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cris11
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4,5
Publiée le 24 mars 2011
J'avais particulièrement apprécier le premier, je suis totalement fan du second. Gene Hackman, quel acteur. On le retrouve dans un pays qui n'est pas le sien, des méthodes qui ne sont pas les siennes et il nous gratifie d'une performance inoubliable comme lors des scènes de seuvrages (bien que longue mais nécessaires) où il explose l'écran.Un grand film.
Entamant le cycle des suites qui deviendra récurrent à Hollywood dès les années 80, « French Connection 2 » est instructif de ce que peut-être la différence entre une œuvre chargée de sens comme l’était le premier opus de Friedkin et un film de commande réalisé par un faiseur certes talentueux mais qui semble ici en grosse panne d’inspiration. La fin de French Connection laissait clairement la place à une suite qui aurait pu se révéler intéressante. L’absence de Roy Scheider et le transport de l’intrigue de New York à Marseille fait perdre au film l’essentiel de son intérêt. Même Gene Hackman semble plus que gêné aux entournures pour jouer le pauvre flic ricain perdu dans la cité phocéenne, que Frankenheimer fait parfois passer pour une capitale du tiers monde. Dès l’entame du métrage la musique indique clairement que l’on a changé de braquet et que Frankenheimer à choisi de séduire son public plutôt que de le secouer comme l’avait si bien fait Friedkin quatre ans plus tôt. Le film n’ayant rien à raconter, on passe la plus grande partie de la première heure à voir Hackman déambuler dans Marseille ou à se faire railler par ses collègues français bien trop contents de se payer la bobine du super flic yankee. Frankenheimer étire en longueur le passage où spoiler: Gene Hackman piégé par Fernando Rey devient un zombie dépendant de son ennemi l’héroïne . Les acteurs semblent un peu perdus face à la maigreur du propos et même Bernard Fresson est obligé d’en faire des tonnes pour essayer de convaincre. On nage alors en pleine bouillabaisse. Heureusement Frankenheimer plus à l’aise dans les scènes d’action se rattrape un peu sur la fin sauvant son film du naufrage complet. Il profite de cette fin plus mouvementée pour innover avec une poursuite à pied dans le port de Marseille où Hackman traque le bateau où se trouve Fernando Rey. Cette poursuite réjouissante constitue un pendant crédible à celle fameuse de "French Connection 1". On comprend après ce ratage qu’un "French Connection 3" n’ait pas été mis en chantier. John Frankenheimer a heureusement à son actif d'autres réussites pour redorer sa plus qu'honnête filmographie.
Après le carton du premier opus, les studios se sont dit qu'ils allaient faire comme "Le parrain": une suite avec un chiffre, et ça c'était tout nouveau à l'époque. On quitte New York pour Marseille, qui ne montre pas ses paysages de cartes postales mais plutôt ses coins pauvres, exit Roy Scheider également. Plus sombre que le premier on assiste à un choc des cultures entre racistes , Gene Hackman paumé dans un pays inconnu, totalement addict à l'héroine. La caractérisation des personnages est très cliché, la réalisation plus dynamique que le premier mais moins bonne. Mi figue mi raisin ce "French Connection 2"
Tout est en demi teinte, une ambiance avec en toile de fond Marseille qui s'annonçait intéressante cependant le film a beaucoup vieillit et le scénario n'est pas fameux dans le sens ou il n'y a pas vraiment d'enchainements cohérents. Pareil pour le casting hackman fait encore un gros numéro mais les acteurs français n'ont pas vraiment l'occasion de briller. Au final le film apparait bien trop long et très loin des faits historiques.
Le premier volet n'était pas fameux, le second sera affreux. C'est dans un esprit purement commercial, après le succès du film de 1972, que cette suite a vu le jour, c'est indéniable. Les aventures de Popeye à Marseille sont de trop et nous ennuient, tout simplement.
Frankenheimer prend le relais a^rès Friedkin et signe là une suite coup de poing au culte premier volet. L'ambiance est toujours aussi imposante malgré un scénario reprenant malheureusement les ficelles du premier volet. A voir même sans avoir vu le 1.
Un épisode qui tire franchement en longueur mais qui se laisse suivre avec un certain intérêt. Gene Hackman retrouve son personnage obsessionnel mais à Marseille cette fois. Un bon film qui aurait été plus agréable en étant plus court.
Popeye n'a pas dit son dernier mot... En règle générale, les suites déçoivent. La faute à un intérêt commercial qui néglige souvent la trame narrative. "French connection 2" est une des exceptions qui dérogent à la règle. C'est d'autant plus remarquable que le premier volet mettait la barre très haut, avec aux commandes, William Friedkin, un des cinéastes cultes des seventies (son "exorciste" a aussi entraîné une suite, dirigée par John Boorman). Frustré d'avoir loupé de peu la capture du baron de la drogue, Charnier (Fernando Rey); Popeye (Gene Hackman, prodigieux en antihéros) débarque seul à Marseille pour parachever son obsession narcissique. Face à l'incompétence de ses homologues français, dont le commissaire principal Barthélémy (Bernard Fresson), il décide de mener l'enquête à sa guise dans un environnement des plus hostiles... Qui mieux que John Frankenheimer ("Un crime dans la tête", "Le prisonnier d'Alcatraz", "Le train") aurait été apte à accoucher d'un "2" qui tienne la route ? Cette opportunité lui permet de prolonger sa thématique sur le dépassement de l'homme dans l'adversité. Malgré quelques ralentissements de rythme, Frankenheimer nous offre une des plus grandes fins jamais filmées, au point d'en rester bouche bée durant tout le générique. Avec "Dirty Harry", Popeye demeure le flic solitaire "autojusticier" par excellence. Un must incontournable à délecter à la suite du premier.
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1,5
Publiée le 1 septembre 2021
Il s'agit certainement de la plus étrange de toutes les suites de l'histoire du cinéma mondial. Les deux personnages principaux de French Connection 1 sont toujours là joués par les mêmes acteurs Don Ellis a composé une autre partition musicale convaincante mais tout le reste a changé. Le scénario est écrit par quelqu'un d'autre et ce réalisateur n'est pas un jeune mais un professionnel expérimenté et très respecté le lieu de tournage n'est pas New York mais Marseille en France pour toute la durée du film. French Connection 1 est à mon sens une situation. Les acteurs les événements et leur environnement constituent un tout que le spectateur a aimé et tout se tient ce qui fait de du premier un grand film. Dans le deux nous rencontrons Popeye Doyle à Marseille. Et dès le premier instant il devient très clair que Popeye ne s'adapte pas a l'histoire et c'est essentiellement l'histoire de cette suite. Un homme se retrouve en terrain étranger où tout est incompréhensible où chaque pas n'est pas dangereux. Popeye est un poisson hors de l'eau il aspire nerveusement de l'oxygène. Tous ses contacts sont français et Popeye n'arrive pas à les comprendre qu'ils soient policiers criminels ou simples particuliers c'est décevant...
Tres bon film policier qui se sert à merveille de la ville de Marseille, de ses rues et de son ambiance. Frankenheimer fait preuve d'une belle efficacité se permettant quelques audaces comme ces plans adoptant la vision de "Popeye" lors de cette fantastique course poursuite finale. Gene Hackman est toujours aussi fantastique dans ce rôle et on n'oubliera pas les autres acteurs de Bernard Fresson à Philippe Léotard sans oublier Fernando Rey .
(...) Face au succès surprise de French Connection, une suite est mise en chantier. Elle sortira 4 ans plus tard, en 1975. On retrouve John Frankheimer derrière la caméra, un réalisateur proche du style de William Friedkin, à la carrière solide, avec des films comme : Le prisonnier d'Alcatraz, Un crime dans la tête ou Le train (...) Cette suite reprend les codes du premier, John Frankheimer filmant aussi caméra à l'épaule, en restant au cœur de l'action et toujours dans les pas de Gene Hackman (...) Il est rare qu'une suite soit supérieure à l'original, cela se confirme encore ici. Le film pêchant par un scénario, manquant de profondeur et fait de facilités (...) John Frankheimer a rendu une bonne copie, son côté réaliste est toujours bien présent, mais la surprise n'est plus au rendez-vous (...) Un polar honnête, qui vaut surtout pour la nouvelle grosse performance de Gene Hackman, pour découvrir le Marseille des années 70 et ses gueules du cinéma français (...)
Un bon film policier avec pas mal d'action mais aussi beaucoup trop de longueurs entre deux. A certains moments, j'ai du faire un effort pour ne pas m'endormir. J'ai bien fait d'ailleurs car la fin est spectaculaire.
French Connection 2 est un film policier pas mal, même s'il est un peu moins bien à mes yeux que le précédent volet. L'intrigue est pas mal, même si elle m'a semblé un peu étirée sur la longueur, se tient. Les acteurs sont plutôt bons : Gene Hackman et Fernando Rey reprennent avec brio leurs rôles du film précédent. Bernard Fresson joue bien également. Le personnage de Gene Hackman est toujours aussi fun. Les scènes de fusillade, si aujourd'hui manquerait un peu de punch, est tout de même de bonne facture. Bref, c'est assez divertissant.
Indissociable du premier opus, cette suite se regarde avec plaisir grâce à un Gene Hackman survolté et plus que parfait. Il est drogué à mort...et la fin c'est marathon man tellement il court comme un dératé!!!
Une suite digne du premier épisode. Certes la réalisation manque de punch comparée à celle de Friedkin dans le premier épisode, Roy Scheider a disparu du casting mais l'intrigue est toujours aussi prenante et l'aspect "documentaire" est toujours de mise et se révèle toujours aussi efficace.