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Robin M
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3,5
Publiée le 6 juin 2013
La Grande Bellezza est une œuvre nostalgique du rayonnement passé de l’Italie. Paolo Sorrentino filme autant les visages de l’Italie d’aujourd’hui que les statuts qui sont les seuls vestiges du glorieux passé. Le long-métrage est alors une critique de la société italienne actuelle qui court vers la vacuité de la vie, vers son insignifiance et le néant de l’intellect. Paolo Sorrentino se fait alors le porte-parole à travers Jep (Toni Servillo, son alter-égo) de cette volonté d’endiguer cette descente dans l’enfer morale. Ainsi dans les fêtes romaines, les intellectuels sont mis au même niveau que les ex-stars de téléréalité à la dérive. On y croise également une jeunesse qui croit aveuglément et absurdement en elle pensant qu’elle peut rebondir dans tous les domaines. La copine utilisatrice de Romano est la représentante de cette jeunesse folle qui voit son échec dans le cinéma comme une manière d’écrire un livre « proustien » comme-ci tout était acquis et possible. Le talent n’est plus qu’un leurre. Sorrentino se penche également sur l’insipide scène artistique contemporaine qui prône le concept à outrance cherchant plus la provoque que le sens. L’art fonce dans le mur littéralement chez Sorrentino et est mis devant le mur par le personnage de Jep Gamberdella qui montre la vacuité de l’art qui se joue devant lui par une artiste pleurnicharde ne pouvant définir le mot « vibration » qui semble pourtant être au centre de son art. Le monde mondain dont Jep est censé être le Roi repose ainsi sur le paraître et donc sur l’argent qui peut le générer. Argent devient une fin en soit, un mode de vie et même un métier pour le personnage de Trumeau : « Tu fais quoi comme métier ? », « Moi, je suis riche ». Ainsi, la perte de cette dernière entraîne la perte du prestige et la fin d’une place dans la société comme le montre ses « Nobles à Louer » qui clôt la nostalgie d’un âge d’or avec la fin d’une « vraie » noblesse. Les dettes sont le fruit d’actions dérisoires comme des passages chez le coiffeur. Mais c’est également une critique morale que fait Paolo Sorrentino dans laquelle même l’Eglise prend part à la dépravation de la société à l’image de cette nonne qui paye 700 euros pour se mettre du botox ou encore du couple prêtre/sœur qui dîne au champagne cristal dans un Palace. Le Cardinal, sans doute le futur Pape, évite d’ailleurs des questions sur la foi en dérivant sur des interminables recettes de cuisine. Le seul vestige de la Foi catholique se trouve dans une Nonne, bientôt sanctifiée mais déjà momifiée, de 104 ans. Elle expliquera sans doute l’absence de pauvreté chez Sorrentino par cette magnifique phrase : « Je me suis mariée avec la Pauvreté, et la Pauvreté ne se raconte pas ». Elle est donc à l’image des monuments de Rome les ruines d’un passé prestigieux et moral qui se dissipe dans les fêtes outrancières de la jet-set intellectuelle. Si le film est rempli de fulgurances scénaristiques de Sorrentino - surtout lorsqu'il met ses personnages au pied du mur, face à leur contradiction -, La Grande Bellezza est le film de l'arroseur arrosé. Il est curieux de se rendre compte que le cinéaste italien fait une critique de son propre cinéma : outrancier, pompeux, complaisant. Il est regrettable de voir un cinéaste qui s’engage contre la vacuité de l’existence vendre si déplorablement son image à la marque Martini qui orne de manière outrancière les plans. De plus, Sorrentino n’utilise finalement qu’un mouvement de caméra avançant de biais (du haut céleste vers le bas des hommes) au ralenti pour donner au lieu une maestria qui agace. Il devient alors un cinéaste aux faux airs de salvateur narcissique derrière son personnage alter-égo. Une volonté presque biblique qui dérive sur une sorte de Noé présentant girafe et flamands. Paolo Sorrentino se perd d’ailleurs dans la contemplation de Rome. A la manière de Woody Allen dans To Rome with Love (2012), le cinéaste penche trop souvent vers le film-touristique se perdant dans les monuments, les présentant à la manière d’un office du tourisme. Il se perd dans la lassante beauté de Rome qui aurait, sans exagération aucune de la part du cinéaste, fait faire une crise cardiaque à un touriste japonais. Il répond également à ses propres fantasmes de cinéastes ne tentant même pas de les incorporer dans son récit comme la rencontre au détour d’une rue avec Fanny Ardant. La Grande Bellezza est sauvé par ses scènes où Sorrentino se rapproche des grands cinéastes italiens et réussi par le dialogue à montrer la vacuité de son sujet. Mais c’est dans l’enveloppe qu’il met autour de son propos qu’il se perd, s’affadie et devient le sujet même de sa critique. Paolo Sorrentino aurait pu réaliser une œuvre magistral, mais il se contentera à cause de son style pompeux d’une œuvre dans le souvenir de certaines sauvent un tout bien trop bancale.
Franchement oser comparer ce film à Felini Roma ou aux maîtres italiens de l époque est une ineptie. C'est une pale mimique de cinéma d avant garde qui anone sur des chefs d oeuvre et qui au final est sans aucune surprise aucune audace que de faire du style (assez réussi parfois) avec des vues de Rome ou d intérieurs de palazzio mixées avec des chants religieux et de la techno. Pour le reste on est dans une sorte de sous habemus papam très inégal beaucoup trop long (2h12) le tout étant gâche par le scénario. J adore l Italie son cinéma ses audaces mais cette fois ci... J ai vu un gros clip pour MARTINI... (ceux qui ont vu le film comprendront)
(...) Mais que serait un bon film sans un bon acteur ? Tony Servillo, immense comédien, incarne Jep Gambardella, personnage cynique, mélancolique, avec beaucoup de talent. Une performance juste et exceptionnelle. Servillo apporte toute son humanité. Il devrait être insupportable mais Toni Servillo réussit à le rendre attachant via de petits rictus discrets comme son sourire doux et provoquant, qu’il garde même quand il balance des horreurs à ses amis. Le fait d’en faire le narrateur de l’histoire est une bonne idée de la part de Sorrentino qui fait vraiment entrer les spectateurs dans l’esprit du personnage. De plus, tous les seconds rôles sont aussi excellents, offrant un panel de personnages hauts en couleurs qui représentent tous les vices de la société italienne. La force de Sorrentino est de les rendre ridicules tout en restant subtil et ironique. Une galerie de personnages parfaite qui met vraiment en pleine lumière les talents du casting.
Prétentieux, lent, ennuyeux et long. Voilà comment résumer ce long-métrage pourtant couvert d'éloges. Il est vrai que les images romaines sont magnifiques et que le cinéma italien récent a proposé des oeuvres fort convaincantes. Mais en tout cas pas celle-ci, une véritable déception.
Un soleil de plomb, des fontaines et un touriste japonais, qui s’écroule après une ultime photo, sous les regards cruels des antiques de Rome. Voilà l’introduction haute en symboles de "La Grande Bellezza", film-fleuve d’une beauté renversante qui distille au compte-goutte sa puissance formelle. L’on suit ici Jep Gambardella (Tony Servillo impérial), ersatz moderne du Marcello Rubini de "La Dolce Vita", mais ersatz plus observateur et paradoxalement plus actif, qui erre de superficialités en supercheries, dans une Rome tiraillée entre la splendeur de son patrimoine et les bassesses de son oligarchie. "La Grande Bellezza", c’est l’anti "Gatsby". On retrouve d’ailleurs le motif d’une puissance supérieure qui surveille de loin les... Retrouvez l'article complet sur Plog Magazine, les Critiques des Ours!
La longueur du film pourrait en rebuter certains. Ce serait dommage. Paolo Sorrentino montre avec "La Grande Bellezza" une image peu réjouissante de l'Italie, certes, mais qui peut trouver pareil reflet dans plusieurs pays du monde. Co-écrit avec Umberto Contarello le scénario très fouillé est tout simplement brillant. Les dialogues le sont tout autant. La musique originale de Lele Marchitelli, fusionne parfaitement avec des rythmes d'aujourd'hui. Du "Cheik blanc", ici attablé dans un restaurant ordinaire, à "La Dolce Vita" les références sont nombreuses sans jamais être trop appuyées. La ville éternelle, magnifiée par une exceptionnelle photographie, fait partie intégrante d'un incroyable casting. Quatrième collaboration entre le réalisateur et le prodigieux Toni Servillo. Il excelle, une fois encore, dans un rôle qui sert ici de trait d'union à beaucoup de rencontres, tout aussi bien servies par des acteurs de talent. Un instant fugace et plein d'élégance, parmi tant d'autres, le bref croisement entre Fanny Ardant et Toni Servillo. Du début à la fin, le film offre des moments forts, parfois cocasses, douloureux sans être larmoyants, dans lesquels luxure et vacuité se mêlent astucieusement. Des instants de vie, d'amour ou d'amitié, mais davantage, de fin de vie, de fin d'époque aussi. Parfaite image de la vieillesse, des regrets et du bilan final. À faire ou pas. "La Grande Bellezza" est pour moi, une belle récompense quand il faut autant cavaler pour voir du vrai, du beau et du grand cinéma.
Dans ce film d'une grande élégance il y a du Sagan du Proust et du Wilde. La lenteur apparente recèle une grande profondeur et brasse des thèmes d'une magnifique humanité : le temps qui passe, le sens de la vie, l'amour, la solitude. Proprement sublime !
Le réalisateur aurait aimé faire un remake de "La Dolce Vita" du ce début de siècle. Toutes les références sont là : le journaliste, la bourgeoisie décadente, l'aristocratie désargentée, l'église, les vies ratées... Mais l'alchimie ne prend pas. J'avoue que je ne saurais pas dire pourquoi. Toni Servillo et Sabrina Ferilli sont formidables. Il y a des moments très drôles. Peut-être que le film s'écroule sous trop de références, ou que Paolo Sorrentino ne possède pas le raffinement naturel, l'instinct d'un Fellini. A mon avis "La Dolce Vita" est surévalué. Le film est devenu culte pour la scène de baignade de Anita Ekberg et de Mastroianni dans la fontaine de Trevi. On a envie de dire à Sorrentino : "OK, on sait que tu filmes bien, que t'as du talent, mais essaie d'oublier tout ça".
A l'instar de la Terrazza de Scola ce film dresse l'état des lieux de l'élite Italienne. La comparaison s'arrête là. La chronologie du film de Sorrentino est linéaire, et la mise en scène est maniérée là où celle son aïeul était sobre avec un montage ambitieux. La désillusion du film de Scola est remplacée également par la décadence post-Berlusconi. Les références à la société Italienne sont discrètes mais prégnantes. S'il faut revenir au maniérisme du film qui rebutera certains, il faut tout de même remarquer que les lourdeurs des Conséquences de l'Amour (lui-même excellent) se sont bien atténuées et qu'une beauté formelle se dégage du film (c'est également la quête avortée de son personnage principal). Certaines scènes sont d'une vigueur intense et plusieurs jours après la projection on y pense encore avec l'envie de retourner voir le film. Mon seul bémol est relatif au vieillissement de l'oeuvre: en effet, les films très marqués dans leur temporalité technologique vieillissent souvent mal. Il conviendra donc de la revoir le dans une quinzaine d'années pour en faire un point de vue plus abouti.
Et voici un film comme on les aime : beau, intelligent, profond, remuant en nous des foules de choses, des souvenirs, des émotions, des inquiétudes, un film sur le désir d'exister, les raisons d'être au monde quand la jeunesse s'est enfuie depuis longtemps et qu'il vous reste des visages, des moments enfouis au plus profond de vous et que quelques réminiscences ou quelques conversations sauront faire ressurgir tels des éclairs. Jep Gambardella est ce qu'on appelle couramment un vieux beau. Il en a fait des ravages parmi la population féminine durant sa jeunesse et beaucoup plus tard encore. Ses conquêtes ont été si nombreuses qu'il n'envisage même pas de les compter. Mais le voilà engagé irrémédiablement dans ce qu'on nomme pudiquement le troisième âge, autant dire le temps des bilans. Lui, le fêtard, l'abonné aux soirées remuantes et souvent coquines, porte à présent un regard cynique et sans illusion sur la société romaine qui l'entoure. Célébré quarante ans plus tôt pour un roman qui a été son unique titre de gloire, il ne cesse d'être interpellé par ses innombrables relations pour écrire un nouveau livre. Mais le nouvel opus ne verra vraisemblablement jamais le jour. Trop de désillusions, trop de lucidité pour affronter ce qui ne serait qu'une vanité de plus. Mieux vaut jouir de la vie, la mordre à pleine dents en attendant l'irrémédiable. Le film de Paolo Sorrentino est admirable à plus d'un titre. Outre ses qualités formelles qui rappellent les plus grandes réussites du cinéma italien, il propose en 2h22 (exactement la même durée que "Gatsby le magnifique"...) une réflexion en profondeur sur le temps qui passe, sur l'amour ou plutôt les amours, sur la société italienne à la fois promise à une éternelle séduction et victime d'un indéniable déclin. Les séquences se succèdent avec la grâce d'un coq-à-l'âne fellinien : on ne peut que songer à Fellini et surtout à "8 et demi" et à "La dolce vita" - même rythme syncopé, même manière de "noyer le poisson", même défilé de personnages hauts en couleur (le cardinal énumérant des recettes de cuisine entre de charmantes personnes, la religieuse de 104 ans vénérée telle une sainte et qui reçoit les hommages des dignitaires de toutes les religions de la terre, les strip-teaseuses qui s'effeuillent au milieu des notables encanaillés..) - Fellini dans toute sa splendeur, celui du début des années 60 mais aussi celui de "Fellini-Roma". Car Rome est au coeur de ce film, la Rome plurielle, celle de l'Antiquité omniprésente, celle des palais somptueux, celle des lieux chargés de souvenirs cinématographiques (la Fontaine de Trevi), celle des musées recelant des trésors de toutes époques (superbe plan sur la Fornarina de Raphaël au Palazzo Barberini), celle de l'Eglise au pouvoir toujours très fort même si ses représentants apparaissent ici comme des pantins peu crédibles, celle enfin de la "grande bellezza", de cette beauté que recherche avidement le héros de l'histoire, une beauté qui réside un peu partout sur les rives du Tibre - et le générique de fin se laisse voir comme un long plan-séquence, vrai chant d'amour à la Ville éternelle.
Chef d'oeuvre absolu du cinéma existentialiste italien. Le lost in translation mondain, poétique, sans prétention, le film nous touche de sa grâce romaine et nous fais vivre une expérience cinématographique réjouissante.
Quel est le réel sens de ce film ? On est en droit de se le demander, en effet, beaucoup d'interprétations sont possibles. Quand Soeur Maria monte à genoux, l'escalier vers le Christ, on peut voir une des significations du film : le chemin de croix d'un écrivain pour retrouver l'inspiration. Mais pas n'importe quel écrivain : Jep cherche comme tous les artistes "la grande beauté", l'Idéal. Il l'a cherché partout : dans les yeux de son amour de jeunesse puis dans les fêtes de Rome. Il a mené cette vie de vacuité, avec cette "faune" pour peut-être trouver la Beauté mais ce n'était qu'illusoire... Ce film est donc pour moi la quête d'un écrivain fragile, très humain car tenté par la bassesse. Jusqu'à la lumière (le phare !) Ajouté à ça la magnifique réalisation de Sorrentino, ces très beaux plans intelligents et la critique évidente de l'Italie ("ce pays de débauchés" dit-on dans le film), La Grande Belleza est un film très ntelligent et très beau. A voir.
La jet set romaine a depuis longtemps déserté les bars et cabarets de la via Veneto chers à la dolce vita de Fellini, désormais elle danse en rangs serrés, le nez truffé de coke au rythme saccadé de "Mueve la colita" mixée par El Gato DJ. Jep Gambardella écrivain d'un seul livre à succès devenu journaliste est un des princes de ces nuits endiablées qui se succèdent sur les terrasses des beaux appartements. A plus de 60 ans, il se regarde vivre et vieillir entouré de ses compagnons du petit matin. A 26 ans, débarquant à Rome de sa province natale il s'était fait la promesse de ne pas seulement participer aux soirées, mais aussi d'avoir le pouvoir de les gâcher. Pari tenu, son sens de la répartie, la froide lucidité de ses jugements et aussi l'aura conférée par son seul et unique roman plébiscité en son temps, lui ont donné ce pouvoir tant convoité de donner le là. Désormais il en use avec parcimonie pour inviter ses hôtes ou convives à faire comme lui le constat du néant de leurs vies passées dans une sorte de bovarysme qui les a amenés, pantins désarticulés aux abords de la vieillesse. Aussi quand une de ses amies, écrivaine ayant cédé aux sirènes de l'écriture facile pour assurer son train de vie, se cherche des faux-semblants pour maquiller sa cupidité, il lui retourne un portrait sans concession qui n'est pas s'en s'adresser à lui-même. Non décidément, Jep ne va pas bien, même si en grand seigneur et conscient de sa réputation, il n'affecte de rien n'en laisser paraître. Pourtant les clefs de la ville lui sont données et il a accès aux plus beaux endroits que le commun des mortels que nous sommes ne verra jamais. Une Rome déserte de la nuit ou du petit matin que Paolo Sorrentino filme avec une majesté digne de celle de Visconti. Sorrentino qui filme Toni Servillo comme le maître filma Dick Bogarde dans "Mort à Venise" (1971) réussit grâce à son acteur fétiche et à la musique de Lele Marchitelli, l'impossible réconciliation entre Fellini et Visconti, les deux maîtres du cinéma italien que tout opposait en apparence. Le goût pour le foisonnement, le bizarre, le baroque ou le grotesque de Fellini est assurément bien présent. Le portrait de la directrice naine du journal en atteste tout comme la scène avec l'émule du docteur Frankenstein qui botoxe à la chaîne contre 700 Euros tous ces fantômes venus s'acheter un peu de jeunesse pour retourner au plus vite à leur quête du néant. Mais le grandiose et la grâce du maître milanais sont aussi convoqués par les habits d'apparat du Guépard (Burt Lancaster) que souvent revêt Jep Gambardella. Pour s'en convaincre il faut se laisser emporter par le générique de fin sur le Tibre qui rappelle étrangement l'arrivée sur la lagune ouvrant somptueusement "Mort à Venise". Guidé par ses deux figures tutélaires, Sorrentino n'en trouve pas moins sa propre voie, teintée d'un pessimisme peut-être encore plus profond que celui de Visconti autrefois déchiré par ses contradictions. Bouleversant, le film de Sorrentino l'est tout autant par les images, la musique que par le jeu tout en lassitude sereine de Toni Servillo dont le personnage perçoit un peu tard qu'il aurait pu donner un tout autre sens à sa vie s'il avait su saisir dans sa jeunesse l'amour qui s'offrait à lui . Un film somptueux comme le cinéma italien ne nous en avait pas donné depuis longtemps et qui ravira les amoureux de la ville éternelle.
Vu en "rattrapage " dans le cadre du Festival Télérama...et ma foi, j'en ressort plutôt déçu...l'ombre de Fellini plane, mais les films de Fellini semblaient plus construits...j'ai eu de mal à entrer dans l'histoire de ce journaliste mondain, écrivain raté, désabusé et cynique , difficile de trouver intérêt dans ce fatras de personnages décadents , superficiels et interchangeables...et quelle longueur pour un scénario somme toute assez creux...Ce qui sauve le film, c'est Rome, merveilleusement filmée de jour et surtout de nuit, ces palais immenses et silencieux, cette terrasse face au Capitole...c'est finalement ce qui reste de 2 h 10 de projection.