Zero Theorem
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209 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 1 juillet 2014
Putain, je sais que ça ne se fait pas de brûler ses idoles, je n'en ai pas vraiment envie, en plus, mais là, Terry Gilliam est difficilement défendable. On le sait, entre la distribution chaotique de "Brazil", le tournage avorté de son Don Quichotte ou la mort d'Heath Ledger pendant le tournage de "L'Imaginarium du Docteur Parnassus", la filmographie du Monty Python américain n'est pas vraiment ce qu'on pourrait appeler un long fleuve tranquille. Pourtant, si les costards-cravates de l'industrie l'ont apparemment mis au rancart pour de bon ("Zero Theorem" a été filmé en Roumanie pour un budget dérisoire), il semble encore bénéficier d'une certaine aura parmi les artistes vu le nombre d'acteurs connus venus faire une caméo éclair (avec au passage encore un numéro horripilant de Tilda Swinton, ras-le-bol !) et peut compter sur un noyau de fans fidèles au sein du public. Et puis, artistiquement, Gilliam a presque toujours réussi à rebondir et à transformer ses déboires en atouts ("Brazil" qui devient avec le temps un chef-d'œuvre culte, l'échec de Don Quichotte qui se transforme en une brillante réflexion sur la création dans le documentaire "Lost in la Mancha" ou le tour de passe-passe qui fait interpréter à plusieurs acteurs le personnage d'Heath Ledger dans "Parnassus"). Qu'a-t-il bien pu alors se passer ici ? Comment passe-t-on d'un "Parnassus" joyeusement foutraque et foisonnant à un "Zero Theorem" tristement terne et vide ? Est-ce le fait d'avoir abandonné l'écriture du scénario à l'inconnu Pat Rushin ? Sur la page IMDb du bonhomme, il est indiqué qu'il a été prof en "écriture créative". Je voudrais bien qu'on m'explique ce qu'il y a de créatif à pomper sans vergogne la trame et les personnages de "Brazil". Alors oui, la dictature de la bureaucratie a laissé la place à la marchandisation des abstractions, le rêve à la réalité virtuelle... mais c'est exactement la même chose ! Les personnages se font écho d'une façon tellement évidente qu'elle en est presque gênante : Sam Lowry/Qohen Leth, Jill/Bainsley, Jack/Joby... même les deux techniciens de Central Services ont été "customisés" en clones de Management ! Tout le problème est là : c'est comme "Brazil" mais en beaucoup, beaucoup moins bien. La fantaisie paraît forcée, le production design est très moche, à des années-lumière des trouvailles de "Brazil", quant à la chanson récurrente du film (là encore, un emprunt à "Brazil"), une version easy listening du "Creep" de Radiohead, elle est à l'image de ce "Zero Theorem", toute pourrie. Grosse déception aussi au niveau de l'interprétation avec un Christoph Waltz (Christoph Waltz, merde !) absolument transparent et un David Thewlis hors-jeu. Seuls le jeune Lukas Hedges et (surtout) Mélanie Thierry donnent satisfaction. Et puis, comme si cela ne suffisait pas de voir Terry Gilliam s'auto-parodier sans sembler trop y croire au niveau de la forme, "Zero Theorem" se contente en plus d'empiler les banalités, les lieux communs et les références galvaudées sur la vie et la mort, l'être et le néant, le réel et le virtuel, l'âme et la chair... Finalement, la seule question existentielle qu'on se pose après avoir vu "Zero Theorem", c'est : "mais où est donc passé le "The" du titre original ?"
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 juillet 2014
En fait le souci principal de Terry Gilliam, c'est qu'il a eu de la chance. La chance de faire Brazil, de faire l'armée des 12 singes. Et depuis il y a comme un quiproquo, tout le monde étant persuadé qu'il s'agit là d'un grand, d'un bon réalisateur. Mais avec de dernier film, qui fait suite à une décennie de films plutôt ratés (ou au mieux regardables), le monsieur finit d'enterrer définitivement cet aura magique dont il pouvait encore bénéficier, et nous prouve une bonne fois pour toute qu'il est incapable de créer un univers visuel original et réussit. Tout ici sent le recyclage, sorte de Brazil bis qui n'arrive jamais à la cheville de son grand frère, emmitouflé dans une histoire pseudo mythique sur l'origine du monde. Hitstoire qui en d'autres mains aurait pu devenir un film élégant et intelligent, mais qui se transforme ici en spectacle de cabaret indigeste. C'est moche et vieillot (le fameux théorème sous forme de petits cubes renvoie directement au balbutiements des images de synthèses), rien n'est aboutit visuellement, c'est plutôt mal écrit (à part la relation relativement touchante entre le scientifique, joué par Waltz, et l'ado) et, pire que tout, ça sent gravement le manque d'imagination.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 juillet 2014
Je trouve les critiques sévères dans l'ensemble car on a là un vrai film créatif ce qui devient très très rare. Les acteurs sont tous superbes en particulier Christoph Waltz. Un peu brouillon par moment mais foisonnant d'idées et les décors sont extraordinaires. De l'humour, de belles lumières, des images travaillées. On ne peut nier la qualité de l'oeuvre. Dans un paysage cinématographe de médiocre qualité, quelle fraîcheur!
Je me souviendrai de ce film.
Jonathan M.
Jonathan M.

21 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juillet 2014
Je suis allé voir ce film malgré les critiques que j'en ai vu et j'ai bien fait. Film époustouflant de par le jeu de tout les acteurs avec un Waltz magnifique et une Mélanie Thierry parfaite. C'est un film très profond mais en même temps décalé, par moments déroutant. Un rendu visuel coloré et des décors surprenants. Et en plus c'est un film Européen, what else ?
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juin 2014
(...)
Malgré toute l’affection qu’on porte au cinéma de Terry Gilliam, (immense affection même), l’objectivité nous pousse à ne trouver ses derniers films que passable. Bien sûr, en regardant de plus près chacun garde quelque chose de très intéressant mais l’ensemble finit par ressembler à un drôle de capharnaüm. Il faut probablement remonter à 1998 et Las Vegas Parano pour identifier un film du cinéaste qui «ressemblait» encore à quelque chose. Non pas que les autres soient irregardables mais bien en-dessous de ce que le cinéaste nous a offert pendant des années.
Zero Theorem argumente hélas à nouveau la théorie des films ratés du metteur en scène. Si les gênes d’un esthétisme totalement loufoque sont bien présent (décor et costumes notamment), ils font office de cache misère d’un propos redondant.
(...)
Il serait trop simple de critiquer dans son ensemble le film, probablement du à un regain de subjectivité, car on sent la matrice naissante de son/ses propos. Plein d’idées fusionnent dans Zero Theorem, mais n’arrivent jamais à leur conclusion. Elles se répètent même en boucle et procure un ennui certain au spectateur même le plus attaché à l’auteur. C’est presque blessant venant d’un tel metteur en scène, si on met de côté une grande part d’indulgence, ce dernier film semble être une parodie de lui-même, très loin d’un pied de nez Hollywoodien comme certains voudront nous le faire croire. Et pourtant on tend encore à lui donner une dernière chance comme si son passe droit n’était pas encore arrivé à échéance ; mais de peu.
La date limite de ses films commencent à venir à son terme et ce dernier essai en est le plus simple reflet. Ici encore, les acteurs naviguent à vue et font ce qu’ils peuvent pour se débattre dans les décors «gilliamiens». Christopher Waltz n’inscrira donc pas sa prestation au panthéon de ses plus belles réussites quant à Mélanie Thierry elle écope tout juste de la mention passable.
On comprend bien le propos, qui fonctionne quelques minutes, critique sociale d’une société esclave de la technologie (on sourit, sans ironie) ainsi que l’éternel Gilliam touch d’une fable futuriste totalement loufoque. Mais avoir les idées ne signifie apparemment plus savoir les créer. Ce qui est bien dommage.
Reste au final une petite note positive dans le coin de notre tête sur le côté déjanté du film, foutraque et totalement utopique, mais cette fois, comme les précédentes, ce n’est pas assez pour adhérer. Comme pour ses personnages le spectateur, lassé, perdu, finit par lâcher prise des films et bientôt de son auteur.
Spe64
Spe64

26 abonnés 191 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2014
Dans un futur "néo-rétro-loufoque" (qui m'a fait penser au futur imaginé dans "Retour vers le futur"), nous assistons ici à une critique de notre douce société au travers de divers thèmes: la déshumanisation, le coté "big brother", le travail aliénant au possible jusqu’à travailler sur la plus absurde des questions..la question du destin, du sens de la vie est également abordée.
Un film à réflexion laissant le soin au spectateur de l’interpréter à son bon gré..entre virtuel, réel, rêves, cauchemars et fantasmes..
Pour finir sur un coté chauvin (c'est de nouveau en vogue en ce moment ^^) Mélanie Thierry est de la partie et s'en sort magnifiquement bien.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 juin 2014
Incroyablement soporifique. Je l’ai vu en milieu d’après-midi, je n’étais pas fatigué et parfaitement éveillé, mais pendant tout le film, je baillais et avais le plus grand mal à me maintenir éveillé. J’ai du perdre conscience car au moment du générique, je me suis dit : tiens, c’est déjà fini ?

Il y a des films ennuyeux, emmerdants, mais ils ne me font pas dormir, Celui là malgré le bruit et l’agitation permanente est un puissant narcotique.

Il manque un scénario, une intrigue, quelque chose pour justifier ce qui ce passe à l’écran qui est une vaine agitation.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juin 2014
Ah Terry Gilliam ! Un auteur que j’adorais aux temps de « Brazil » et de « l’Armée des Douze Singes ». Malheureusement il y a longtemps que je n’en attends plus rien et je dois bien avouer que l’aigreur et l’ennui que j’ai ressenti face à ce « Zero Theorem » ne m’ont pas surpris. Le premier problème qui m’a le plus frappé, c’est que ce film est une adaptation de bouquin et que ça s’est tout de suite senti. Ça n’a pas de rythme et ça peine à tracer une ligne directrice dans l’histoire. Dans un livre c’est génial puisque ça laisse le temps de poser une atmosphère, de s’en imprégner ; au cinéma ça rend l’image statique et personnellement je trouve que ça fait perdre beaucoup de richesse au pouvoir de ce média. Après, peut-être que ça aurait pu passer s’il n’y avait pas eu le deuxième gros souci qui m’a très vite handicapé dans ce film : « le style Gilliam post-2000 (oui je sais : cette expression semble tout droit tirée d’une vieille émission de télé-achat mais j’assume). Au temps de « Brazil », le gars excellait dans le dosage entre humour, noirceur, absurdité et cela se ressentait notamment dans sa manière de composer ses atmosphères visuelles et sonores. Là c’est flashy, bruyant et grotesque. Mais attention : on pourrait très bien me répondre que c’est l’univers original qui veut ça. Je veux bien. Mais il n’empêche que cela ressemble beaucoup à la surenchère des « Parnassium » et compagnie. Face à des films qui en font à ce point trop, je me dis que Gilliam a dû vieillir et oublier, et que faute de ressentir le mojo qui l’habitait auparavant, il se contente de se singer lui-même et d’essayer de retrouver quelques mimiques d’avant... Quel dommage ! Surtout que le propos avait quelque chose d’intéressant et cela d’autant plus qu’il était servi par un casting bien foutu. Seulement voilà, à s’égarer dans ses fantaisies visuelles, j’ai l’impression que Gilliam a perdu le sens de tout cet univers foutraque et en a du coup oublié de donner de l’épaisseur à son propos. Reste malgré tout quelques saillies ça et là et une identité particulière à ce film qui font que je ne le rejette pas totalement. Mais bon, je ne vous cache pas que le revoir serait certainement une véritable purge. Ah c’est triste !
lilyzab
lilyzab

26 abonnés 172 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 juin 2014
Quel ennui que ce film de Terry Gillian il y a bien les effets spéciaux, accessoires multiples et variés pour nous occuper, Gillian en fait des tonnes ..... mais malgré cela vraiment impossible pour moi de rentrer dans le film dans le futur, dans le passé... dans rien.
Je regarde avec froideur l'hystérie des personnages, ils sont insupportablesjusqu'au bout et tout n'a qui queue ni tête . Le film est bourré de stéréotypes qui donnent une vilaine impression de déjà vu. Pas un brin d'émotion. Mélanie Thierry pourquoi????? Comme Barbie sexy??? mais le scénario l'est tellement pas même au moment ou il devrait l'être.. Raté vraiment raté.
Heureusement il y a une brève apparition de Matt Damon et de Tilda swenton mais sinon au secours le casting!!!!!!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 juin 2014
Terry Gilliam se penche sur le sens de la vie, une fois encore. Une thématique inépuisable pour un réalisateur qui, lui, commence à devenir épuisant... Un retour aux sources raté pour un film qui, en dépit du talent de Christoph Waltz, sombre dans l'ennui et la caricature facile. C'est très lent. Ce qui ne serait rien si ce n'était pas, aussi, très plat. Dommage.
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2014
(...) La réflexion de Zero Theorem ne se centre sur l’aspect effrayant de cette société totalitaire définie par ses caméras omniprésentes. Le film nous fait plutôt réfléchir sur cette recherche impossible d’un bonheur à atteindre. A attendant passivement cet appel qui consiste à donner un sens à sa vie, véritable clé du bonheur, Qohen est un exemple à ne pas suivre : il gâche sa propre existence et l’opportunité de vivre heureux avec celle qu’il aime. Une piste de réflexion très moderne et d’une grande acuité d’un Terry Gilliam devenu plus sage, mais qui garde une vision toujours aussi vive sur la société qui nous entoure (...)
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 juin 2014
Malgré les commentaires pas très engageant lus sur ce film j'ai quand même décidé d'aller voir par moi même, et je ne fus pas déçue. On y retrouve c'est vraie un Brazil dépoussiéré, mais là même se trouve l'intérêt ! Si on laisse une chance à se film il vous emporte dans cet univers angoissant plein de couleurs et d'incohérences . Le personnage de Qohen Leth nous intrigue et nous émeus. Une réalisation magniphique et un Christoph Waltz qui après une douce entré perce l'écran. Nous nous trouvons donc devant un film retravaillé, réadapté, embelli qui s'adresse à un nouveau public.
On notera spécifiquement de superbe décors qui transporte notre imagination.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 juin 2014
Ce film est une merveille du cinéma moderne ! Terry Gilliam presque 20 ans après "Brazil" nous propose une nouvelle dystopie qui fait ressortir les mauvais cotés de notre société. Plongés dans cette Londres moderne et haute en couleurs on peut admirer un Christopher Waltz ( Django Unchained, Inglorious Basterds) au meilleur de sa forme aux cotés de Mélanie Thierry et de Matt Damon (entre autres). Un casting exellent, un réalisateur de génie, un scénario superbement travaillé, que demander de plus ?
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 juin 2014
Film atypique, déjanté visuellement à l’image du réalisateur génial Terry Gilliam, THE ZERO THEOREM fait figure de film ovni dans le flot des films sans enjeux de 2014. Malgré des critiques contrastés THE ZERO THEOREM est un film qui sort des sentiers battus et qui soulève de vraies questions de société avec intelligence mais surtout beaucoup de créativité.

THE ZERO THEOREM c’est surtout un véritable scénario de génie qui laissera perplexe, bon nombre de spectateur. Veritable génie visionnaire, Terry Gilliam immagine un futur où la bureaucratie a été balayé par une domination technologique où l’irréel prend place sur le réel. Personnage individualiste, maniaque et solitaire, Qohen a la charge de résoudre le théorème visant à décrypter le but de l’Existence - ou son absence de finalité - une bonne fois pour toutes. Un paradoxe pour Qohen , qui chercher lui même un sens à sa propre vie avec l’espoir qu’un coup de téléphone lui dévoilera tout son sens. A défaut d’attendre, Bainsley, personnage sexy et exubérant, est la seule capable de déconnecter Qohen de sa machine, et de donner ce fameux sens à sa vie. Terry Gilliam parvient à nous questionner le sens de la vie, la société dingue que nous avons collectivement forgée et la solitude qui en découle. Une belle prouesse scénaristique. Cependant, THE ZERO THEOREM se perd dans ses longs bavardages et hallucinations de Qohen et finit par perdre son spetacteur, confus par cet amas d’information parfois indigeste.

Mais Terry Gilliam n’a pas perdu de son génial dans la réalisation avec une image grandiose et qui reste un véritable spectacle en soi.

Christoph Waltz est génial dans son rôle du solitaire Qohen et Mélanie Thierry est sublime dans son rôle de call girl virtuelle.

Pour conclure, THE ZERO THEOREM est un film déconcertant qui soulève des questions sur la société individualiste d’aujourd’hui avec créativité mais qui reste trop bavard et perd le spectateur avec sa complexité parfoit trop savante.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 juin 2014
Fan de Gilliam, grosse déception: lassant, unité de lieu, disparition de Bob sans explication, ennuyeux, sans magie, sans audace, çà se voit que çà manque d'argent, sujet déjà traité.............
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