.

Points négatifs : Un poil trop long? La relation entre le docteur français et son amie n'est pas intéressante. On aurait préféré que ces minutes soient dédiées à la relation entre lui et son patient. En effet, l'amitié entre les deux hommes m'a beaucoup plus touché, que cette amour beaucoup plus lambda. Mon second reproche serait la difficulté à suivre totalement l'histoire. Ou plutôt l'histoire de l'indien. On s'y perd dans les prénoms, les noms anglais, les noms indiens, les différentes époques de sa vie. A la fin je me suis retourné vers l'amis avec qui je suis aller voir le film et je lui ai demandé : "mais pourquoi il va mieux au final???". Je m'attendais à une révélation énorme sur la fin qui allait permettre au héros de sortir de ce mal-être... Et bien non, on reste sur notre faim.
No Spoiler
No Spoiler

23 abonnés 62 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2013
Le réalisateur s'attaque à l'adaptation pour l'écran d'une histoire d'amitié sur fond de psychanalyse et d'ethnologie indienne avec beaucoup de talent: la direction de ces deux exceptionnels acteurs est magistrale et le rythme imposé par le montage, admirable. Quelques scènes oniriques permettent à la narration de trouver un second souffle, Desplechin n'en abuse pas, de peur de trop romancer cette histoire vraie, probablement. Néanmoins tout ce talent déployé ne nous empêche pas de regarder notre montre au moment où le film aurait dû trouver sa fin: vers 1h30...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 septembre 2013
Je n'imaginais pas m'ennuyer autant. Deux comédiens que j'adore. Un réalisateur doué. Et pourtant l'on s'endort sur le canapé du psy Amalric. L'histoire ne progresse que dans la dernière demi-heure. Quel dommage !
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