My Beautiful Boy
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 janvier 2019
Beautiful Boy, issu des mémoires de david et Nic Sheff, repose sur un trio d'acteurs magistrale et d'une histoire de dépendance à la drogue qui ne laisse pas de marbre. Fort de son expérience de réalisateur d'Alabama Monroe, Felix Van Groeningen échoue dans une oeuvre au rythme inégal et dans des scènes bien trop longues, parfois inutiles. Ce manque d'efficacité nous perdra à certains moments et nous en fait oublier le propos du film. L'ensemble reste bon, voir convenable !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2019
David Sheff (Steve Carell) travaille comme reporter free lance en Californie. Il a eu un fils, Nic (Timothée Chalamet), d'un premier mariage. Remarié à Karen (Maura Tierney), il a eu avec elle deux autres enfants qu'ils entourent de leur amour dans une maison cossue au nord de San Francisco.
Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes pour la famille Sheff si Nic ne sombrait dans la drogue, sans que l'amour de son père ne parvienne à l'en détourner.

Soirée "Dossiers de l'écran". Sujet : "votre enfant se drogue". Dans les années quatre vingts, la célèbre émission produite par Armand Jammot, présentée par Alain Jérôme et Joseph Pasteur, aurait sans doute montré Moi Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée, puis ouvert un débat rassemblant Christiane Felscherinow, la jeune toxicomane auteure du livre à succès, un responsable public, un père - ou une mère de famille - qui, après la mort de son enfant aurait fondé "SOS Enfants drogués", etc.

"Les Dossiers de l'écran" n'existent plus. Mais les films à thème ont la vie dure. Ils l'ont si bien qu'ils vont par paires. À deux semaines d'intervalle, le sujet de l'addiction a été traitée par deux films similaires : après "Ben is Back" sorti le 16 janvier, qui évoquait le combat d'une mère (Julia Roberts) voici "My Beautifu Boy" qui raconte celui d'un père.

Steve Carell, qui s'est fait un nom dans le cinéma comique, assume son virage vers des rôles plus sérieux, un mois à peine la sortie de "Bienvenue à Marwen" - et de son cuisant échec au box office. Timothée Chalamet et ses boucles rebelles capitalisent sur le succès de "Call me by your name" (il semble de règle que les titres français des films de cet acteur franco-américain soient systématiquement en anglais). Rien à dire de l'interprétation impeccable et de l'un et de l'autre.

Rien à dire non plus de la précision documentaire avec laquelle la spirale de l'addiction, ses rémissions passagères, ses rechutes toujours plus ravageuses, ses dénis, ses cures plus ou moins respectées, sont décrites. De l'avis des addictologues les plus réputés, tout y est. Surtout peut-être ce sentiment d'impuissance, de fatalité, qu'incarne à merveille Steve Carell : malgré tout l'amour dont Nic a été entouré, malgré tous les atouts qu'il a en main au seuil d'une vie prometteuse, malgré le confort dans lequel il a grandi, sa chute semble inéluctable.

[Attention spoiler] C'est la fin du film qui m'a le moins convaincu. On escompte une mort tristement inéluctable. Tout l'annonce jusqu'à cette overdose, dans les toilettes sordides d'un bar de Haight-Ashbury, filmée sur les accents déchirants de la Symphonie n° 3 de Gorecki.
Mais, comme si cette fin était trop tragique, trop désespérante, Nic en réchappe. Quelques cartons lourdement démonstratifs nous annoncent qu'il vit depuis huit ans sans rechute. Cette conclusion sonne faux - quand bien même elle est basée sur l'histoire vraie de Nic et de son père qui l'ont tous deux racontée dans des livres à succès.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2019
Les premières minutes n'étaient pas franchement pour me rassurer, mon inquiétude quant à connaître une nouvelle déception signée Felix van Groeningen après « Belgica » étant forte. Beaucoup de mal à trouver le ton juste, une certaine banalité du propos, personnages moyennement attachants... Je n'accrochais pas, voire m'ennuyais un peu. Il faut aussi avouer que moi, la drogue, ce n'est pas trop mon truc, et à de rares exceptions, son traitement au cinéma m'a rarement emballé. Cela a sans doute pesé sur mon ressenti, mais il faut croire que le problème était plus large puisqu'au bout d'un (bon) moment, j'ai fini par raccrocher les wagons. Je ne sais pas exactement ce qui a provoqué ce regain d'intérêt. Le film apparaît moins démonstratif, moins pesant : les situations deviennent plus complexes, les enjeux plus concrets. On est, certes, dans une logique mélodramatique, mais le réalisateur n'en fait pas trop : un peu édifiant, sans doute, mais l'accumulation d'épreuves pour les parents face à un mal semblant irréversible fait son effet, à l'image de quelques scènes assez marquantes. Original ? Pas vraiment. Disons que le talent du réalisateur, d'abord maladroit, finit par prendre le dessus, également par sa capacité à choisir les bons acteurs (si j'ai quelques réserves sur Timothée Chalamet, Steve Carell fait preuve d'une belle sobriété, sans oublier Maura Tierney, dont la délicatesse n'a d'égale que la douceur du rôle), auquel nous pouvons ajouter (surtout) une bande-originale toujours aussi étonnante et inspirée : du grand art. Bref, loin d'être mon coup de cœur de l'année comme avait pu l'être « Alabama Monroe » voire « La Merditude des choses », « My Beautiful Boy » reste un drame plutôt sensible, un peu hollywoodien mais pas trop, traitant plutôt correctement d'un sujet très (trop?) régulièrement abordé sur grand écran : honorable. PS : ne partez pas avant la fin du générique, vous aurez l'occasion de profiter du magnifique « Let If Enfold You » de Charles Bukowski.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 mars 2020
Ce drame m’est littéralement sorti par les yeux. Je cherche mais à part la thématique qui m’a intéressé, je n’ai rien trouvé de positif. Déjà le casting ne m’enchantait guère. Je ne supporte pas Timothée Chalamet qui est pourtant adulée par beaucoup de monde. Depuis son apparition dans LADY BIRD, il m’est antipathique. À cela, on lui associe un Steve Carell que je n’ai pas du tout trouvé crédible dans ce rôle. Sa dernière prestation en Janvier dans le drame BIENVENUE À MARWEN avait pour moi déjà été un échec. Passons sur ce casting tue l’amour, on va voir du côté de l’histoire. J’aime beaucoup le thème de l’addiction à la drogue car il est complexe et va fouiller dans l’âme humaine. Ici en plus, il y a aussi le sujet de la relation entre un père et son fils. Les deux auront la même importance dans le récit pour comprendre l’impact de la spirale infernale de la drogue sur une famille. De plus, on est en dehors du cliché qui lie drogue et pauvreté. Malheureusement, je n’ai à aucun moment réussi à me plonger dedans. J’ai trouvé ça totalement brouillon dans sa mise en scène. En nous donnant du flashback dans tous les sens, ça part n’importe comment car toutes les périodes se mélangent. Au bout d’un moment, je ne savais même plus où on en était. C’est comme des brides d’histoire qui nous sont balancés comme un puzzle. Cela fait que toute cette histoire m’a laissé de marbre finalement.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2019
A défaut de prendre un chemin purement cinématographique, Félix Van Groeningen réalisateur de The Broken Circle Breakdown, La Mertitude des Choses et plus récemment Belgica, tend vers un réalisme profond et s’empare de son sujet de façon dramatique et quasi pédagogique. Oui l’addiction n’est pas un choix mais une maladie. Le réalisateur prend cependant un risque dans le choix de sa mise en scène. Fait d’allers et retours des personnages, entre eux, comme de lieux, il pourrait paraître difficile de s’attacher aux personnages. Ce choix en fait finalement sa force, pour donner une note plus réaliste à son histoire et permettre au spectateur de s’attacher à cette relation filiale d’une force assez incroyable, du côté du père comme du fils. Force possible par la réunion de deux comédiens géniaux, Steve Carrel avant tout et Thimothée Chalamet une fois de plus sous la lumière méritée des projecteurs.
Si My Beautiful Boy ne brille pas par son élégance quand bien même répétitive, on retrouve la justesse et l’émotion que Félix Van Groeningen avait su mettre dans le sombre et poignant The Broken Circle Breakdown ; sans en avoir la force, le film en garde la grâce et l’émotion presque réelle, palpable. Touchant. requiemovies.over-blog.com
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2019
Ce film décrit principalement la relation complexe entre un père et son fils drogué depuis plusieurs années . Avec beaucoup de flash backs , le scénario nous montre le désarroi progressif d'un père qui essaye de comprendre pourquoi son fils a besoin de cette drogue dure alors qu'ils étaient très complice par le passé. Un parent ( Steve Carell remarquable de sincèrité ) qui s'épuise et finit par se décourager devant une nouvelle récidive de son fils afin de protéger sa nouvelle famille . Félix Van Groeningen insiste beaucoup sur l'action destructrice de la drogue pour l'individu lui-même mais aussi pour son entourage et ne présente pas de solution miracle car il n'y en a pas .. .L’ensemble souffre néanmoins de quelques longueurs peut être nécessaire ...note 3.8 / 5
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2020
Après le culte pour beaucoup et mondialement reconnu « Alabama Monroe », puis « Belgica », le cinéaste flamand Felix Van Groeningen a répondu aux sirènes d’Hollywood et ne s’y est pas cassé les dents comme beaucoup de ceux qui tentent une première expérience américaine. On ne pourra pas non plus dire qu’on se remémorera de « My beautiful boy » comme d’une pépite indispensable mais c’est un bon film réussi dans les grandes largeurs. Il adapte l’histoire vraie d’un célèbre journaliste américain qui va devoir se battre par amour pour son fils contre l’addiction de ce dernier à tous type de drogues. Le long-métrage se propose donc autant de nous montrer un film sur la dépendance aux psychotropes que l’amour inconditionnel d’un père pour son enfant. Sur ces deux versants c’est plutôt bien et finement vu. Mais on préfèrera le côté passionnant et touchant du combat de ce père. De voir comment cet homme va tout faire pour sauver son fils ainsi que la détresse qu’il ressent de voir sa progéniture s’autodétruire dans l’impuissance est fort et beau à voir. Les moments purement centrés sur la toxicomanie et l’addiction sont moins surprenants même s’ils évitent de sombrer dans une condamnation trop facile et en montrent beaucoup d’aspects sans jugement et de manière juste. Le dur chemin de la rédemption entre espoir et rechute attendues est balisé et attendu mais l’émotion nous étreint quand même tant la situation est triste à voir. En revanche, on n’est pas forcément ému aux moments prévus, avec musique triste à l’appui, mais durant d’autres, moins évidents, comme lors de cette poursuite en voiture entre une belle-mère à bout de nerfs et son beau-fils en fuite avec sa copine.



La construction aléatoire du récit, au début notamment avec ses retours en arrière récurrents et quelques flashbacks de l’enfance, ne s’imposait pas tout comme on peut dénoter un certain maniérisme dans la mise en scène pour faire joli et très cinéma indépendant chic. Surtout sur un sujet comme celui-là. Mais les images sont si agréables et se prêtent parfaitement au décor du film dans les paysages de campagne verdoyants et naturels de la Californie du Nord, alors on ne fait pas le difficile. A l’inverse, on ne peut que saluer les performances d’acteurs du duo principal. Steve Carell est brillant de justesse dans la façon dont il intériorise la souffrance de voir son fils se laisser mourir. Il prouve ainsi que le temps des comédies potaches est bien loin derrière lui. Quant à Timothée Chalamet, il montre (même s’il n’était plus nécessaire de le prouver), qu’il est le jeune acteur le plus intéressant et versatile du moment pour son âge. Il prend son rôle de toxicomane à bras le corps et évite tout cliché ou caricature. Il est impressionnant tout simplement. Les seconds rôles ne sont pas en reste avec ces dames incarnées par Maura Tierney et Amy Ryan, toutes deux très bien. « My beautiful boy » a la bonne idée de rester lumineux sur le fond comme sur la forme malgré son sujet lourd et douloureux et c’est aussi une de ces forces. C’est une œuvre à la fois touchante et utile qui parle autant au cœur qu’à l’esprit et portée par un duo d’acteurs au sommet.



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ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2019
J'ai vu un film... sur une plongée sans apnée, dans l'univers d'une drogue en vogue chez les jeunes aux États Unis.
Récit et vision du père : les situations quotidiennes, les relations familiales... Malgré quelques respirations éphémères, l'ensemble est oppressant. Parfois moraliste, ce film traite d'un sujet de société dans sa dimension intime, personnelle et familiale. Tous les ingrédients d'un bon film, sujet délicat, des bons acteurs, une bande son de qualité... mais qui ne rend pas accroc.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 février 2019
Très joli film avec une jolie photographie, une jolie lumière et une jolie bande-son. Mais est-ce féliciter un film parlant de la drogue que de le qualifier de "joli" ? Le spectateur est censé observer les ravages de la drogue sur l'environnement du camé mais il ne voit rien car rien ne change autour de Steve Carell, ni son activité ni son confort de vie, ses relations avec sa femme ou le quotidien de ses enfants. Rien. Comme si la drogue n'impactait que celui qui la consomme. Et là encore : lorsque Timothée Chalamet se fait une injection, c'est toujours en musique, avec de belles lumières et tout plein de ralentis. Sex, drug & rock'n roll. Alors esthétiser l'usage de la drogue, est-ce le meilleur moyen de la combattre ? On attendait plus violent, plus réaliste.
Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2020
Sobre, pudique, mélancolique et réaliste, le film est superbement servi par ses interprètes, jamais dans la surenchère! Le combat du père et la détresse du fils, solidement ancrés dans la réalité, revêtent une forme d'honnêteté admirable qui, loin de la froideur d'abord suspectée, finit par faire surgir l'émotion de manière inattendue et d'autant plus bouleversante! Superbe!
steely_dan_76
steely_dan_76

16 abonnés 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2019
Très beau film d'un futur grand réalisateur ...
Les 2 acteurs principaux sont très justes et la bande originale rehausse la qualité de l'ensemble.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 février 2019
Il faut rester jusqu’à la fin du générique : Magnifique poème de Charles Buckowski remarquablement lu par Timothee Chalamet. Hélas je n’ai pas vu une seule personne rester ! Film poignant, et pudique. Timothee Chalamet est époustouflant. Et Steve Carell extraordinaire. Contrairement à beaucoup de critiques les aller retour entre passé et présent ne m’ont pas dérangé. Je recommande ce film qui aborde avec pudeur un sujet grave et montre l’impact de la vie d’un addict sur sa famille.
Quel incroyable amour entre ce père et ce fils !
Quel dommage que ce film ne sorte que dans si peu dé salles !
Sylwish
Sylwish

10 abonnés 79 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2019
Tout était réuni pour faire de Beautiful Boy un film poignant et mémorable : un casting quatre étoiles, un sujet fort, un réalisateur très à l'aise dans le style dramatique (comment oublier l'immense The Broken Circle Breakdown, déchirant de bout en bout ?). Triste constat, ici : Beautiful Boy tourne en rond. L'émotion n'est jamais que suscitée, elle ne prend jamais à la gorge. Les scènes se répètent et se ressemblent. On peut juger un film par la qualité de ses scènes, parce que ces dernières sont essentielles au film, parce que chacune d'elles résonne et trouve sa place au sein de l'oeuvre. Ici, les scènes sont interchangeables, voire supprimables. On a l'impression de voir les mêmes scènes, tournées à des moments, à des endroits différents. Timothée Chalamet est sublime, de beauté, de talent, de présence, mais ne parvient pas à sauver le film. Beautiful Boy est convenu, attendu et parfois bien lisse. Manque de profondeur, manque de personnalité, manque de feu. Notons cependant une bande-sonore géniale (Nirvana, Neil Young, Zola Jesus, Massive Attack, David Bowie...) et, je le répète, mais il le faut, un Timothée magnifique. The guy is out of this world...
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 janvier 2019
Thème triste admirablement traduit et détaillé par d'autres films, ce film ne surprend guère par sa réalisation ou ses acteurs ! On survole plutôt des idées intéressantes. Il y a une trop grande énergie à développer le lien père - fils, et on néglige toutes les autres relations. Le film est en dents de scie, entre moment de gaieté puis enchainer descente en enfer. Steve Carell sonne juste mais il demeure difficile de ne pas oublier ses autres rôles
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2019
Une réalisation qui manque de caractère lors de la 1ere partie.....malgré tout plaisant à suivre.....une 2eme partie plus prenante....bon biopic.....3 étoiles....!!!!!
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