Lost River
Note moyenne
2,9
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282 critiques spectateurs

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Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 avril 2015
C’est sans doute en jouant dans le film de George Clooney que Ryan Gosling s’est convaincu qu’un acteur est légitime à un poste de réalisateur et a alors franchi le pas pour signer un délire arty. Mais n’ayant aucun expérience en termes de réalisation et uniquement une vague histoire issue de ses souvenirs d’enfance (celle d’une légende sur une ville engloutie sous un lac artificiel), Gosling n’a fait que reproduire le style de quelques-uns de ses modèles, à commencer par son ami Nicolas Winding Refn dont il reproduit (avec l’aide de Benoît Debie, le chef opérateur de Gaspard Noé) les lumières hyper-saturées et à qui il emprunte le compositeur Johnny Jewel qui signe pour l’occasion une musique envoutante. Certains choix de mise en scène rappellent beaucoup les films de Terrence Mallick (les travellings sur le décor) ou Dario Argento (les scènes gores grand-guignolesques). Dans cet univers visuel et musical qui n’a rien de personnel, le réalisateur a imaginé un scénario dont le non-sens est directement issu du cinéma de David Lynch. Certaines scènes semblent même des redites des films de ce dernier, en particulier celle où Ben Mendelsohn se met à chanter qui rappelle fortement Blue Velvet. Mais le talent lyrique de Lynch n’est pas au rendez-vous et le résultat n’esn ait que plus brouillon et négligeable, ce qui se ressent surtout dans la fadeur des personnages que les acteurs n’arrivent pas à rendre attachants (on pense surtout à Reda Kated qui se voit octroyer un rôle parfaitement inutile). Privé de diffusion en salles aux Etats-Unis, Lost River ne doit son capital sympathie qu’à la renommée de son réalisateur, sans laquelle on n’aurait pas pardonné un tel manque de créativité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 avril 2015
Lost River réalisé par Ryan Golsing marque un tournant dans sa carrière, puisque que c’est la première fois qu’il réalise un film. Et pas n’importe quel film étant donné que « Lost River » est un film bien plus personnel qu’il n’y parait. Le réalisateur va nous encrer dans une ambiance oppressante à travers les vestiges d’une ville en perdition. Il s’est beaucoup inspiré de sa mère pour le personnage de Christina Hendricks, même chose pour le lac artificiel de son enfance. Il expliquait, lors d'une avant-première, qu’il se baignait dans un lac artificiel recouvrant une ancienne ville. Le scénario simple mais efficace suit le combat ou plutôt la survie d’une mère et son fils, tentant par tous les moyens de payer le loyer avant d’être expulsés.

Lost River est un film visuellement brillant, la réalisation va primer sur le scénario. On devine, sur certains plans, l’influence du réalisateur de « Drive » Nicolas Winding Refn ou même de Stanley Kubrick, avec ses travelling verticaux rappelant « Orange mécanique ». La photographie signée Benoît Debie, connu pour « Enter the Void » et « Spring Breakers », est dans la même veine que ses films c’est-à-dire avec des couleurs et des lumières très épurées et stylisées qui vont magnifier les décors de cette ville en perdition. A travers la pauvreté et de l’atmosphère austère et froide régnant sur ville, la BO va de manière poétique, en même temps que la réalisation, embellir les décors où règne le néant. L’affiliation de la BO magnifique, notamment pour le morceau "Yes" du groupe CHROMATICS, et des plans vont aliéner une sensibilité aux images ainsi qu’aux dialogues à travers le regard illuminé des personnages.

Au niveau du casting, tous les acteurs sont justes. A noter la présence de Reda Kateb récemment césarisé pour le film « Hyppocrate ». Son personnage a été bâti en improvisation au fur et à mesure du tournage, en même temps que ses dialogues parlant de la difficulté à vivre dans cette ville dénommée Lost River. En résumé « Lost River » est un film se fondant pratiquement sur une réalisation d’une qualité irréprochable, accompagnée d’une BO originale qui va adoucir et enjoliver les scènes ou, au contraire, les rendre oppressantes. Pour un premier film, Ryan Golsing signe un des meilleurs films du mois d’Avril et sans doute de l’année.
vidalger

380 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 avril 2015
On aurait bien aimé avoir aimé ce film bordélique de Ryan Gosling dont on admire tant le talent d'acteur dans chacune de ses apparitions. Et pourtant, après un début prometteur, belles images, scènes dérangeantes, musique pertinente, on aurait souhaité un vrai scénario qui soit autre chose qu'une succession de tableaux esthétiques. La belle machine tourne rapidement à vide et se perd dans des élucubrations lynchéennes qui finissent par nous insupporter. Trop, c'est trop.
lhomme-grenouille

3 623 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 avril 2015
Je n’en avais rien vu ni rien lu de ce « Lost River » avant d’aller le voir. J’avais seulement cru comprendre que Cannes l’avait déchiqueté, bien trop sévèrement selon certaines critiques bienveillants. Cela peut paraître bête, mais je m’étais dit que si Cannes n’avait pas aimé, ce film avait peut-être de quoi me séduire. Après tout, il est si facile de juger inadmissible qu’une belle gueule sache en plus bien filmer. Seulement voilà, il ne m’a pas fallu passer beaucoup de temps face à ce film pour comprendre qu’il allait très rapidement me laisser sur le bas-côté. C’est bien simple, pas un instant je ne suis rentré dedans. Je n’y ai vu qu’un ensemble d’artifices, certes pas trop mal maitrisés, mais des artifices qui ne faisaient jamais corps, qui ne prenaient jamais vraiment vie. Ça fait très « listing des choses que j’aime bien au cinéma » pour le pas dire que ça faisait « parfait abécédaire du film indé ». Je prends un milieu pauvre, une situation sociale qui fait écho avec l’actualité, je filme caméra au poing, je marque beaucoup de temps dans mes dialogues, les dénudant le plus possible au passage, je mets un peu de Lynch là, un peu de Refn là, et je satisfais du simple fait que je sois capable de mimer les grands. Alors certes, cela peut paraître bien rude de dire cela, surtout qu’il est en fin de compte bien difficile d’expliquer pourquoi un film marche ou pas sur soi. Mais disons qu’un plan pourrait néanmoins résumer assez bien mon ressenti. Ce plan, c’est celui sur la veste à paillette du personnage de Bully. Quand je l’ai vu, je me suis dit « tiens ça me rappelle quelque-chose… Ah oui, Drive… » Et le problème, c’est que j’ai quasiment fait tout le film comme ça. N’ai-je pas fait l’effort où est-ce le film qui n’a pas su se constituer un univers ? Peut-être les deux mon capitaine. Mais il n’empêche qu’à bien y réfléchir, quand je prends du recul sur ce que j’ai vu, sur ce que j’ai ressenti, sur ce qu’on m’a raconté, je n’ai pas vu de fil conducteur, je n’ai pas ressenti de personnalité, j’ai juste vu une juxtaposition d’artifices accompli par un bon élève scolaire qui oublié de se livrer. Donc voilà, peut-être suis-je sévère, mais quand l’ennui vous tenaille du début jusqu’à la fin, c’est quand même qu’il y a un problème…
septembergirl

670 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2015
Un thriller fantastique de Ryan Gosling qui nous offre ici son premier film en tant que réalisateur. Un drame original sur fond de crise financière, à la tension omniprésente, qui présente un magnifique travail esthétique : le visuel est d’une grande beauté, certains plans et jeux de couleurs sont superbes et confèrent une allure élégante à cette ville fantôme et ce décor post-apocalyptique. Le cinéaste nous livre également une ambiance soignée, un univers mystérieux, étrange, fantasmagorique, noir voire cauchemardesque, ainsi qu’une merveilleuse B.O. Un film troublant, lent et envoûtant, au casting de qualité et aux diverses influences (Lynch, Winding Refn, Kubrick), tout à fait satisfaisant et prometteur !
Francis S.
Francis S.

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 avril 2015
On s'ennuie ferme dans ce pâle pseudo-remake de "lost highway". L'apocalypse selon Gosling met en scène de bien pauvres archanges et des démons trop fades. Reste Detroit et ses quartiers en lambeaux, qui forment un décor de fin des temps à ce film d'aube grise. Bof.
Pauline_R
Pauline_R

195 abonnés 398 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 avril 2015
Une déception au regard des premières critiques que j'avais lues. Certes le film a du style et le casting est plutôt bon, mais le tout est un peu froid, peut-être trop sombre (dans tous les sens du terme), même si cette impression est bien entendu très subjective. Je n'ai pas vraiment réussi à adhérer au propos du film, à sa mise en scène, à ses enchaînements de scènes qui se veulent étranges et/ou angoissantes mais font un peu surfaites et superficielles. Bref, Ryan Gosling dit s'être inspiré de pas mal de références (Lynch, Kubrick...et bien sûr Nicolas Winding Refn), je préfère encore les films des références en question.
gimliamideselfes

3 443 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2015
Franchement je ne serai jamais allé voir le premier film de Ryan Gosling si on m'avait pas proposé (et je ne dis jamais non), parce que voir un film d'un acteur c'est pas très intéressant cinématographiquement parlant... soit c'est très banal, soit c'est une sorte de plagiat, ou très fortement inspiré des films dans lesquels l'acteur a joué (en moins bien la plupart du temps). Et puis bon il faut bien se le dire Gosling à part chez Refn ça ne vaut pas grand chose...

Mais son film m'a surpris avec ses airs de sous Gummo, très poétique, simple, assez beau, complètement fou... Et quelque part je suis content de l'avoir vu, parce que si toute la partie avec la mère est chiante, il faut bien se le dire... franchement on s'en fout non ? elle sert à rien, ce qui se passe n'est pas intéressant pour un sous... ça plombe le récit...

Par contre dès qu'il y a le garçon et la fille... d'ailleurs la fille est jouée par Ronan, elle est géniale cette fille, et bien il se passe un truc... c'est beau, c'est vrai. Il y a une scène que je trouve magnifique avec la fille qui demande au garçon ce qui le retient ici, il lui répond son frère et sa mère... s'en suit un long plan fixe sur le visage de la fille... voilà... tout est dit, pas besoin d'en faire plus, d'en dire plus.

Il y a une autre scène que j'ai adoré, c'est lorsque le mec va récupérer ses affaires qu'on lui a volé et que le méchant se met à gueuler dans ce zoo abandonné, limite je me serai cru dans Far Cry, la folie totale...

Les décors sont vraiment beau, il y a une utilisation intelligente de la musique et une bonne alternance entre les scènes plus clipesques et d'autres plus naturelles, mais toujours avec une photo bien léchée.

Bref s'il n'y avait pas ces problèmes de rythmes causés par les parties avec la mère ça aurait été vraiment bien, mais ça n'en reste pas moins un bon film et c'est quelque part assez encourageant pour le travail futur de Gosling vu que ce n'est pas un réalisateur avec de si mauvaises idées que ça, et si ce n'est pas non plus le film le plus original du monde, c'est pas banal non plus... Je suis content d'avoir vu ça...
dominique P.

909 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2015
Je ressors de ce film un peu déçue, avec un sentiment mitigé. D'un côté j'ai aimé la ville fantomatique et désertée (sauf quelques rares habitants sont encore là), ainsi qu'une partie de la ville plongée sous les eaux suite à une catastrophe.
Aussi j'ai été intéressée par le sujet du film (la crise, les maisons désertées car les propriétaires ne peuvent plus payer, la catastrophe écologique survenue par le passé, les habitants qui restent et qui essayent de survivre).
Cependant, d'un autre côté, je me suis vraiment ennuyée la plupart du temps et l'atmosphère est très sombre et assez glauque (en particulier dans le cabaret, là c'est atroce).
Guimzy
Guimzy

195 abonnés 467 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2015
Après avoir montré un talent d'acteur certain que beaucoup de gens ont malheureusement tendance à trouver vide et creux, Ryan Gosling se penche vers la réalisation et nous sort Lost River, son tout premier film. Que l'on soit tout de suite clair, il n'est pas destiné à tout le monde. Notre jeune réalisateur n'est énormément inspiré des films dans lesquels il a joué, et quelques-uns sont détestés par le grand public (comme Only God Forgives), mais aussi du travail de David Lynch : on retrouve clairement de la référence Blue Velvet. Ce qui veut donc dire que ce film est avant tout une oeuvre hypnotique et expérimentale. Ryan Gosling raconte une histoire mais à travers un visuel étonnant et un symbolisme pas toujours très subtil. Sans oublier les quelques scènes gores qui proviennent très probablement du cinéma de Winding Refn. Mais fort heureusement, malgré ces influences pas toujours très discrètes, Ryan Gosling a clairement montré qu'il avait de la suite dans les idées. Lost River n'est pas parfait mais une atmosphère étonnante, voire effrayante plane tout le long du film. Cela est notamment dû au jeu des lumières très saturé parfois, ainsi que les musiques et les personnages, tous assez fous, semblant être perdus dans les méandres d'une ville qui s'assombrit jour après jour. Le film montre ça, il montre une descente aux enfers d'une ville en plein échec, à deux doigts d'exploser. Les acteurs sont tous excellents, très justes et très fous dans leurs rôles, qu'il s'agisse de Bones, jeune homme perdu, ou bien de Bully, sociopathe qui arrache des lèvres (oui oui, des lèvres..). Après il y a pas mal de longueurs et quelques scènes sont assez maladroites. A force de vouloir trop en faire, on finit par trop le ressentir et c'est dommage. Le final est une véritable cassure de rythme qui est assez lent tout le long du film, et s'accentue lors des passages à suspense. Bref, parfois un peu trop dans l'excès et pas toujours subtil, Lost River reste un film plutôt réussi pour une première tentative. Ryan Gosling prouve qu'il peut raconter une histoire à travers son style à lui, et il en a démontré une partie dans ce film. Avec ça en début de carrière, il se peut qu'il aille très loin, à l'avenir.
CritikcinéFr
CritikcinéFr

23 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 avril 2015
Premier film de Ryan Gosling en tant que réalisateur, « Lost River » nous emmène dans l'univers féérique de son créateur. Le film est un conte fantastique où s'entremêlent d'évidentes références cinématographiques.

Pour son « Lost River », Ryan Gosling se donne au public. Le réalisateur en dévoile beaucoup sur ses passions, sa vision sur le cinéma, et on sent que ses dernières collaborations lui ont apporté beaucoup. Gosling n'est pas un maître de la caméra mais comment pourrait-on lui en demander autant pour son premier film. Avec « Lost River », l'acteur et maintenant réalisateur nous transporte et nous fascine.
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« Lost River » s'installe dans le cercle fermé des films inexplicables. Le scénario et plus particulièrement l'histoire se situe à la frontière du réel et du fantastique. Cette histoire originale au passage, envoie le spectateur dans un rêve éveillé fabriqué de la main de Ryan Gosling. Ce rêve est fascinant, rassurant parfois, effrayant d'autres fois et d'une beauté visuelle incomparable. Ce rêve, c'est l'histoire d'une famille tentant de survivre dans un monde où l'allégorie du monstre est omniprésente et où la crise économique sévit. « Lost River » décrit l'échec d'une mère et de son fils aîné dans leur vie rendu difficile par la malédiction qu'ils combattent chaque jour. Chacun des deux personnages a dans l'histoire un monstre qu'il doit vaincre pour pouvoir se libérer, s'émanciper de ce monde qui l'emprisonne.

Au-delà de son aspect fantasmagorique, « Lost River » fait preuve d'un côté très maternel. C'est comme si votre maman vous racontait l'histoire d'un monde merveilleux où sévissent des monstres à l'apparence humaine. Un monde brutal où la violence et le sexe ne sont que spectacle. Un monde où les personnages ne sourient pas, hantés par leurs peurs. Chacun d'eux porte d'ailleurs un sentiment humain très marqué. Ainsi Billy est l'aspect maternel alors que son fils Bones incarne le courage. D'autres personnages représentent eux le vice mais aussi la tyrannie et l’oppression. Ryan Gosling fait de ses personnages des idées. Des thèmes très généraux il en convient, mais pas moins important et brillamment soulevés. Le réalisateur parle avec son cœur dans cette histoire. Sa vision fantastique est intéressante même si elle manque parfois d'un peu de folie. Mais surtout, le réalisateur d'origine canadienne utilise ses références cinématographiques au service de son film et de son histoire, et non l'inverse comme on peut le lire dans beaucoup de critique, qu'elles soient des spectateurs ou de la presse.

Oui les références sont très nombreuses. De ces collaborations avec Nicolas Winding-Refn il en ressort un aspect chromatique particulier et une violence volontairement montrée. La teinte violette qui accompagne l'ensemble du film est superbe. Pour les couleurs de son film, Ryan Gosling réutilise le superbe éclairage aux néons comme on pouvait le voir dans « Only God Forgives ». Une particularité qui ne plaira surement pas à tout le monde. Autre collaboration de Gosling, celle avec Derek Cianfrance. De cette collaboration Gosling récupère la façon de filmer et aussi la photographie particulière des films de l'américain. Ryan Gosling nous gâte avec des plans particulièrement beaux de par leurs couleurs originales dans l'esprit fantastique, et de par des mouvements de caméra appréciables. Des travellings pour suivre les personnages dans cette ville meurtrie ou pour filmer le peu de paysages qu'il reste dans le Détroit du canadien. Autre référence incontestable mais qui ne se limite pas à l'aspect graphique : le cinéma de David Lynch. Le monde du rêve, l'inexplicable, le fantastique, l'érotisme, les sens, que des thèmes chers au réalisateur de « Mulholland Drive » et « Lost Highway » entre autres. Comme Lynch, Ryan Gosling fait un film hypnotique, contemplatif, où les émotions sont mise en avant de façon constante. Ryan Gosling arrête sa référence là où Lynch poussait le rêve jusqu'au cauchemar (« Mulholland Drive », « Lost Highway » ou encore son dernier « Inland Empire ») pour finir sur une note plus réaliste, plus joyeuse mais pas moins géniale.

La suite sur Critikciné
SebLefr3nch
SebLefr3nch

221 abonnés 696 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 avril 2015
Fort de son succès international, Ryan Gosling passe assurément dernière la caméra. Très influencé par Nicolas Winding Refn et Gaspar Noé, le film est visuellement éblouissant. Une esthétique très poussée, marquée, poétique qui nous scotche par son point de vue. Ensuite, l'histoire n'est pas incroyable. Elle est très décousue. Comme pour de nombreux premiers films, le réalisateur veut quelque chose de poétique, un peu fantastique, qui sorte de l'ordinaire mais malheureusement c'est un peu déjà vu et ça ne prend pas. Heureusement qu'il a su s'entourer d'un véritable bon casting et d'une bonne équipe technique ce qui permet de sauver le film du naufrage. On peut dire que Ryan Gosling maitrise la forme mais pas le fond, d'où un premier film en demi-teinte.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 avril 2015
Pour une première de Ryan Gosling derrière la caméra, nous pouvons signaler un très beau travail esthétique, une bande son géniale et prenante, parfois décalé avec les images ce qui accentue le malaise.

Par contre, on ne sait pas où le réalisateur veut nous amener. On sort déçu du film car la fin, à mes yeux, est totalement ratée. Cependant, l'univers de cette ville est captivante et le jeu d'acteur est très bon.
Peeping_Tom
Peeping_Tom

10 abonnés 75 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 avril 2015
Lost River confirme que Gosling (oui parce que maintenant qu'il est réalisateur, il n'a plus droit à un prénom c'est comme ça) est bien un acteur. Sans aucune légitimité pour se coller à la réalisation si ce n'est d'être un admirateur de Gaspard Noé, il nous pond une daube, cuite à point. Se voulant très esthétique, il ne l'est finalement pas du tout (il est plutôt stylisé), se contentant de faire de gros aplats de couleurs vertes, roses, bleues, violettes, il ne se révèle pas capable de composer des plans. Des plans, d'ailleurs, il n'y en a pas vraiment, le montage n'en laisse pas la possibilité. Gosling n'arrive pas à imposer son identité de réalisateur tellement tout dans son film est pris, c'est-à-dire volé, à David Lynch (les scènes du cabaret, et son existence même), à Gaspard Noé (les plans où Christina Hendricks court à l'horizontale), à Terrence Malick (l'intro du film, caméra à hauteur d'enfant dans les herbes), ou à Nicolas Winding Refn (les aplats de couleurs d'Only God Forgives sont retrouvés à l'identique). Néanmoins Gosling est très fier de son "comment", avec cette insistance des mouvements de caméra, des gros plans, des aplats (dont on a déjà parlé à deux reprises), le tout répété tellement de fois que ça en devient carrément suffocant et mettant à jour le manque d'originalité, de capacité à surprendre de Gosling, mais sans le "pourquoi", tout ce dont il est fier ne sert absolument à rien, et l'inutilité est le défaut principal de Lost River. Quant au scénario, il est inexistant. En fabriquant des personnages clicheteux et plats, manichéens, pas attachants pour un sou (à la manière des personnages de Drive), il se donne un prétexte pour filmer de beaux décors mal éclairés. Le film tourne en rond pendant des heures, cherchant à se donner un sujet, une raison, mais jamais Gosling ne trouve quelque chose à raconter. Il n'y a pas de rythme, pas d'émotions, de tension, on ne nous présente pas de belles situations, de beaux dialogues (qui sont constitués de pauvres punchlines qui sentent le renfermé), la seule notion de mise en scène présente dans le film est son style. Tout ça ne serait pas si grave s'il ne nous assénait pas d'une arrogance, d'une prétention et d'une complaisance digne d'un premier court-métrage d'un étudiant en cinéma médiocre.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 avril 2015
Film sans vraiment de fond d'histoire, pas mal de longueurs. Assez déçue.
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