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pfloyd1
177 abonnés
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4,0
Publiée le 4 octobre 2017
Dés le début on est dans le bain , marins danois d'un coté et à terre sa société d'exploitation avec son patron et ses actionnaires. Puis la prise du bateau par les pirates , abordage qui n'est pas montré , dommage ! L'attente interminable et les conditions difficiles en mer, les négociations avec le patron qui refuse de passer la main à des pro de la situation; la réalisation est bonne et le film est captivant par une intrigue des plus réussi, un film à découvrir sans hésiter , il n' y a pas d'images chocs et bruce Willis n'est pas là pour sauver le monde, c'est ce qui en fait un film réussi.
L'histoire de la prise d'otage d'un navire Danois par des pirates Somaliens est d'un réalisme terrifiant. Depuis les passagers aux négociateurs en passant par les terroristes, tout sonne vrai à la manière d'un reportage sur le terrain, sentiment renforcé par le dépouillement extrême de la réalisation avec la quasi absence de musique et les détails techniques durant les communications par téléphone. Sans doute une référence pour les films d'otages.
Au large des côtes somaliennes où œuvre de nombreux pirates, un bateau danois se fait arraisonner par des Somaliens armés jusqu’aux dents. La cargaison du rafiot, ils n’en ont que faire. Ils espèrent surtout tirer une rançon de 15 millions de dollars des otages. Le patron de la Cie danoise décide de mener les négociations malgré l’avertissement d’un spécialiste en la matière quant à la dureté psychologique d’un tel exercice. Mais l’homme, que l’on nous montre une scène au par avant faire plier habilement des clients sur un contrat, veut être aux commandes pour sauver ses hommes. On ne saura jamais si l’implication personnelle de cet homme tient seulement du défi à relever ou d’une réelle empathie pour ses salariés. Le film évite habilement cet écueil, le piège était trop gros. Le réalisateur évite tout manichéisme, considération psychologique afin de se concentrer essentiellement sur le poids des enjeux financiers lors d’une tractation, les conditions de détention et le traumatisme sur les protagonistes. Tobias Lindhom épure et dégraisse son film au maximum pour ne garder que la tension de la négociation. On est très loin des artifices américains ; ce film lorgne plutôt du côté d’une mode du moment le docu fiction. Ce film est donc d’un réalisme rigoureux ; de fait, il met son temps pour emporter le spectateur. Austère, mais sans artifice et scène d’action ; le suspense tendu est porté uniquement par un va-et-vient constant entre ravisseurs, détenus et patrons. Le mélo, les explosions spectaculaires, scènes musclées ; au placard, on est bien dans un film scandinave et non dans un blockbuster US ; certains le regretteront, mais c’est là sa réussite. Ce film aurait pu aussi se perdre dans le traitement des rapports « Nord/Sud », rapport de classes entre les nantis aux mains propres et les pauvres armés ; mais non, ce sera juste un bras de fer purement marchand. Lindhom ne prend pas le risque non plus de s’aventurer dans le propos politique ; un film, un sujet bien traité, pas plus ni moins ; c’est clair net et précis. Bien documenté, tendu jusqu’au bout… Très instructif…
Un navire danois face à la piraterie somalienne, tragique quotidien d'une surface du globe sauvage et hostile. Dans la veine de l'américain Capitaine Phillips, on part sur un huit clos au large. C'est très bien écrit et correspond parfaitement au cinéma plaidoyer de Tobias Lindholm. Trépidant mais pas asphyxiant, la partie européenne est, en plus d'être ratée, inutile au récit. Pire encore, elle décolore le propos pour la réduire à une simple guerre des mondes. C'est original mais maladroit.
Un excellent film servi par de bons acteurs (pourtant non professionnels!) qui à quel niveau que ce soit nous font vivre cette prise d'otage coté entreprise (et non du point de vue politique!). Une prise d'otage dosant jusqu'à la fin un suspens haletant voire stressant. Et d'un réalisme surprenant ! Trés bien joué. Tout y est dosé et montré avec une grande justesse tant dans pour les implications économiques de l'entreprise qu'humaines. Bravo !
R vient à peine de sortir en France – accessoirement de mettre sa petite claque – et voilà qu’on le découvre âgé de quatre ans déjà. Depuis, son tandem de réalisateurs a fait du chemin. Michael Noer est parti narrer les bas-fonds scandinaves avec la moitié des acteurs (Northwest), Tobias Lindholm lui préfère les pirates en haute-mer, commandos venus d’Afrique terroriser jusqu’au large des côtes danoises. On vogue à bord d’un petit bateau de pêche qui se voyait bientôt à quai et se retrouve brutalement prisonnier d’un prix soumis à conditions. Depuis longtemps sorti de prison, Pilou Asbæk joue les cuisiniers navigateurs en mode survie, tente de gagner du temps pour son directeur improvisé négociateur par devoir et par orgueil. La route est longue, âpre, engendre doutes, sacrifices et incompréhensions. Mais c’est ici de vies qu’il est question, et d’honneur. Efficace, nécessaire, Hijacking reprend les codes de son prédécesseur : du réalisme sec, pur, traversé de points d’orgues percutants. Mais il peine à en garder le rythme, à retrouver la justesse de chaque instant, cette force brute et durable qui en retenait le spectateur. (un peu) Inégal.
Un film éprouvant et Hyper réaliste sur le fossé qui sépare des pirates somaliens et des occidentaux au prise avec eux, tant du côté otages que négociateurs. Sobre et très psychologique. On en ressort remué et à vif.
Pour moi qui ai fait des voyages en cargo, dont un de cinquante-sept jours, j'ai trouvé le film très éprouvant. Surtout que lors de la visite du cargo, on nous montre l'endroit où on est censés se cacher en cas d'attaque de pirates... Très bon film, qui mérite d'être vu et d'avoir du succès.
Tobias Lindholm dresse des portraits complexes et charismatiques autour d’une prise d’otage réaliste et bouleversante. Les acteurs incarnent leur personnage avec sincérité dans une mise en scène épurée et intelligente. Ce film danois va à son rythme, prend son temps et surtout n’en fait pas trop. Hijacking est un film humain qui ouvre à la réflexion sur le prix de la vie de l’Homme. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Un thriller vraiment intéressant, en prenant pour départ la prise d otages de marin par des pirates somaliens on a ce qu on pourrait qualifier de "négociateur" réaliste. Car ici par d explosions ou de prises d assaut spectaculaires encore moins de héros délivrant tout le monde. On assiste à une négociation entre le PDG de la société de transport propriétaire du bateau et un des ravisseurs pour la libération des otages. On a donc des conversations froides qui paraissent irréelles et pourtant terriblement crédibles sur le prix que l on va fixer pour la vie de ces otages. La manipulation psychologique des ravisseurs est parfaitement rendu, le scénario assez malin évite de faire passer le patron pour le dernier des salopards (accepter de suite de payer la rançon n arrangerait probablement pas immédiatement le problème) mais il est suffisamment abjecte pour chercher à monnayer la vie de ses hommes le plus bas possible. C est froid, clinique, très bien interprété et le suspens est vraiment réussi car je me suis posé la question tout le long du film sur comment cela aller finir. Un belle réussite.
En adaptant une histoire réelle et peu abordée au cinéma, "Hijacking" se dote d'un scénario original et crédible. De ce fait, la réalisation est très réaliste en jouant sur la simplicité et le jeu des acteurs. Ces derniers sont convaincants et jouent bien leur rôle. Ainsi, le film est divertissant, intéressant mais il reste une œuvre juste sans plus.
Hijacking raconte donc l'histoire d'une prise d'otages sur un bateau danois dans l'Océan Indien par des pirates somaliens. Le sujet est plutôt d'actualité et par conséquent intéressant. D'autant plus que rarement traité au cinéma. On a donc affaire à un film très honnête dans l'ensemble. A défaut de proposer du rythme avec de l'action, on a plutôt droit à quelque chose de relativement lent et linéaire, et surtout, réaliste. Les incessantes négociations nous font comprendre l'enfer que les otages et les patrons vivent durant ces longues semaines. Un espèce de dialogue de sourds qui va pourtant devoir prendre fin un jour à l'autre. Bref, sans prétention, Hijacking s'avère être un film qui, à défaut de m'avoir réellement pris aux tripes, est très correct et bien réalisé, développant des enjeux géopolitiques pertinents. Il manque bien ici et là quelques grands moments qui auraient fait de ce film un très un bon film, mais tant pis.
Efficace dans sa concision, « Hijacking » trouve sa force dans cette linéarité qui privilégie la description de l’expérience humaine face à de telles circonstances plutôt que de miser à tout prix sur le spectaculaire. Les acteurs sont tous crédibles et plus vrais que nature.
Excellent suspense qui maintient la tension dramatique du début à (presque)la fin. Certaines scènes mériteraient de figurer dans une anthologie du cinéma, telle celle de la pêche. Les comédiens sont à la hauteur, criant de vérité. Je ferais cependant deux reproches à ce film. D'une part son invraisemblance, car on ne peut pas imaginer qu'un bateau occidental soit occupé par des pirates somaliens pendant trois mois sans que l'Etat et les médias soient au courant et que les gouvernements et leurs marines interviennent dans les négociations. D'autre part, son caractère "européo-centriste". Certes le film n'est pas racistes, mais on ne vit le drame que du côté danois et on ignore tout des Somaliens. Jamais n'est posé la question des conditions sociales et politiques qui sont à l'origine de la piraterie. Une piraterie de pauvres qui, après tout, ne font que tenter de rééquilibrer un peu les échanges nord-sud. Enfin, le chef d'entreprise est vraiment exemplaire. On imagine que, dans de telles situations, certains armateurs se comporteraient de façon plus cynique et seraient moins impliqués...
On ne pourra reprocher a ce film de de disperser : le thème central (la négociation pour la libération des otages) est en effet traité de manière complète, sans artifices et de manière extrêmement vraisemblable. J'ai été captivé par ce film. Le talent du réalisateur et du scénaristes dans le dosage des allers-retours entre les otages et le poste de commande est très maîtrisé. C'est encore plus réaliste et tendu qu'Argo déjà très réussi. En outre, le film est très ouvert en matière d'interprétation et ne manquera pas d'alimenter des discussions avec vos compagnons de séance. Amateurs du genre, ne manquez donc pas cet "Hijackibg". A noter, pour les amateurs de Borgen (j'en fait partie), qu'il faut s'habituer dans les premières minutes a retrouver simultanément plusieurs acteurs de la série avec de nouveaux personnages.