"La Grande Bellezza" ou littéralement traduit "La Grande Beauté", rarement un film n'aura aussi bien porté son nom, parce que ce film est beau ! Tout ce qu'il y a dans ce film est beau, de la scène d'ouverture au générique final. Le film nous conte l'histoire d'un homme, Jep Gambardella, qui vient de passer le cap des 65 ans et qui met sa vie en question et qui a décidé de ne plus perdre de temps à faire ce qu'il n'avait pas envie de faire. On le suit dans son quotidien, on voit ses amis, ses soirées, ses rencontres et ses sorties dans Rome. Rome, dans le film la capitale de l'Italie est dépeinte comme une ville en pleine décadence, mais cependant grâce à la superbe photographie et les plans magnifique on voit Rome sous son meilleur angle, on prend plaisir à suivre le personnage de Toni Servillo dans ses balades dans Rome, on le regarde et on regarde aussi ce qu'il y a autour de lui. La photographie du film est très soignée et chaque plan n'a été pas pris au hasard, Paolo Sorrentino sait comment diriger une caméra est pas étonnant que le film ait gagné le "European Film Award du Meilleur montage" grâce à Cristiano Travaglioli. Durant les scènes de soirées nos yeux sont ravis et nos oreilles aussi, grâce à la superbe bande son et aux dialogues et quels dialogues ! Toni Servillo parlons-en, dans son rôle de Jep Gambardella il dégage une telle classe, une telle prestance, son rôle lui colle parfaitement. Le rhytme lent du film pourrait en plaire à certains, mais moi personnellement, ce n'était pas du tout un soucis, j'ai adoré suivre Jep dans son quotidien et je n'ai, à aucun moment, ressenti de l'ennui. Comme vous l'avez sans doute compris "La Grande Bellezza" est un film d'une grande beauté ! À voir absolument en bluray et en vostr...
Peut-être le nouveau "Dolce Vita" ou son enterrement...... en tout cas un très beau film. Un peu lent certes mais les images et dialogues sont de toutes beautés, à l'exemple de "quel est votre métier ?.... Moi ? Je suis riche............". Et la charge contre l'art prétentieux lors de l’interview de l'artiste dans sa tente est d'une virulence rarement vu dans le cinéma français, de même que la scène de la terrasse où Jep dit les quatre vérités à une bobo dont la vie et la réalité sont totalement contradictoire, ce qui n'empêchait pas cette femme encartée au parti de donner des leçons à ses amis, cette scène est sublime. Ce film peut être vu comme une critique fantastique et une rébellion contre une certaine époque gorgée de son importance et d'une vision politique dépassée....... Un homme revenu de tout et qui assiste à l'agonie de sa vie sans descendance pour prendre soin de lui........ une ode nostalgique à la jeunesse perdue qui est un grand classique. Un oscar vient avec raison embellir cette oeuvre.......
Avec "La Grande Bellezza", Paolo Sorrentino nous fait suivre l'histoire de Jep Gambardella un écrivain auteur d'un seul livre il y a plus de 40 ans et maintenant journaliste et critique de théâtre. Plutôt séducteur il parcourt les évènements mondains de Rome et Sorrentino nous raconte ses pensées, son sens de la vie, ses ballades, ses amours, ses fêtes ou encore ses souvenirs. A travers ce personnage, il nous livre une vision désabusé et cynique de la Jet-Set Italienne et au final le peu d'intérêt qu'ils ont. Malheureusement, l'histoire et les personnages n'ont pas vraiment beaucoup d'intérêt et c'est le principal défaut du film, il ne passionne jamais, aucun attachement à des personnages et au final ça s'avère par moment interminable. De plus il n'approfondis jamais, et aborde les sujets en surface et la mise en scène est parfois trop contemplative et assez maladroite. Dommage car sinon Rome est bien sublimé, les dialogues sont souvent impeccable, tout comme les interprétations et en particulier Toni Servillo dans le rôle principal. Mais malheureusement insuffisant, malgré quelque qualités indéniables, on ne s'attache jamais aux personnages et l'histoire est trop rarement correctement abordé.
Super film, j'ai adoré!Je sais qu'on le compare à du sous- Fellini mais je trouve que l'atmosphère de Rome est très bien rendue, les musiques sont top, l'acteur est génial! l'un des meilleurs films Italiens depuis longtemps.
Le grand chef d'œuvre de Sorretino ! Ce film est juste parfait, naviguant entre le cinéma moderne inventif et le traditionnel purement italien. Il nous narre la vie d'un écrivain fêtard et nostalgique déambulant entre soirées mondaines et restaurants de la Rome chic, féérique et contrastée, une série d'événements viennent alors bouleverser son quotidien ... Il s'en dégage une poésie lyrique et visuelle plutôt hors du commun, l'esthétisme est d'une sensibilité à fleur de peau, certaines scènes sont tellement belles qu'elles donnent l'impression de sortir d'un rêve. La technique de Sorrentino est irréprochable, il est bien le plus grand cinéaste italien actuel. Et que dire de la prestation de Toni Servillo qui est purement et simplement phénoménale ! "La Grande Bellezza" est une œuvre magnifique qui redonne un second souffle au cinéma italien, qui le mérite amplement. Complimenti e grazie Paolo !
Je n'accroche pas. Y a-t-il vraiment un scénario ? C'est plutôt une galerie de personnages cyniques, désabusés et ennuyeux. Seul intérêt à mes yeux : la photographie des monuments de Rome. Mais 2h20 d'ennui pour ce petit plaisir...c'est cher payé.
Il arrive que des films moyens soient propulsés par une bande son qui les sublime. Sauf que LA GRANDE BELLEZZA est un film exceptionnel. Ma sensibilité et mélancolie exacerbée ces derniers jours me rendent sans doute un peu plus réceptif et sensible, mais incontestablement le plus beau film vu en 2014 pour le moment. Le regard d'un écrivain sur son environnement en quête de réponse avec son âge bien avancé. Le film navigue continuellement entre superficialité de l'Univers Chic et Branché de la Rome artistique et People et les scènes profondes de la simplicité et l'authenticité. Une Photographie magnifique digne des chefs d'oeuvre du cinéma Italien, servi par une Bande Originale sublime tant dans la beauté des titres que par le choix judicieux et adéquat au sens du film. C'était terriblement prenant, touchant et attendrissant. Il va non seulement remporter le césar du meilleur film étranger vendredi, mais va j'en suis sûr, emporter l'oscar du meilleur film étranger également. Je ne peux que vous conseiller de vous empresser voir ce bijou d'humanisme qui se déguste par son style et sa profondeur...Comme sa légèreté. 18/20
J'avais peur de trouver le film long... mais non. Le problème de ce film n'est pas là. J'ai tenu la longueur car j'ai cherché, cherché, cherché ce qu'il y avait d'artistique là dedans... Les images (sans le son) peut-être ? ouais... En tout cas, à la sortie du film, j'avais toujours pas trouvé : tout m'a paru creux, prétentieux et sans aucun intérêt... Le personnage principal prend conscience du vide de sa vie... Le spectateur a la même prise de conscience avec le film...
Ce film, dont les dialogues sont rares, permet une profonde réflexion sur le sens de la vie et les années passées. La musique nous porte et malgré un léger manque de rythme, je n'ai pas vu passer les plus de deux heures de ce film. Les paysages, tout aussi magnifiques que les personnages, m'ont ravie et collent très bien avec l'ambiance présente tout au long du film. A voir.
Film kitch et creux comme ses personnages. Il y a 3 séquences savoureuses (l'interview de l'actrice sous sa tente, les 2 fois ou Gep rend visite a son éditrice) en tout, 12 minutes de qualité. Le reste est berlusconnien jusqu'à la moelle, les personnages tout comme le réalisateur.
Tout est dit dans mon total étoilé ! Une ode à,la lassitude du point de vue d'un écrivain italien blasé par la vie mais qui s'en réjouit. Bande originale extra, trop en parler dévoilerai le plaisir...
Une promenade romaine mélancolique entre raffinement, beauté, distinction et décadence, maintien et abandon, désabusement et émerveillement, futilité et profondeur, sacré et profanation. Tout se croise, se superpose, se combine dans le sillage étonné de Jep Gambardella, un mondain contemplatif sensible sous l'élégance et la distance affichée, et toujours en attente.
Où la vacuité apparente est pleine d'émotions.
Une poésie d'images, de musiques et de voix magnifiques.