Une relation adultère, passagère, entre une femme et un homme de moins de vingt ans qu'elle. Une certaine fadeur de l'ensemble, à l'image des gros plans des ferrys. 2 étoiles.
Les trois acteurs principaux sont bons. Le scénario est plus ou moins intéressant qu'un téléfilm d'après-midi. Petit "hic", les références "jeune" de Laurant Lafitte, n'y avait-il aucun vrai "jeune" pendant l'écriture des dialogues ? A 40 ans, écrit-on encore ses messages "texto" comme ça ? Ou les incohérences des répliques de Laurent, une fois encore, sur les technologies actuelles... Bizarre.... mais à voir quand même.
Sorte de « Peau douce » inversé nettement moins sombre et tragique, « Les Beaux Jours » est ce qu'on peut appeler un bon film français. Pas extraordinaire, pas bouleversant, pas inoubliable, mais une œuvre correctement mise en scène, nous racontant plutôt bien une histoire et prenant soin de traiter ses personnages avec humanité, pudeur et respect. On note d'ailleurs plusieurs scènes assez chouettes et quelques répliques vraiment savoureuses, l'alchimie entre Laurent Lafitte et Fanny Ardant fonctionnant tout de suite. On peut d'ailleurs dire ce qu'on veut de cette dernière, l'aimer ou la détester, mais elle a une présence, une charisme que peu d'actrices ont, et le prouve ici de la plus belle des façons. Et si certains points auraient probablement mérités d'être approfondis (notamment dans la relation entre Caroline et son mari), je suis sorti de la salle plutôt satisfait et sans avoir vu le temps passer : très fréquentable.
La première partie du film justifie l'ensemble du travail de réalisation... Mais le rythme soudain nous surprend et le reste est encore bien meilleur! Les acteurs sont justes. Réels. Humains. Vivants... Et peu importe si cela semble primaire. C'est essentiel. Un très joli film... Merci;-))
quel bonheur de revoir la lumineuse Fanny Ardant, sa grâce et sa voix si particulière illuminer ce joli film en demi teinte sur les affres de la retraite. Elle porte le film sur ses épaules avec un personnage lucide et mûr au milieu de ce groupe de retraités joyeux et actifs "des beaux jours", jusqu'à trouver le sien.
scenario commun , Fanny Ardent comme d'habitude colle parfaitement au rôle , de plus elle fait bien passer cette angoisse de passer de la vie active a la retraite.
On a plus l'habitude de voir des films sur la crise de la quarantaine voire cinquantaine que sur la soixantaine. Le film traite ce sujet avec beaucoup de sensibilité et un beau jeu d'acteurs. Il manque malgré tout d'intensité dans le film.
Jolie travail d'actrice, mais tout semble bizarrement faux dans cette histoire et beaucoup trop sage. Finalement, on reste constamment en surface de ce film.
C'est un beau et bon film qui se laisse regarder facilement, une certaine ambiance mélancolique règne tout au long du film.. On se glisse dans la peau, de cette merveilleuse actrice.. On regarde, on admire avec un sourire béant jusqu'à la fin. Néanmoins, la manière dont né le début de l'histoire des deux amants est très peu crédible puisque qu'elle a lieu beaucoup trop tôt, il aurait fallu un peu plus rechercher, développer. Mais ce petit détail s'envole vite avec les péripéties qui suivent. Les images sont belles, les seconds-rôles bien joués, la bande-son très douce. Il n'y a, à première vue, pas grand chose qui se passe dans ce film, mais en y réfléchissant, l’héroïne du film atteint son but, c'est-à-dire trouver son bonheur, vivre paisiblement ses derniers jours, grâce notamment à "beaux jours", un centre pour personnes âgées. Quant à l'amant je l'ai trouvé un peu immature, gamin, ce protagoniste aurait pu être plus travaillé, le cinéaste est tombé dans le piège des clichés malheureusement. Pour conclure, ça reste quand même, d'après moi, un film très doux, charmant à regarder.
Caroline dentiste ayant pratiqué son art avec son mari Philippe et récemment retraitée, s'ennuie ferme tout au long de la journée. Ses filles lui offrent un coffret découverte dans une association de retraités «LES BEAUX JOURS» Caroline s'y rend sans conviction et fait la rencontre de Julien jeune encadrant informatique.
Julien est un séducteur volage et Caroline se découvrant une âme d'adolescente mièvre tombe sous le charme et craque pour Julien dont la vie est à l'opposé de celle de la bourgeoise rangée et coincée qu'elle est.
Caroline connaît une nouvelle jeunesse qui lui fait tourner la tête dans les bras de son jeune amant alors que Julien garde le contrôle de la situation…
Le film raconte avec délicatesse et légèreté cette histoire d'amour pas simple dont l'héroïne est une actrice qui se fait rare au cinéma .
Marion Vernoux réalise ce film sur la crise de la soixantaine avec délectation tout en évitant le cliché de la couguar et du jeune éphèbe et nous entraîne dans une folle tempête de l'amour qui mérite d'être vécue. Les trois acteurs principaux sont excellents et la lumière de l'histoire illumine Dunkerque et sa région où le film est tourné...
"Les beaux jours" est l'adaptation d'un roman de Fanny Chesnel joliment titré "Une jeune fille aux cheveux blancs". Ce titre-là avait le mérite de faire comprendre le paradoxe sur lequel le film est basé : la blonde(!) Fanny Ardant vient de prendre sa retraite mais a encore un cœur d'adolescente, prompte à s'enflammer lorsqu'un jeune garçon lui "fait du gringue" - comme on dit quand on a 50 ans passés ! Elle fréquente les "Beaux jours", le club de retraités où ses enfants, pensant bien faire, l'ont inscrite. Mais elle s'y intéresse moins aux cours d'informatique qu'au bel informaticien qui les dispense. Fanny Ardant croqueuse de jeunes hommes ? Sûrement pas. On ne saurait reprocher à Marion Vernoux, cinéaste autrement plus subtile, de surfer sur la mode racoleuse de la cougar, comme l'avait fait récemment le très évitable "20 ans d'écart". Son personnage est une belle femme toujours très séduisante, pas malheureuse en ménage. Mais la retraite qu'elle a prise sur un coup de tête a sonné trop tôt. Elle ne sait que faire du reste de sa vie. Elle ne veut pas jouer le rôle de grand-mère qui lui est assigné par ses filles et leurs bébés. Une fois encore (la dernière peut-être ?) elle a envie de se laisser emporter par la passion. Tout en gardant la suprême délicatesse de savoir se retirer avec élégance le moment venu. De Madame Ardant on n'en attendait pas moins ...
J'ai failli partir au bout d'une demi heure, tellement c'était prévisible. Fanny Ardant plus bourgeoise, évanescente, détachée que jamais m'évervait au plus haut point. Le personnage de Laurent Lafitte est à l'opposé très creux, très terre à terre. Et puis finalement quelques échanges intéressants avec son mari entre autre. Enfin ça reste un film pas terrible.