Jeune & Jolie
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Dandure
Dandure

185 abonnés 205 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 août 2013
Attention, cet avis contient des spoilers tels que: spoiler: Messieurs, vous aurez de quoi vous rincer l'oeil
.
Jeune & Jolie, un titre racoleur & ironique pour un film qui l'est un peu, assurément.
Racoleur, car ici, la prostitution n'est pas un délicat sujet de société. Au mieux une métaphore de luxe sur la sortie de l'enfance...le basculement dans l'âge adulte. Au pire, un simple prétexte pour dresser le portrait en creux d'une adolescente. Et pas n'importe quelle ado: une petite fille sage, bourgeoise et désœuvrée qui pour tromper son ennui d'adonne à une prostitution polie. [C'est moi ou c'est aussi le thème de "Belle de jour" ? Ah non, rien à voir, chez Bunuel, il y a avait de la fantaisie.] Et pas n'importe quelle bourgeoise: une bombasse, dont la plastique de mannequin filiforme s'exposée dans de nombreux plans. C'est parfaitement gratuit et ça devrait attirer le chaland. Merci François.
Ironique, quand il scrute les adultes, leurs désirs, leur ego, leur hypocrisie. Rien de trop choquant, rassurez-vous. Maintenant que le chaland est dans la salle, autant ne pas le faire fuir. De-ci de-là, on sourit gentillement. Quelques ambiguïtés bienvenues dans la relation mère/fille, pas de subversion, une pointe de pédagogie pyschologisante, plus de réponses que de questions. Ozon en mode mineur(e) et grand public.

Moralité: si 300€ sont excessifs pour la compagnie d'une prostituée qui tire la gueule, 10€ pour admirer les moues provocatrices et les courbes mélancoliques de Marine Vacth valent peut-être le coup. Tant que vous n'êtes pas réfractaires au genre "petit drame bourgeois".
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 août 2013
21 août, jour de sortie du dernier film de François Ozon, Jeune & jolie, que j'attendais non sans impatience.
En élégante compagnie, celle d'une Marine pour ne pas la nommer, homonyme de l'héroïne du film, je constatai que la salle n°4 du cinéma UGC Normandie était pleine à craquer, de curieux tels que moi et d'illustres spectateurs tels que Bernard Pivot. Le premier rang et son confort nous souriaient donc, pour je l'espérais, presque deux heures d'évasion.
L'immersion dans cette dernière fut rapide pour avoir été estomaqué par cette presque nouvelle venue dans le paysage cinématographique français, Marine Vacth, jeune, jolie et bluffante.
Le titre du film pourrait laisser croire à Bernard Pivot qu'un vent de fraîcheur va le bercer le temps d'une séance, qu'il va assister à des pans de la vie de cette adorable adolescente découvrant avec une maturité maîtrisée le pouvoir de séduction qu'elle exerce sur ses contemporains du sexe masculin. Même si cette jolie actrice dégage la fraîcheur qu'attendait Bernard, c'est un autre aspect de sa personnalité que François Ozon éclaire de sa caméra d'amateur de bon cinéma et d'esthétiques jeunes femmes.
Isabelle, le nom de l'actrice principale dans le film, passe des vacances heureuses dans le midi, berçées par le chant des cigales mêlé au bruit redondant des vagues varoises. Etant la bombe parisienne de la plage, elle attire forcément les convoitises et un jeune ado allemand, affublé du prénom de Félix, plus passe-partout que Kurt ou Otto, réussit à séduire Isabelle en lui susurrant un bien vu " che beu d'offrir une bédide glace ? ". Isabelle tombe sous le charme teuton de Félix et s'offre à lui, transformant l'été du généreux allemand en l'un des moments historiques de son existence.
De retour à Paris, les cigales s'étaient tues, la Seine grise avait remplacé les vagues bleues du pays varois et la belle Isabelle reprit sa scolarité au ( pas dégueu ) lycée Henri IV. Dans sa grande chambre, le soir, après ses devoirs expédiés, elle tapotait sur son macbook blanc les pages les plus secrètes de sa vie. Aventurière, férue de nouvelles technologies, la petite se lance dans des aventures risquées et tarifées en offrant ses charmes sur la toile à des inconnus souvent mariés et fréquentant pour certains les boutiques Cyrillus. On la suit peu à peu dans ses rendez-vous, d'hôtel en hôtel, timide et sûre d'elle à la fois, prenant dangereusement goût à ce genre de sport, jusqu'à ce qu'un de ses clients, sans doute le plus "bienveillant" ne connaisse le même sort que le président Félix Faure; l'acteur campant ce rôle, Johan Leysen, m'a d'ailleurs touché, dans ce mélange de culpabilité et de perversion. Les folies clandestines d'Isabelle finissent par être révélées et sa famille, résolue, tente de ramener à la raison la lycéenne... Géraldine Pailhas joue avec enthousiasme le rôle d'une mère dépassée par les événements et Frédéric Pierrot, second rôle que j'apprécie chaque fois un peu plus, celui du beau père, maladroit au possible mais désolé de voir sa chère et tendre constater que sa fille n'est pas que jolie. Petite mention aussi pour le petit frère, Victor, scotché à sa playstation et à sa candeur mais aussi solidaire des nouveaux émois que connaît sa soeur.
François Ozon a donc réussi à plonger dans les méandres de l'adolescence et ses désillusions, en évitant avec l'agilité du cabri la vulgarité, pour offrir au spectateur un film sensible et intelligent dont j'ai la souriante prétention de croire que Bernard Pivot l'aura, comme moi, beaucoup aimé.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 août 2013
J'étais très optimiste en allant voir le nouveau bijou d'Ozon qu'on décrivait comme étant son film le plus "abouti". J'avais adoré "Dans la maison", alors forcément j'attendais beaucoup de "Jeune & Jolie".

Venant aux faits: Jeune & Jolie est ni plus ni moins qu'un bijou d'esthète raffiné. Il n'y a ici aucune volonté de juger ni de disperser une quelconque morale. On aurait d'ailleurs pu s'en douter d'après le pitch proposé par allociné qui suggérait "Le portrait d’une jeune fille de 17 ans en 4 saisons et 4 chansons".
Ici tout est dans la poésie, le regard, les plans. On est dans le suggestif (on va sûrement me rétorquer que les scènes d'amour sont plus que suggestives, mais pour ma part je les ai trouvé toujours très soft et "utiles" à l'intrigue). C'est du cinéma certes très bobo, on va pas se mentir, mais c'est absolument pas dérangeant tant les qualités abondent dans ce film.
Marine Vacth (et Fantin Ravat !) est sûrement l'une des raisons pour lesquelles il faut avoir au moins visionner une fois ce film ! Elle sublime le rôle de cette ado qui loin d'être perdue, comme pourrait le prétendre certains, sait au contraire très bien où elle va.
Ce film repose bien sûr ses fondations sur un terrain miné, alors forcément on risque une explosion si l'on veut en extirper quoi que ce soit, mais si vous voulez mon avis, Jeune & Jolie est une ôde à la jeunesse loin des sentiers battus. Isabelle se réalise dans cette prostitution, qu'elle perçoit comme une expérience au même titre que "fumer de la beuh" ou autre. C'est illégal, c'est mal et alors ? N'est ce pas le propre de la jeunesse ? Mais ce n'est pas tout, ce serait bien trop superficiel et facile.
Ozon décrit cette part de malin qui sommeille (et se révèle) en Isabelle, comme elle sommeille en chacun de nous. Ce que fait Isabelle, on l'a déjà tous fait, je n'entends pas la prostitution, mais cette fascination morbide et malsaine est tout à fait légitime et existe, elle se manifeste simplement d'une manière différente d'une personne à une autre. La différence majeure réside dans le fait qu'Isabelle parvient à rester pure malgré tout ce que son activité a de mal et de débauché. On ne peut être que fasciné par cette fille on ne peut plus humaine et adhérer à ce qu'elle incarne -ce qu'il existe de plus morbide et dépravé en nous-.
Mais là où le bat blesse, c'est que le film a une certaine tendance à l'outre mesure, qui rendrait presque "glam" et "hipster" le fait de se prostituer (ça ne m'étonnerait même pas que ça traverser l'esprit de certaines personnes). En présentant au dessus de tout -ses parents, ses amis, ses prétendants, ses camarades de classe- le personnage d'Isabelle semble loin de tout, taciturne, belle, froide, mélancolique, caricatural à souhait, fantasmatique, elle n'est que le reflet des tréfonds de nos âmes, celle qu'on nous autorise rarement à exprimer.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 août 2013
En voyant la bande annonce j'avais un peut peur de voir à quoi m'attendre, peur de clichés, mais loin de là ce film m'a surpris ! Il m'a également fait réfléchir, il laisse la réflexion à chacun, ne nous donne pas toutes les réponses, on a tous notre interprétation de l'oeuvre c'est appréciable. J'ai l'impression que si je retournerais le voir j'y verrais d'autres choses et en ça je trouve qu'on peut y voir un grand film.
Bouleversant et actuel
Indy Blave Cinéma
Indy Blave Cinéma

3 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 août 2013
Ozon, avec son dernier film, a créé un des événements du dernier festival de Cannes mais en est reparti bredouille malgré son excellente qualité.

Ozon, le plus grand amoureux des actrices françaises depuis Truffaut, nous dépeint sans mauvais voyeurisme l'itinéraire du jeune fille qui se prostitue plus par plaisir (malsain ? pervers ? à chacun de définir son point de vue) que par nécessité pécuniaire. On en veut pour preuve l'argent qu'elle entasse dans son placard sans jamais y toucher.

Celui qui a lancé Ludivine Sagnier dans le sulfureux "Swimming pool" récidive avec la rayonnante Marine Vacth qui illumine l'écran de sa présence. L'érotisme que dégage l'actrice se concocte parfaitement avec une certaine pudeur qui rend l'actrice infiniment touchante. Jamais on ne songe à vouloir réprimander son personnage dont on suit son curieux trajet. On se demande quand même tout le long si elle sortira grandie de cette histoire ou au contraire si elle sera victime de cette passion dévorante qui sommeille en elle.

Pour l'actrice, on ne peut que lui souhaiter, et c'est ce qui devrait arriver, le même destin de Ludivine...

Géraldine Pailhas et Frédéric Pierrot s'ajoutent subtilement au casting en apportant leur talent dans des scènes parfois intenses, toujours réussies. Comme l'ensemble de ce nouveau Ozon, très haut de gamme, dont on comprend mal qu'il ait pu repartir bredouille de Cannes...
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2013
Ozon réalise un beau film sur un sujet pourtant sensible. Au lieu de faire une analyse poussée de la prostitution étudiante il montre juste et met le spectateur dans le rôle de voyeur (pulsion scopique tout ça..) comme à son habitude, cette Léa/Isabelle qui vend son corps est jouée par Marine Vatch est sublime et pour un premier grand rôle fait une prestation quasiment sans faute, la bande son est parfaitement placée. Attention la bande annonce est trompeuse et ne laisse pas voir un film aussi sensible et aussi calme, absolument pas pornographique. Un film qui sort du lot des productions françaises habituelles.
vincinqneuf
vincinqneuf

41 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2013
Un grand bravo à ce cinéaste et à cette jeune et jolie fille qui n'a pas un rôle facile mais qui joue très juste tout au long du film.
Quant aux détracteurs ,c'est pas grave,jamais ils n'auront de si belles filles dans leur lit.
lancelo25
lancelo25

38 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2013
un petit bijou d’insolence, de provocation et d’humour...et l’actrice est sublime!
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2013
(...) Avec Jeune & Jolie, François Ozon dresse un portrait proche de celui de Sofia Coppola avec The Bling Ring. Rien d’extravagant chez Ozon mais la solitude adolescente et la dureté des émotions humaines qui se dégagent rejoignent au final les deux tableaux. Jeune & Jolie, un conte hypnotique sur les dérives adolescentes, un François Ozon au sommet de son Art !
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juillet 2014
Isabelle une jeune fille de 17 ans va vivre ses premiers émois amoureux lors des vacances d'été
a la rentrée tout ce complique , elle décide de se prostituer et va y prendre goût
on ne comprends pas bien ses motivations car elle ne manque de rien,
par jeu au début et puis elle prend conscience du pouvoir qu'elle a sur les hommes
film assez plat et lent
très bonnes interprétations de l'héroine ainsi que des autres personnages
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 août 2013
Jeune et Jolie dérange, déroute mais ne tombe jamais dans la vulgarité et l'excès. L'adolescence est au coeur du film bien plus que la prostitution. Ozon dresse avec retenue le portrait d'un jeune fille dans l'âge trouble, au gré des quatres saisons et des chansons de Françoise Hardy qui donnent un rythme intéressant au film.

Sans vilain jeu de mots, Jeune & Jolie est un p***ain de film!

ma critique complète sur le lien ci dessous
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 août 2013
Le sujet plutôt sulfureux de ce film avait créé une mini-polémique lors du dernier festival de Cannes, François Ozon étant accusé de tenter de faire du fric avec un sujet facile et racoleur. Ceci dit, "Jeune et jolie" est un beau film mais très aseptisé, qui passe sous silence des choses quand même essentielles et ne va pas très loin dans l'analyse des personnages... Pour quelle raison Isabelle (alias "Léa") se prostitue-t-elle ? Qu'est-ce qui la fait passer à l'acte ? De même, le film ignore le côté dangereux de cette prostitution. Tout se passe bien et sans heurts... spoiler: A part le décès de "Georges".
Doit-on ici considérer que la "clientèle" concernée par des passes à 300 ou même 500€ est sans risque ? D'un point de vue esthétique, rien à redire : ce n'est pas graveleux, tout est très "soft", ce qui est peut-être un défaut, la prostitution devenant alors quelque chose de quasiment banal et normal. Les acteurs sont excellents, très crédibles, en particulier la mère (Géraldine Pailhas), déboussolée par un comportement qui la dépasse et qu'elle n'a pas su détecter ni prévenir. Isabelle (Marine Vacth) est quant à elle très naturelle dans l'évolution de son personnage et son interprétation souvent touchante d'une fille solitaire et à double face. Reste que je continue à me demander comment on peut "aller aux putes" ? Cela me dépasse ! A voir, mais certainement pas pour apprendre grand chose.
Anton75
Anton75

28 abonnés 79 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 août 2013
Excellent film !
François Ozon a évité tous les écueils du sujet et nous livre une œuvre d'une grande finesse.
Le dernier plan (et la chanson de fin, "Je suis moi" de Françoise Hardy) est superbe.
Un excellent Ozon, qui est l'un des plus grands réalisateurs français.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 août 2013
Un lolita discount façon film taillé pour la critique parisienne (libératio, télérama... je ne vise personne). Un navet épouvantable et terriblement ennuyeux.
Mathieu H.
Mathieu H.

26 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2013
Pour ce nouveau film de François Ozon, boudé par le jury à Cannes, c'est un véritable coup de poignard qui nous est porté. Pourquoi une jeune fille aisée décide-t-elle subitement de se prostituer ? Aucune réponse apportée ici, juste un portrait juste et moderne d'une jeune fille d'aujourd'hui en plein coeur de sa crise d'adolescence, interprétée par une vraie révélation, un diamant brut, en la personne de Marine Vacth. Une peinture fraiche et délicate, sans aucun jugement de valeur, où la mise en scène n'est jamais tape-à-l'oeil, toujours élégante et raffinée. Avec des personnages radicalement différents, tous pris dans le tourbillon dans la vie et les problématiques liées à leur âge et à leur existence, "Jeune et Jolie" est une fresque profondément humaine avant tout, avant d'être scandaleuse. Parfois scabreux, parfois touchant, le film continue surtout de nous déranger, longtemps après !
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