Nettement moins bien que le premier, French Connection 2 se déroule à Marseille. La première demie-heure n'est pas mauvaise mais par la suite, le film s’entache d'un Gene Hackman en petite forme, les mains ficelées et l'action disparaît un bon moment pour ne réapparaître que dans la dernière demie-heure. C'est un peu plus difficile à suivre et lorsqu'on voit le final... Bof.
(...) Face au succès surprise de French Connection, une suite est mise en chantier. Elle sortira 4 ans plus tard, en 1975. On retrouve John Frankheimer derrière la caméra, un réalisateur proche du style de William Friedkin, à la carrière solide, avec des films comme : Le prisonnier d'Alcatraz, Un crime dans la tête ou Le train (...) Cette suite reprend les codes du premier, John Frankheimer filmant aussi caméra à l'épaule, en restant au cœur de l'action et toujours dans les pas de Gene Hackman (...) Il est rare qu'une suite soit supérieure à l'original, cela se confirme encore ici. Le film pêchant par un scénario, manquant de profondeur et fait de facilités (...) John Frankheimer a rendu une bonne copie, son côté réaliste est toujours bien présent, mais la surprise n'est plus au rendez-vous (...) Un polar honnête, qui vaut surtout pour la nouvelle grosse performance de Gene Hackman, pour découvrir le Marseille des années 70 et ses gueules du cinéma français (...)
Le premier volet n'était pas fameux, le second sera affreux. C'est dans un esprit purement commercial, après le succès du film de 1972, que cette suite a vu le jour, c'est indéniable. Les aventures de Popeye à Marseille sont de trop et nous ennuient, tout simplement.
Après le carton du premier opus, les studios se sont dit qu'ils allaient faire comme "Le parrain": une suite avec un chiffre, et ça c'était tout nouveau à l'époque. On quitte New York pour Marseille, qui ne montre pas ses paysages de cartes postales mais plutôt ses coins pauvres, exit Roy Scheider également. Plus sombre que le premier on assiste à un choc des cultures entre racistes , Gene Hackman paumé dans un pays inconnu, totalement addict à l'héroine. La caractérisation des personnages est très cliché, la réalisation plus dynamique que le premier mais moins bonne. Mi figue mi raisin ce "French Connection 2"
Après la difficile enquête qu’il a menée, à New-York, l’inspecteur Jimmy Popeye Doyle est envoyé à Marseille, carrefour international du trafic de stupéfiants, pour y localiser Alain Charnier, le caïd qui lui échapper de peu. Tel est le postulat de départ de la suite du polar culte French Connection de William Friedkin que nous propose John Frankenheimer quatre ans plus tard. En gardant la volonté de garder une unité temporelle réduite, le scénario connait des baisses de rythme alors que le personnage de Gene Hackman, qui parfois frôle un peu surjeu, une impression surappuyée par le doublage français, se retrouve à devoir se faire comprendre des marseillais, aussi bien policiers que civils. En poussant à fond les stéréotypes d’une partie comme de l’autre, ces scènes perdent de leur impact alors que l’enquête en elle-même est tout aussi musclée que celle du premier opus, faisant de sa suite un polar honorable et surtout une image crue et ultraviolente que les studios hollywoodiens nous offre de la cité phocéenne qu’ils associent généralement aux belles cartes de la côte d’Azur.
Difficile de surpasser voire de faire juste aussi bien que le 1er volet qui marqua au fer rouge son époque. Pourtant confié au vieux routier J. Frankenheimer (mais dans une période artistique creuse), ce 2nd volet démarre pourtant sous les meilleures auspices mais très vite, le film s'enlise et devient le réceptacle à une démonstration d'acting d'un G. Hackman qui en fait des caisses dans une enfilade de scènes chiantes et répétitives. La 3ème partie du film renoue avec l'enquête policière et s'avère toute aussi convaincante que dans le 1er volet. On a même droit à quelques séquences un peu folles et spectaculaires, violentes et tendues. Mais c'est trop tard car la plupart des gens auront décrochés ! Je m'y suis tenu tant bien que mal et la fin, expéditive, ne m'aura guère convaincu. De l'action, des acteurs convaincants, un script toujours aussi documenté, une mise en scène parfois expérimentale (et c'est tant mieux) mais un rythme bien trop mou et un choix narratif douteux. Une suite inégale et largement inférieure, pas inutile toutefois. D'autres critiques sur
Entamant le cycle des suites qui deviendra récurrent à Hollywood dès les années 80, « French Connection 2 » est instructif de ce que peut-être la différence entre une œuvre chargée de sens comme l’était le premier opus de Friedkin et un film de commande réalisé par un faiseur certes talentueux mais qui semble ici en grosse panne d’inspiration. La fin de French Connection laissait clairement la place à une suite qui aurait pu se révéler intéressante. L’absence de Roy Scheider et le transport de l’intrigue de New York à Marseille fait perdre au film l’essentiel de son intérêt. Même Gene Hackman semble plus que gêné aux entournures pour jouer le pauvre flic ricain perdu dans la cité phocéenne, que Frankenheimer fait parfois passer pour une capitale du tiers monde. Dès l’entame du métrage la musique indique clairement que l’on a changé de braquet et que Frankenheimer à choisi de séduire son public plutôt que de le secouer comme l’avait si bien fait Friedkin quatre ans plus tôt. Le film n’ayant rien à raconter, on passe la plus grande partie de la première heure à voir Hackman déambuler dans Marseille ou à se faire railler par ses collègues français bien trop contents de se payer la bobine du super flic yankee. Frankenheimer étire en longueur le passage où spoiler: Gene Hackman piégé par Fernando Rey devient un zombie dépendant de son ennemi l’héroïne . Les acteurs semblent un peu perdus face à la maigreur du propos et même Bernard Fresson est obligé d’en faire des tonnes pour essayer de convaincre. On nage alors en pleine bouillabaisse. Heureusement Frankenheimer plus à l’aise dans les scènes d’action se rattrape un peu sur la fin sauvant son film du naufrage complet. Il profite de cette fin plus mouvementée pour innover avec une poursuite à pied dans le port de Marseille où Hackman traque le bateau où se trouve Fernando Rey. Cette poursuite réjouissante constitue un pendant crédible à celle fameuse de "French Connection 1". On comprend après ce ratage qu’un "French Connection 3" n’ait pas été mis en chantier. John Frankenheimer a heureusement à son actif d'autres réussites pour redorer sa plus qu'honnête filmographie.
John Frankenheimer réalise une suite totalement fictionnelle de "French Connection", et envoie Popeye, le flic aux méthodes discutables, traquer les trafiquants à Marseille. Malgré quelques scènes d'action réussies, le film est un peu long par moment, moins tranchant et moins percutant, mais aussi sombre que le premier volet. L'essentiel de l'intrigue est centré sur le personnage de Gene Hackman, charismatique à son habitude, qui doit mener une enquête dans un pays et une culture qu'il ne comprend pas. En résultent quelques clash linguistiques assez amusants... Dans l'ensemble, "French Connection 2" est une suite pas indispensable mais tout à fait convenable.
J'avais particulièrement apprécier le premier, je suis totalement fan du second. Gene Hackman, quel acteur. On le retrouve dans un pays qui n'est pas le sien, des méthodes qui ne sont pas les siennes et il nous gratifie d'une performance inoubliable comme lors des scènes de seuvrages (bien que longue mais nécessaires) où il explose l'écran.Un grand film.
Loin d'égaler le premier car il n'en possède ni la force ni les convictions nécessaires, cette suite reste tout de même un bon polar dans lequel Gene Hackman semble se plaire à exceller.
Tout est en demi teinte, une ambiance avec en toile de fond Marseille qui s'annonçait intéressante cependant le film a beaucoup vieillit et le scénario n'est pas fameux dans le sens ou il n'y a pas vraiment d'enchainements cohérents. Pareil pour le casting hackman fait encore un gros numéro mais les acteurs français n'ont pas vraiment l'occasion de briller. Au final le film apparait bien trop long et très loin des faits historiques.
Autant le premier était très bon, autant celui là m'a vraiment déçu. L'histoire qui se déroule en France à Marseille n'est pas aussi intéressante et toutes les subtilités qui faisaient du premier un grand film sont absentes ici. Pour finir, le personnage de Gene Hackman n'est plus aussi charismatique
Un épisode qui tire franchement en longueur mais qui se laisse suivre avec un certain intérêt. Gene Hackman retrouve son personnage obsessionnel mais à Marseille cette fois. Un bon film qui aurait été plus agréable en étant plus court.