Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées – Quand Peter Jackson Sort le Full Package de l’Exagération
On attaque direct avec Smaug, le dragon le plus impressionnant depuis Drogon... jusqu’à ce qu’il se fasse plier en deux minutes chrono. Sérieusement, c’est quoi ce traitement ? Le mec crache du feu, rase une ville, et pouf, il tombe comme un stagiaire en burnout. Si Pacific Rim avait des Kaijus dignes de ce nom, ici Smaug se fait transformer en clin d’œil de fin de saison. Belle séquence, mais pourquoi la coller là et pas dans le deuxième film ? Genre, fallait une réunion pour capter ça ?
Ah, le Nécromancien… ou plutôt "Sauron avant le full power". Et qu’est-ce qu’il fout là, à part ramener Galadriel et Gandalf pour une bataille aussi intense qu’un épisode de Dora l’Exploratrice ? Le pire, c’est que ça n’apporte rien. Pas de suspense, pas d’enjeu, juste une grosse scène pour remplir le quota. On dirait une mise à jour de World of Warcraft : plein d’effets, zéro contenu.
Tauriel, Legolas, et leur petit triangle amoureux, c’est comme si Peter Jackson avait joué à The Sims avec des mods buggués. Legolas, alias Monsieur "Je fais des pirouettes sur fond vert", a autant d’émotion qu’un Gungan. Et Tauriel ? Elle est là pour quoi déjà ? Ah oui, pour qu’on ait un prétexte à des scènes de tension amoureuse qui intéressent autant qu’un débat entre Jar Jar Binks et C-3PO. Au moins, cette fois, c’est un peu moins lourd, mais on reste sur du remplissage.
Enfin, on y est : la fameuse bataille ! Et là, Peter Jackson nous balance 1h30 de baston épique à la sauce Total War. C’est immense, c’est beau, c’est bordélique, mais putain, ça fait le taf. Les chorégraphies des combats sont un régal, même si ça manque cruellement de sang. Sérieux, on coupe des têtes comme si c’était des Playmobil, mais y’a pas une goutte de rouge. C’est quoi, un PG-13 version Terre du Milieu ? Thorin et Bard ont leurs moments de gloire, mais les Nains, eux, restent toujours aussi fades. Le titre promettait cinq armées, et on les a. Mais à ce stade, ça aurait pu s’appeler Clash of Clans : Deluxe Edition.
Là où Le Seigneur des Anneaux te faisait voyager à travers des paysages qui respiraient l’aventure, Le Hobbit te donne l’impression de jouer à un jeu sur rails. Tout va trop vite ou trop lentement, et certains lieux comme Angmar sont mentionnés mais jamais exploités. C’est un peu comme si tu teasais une nouvelle extension dans Elden Ring et qu’au final, tu filais juste un skin pour ton cheval. Du vent, beaucoup de vent.
Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées n’est pas le chef-d’œuvre qu’on aurait espéré, mais au moins, ça divertit. Peter Jackson livre un spectacle honnête, bourré d’excès, et rempli de moments épiques, même si l’essence même de Tolkien semble avoir été sacrifiée sur l’autel du grand spectacle. Pas un film pour les puristes, mais si tu veux voir des Nains et des Elfes se foutre sur la gueule en 48 images par seconde, c’est cadeau. Jackson, on t’aime bien, mais maintenant, va faire un truc où on te verra vraiment briller. Une comédie gore ? Allez, fais-nous rêver.
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