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Laurent L
3 abonnés
8 critiques
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2,5
Publiée le 8 avril 2025
Une glace au néant, avec de bons grumeaux de pas grand chose à l'intérieur. L'ironie omniprésente, sans aucun espoir de salvation, rend le film assez lourdingue en définitive
*La Grande Bellezza* est un film flamboyant, magnifiquement filmé. Ses fêtes, à la fois drôles et pathétiques, révèlent des personnages pris dans la quête de sens, souvent désespérés. La mise en scène est d’une virtuosité impressionnante, avec des plans magnifiques qui captent l’âme de Rome. Chaque image est un tableau, une invitation à ressentir la beauté et la décadence de cette ville. Un film sensuel et visuellement captivant, qui nous plonge dans un tourbillon d’images et de réflexions profondes.
En attendant fébrilement la sortie de Parthenope j’ai profité d’une séance spéciale dans un cinéma parisien pour redécouvrir ce qui est souvent considéré comme le meilleur film de Paolo Sorrentino : La Grande Bellazza. Lui le napolitain pose sa caméra à Rome dont la beauté foudroie un touriste japonais dès la scène d’introduction et laisse pantois le spectateur pendant la durée de la séance. On aimerait bien connaître pour une prochaine escapade le maître des clés, celles qui ouvrent tous les trésors cachés de la ville. Une cité éternelle qui est aussi une pièce de théâtre à ciel ouvert, un cirque des vanités que le cynisme d’un écrivain qui n’aura écrit qu’un seul roman transforme en terrain de jeu. Avant de se rappeler de ce qui a vraiment compté dans sa vie : l’épaule dénudée d’une belle fille du Sud, une nuit d’été sur la côte amalfitaine. L’amour et la jeunesse. Comme toujours chez le réalisateur italien la direction artistique est irréprochable et même si je garde une tendresse particulière pour La Main De Dieu, la Grande Bellazza est incontestablement un excellent film.
La réalisation de ce film est vachement bien faite, les images sont magnifiques et les acteurs sont très bons. Dommage que ce soit ennuyeux à mourir ! Je ne l’ai pas terminé.
Malgré la belle musique, le reste laisse tout de même à désirer. Le film raconte une histoire qui ne prend jamais le spectateur et qui laisse tout en suspens. Bien que les personnages soient assez intéressants, le scénario est trop simplet et répétitif. Tout le long, on demande au personnage principal pourquoi il n'écrit plus et on tourne toujours autour du pot. Même la fin n'apporte rien de plus par rapport au début. On tourne en rond, heureusement que la BO est sympa.
Un film d’une mélancolie folle. Toni Servillo dans une grâce absolu. On parcours la vie mondaine de Rome tout en appréciant son charme. La fête, la vieillesse, l’art.
Un chef d'œuvre cinématographique. Tout simplement. Ce film est une œuvre totale. Le film d'une vie. La BO du film est incroyable, et le jeu d'acteur de Toni Servillo, très intérieur, nous transporte dans une intimité, une pudeur, digne de "Juste la fin du monde" de Nolan. Chaque plans est "beau", dans le sens de vraie Beauté, chaque plans est d'une réalité brutale. Brutale mais douce. Le film est une invitation. Une invitation à la rétrospection et aux mystères qui hantent notre propre expérience humaine. Traumatisant, ce film ne vous laissera pas indifférent. Cependant la lenteur de "la Grande Bellezza", les monologues intérieurs et les longues tirades de Jep Gambardella peuvent en perdre plus d'un. Cette expérience visuelle, totale, doit toutefois être, même si pouvant être traumatique, vécue. En sommes ce film est une représentation douce, brutale et réelle de la recherche de la Vie, de la recherche de la Beauté.
Vivant sur le succès d’un livre qu’il a écrit dans sa jeunesse, Jep est un mondain séducteur, qui passe une vie futile entre soirées, conquêtes, boissons et discussions avec d’autres mondains. Bien sûr La Grande Belleza fait penser à du Fellini mais il m’a embarqué bien plus que son modèle. L’image de Sorrentino et de son directeur de la photo est merveilleuse et sublime Rome, son côté antique et les lumières d’aujourd’hui comme je ne l’avais jamais vu. J’ai adoré le personnage de Jep, bourré de défauts, à la fois prétentieux, désabusé, mais maniant le verbe de telle manière que ses vacheries se dégustent comme des bonbons. Mais j’ai été aussi touché par son désarroi face à une vie qui a filé et dont il veut profiter jusqu’à la dernière goute de champagne. Un beau film sur l’art, la vie, l’amour, la fête mais aussi sur le non sens de tout cela et l’importance de profiter de chaque instant.
J'ai lu les critiques accusant le film d'être snob ou esthétisant, ce que je fais assez souvent, mais là, pas du tout. Il n'y a pas d'intrigue mais c'est un géant cinématographique. La liste des éléments artistiques est sûrement la plus longue de tous les films que j'ai vus dans ma vie. Quelle production ! De nombreux professionnels du cinéma doivent se sentir gênés quand ils contemplent la quantité et la qualité du travail accompli dans ce film. Et en plus, dans un domaine totalement différent, c'est une analyse sociale de l'Italie qui correspond de très près à la mienne.
A Rome, Jep est le prince des mondains. Ecrivain d'un roman primé 40 ans auparavant, il est devenu journaliste. Au lendemain de ses 65 ans, il change d'attitude et porte avec clarté son regard cynique sur la société romaine bourgeoise et sa vie personnelle. "La grande beauté", un film qui porte bien son nom. On évolue dans une Rome antique et millénaire, tout en côtoyant un milieu décadent. Le réalisateur s'applique à comparer ses deux mondes, l'un figé et éternellement beau, l'autre mouvant, criard et qui porte un regard lourd de jugements sur son monde. Dans une sorte de remise en question, le personnage principal prend conscience qu'il n'est plus tout jeune, que le temps est passé vite, que son amour de jeunesse s'est enfuit, qu'il est seul et que son mode de vie était peut-être futile. Un très beau film qui renvoie à tout à chacun.
"La Grande Belleza" de Paolo Sorrentino est un film qui semble raconter la vieillesse de Jep Gambardella, un mondain de Rome. Ce film semble très prétentieux, si le réalisateur semble se moquer ou critiquer ce petit milieu romain, il se prend les pieds dans le tapis en devenant un film pour mondains. Quant à la réflexion sur la vieillesse et le temps qui passe, aucune nostalgie ne transparaît vraiment et l'auteur ne semble pas vraiment avoir fait sienne cette thématique. Il reste quelques scènes originales et une mise en scène soignée. "La Grande Bellezza" n'est clairement pas un film que nous recommandons.
Hier nous avons vu "La grande Bellezza" de Sorrentino, le film tente une vraie plongée dans l' imaginaire fellininien. Malgré la tentative d'une poétique extravagante, nous ne sommes pas rentrés dans sa prouesse cinématographique et ses cadrages somptueux nous ont laissé insensibles alors que dans Casanova ou le Satyricon nous tombons dans la poésie de Fellini comme des fruits... Tel Obelix dans la Potion magique fellinienne... Que manque-t-il à la grande bellezza ? Chaque scène effleure la grandeur, frôle la magie et la rate... Pourquoi ? Peut être parce que tous les aficionados de Fellini sont déçus.. Fellini va toujours au bout de son délire esthétique et Sorrentino s'arrête au milieu du guet ??
S'ouvrant sur un touriste asiatique victime du syndrome de Stendhal, le film illustre combien les mondains ont perdu tout contact avec la vraie beauté, s'enfermant dans de superficielles conversations et de fausses fulgurances artistiques au lieu de revenir aux sources de la création telle qu'elle s'offre dans les ruines et érections romaines. Devenu mensonger, l'art ne peut exprimer de sincérité dans ces cercles enfumés d'artificielles joies, ne se révélant que par l'innocence pourtant maltraitée d'une enfant ou la pureté des artisans antiques. Ainsi, la nostalgie qui parsème les âmes se révèle processus libérateur de retour à soi, salvateur et même rédempteur, offrant de s'interroger sur le bonheur profond perdu ou sur les rêves d'antan, véritables déclencheurs d'une création de qualité. Sorrentino lie dans une même réflexion expression artistique et ressenti amoureux, ce dernier semblant un vestige synonyme de duperie désabusée, seulement capable de prendre corps à travers le fantasme d'une rencontre avec l'incandescente Fanny Ardant au détour d'une ruelle nocturne. C'est donc par un double retour aux aspirations des premiers temps que la quête du héros sera menée à son terme, dans une révolution symbolique. Riche de ses réflexions, le récit se perd parfois dans de longues discussions illustrant en même temps les vaines palabres de ces pseudo-intellectuels davantage gonflés d'eux-mêmes que d'esprit critique ou de pertinence philosophique. Cette distance discursive entraîne une absence d'empathie envers les personnages, l'émotion se voyant réservée aux trésors de la Ville éternelle, seul élément profondément incarné, immuable grande beauté.