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ffred
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3,5
Publiée le 25 juillet 2013
Co-scénariste des deux derniers films de Thomas Vinterberg (dont La chasse), Tobias Lindholm évoque ici, pour son deuxième film, des faits de piraterie qui émaillent régulièrement les rubriques faits divers de nos journaux. Pour se faire, outre une mise en scène tendue comme un arc qui met nos nerfs à rude épreuve, il a tourné dans conditions extrêmes...
Bon film alternant différents points de vue d'une prise d'otages: celui des négociateurs et celui des victimes. On s'attache au personnage et vivons presque ces instants de tension avec eux. Le cinéaste évite toute vision manichéenne et montre bien les attentes de chacune des parties. La réalisation est sobre mais efficace et les acteurs sont impeccables. Quelques baisses de rythmes par moment mais, dans l'ensemble, "Hijacking" est une bon long métrage danois.
Un sujet trop peu souvent exploité au cinéma et pour le coup, je n'irais pas dire que c'est une grande réussite. Pourtant de bonnes idées, un jeu d'acteur correct, une musique sublime, des émotions... Mais tenter d'exploiter parallèllement deux idées qui ont quand même un lien, laisse l'une ou l'autre un peu délaisser. Notamment par exemple avec la piraterie. Loin des blockbuster US, la lenteur ; qui permet aux films de s'installer et d'induire les spectateurs dans des émotions qui nous font rappeler que la vie n'est pas toute rose. Et ceux, parfois ; pas très loin de chez nous. MAis c'est le déroulement et l'exploitation de celle-ci, qui permet au film de "pécher" un peu ; là ou le film aurait pu être bien plus prenant, intense. Il n'en demeure pas moins un film, au sujet inédit ; qui mérite le coup d'œil et qui montre que le réalisateur possède un indéniable talent (les prix sont amplement mérité).
La prise d'otage est partout dans ce film : l'argent le capitalisme les sentiments les conflits d'intérêt etc ... Un film plus intelligent qu'il n'y parait. Seule la fin est décevante.
Excellente prise d’otage en mer qui a pour originalité de ne pas montrer l’assaut mais de s’être focalisée sur la longue négociation entre le patron et les ravisseurs qui vont faire preuve d’une extrême ténacité l’un comme l’autre pour obtenir satisfaction. Un scénario redoutable et merveilleusement interprété. On n’a que les deux petits décors de ce bateau et des bureaux du patron qui nous étouffent littéralement autant que les dialogues pour ressentir un peu la tension qui a lieu. On voit un peu nos passagers tenter de sympathiser avec ces ravisseurs Somalien mais les rapports restent très froid rendant ces derniers assez terrifiants bien qu’aucune violence ne soit prodiguée. Tobias Lindholm a déjà plus que fait ses preuves en tant que scénariste avec Tomas Vinterberger, son passage derrière la caméra nous promet de beaux moments de cinéma…
Un film très prenant et assez original, qui s'oriente avec beaucoup de détails sur l'aspect psychologique de la situation (une prise d'otage par des pirates sur un bateau au large de la Somalie) et des personnages (l'équipage, représenté par le cuisinier, et la compagnie, représentée par son directeur - aidé d'un "spécialiste" de la rançon en guise de consultant, le personnage permettant d'expliquer autant au directeur qu'au spectateur sur la forme comme sur le fond les tenants et aboutissants d'une négociation). On comprend ainsi parfaitement le jeu incroyable qui se déroule (on n'est pas loin d'une partie d'échec) ainsi que la difficultés de faire abstraction du facteur humain pour ne se concentrer que sur l'issue : sauver tout le monde. On comprend mieux l'impossibilité d'aller "vite" dans pareilles circonstances et tous les enjeux et dégâts collatéraux inévitables (l'incompréhension des familles). Un film intéressant, mais un peu didactique et trop linéaire, l'aspect "péripéties" étant ici abandonné pour clarifier au mieux ce récit en huit clos très réaliste. Du bon cinéma, honnête et efficace dans sa mise en scène, mais qui manque d'un petit brin de "fiction" (on a le droit à une partie de pêche pour changer du quotidien des prisonniers et c'est quasiment tout) et d'émotion. A voir.
Une prise d'otage réaliste et immersive d'une (trop?) grande sobriété. D'ailleurs après avoir vu Captain Philipps et sa machinerie Hollywoodienne, Hijacking avec son rythme lent et sa réalisation quasi documentaire peut paraitre un peu fade. Il reste toutefois intéressant, avec des séances de négociations captivantes. Un film authentique mais un peu longuet. A voir tout de même.
"Le film "Hijacking" aborde le thème angoissant sur la prise d'otages d'un paquebot en plein Océan Indien, et la délicatesse de la négociation avec les pirates somaliens avec le président de la société. Ce film offre un climat tendu et oppressant. On y ressent beaucoup de pressions lors des négociations qui s'échouent à chaque fois. Le désarroi des otages et de leur patron est palpable ! Les acteurs sont surprenants, ils parviennent à dégager leurs émotions pour nous montrer que pour les otages et leurs familles et le patron, la prise d'otages est psychologiquement très difficile à vivre. Le jeu des acteurs est sobre. Ceux qui jouent le rôle des otages, sont sublimes par leur tension nerveuse et leur désespoir face à l'enfermement dans une pièce, à ne rien se déplacer dans un paquebot. On a l'impression d'être dans le film. Film assez froid, réaliste ! Interessant thème ! "
Ce film est à l'affiche depuis plus d'un mois, en le voyant enfin, on comprend son succès. Remarquablement interprété (on reconnait des acteurs de "Borgen"), avec un excellent scénario, qui répartit astucieusement l'action entre l'intérieur du bateau et la compagnie maritime, ménageant un suspense continu, sans éclater le budget! Comme quoi...
Plutôt que la violence physique, Tobias Lindholm privilégie le stress moral dans Hijacking, récit d'une interminable prise d'otages dans les eaux de l'océan indien. A l'angoisse vécue par les marins prisonniers répond celle des négociateurs de la compagnie maritime basée au Danemark. Le thriller mental joue avec les nerfs sans abuser des artifices habituels du genre. Les pirates ne sont pas que d'ignobles bandits, les hommes d'entreprise ne sont pas (seulement) des cyniques dont le seul but est de faire baisser le prix de la libération de leur équipage. L'équilibre est subtil, le film n'évitant pas cependant les scènes répétitives mais sans jamais prendre le spectateur en ... otage.
Certaines mers et certains océans sont encore à notre époque infestés de pirates. Le navire marchand "Rozen", armé par une compagnie danoise, en fait les frais dans l'océan Indien, alors qu'il s'approche de l'Inde (Bombay), sa destination. Il est arraisonné par une dizaine de Somaliens, qui commencent par trier l'équipage, mettant à fond de cale les non-Blancs (4) et entassant dans le minuscule mess le cuisinier et le chef-mécanicien, 2 Danois, et le capitaine, un Britannique. Commence alors un "Hijacking" de près de 4 mois et demi, dans des conditions matérielles et morales très dures pour les 7 hommes. Les ravisseurs réclament 15 millions de dollars américains pour le bateau et l'équipage. Le négociateur écossais engagé par l'armateur recommande en toute priorité de ne pas mener rapidement les transactions, car à céder trop vite (même à moindre coût) on s'expose à une nouvelle demande, beaucoup plus élevée - un prologue sur d'autres pourparlers, ne durant eux que quelques heures, avec des partenaires commerciaux japonais, permettant de mesurer le gouffre impossible à combler entre gens civilisés, même de sensibilités différentes, et primitifs égorgeurs de chèvres, surtout armés de "kalachs" à la détente sensible, animés par un mélange détonnant de fanatisme et de crapulerie alimentaire. Des jours durant, Peter Ludvigsen, le PDG, et Omar, le délégué des pirates, le seul à parler (et même écrire) l'anglais, s'affronteront à distance, dans une discussion de marchands de tapis, que les enjeux humains en cause rendent évidemment des plus risquée pour le Danois. Tobias Lindholm met en scène son scénario principalement avec une vision de documentariste, réaliste, précise et impitoyable, mais en sachant y instiller une dose fictionnelle, qui soutient la progression du tout, et réussit à impliquer le spectateur. Peu de spectaculaire (ce n'est pas un film d'action survitaminé à l'américaine), mais une tension austère, et de bons interprètes.
Hijacking est probablement la seule référence sérieuse que l'on peut avoir (ou citer) sur les piratages de navires. La réalisation est originale et met bien en avant les préoccupations et intérêts de tous les acteurs concernés par le piratage, de près comme de loin. 3,5/5
glaçant, troublant, très réaliste et remarquablement interprété, "Hijacking" livre un portrait sans concession d'une prise d'otages par des mercenaires fourbes, lâches et sans scrupules. La trame du film est fort juste avec les différents passages tel que le "syndrome de stockolm", la manipulation mentale ou la pression psychologique. Si l'on y ajoute une atmosphère pesante et un récit bien conduit, on a là un très bon cinéma d'auteur sur un sujet grave.