La Grande Bellezza
Note moyenne
4,0
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283 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 juin 2013
Esthétique, fellinien, et magnifique hommage a Rome. Le tout autour de l'interrogation d'un homme sur le sens a donner ou non a sa vie.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 juin 2013
Bien mieux que son préçédent film mais il aurait gagné à être 30 minutes moins long.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 juin 2013
Le cinéma italien des années 50, 60, et 70 a laissé un beau passage dans l'histoire du cinéma. Tout le monde a entendu parler du néoréalisme italien et notamment de Fellini. En effet, le réalisateur italien, s'appuyant sur la réalité la plus courante de la vie quotidienne, exprime sa propre vision qui atteint des dimensions oniriques. C'est une transcendance qui dépasse souvent en imagination les films fantastiques. Cependant, la fin du XXe siècle a trouvé ce pays peu présent sur nos écrans. De temps en temps, on avait l’habitude de voir quelques films faisaient écho à ces créations de Fellini. En 2013 le film La Grande Belleza de Paolo Sorrenino fait son apparition. C'est un film qui est peu présent en Europe mais qui est bien connu dans notre pays.
Ce film, bien que son argument nous paraisse simple et claire, s'appuyant sur la tradition du néoréalisme italien, il nous transmet plusieurs messages grâce à la présence de son héros. Ses idées et ses impressions reflètent la décadence de la société contemporaine, un phénomène qui s'accentue lorsque on constate que toutes ses fêtes ont lieu près du Colisée, symbole de la grandeur et de la décadence de l'Empire Romain. Cette décadence symbolise aussi l'afaiblissement de la présence culturelle de l'Italie du XXIe Siècle. Les fêtes insignifiantes de la haute société romaine justifient notre point de vue tel qu'il se développe à travers le regard cynique du protagoniste. Cependant, Rome reste une ville magnifique car le poids de son histoire lui permet de maintenir sa splendeur et de retrouver son prestige à tout moment. Cette impression est exprimée grâce à l'élégance de Jep qui met en évidence la coexistence esthétique entre la matière et l'esprit, ce qui justifie le titre de ce film.
En ce qui concerne la technique, nous devons signaler les travellings exceptionnels des caméras et l'éclairage qui intensifie cette impression de la Grande Beauté.
Ce film qui dessine l'esprit de notre époque et qui met en avant la nostalgie d'une belle époque marque une étape à l'histoire du cinéma européen et fait écho aux Swann et aux Guermantes de Marcel Proust, mais qui apparaissent dans un style italien et correspondent aux données esthétiques de notre époque.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 juin 2013
Il fallait beaucoup de courage pour réaliser "La Grande Bellezza"! Tout simplement parce qu'il y a eu un certain Dolce Vita que l'Italie a offert au monde il y a plus de 50 ans. Faire mieux était quasi impossible. Mais le résultat est bon. Rome est une ville incroyable, et est parfaitement filmé par le réalisateur. C’était ça l'essentiel lorsque je suis allé voir le film, faire un petit voyage. A la beauté de l'image et de la ville, il faut également souligner la présence de quelques personnages intéressants, des dialogues droles et bourrés de références culturels et surtout, la bonne performance de Toni Servillo. C'est un agréable moment de cinéma de plus de 2 heures, du ciné à l'européen, et ça fait du bien.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2013
Jep Gambardella est un artiste esseulé, dans une ville éternelle à bout de souffle. Dans "La Grande Bellezza", on parle de Flaubert. Ce dernier voulait écrire un livre sur le "néant". Sorrentino semble vouloir suivre l'écrivain romantique, en voulant en faire de même. Et le résultat est contrasté. Si les discussions quelconques entre mondains sur la terrasse de Jep sont passionnantes, tout comme l'interprétation de Toni Servillo (le personnage principal) est remarquable, les vraies-fausses réflexions sur la possibilité de revoir la splendeur artistique à Rome ne débouchent sur rien. Sorrentino ne capte jamais le fond du problème. Il se contente seulement de montrer des musées qui rappellerait une certaine gloire passée, ou d'évoquer ce qui sauverait le pauvre Jep. Le film met alors en relation l'amour de jeunesse de Jep et sa foi, qui elle, est remise en question. On aurait aimé que Sorrentino soit plus concret sur cet aspect, afin de réduire une certaine distance instaurée avec le spectateur. Le film est donc divisé entre des dialogues et une interprétation générale savoureux, presque parfaits, et une mise en scène plus démonstrative, souvent maladroite et inintéressante.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 juin 2013
Pour avoir vu ce film, comment le résumer? Oui ce film montre la beauté de Rome ancestrale, avec ses magnifiques monuments, et c'est en cela une invitation à la découvrir de plus près. Oui ce film traite de la décadence de Rome qui y règne et la beauté des monuments semble ternie par la laideur des mentalités. Les acteurs sont très bons et notamment Toni Servillo. Auteur qui n'écrit plus, acteur de cette décadence mais lucide sur sa personne. Et par là honnête. Contrairement au Cardinale, qui n'a plus "la foi" et ne s'attache plus désormais qu'au matériel à défaut du spirituel (la bonne chère est le seul sujet qui semble l'intéresser). Vivre dans l'opulence et le faste, tandis que parallèlement une religieuse qui a voué sa vie à la pauvreté et aux pauvres est présente, pour bien démontrer les deux visages du Catholicisme, et mieux dénoncer l'hypocrisie à Rome dans le clergé.

De belles images, de bons acteurs, une dénonciation de la décadence romaine qui aurait pu émouvoir et intéresser, mais malgré tout cela, ce film n'a réussi qu'à engendrer ennui chez moi. Trop de longueurs, un rythme bien trop lent, à la limite du soporifique. Dommage.
vodenit
vodenit

33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2013
J'ai beaucoup aimé ce film qui s'étire tout en grâce désabusée et en affolement fellinien... La morgue du héros le rend attendrissant et jouissif lorsqu'il assène leurs quatre vérités à ses amis tout aussi dilettantes que lui ! Un régal jusqu'au générique de fin ... Attends Rome, je viens te découvrir dès que possible !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 9 juin 2013
Long, prétentieux, sur la vie mondaine de la Rome contemporaine. Rien à voir avec la Dolce vita , association que j'ai effectuée. La politique romaine est absente, la corruption aussi, la violence populaire également. La ville de Rome reste belle, il y a quelques vues pas mal, mais c'est insuffisante pour sauver le film. La ville a changé par rapport à il y a 50 ans; C'est un autre monde et la Grande Bellezza est offre une représentation déviante d'une société pourrie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juin 2013
Magnifique ! (et un peu long c'est vrai) Le sourire et le regard de Jep, à la fois cynique et bienveillant m'a profondément émue, comme tant de choses évoquées ou suggérées dans ce film à revoir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 juin 2013
Sublime,
On savoure chaque plan, chaque dialogue, la musique nous transpose, le physique des acteurs a bien était choisi.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 juin 2013
Ce film est à la génération d'après-guerre ce que "Spring Breakers" est aux ados du 21e siècle : la vacuité de leurs prétentions, des accomplissements de leurs vies, et dans une certaine mesure de leurs désirs, est soulignée par l'outrance et le grotesque. Le film est riche en questions posées et en propositions de réponses. Entre autres choses, il est une réflexion sur le rôle de l'artiste dans son époque et dans le temps au sens large : quels sont le moteur et le sens de la création artistique ? Réponse en fin de film !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 juin 2013
L'ouverture du film: une pure réussite:

La grande beauté: L'histoire de Jep Gambardella, mais aussi une chronique sur Rome, ses siècles d'histoire, à travers les yeux de ce même Jep. Cela commence par une visite de touristes japonais sur le mont Janicule. Soleil éblouissant, vue sur Rome imprenable, voir convulsif. Le convulsif, c'est bien un des aspects du film d'ailleurs. Un des touristes s'éloigne, pour se retrouver seul avec la beauté qui l'entoure. Panorama. Il prend une photo, deux, trois. Il respire, puis s'écroule. Mort. Beauté convulsive, donc. Il a été victime de ce que l'on appelle le syndrome de Stendhal. Plan suivant: une grosse teuf sur le toit d'une villa. La vue sur le Colisée semble irréelle. le gratin mondain est là, musique assourdissante, boissons à flots, faune agitée. Arrêt sur image; Jep fête ses 65 ans. Une vie bien remplie, intense. Tout est dit, ou presque,car la vie de Jep( Toni Servillo, excellent comme toujours) n'est peut-être pas...

Il y a quarante ans, Jep aujourd'hui journaliste moyen , à écrit L'APPAREIL HUMAIN. L'appareil humain aurait pu être le titre du long -métrage de Paolo Sorrentino. Car partant du postulat de la grosse teuf, Sorrentino lance la machine: On pourrait penser à bien des égards à JET SET ( Oteniente) et LA TERRASSE ( Ettore Scola). "La Grande Bellezza" nous offre une chronique intime, désabusée , et ne se limite pas à la mondanité et de l'univers fascinant et morbide , des jets-seteurs.

Avec poésie, Sorrentino raconte les tribulations d'un personnage de prima bord vaniteux , mais aussi touchant, réalisant que sa vie a été comme une sommeil, un long sommeil. Un long sommeil ou Jep et ses "amis" seraient restés paralysés dans une faste et un luxe abscons , en dehors de toute réalité , trop moribonde pour être acceptée. Car passé les débauches, les soirées interminables sur fond de délires nombrilistes, les apparences et les costumes trois pièces ou plus, que reste-t-il? Un écrivain qui n'écrit plus, un homme déshumanisé. Le rapprochement avec le film grinçant de Ettore Scola est évident. La problématique est similaire: Des artistes et vedettes de hier, totalement en décalage avec leurs idéaux, sombrent dans la vanité la plus effrayante."détestant ce qu'ils sont devenus, devenus ce qu'ils détestent".
En somme, fêter pour oublier, et en groupe, ça fait moins mal.
Mais à l'inverse de LA TERRAZZA ou les personnages étaient traités de façon égale, LA GRANDE BELLEZZA est davantage centrée sur Jep. Conte de Jep en somme. Entre allégories et légèreté: un plafond, celui que Jep regarde tous les matins qui s'ouvre sur la mer fantasmée;Une amourette d'été que Jep revit quotidiennement, entre deux cocktails: Il avait vingt ans, elle dix-huit;Un entourage qui se désagrège, entre illusions et absurdité: On retiendra aussi la scène surréaliste de la salle d'attente chez le chirurgien esthétique, ou chacun des "convives" appellé par un numéro, vient de faire rassurer et oublier sa vie minable à coup de bistouri ou d'injection de cola gel; Et puis il y a Rome, plus objet que sujet du film, entre passé et présent, souvenir et rêverie, à la beauté fascinante. André Breton, cité dans le film, disait bien: "la beauté sera convulsive, ou ne sera pas".

Mais d'ailleurs, Rome , dont les meilleurs habitants seraient les touristes, peut -elle encore proposer autre chose que sa beauté convulsive?

C'est là la force du film: l'exploitations du thème de l'écrivain en disgrâce, qui peine à exister, dans sa ville trop belle , trop grande. Le rapport de l'homme à sa ville, de l'individu à l'immensité historique. Toni Servillo nous régale, amuse, interroge, nous raconte sa vie, à coup de discours philosophique avec une bonne soeur centenaire ; de vols de flamands au dessus de Rome, au crépuscule; d'ambiance délicieuse au petit matin, le tout ponctué par un générique final magnifique, témoin du génie contemplatif de Sorrentino. Et franchement, ça fait un bien fou.
jm6455
jm6455

7 abonnés 408 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juin 2013
Un beau film assez satyrique d'un volet élitiste de la société mondaine, à la fois accompagné d'humour, d'amertume, une certaine réflexion sur la vie. C'est parfois surprenant mais aussi prenant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 juin 2013
Le film est riche et ambitieux, malheureusement trop long. Les scènes de fête sont splendides, les dialogues souvent justes. Mais à force d’accumulation, La Grande Bellezza, trop gras, trop généreux, devient un peu indigeste.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juin 2013
chef d'oeuvre!
pas d'autre mot!
d'une intelligence folle, des mouvements de caméra à tomber.......une bande-son superbe........un fellini des temps modernes.........on croyait qu'en italie il ne restait qu'un metteur en scène: nanni moretti...........ce dernier semble à présent bien sage loin derrière sorrentino, très injustement boudé ,par le jury cannois..........le film de l'année, assurément............FONCEZ!
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