Zero Theorem
Note moyenne
2,6
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209 critiques spectateurs

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Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2016
Pour une fois, le défaut majeur d'un film de Terry Gilliam n'est pas l'absence de tenue de sa narration. Ici, le statisme du récit (qui répète de façon mollassonne les enjeux de Brazil) m’apparaît presque comme un point de détail devant la mélancolie qui imprègne l'ensemble, et qui comme dans L'imaginarium du Docteur Parnassus, me porte à une certaine sympathie pour le travail du réalisateur britannique. Le dispositif réduit (presque un huit clos à petit budget) et le côté suranné de l'entreprise (les thèmes, qui se veulent anticiper le futur, sont aujourd'hui ancrés dans une tradition passée de la dystopie au cinéma, dont Gilliam avait bien sur livré une version marquante avec Brazil) me font en fait considérer Zero Theorem comme un écho, une version amoindrie et fatiguée de ce qu'a pu faire Gilliam par le passé. Si le britannique y dit donc son incapacité à se débarrasser des inquiétudes et du dégoût que lui inspirent la vie qui s'est jalousement offerte à lui, il le fait de façon modeste, presque éteinte. Zero Theorem me donne donc l'impression d'accompagner, presque comme une thérapie personnelle, la fin de la carrière de son réalisateur dans un élan modeste et plein de tendresse, puisqu'il continue aussi à croire à ses personnages avec sincérité. Evidemment, la modestie de l'ensemble en fait un film mineur, à ne surtout pas considérer comme une tentative audacieuse de relancer une carrière ou de tenter un coup visionnaire - à ce titre, le passé glorieux du réalisateur combiné à ses récents déboires artistiques était très déceptif, puisque beaucoup de fans attendaient une renaissance qui n'est pas venue. Mais Zero Theorem n'est pas honteux, et je le préfère de loin à Münchhausen, Time Bandits ou encore Les frères Grimm. Des films à mes yeux trop empreints d'un fond de croyance aveugle en le pouvoir du rêve, dont le temps a tristement délesté Terry Gilliam, qui livre ici les lambeaux de ses rêves dans un geste jamais ébouriffant mais à mes yeux plutôt touchant.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2016
Faut-il voir de la part de Gilliam un retour aux sources ou une sorte de clin d'oeil à son film le plus acclamé ? Plus simpliste dans sa forme, le film, dès le début, ne cherche pas à se faire comprendre par le spectateur.
Les machines étranges que pilote Waltz ne sont discernables, la quête du 100% dont l'histoire semble tourner autour ne suscite pas d'attirance particulière, à part pour le héros schizophrène, et la fin nous laisse à nos propres interprétations. L'intrigue n'a pas d'importance ; ce sont seulement les idées que transmet Gilliam : critique de la publicité envahissante, de la manipulation de l'être humain par les signes urbains et informatiques, avec un poil d'humour absurde et une formidable inventivité du cinéaste et de son équipe artistique pour créer un univers bordélique mais cohérent.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2016
Dans un Londres futur, un génie de l'informatique vit reclus dans une ancienne église gothique. Il semble attendre des explications ou des révélations venus d'ailleurs. Une jeune femme essaiera de le troubler. En vain. Il acceptera par contre un jeune homme, génie comme lui.

Très bon film de Gilliam, qui tient ses promesses en qualité artistique, poétique et cinématographique. Une très belle réalisation, un monde particulier, une atmosphère d'un autre monde. Les acteurs, actrices, sont bons, le rythme est soutenu. Ce n'est pas trop niais et les dialogues ne sont pas nuls. Il faut savoir rentrer dans le monde de Terry Gilliam. Autrement, on risque la déception.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 décembre 2015
"Zero theorem", c'est un nouveau zéro pointé pour Terry Gilliam qui comme à son habitude, nous balance un extraordinaire univers dans les yeux mais a oublié d'y ajouter une âme. Les décors et les effets spéciaux sont une merveille mais aucun contenu dans ce scenario bizarre qui ennuie profondément au bout de 20 min et ce n'est pas Christof Waltz qui parviendra à sauver la catastrophe...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 novembre 2015
Pour la troisième fois, Terry Gilliam se met à la dystopie.
Coen (Cristof Waltz) est un brillant ouvrier attendant le coup de fil qui lui relèverait le sens de sa vie est chargé par son patron Management (Matt Damon) de résoudre le théorème prouvant l'inutilité et l'absurdité de la vie.
Si "Brazil" était le futur sombre que l'on pouvait prétendre dans les années 80, "Zero Theorem" est lui le futur dystopique des années 2000, avec en prime une réflexion sur le réel but de la vie, au travers de ce héros perdu dans ce monde. Si certains plan du monde futuriste ont marqués les esprits (des panneaux d'interdictions formant une grosse croix rouge), on est cependant déçu que le film se passe en quasi-totalité dans la même pièce. Le style visuel de Gilliam est marquant mais la musique vraiment pas assez présente. De plus, le surréalisme ambiant en rebutera plus d'un. Un film qui divise donc, mais qui pour moi, reste très bon.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 juillet 2015
Bien content d'avoir enfin pu voir le dernier Terry Gilliam.
J'avoue que les mauvaises critiques (faciles) que j'ai pu lire ici et là m'ont fait repousser le visionnage.
Très agréable surprise, les acteurs (Christopher Waltz Melanie Thierry et David thewlis) sont impeccables et l'univers m'a fait voyager loin... Tout en restant dans les circonvolutions du Brazil de mon enfance.
A voir !!!
yeuce
yeuce

38 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 juillet 2015
Film totalement absurde, le néant du vide sidéral, en clair une bonne grosse daube.
OCollus
OCollus

67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2015
Encore un film qui s’est fait descendre en beauté et injustement. . Terry Gilliam nous dépeint une société dans sa grande solitude et sa grande complexité. On a du mal à respirer, c’est touffu, les personnages sont pressés, stressés et sur-informés. Terry Gilliam comme l’avait fait Stanley Kubrick pour 2001 sait observer notre société, se renseignant sur la technologie à venir et la reconstituant avec le plus de justesse possible. Il nous montre dans une scène, comment la publicité nous suivra partout sur des écrans dans la rue et s’adaptera a chacun d’entre nous comme sur internet selon nos propres envies et gouts. Comment ne pas penser à Brazil évidement, mais sans en faire obligatoirement référence, ce film n’a pas l’intemporalité de Brazil mais parle bien d’aujourd’hui. Entre 1984 et le meilleur des mondes il y a Terry Gilliam.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juin 2015
Mon film préféré. J'ai mis beaucoup de temps à m'en remettre et à le revoir tellement j'avais été soufflé. Ainsi, il est difficile pour moi d'exprimer ce que je ressens quand je le regarde ; mais je vais essayer.

Pour commencer, Terry Gilliam est avant tout un homme honnête. En effet, son film est centré sur Qohen, notre (anti-)héros ; et il va tout faire pour le respecter ( spoiler: comme le montre la fin du film car le scénario original était qu'il retrouve Bainsley. Cependant, Gilliam va estimer que cette action serait manquer de respect à son personnage principal car cela voudrait dire qu'il n'accepte pas le monde dans lequel il vit et qu'il continuerait à lutter contre lui. Or, à la fin, c'est lui qui a le contrôle (de sa pensée), d'où l'intérêt de lui faire déplacer le soleil en toute fin de film.
). Car oui, cet homme névrosé est censé nous représenter nous, spectateurs, dans cet univers dystopique ; là où l'individualisme règne en maître sur Terre (à Londres dans le film). Qohen, magistralement interprété par Christoph Waltz, est censé symboliser notre incompréhension devant ce monde où le dialogue et même toute communication n'existent plus (si ce n'est par des publicités omniprésentes) comme en témoigne une soirée où chacun à son casque sur les oreilles. Cependant, ce film n'est qu'une exagération (voire une anticipation) de notre monde actuel car ces soirées où chacun met son caque existent déjà et cette situation de peur de l'autre et de manque de communication également. Terry Gilliam nous met ainsi en garde face aux dérives d'une société trop développée et numérisée : à force de pouvoir être connecté à tout, on a tendance à vite s'en lasser et donc de se renfermer sur soi-même. Qohen croit cependant en cet humain social mais, à force d'être le seul, il finit par devenir le même ( spoiler: comme l'attestera la fin du film où il finit par se "digitaliser"
). Son dernier espoir repose ainsi sur le théorème zéro. Cependant, et c'est notamment là où le film est génial, il essaie de résoudre ce théorème qui démontre que "tout ne mène à rien" ( spoiler: on voit bien que ça l'énerve de ne pas y arriver
) mais il a pourtant peur de réussir à le démontrer car cela voudrait dire que sa vie ne mène effectivement à rien. Car oui, en plus de croire en les qualités de l'Homme, Qohen a une obsession : savoir à quoi mène son existence. Il croit dur comme fer qu'il a quelque chose à accomplir dans sa vie (d'où les nombreuses références à la religion et spoiler: la fameuse attente du coup de fil
). C'est peut-être d'ailleurs une des raisons pour lesquelles il parle de lui à la première personne du pluriel (moi et mon objectif dans la vie). spoiler: Ainsi, dès qu'il va comprendre que son coup de téléphone n'arrivera pas, il va utiliser le "je" et les personnages gravitant autour de lui vont du coup moins bien aller : Qohen est également devenu un "individualiste" (même si ce n'est pas aussi fort qu'un égoïste). De fait, il préférera finir dans un monde où il se sent bien et où il a le contrôle (via le simulateur de réalité virtuelle) : son esprit, ce dernier étant apaisé de par finalement la "simplicité de la vie". Car oui, l'objectif de la vie, étant donné que nous n'avons pas une mission précise, c'est tout simplement d'être heureux. Et Qohen est heureux sur une plage avec un soleil couchant. Cette conclusion peut s'avérer simpliste et niaise, mais c'est également celle de certains philosophes comme le courant eudémoniste.


Au-delà du scénario et des interprétations possibles, les acteurs sont tous incroyables (mentions spéciales à Tilda Swinton et Mélanie Thierry, avec un anglais impeccable) et la musique est juste sublime (alors que j'ai en général du mal à retenir les BO, à un point que je n'y prête même pas attention parfois). Enfin, malgré la consistance du film, ce dernier se permet de faire plusieurs blagues, et qui font mouche ( spoiler: le panneau en forme de croix, le clone mettant sa cigarette dans son chapeau et surtout le speech de Bob sur "l'élu" où je commençais à me dire "non c'est pas vrai ils n'ont pas osé faire ça quand même ?", excellent
).

Enfin, j'aimerais revenir sur la critique en général qui assimile ce film à un Brazil 2.0.
Alors oui, on retrouve dans la forme un certain nombre de similitudes (ce n'est pas pour rien que Brazil est mon deuxième film préféré) plus ou moins grandes (un homme perdu dans une société qui le dépasse, des personnages qui l'aident, une entité surpuissante) et des clins d'oeil au niveau des personnages ( spoiler: les clones font penser aux plombiers, surtout que ces deux duos sont signe de mauvais présages, et la livreuse de pizza peut nous rappeler la messagère qui chante
).
Cependant, dans le fond, comme l'a dit un autre critique sur ce site, Brazil est une anticipation politique sur l'autoritarisme et la bureaucratie alors que The Zero Theorem traite de l'existentialisme et de la finitude de l'homme. spoiler: De plus, comme je l'ai écrit plus haut, Qohen "accepte le système" à la fin alors que Sam Lowry finit par se rebeller.

En tout cas, ce n'est en aucun cas un film "vide" comme j'ai pu (trop souvent) le lire et, comme l'a également écrit un autre critique du site, cette note globale très moyenne aurait très bien pu être attribuée à Brazil si ce dernier était sorti aujourd'hui.

Pour conclure, je pense que nous avons de la chance d'avoir des réalisateurs comme Terry Gilliam car ce genre de film est à la fois une réflexion sur notre existence à nous, individu, et notre but dans le vie ; mais également sur la société actuelle et ses défauts (à corriger). Car finalement, si nous avons un but dans la vie, il paraît primordial que ce but requiert une relation entre l'individu et notre société. Ainsi, et malgré notre monde hyper-connecté, rien ne remplacera l'échange en bon vieux tête-à-tête ( spoiler: il n'est pas trop tard pour qu'au lieu d'être sur une plage paisible dans notre esprit, nous soyons sur cette plage paisible dans la réalité
).
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mai 2015
Contrairement à “L’imaginarium du Docteur Parnassus” qui avait globalement enthousiasmé critiques et public, “Zero theroem” a reçu un accueil plus mitigé, voire laissé le public indifférent si l’on en juge par ses performances économiques avec des recettes mondiales atteignant à peine 770 706 $ (quand le film précédemment cité dépassait les 61 millions de $ !). Pourtant, Gilliam, même s’il n’en a pas écrit le scénario, a mis en scène un film qui se rapproche de son film mythique “Brazil”, à tel point qu’on pourrait considérer “Zero Therorem” comme une version modernisée ce son premier long-métrage. Mais, voilà, le film peine à enthousiasmer, voire à seulement intéresser. Si la folie visuelle du réalisateur est toujours là, l’histoire qu’il nous propose est ennuyeuse. On entre jamais en phase avec cet ermite misanthrope qui attend depuis des années le coup de téléphone qui va lui révéler le sens de sa vie. L’intrigue autour de la résolution par celui-ci du théorème zéro, qui doit prouver l'inutilité de l’univers et l’accidentalité de son apparition, laisse en outre indifférent et les personnages qui viennent à son aide, jeune informaticien, prostituée, collègue de travail, , n’arrivent pas à insuffler de la vie dans une histoire aride. On regarde avec beaucoup d’irritation les gesticulations de Christopher Waltz et les dialogues insipides qui sont débités par les différents intervenants. On ressort, donc, du film avec l'impression d’avoir regardé un truc un peu vain qui voudrait imiter du Terry Gilliam sans y arriver, las, c’est pourtant bien un film de Terry Gilliam… Un film, sorte de version moderne de “Brazil”, qui n’a pas la force narrative de ce dernier et qui n'offre donc qu’un spectacle étriqué et plutôt insipide qui peine à intéresser quand il n'ennuie pas franchement. Faites l’économie de ce film, vous ne perdez rien.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 avril 2015
Déception !
Connaissant l'oeuvre du réalisateur (Brazil, 12 monkeys, Las Vegas parano, l'Imaginarium du docteur Parnassius...), je m'attendais à une nouvelle pépite fantasmagorique et déjantée. Las ! Terry Gilliam nous refait le coup de Brazil, la dimension comique en moins et un flagrant manque de rythme qui nuit à l'ensemble. Je me suis ennuyé ferme mais en espèrant un dénouement original dont il a le secret. Même pas ! J'ai eu l'impression de revivre la fin de Brazil, à peine déguisée... Waltz/Gilliam, sur le papier, me donnait l'espoir d'une alchimie renversante mais cela ne reste que de la chimie ordinaire... Dur de dénigrer quelqu'un qu'on apprécie, pourtant je me dois de rester objectif : ce film est raté, du moins, à mon avis. A éviter ! (ou à regarder si l'on est fan de Gilliam, mais pour en retirer la même impression, je me demande si c'est bien utile).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 avril 2015
Le tryptique orwellien de Gilliam se termine d'une façon pas super facile d'accès, parfois assez indéchiffrable, mais bien interprété et surtout complètement fou visuellement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 mars 2015
Pour ma part ce film est une très bonne surprise. Alliant de nombreux genres, un scénario ambigüe et une réalisation signé Gilliam. Ce film nous donne droit à un délire grandiose très bien réalisé.
Malgré une coupe de cheveux improbable, David Thewlis sait rester convainquant dans son rôle.
Christoph Waltz est vraiment excellent, comme d'habitude.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 février 2015
Terry Gilliam nous a habitué depuis logtemps a nous servir des films d'anticipation ou fantastique décalé, de "un peu" (l'armée des 12 singes") à beacoup ("L'imaginarium du Dr Parnassus"). Celui ci est du même accabit, complètement hors norme. Le problème est qu'il n'atteint pas le lyrisme des 2 films susctités. Le rythme est en dent de scie, la notion du théorème, bien qu'évidente, très mal mise en images. Mais malgré tout il y a un petit quelque chose qui nous accroche, peut-être l'interprétation de Christopher Waltz en psychorigide et de Mélanie Thierry en femme fantasmatique.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 janvier 2015
Un peu confus, un peu barré, un peu fou, et une absence quasi totale de scénario.
Excellent pour l'esthétique moitié-baroque, moitié cyber-punk, moitié-gothique (oui c'est le genre de film où il y a plus de deux moitiés).
Et pour ceux qui aiment Melanie Thierry en tenue d'infirmière en latex (c'est déjà pas si mal).
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