Lost River
Note moyenne
2,9
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283 critiques spectateurs

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AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2017
Bien que les critiques sur Lost River ne soient pas folichonnes j'étais curieux de découvrir ce film de Ryan Gosling ; on ne peut pas dire qu'il rate son 1er film en tant que réalisateur et il peut avoir une carrière de réalisateur pourtant ce n'est clairement pas une réussite.
Lost River démarre plutôt bien et on se laisse presque bercer cependant au bout de 15/20 minutes on se rend compte que le rythme très évasif fatigue, c'est même plutôt mou, c'est joliment filmé car Lost River est visuellement beau d'ailleurs on reproche souvent la vacuité d'un Winding Refn par exemple qui est une des références de Ryan Gosling mais ici c'est souvent creux. Dommage qu'il donne l'impression de passer à côté de son film, l'histoire est mal racontée, c'est une sorte de fable sur le rêve américain qui semble être devenu un mirage, le côté fantastique, étrange et mystérieux de Lost River ne fonctionne pas, le film tombe à plat souvent malgré le talent des acteurs.
On sent la volonté de créer un film original mais c'est inabouti ; Ryan Gosling en tant que réalisateur pourra peut-être surprendre un jour en attendant ce n'est pas le cas malheureusement avec ce film oubliable.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2015
Lost River est avant toute chose une immense réussite formelle. Avec l'aide de Benoît Debie, le chef op de Gaspar Noé, dont Gosling adore le chef-d'œuvre Enter the void (on en retrouve certains motifs, comme les néons), le jeune cinéaste puise son inspiration dans le cinéma de son mentor Nicolas Winding Refn (la lumière de Only God forgives et l'ambiance sonore et la musique de Drive) ainsi que dans celui de David Lynch (Blue Velvet et Twin Peaks en particulier pour son étrangeté de cabaret glauque) et Terrence Malick (les travellings somptueux, notamment au début du film) (...). Ryan Gosling nous parle d'un certain romantisme adolescent, de la dignité d'une mère prête à tout pour garder sa maison et protéger ses enfants et de la violence inhérente à l'histoire des Etats-Unis. (...) La veine fantastique du film est encore plus captivante, elle nous entraîne dans les fonds du lac artificiel ou dans un cabaret étrange (une sorte de cabinet des horreurs et des curiosités) (...). Malgré ce sombre tableau, le film est plein d'espoir et le feu, très présent, s'il est destructeur, est aussi purificateur, signe d'un nouveau départ. Après le dernier plan, qui rappelle une installation du vidéaste Bill Viola, une chose est sûre : le cinéaste Ryan Gosling est né.

LA SUITE :
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 avril 2015
Ryan Gosling, l’acteur de Drive et de Crazy Stupid Love, endosse pour la première fois la casquette de réalisateur et nous surprend en nous faisant embarquer dans un conte noir d’une beauté rare. « Dans une ville qui se meurt, Billy, mère célibataire de deux enfants, est entrainée peu à peu dans les bas-fonds d’un monde sombre et macabre, pendant que Bones, son fils ainé, découvre une route secrète menant à une cité engloutie… » Ryan Gosling a choisi la ville de Détroit pour donner vie à la ville morte de son scénario qui, en plus d’être d’une beauté surnaturelle, est sans équivoque le personnage principal de Lost River. C’est en effet sur ces impressionnantes maisons, ces bâtiments et ces usines en ruines que repose l’ambiance si étrange et si particulière du film. Enivrante, étouffante par moment, romantique à souhait, une ambiance qui nous entraine dans ce qu’on croirait être un rêve éveillé, un songe intemporel, parfois diaboliquement attirant mais surtout absolument effrayant. Pour porter son conte de fée ultra sombre et personnel à l’écran, Ryan Gosling a tout misé et sur un esthétisme irréprochable : entre sa mise en scène extrêmement travaillée, qui est librement inspirée des grands cinéastes qu’il a côtoyé (Nicolas Winding Refn par exemple, le réalisateur Drive et d’Only God Forgives), et la photographie du film qui est tout simplement sublime, on est littéralement transporté dans une autre dimension... Une vraie réussite !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 avril 2015
Pour son premier film, Lost River, Ryan Gosling laisse émerger cette sensibilité à fleur de peau qu’il laissait poindre en tant qu’acteur. Film onirique sur fond de crise financière, portrait d’une Amérique fantomatique, Lost River sublime ses personnages et ses acteurs tout en mettant en lumière la folie et la dureté d’un monde devenu inique.

A Lost River, petite ville surendettée aux États-Unis, la famille de Bones (Iain De Caestecker) est la dernière a resté. Ce dernier envisage de la quitter à son tour s’il arrive à réparer sa voiture. À cet effet, il récolte du cuivre dans les maisons abandonnées, s’attirant les foudres d’un caïd local, Bully (Matt Smith). Pendant ce temps, Billy (Christina Hendricks qui rayonne ici autant qu’elle est transparente dans Dark Places), sa mère, tente de joindre les deux bouts en acceptant de se produire dans un cabaret sur les conseils de son banquier, Dave (Ben Mendelsohn que l’on a vu dans Exodus : Gods and Kings). En face de chez eux, leur jeune voisine, Rat (Saoirse Ronan, remarquée et remarquable dans The Grand Budapest Hotel et Byzantium) se débrouille tant bien que mal avec sa grand-mère, Belladonna (Barbara Steele).

La première claque qui vous saisit à la vision de Lost River est cette photographie chimérique et l’abondance de plans qui, bien que s’intégrant parfaitement à l’histoire, semble issue de rêves délirants. Ou plutôt d’un cauchemar bien réel, celui d’une Amérique sinistrée par la volonté macabre de quelques traders mal intentionnés.Cette petite ville concentre en son sein, tous ce que le capitalisme a de plus nauséabonds. Ayant pressé jusqu’à la moelle, les épargnes des petits travailleurs et de la classe moyenne, voilà que le système qui leur promettait, en échange de leur fidélité, sécurité et bien-être, les abandonne. C’est ainsi, qu’à l’image de Détroit, dont s’est inspiré Ryan Gosling, Lost River est une ville morte ne collectionnant que les commerces et les immeubles à l’abandon.Sans verser dans un délire post-apocalyptique, Gosling met en place un univers angoissant, où les immeubles brûlent, s’écroulent d’eux-mêmes ou sont détruits et où les services publics ont déserté, laissant s’installer définitivement une loi du plus fort qui prévalait déjà auparavant mais dans l’ombre feutrée des bureaux de Wall Street. Avec maestria, aidé par la musique toute carpentienne de Johnny Jewel, le jeune réalisateur décrit cette petite mort de la civilisation qui n’a pas fini de nous révéler ces plus terribles travers endogènes. Mais si le macrocosme dans lequel évolue les personnages de Lost River est un terrible cauchemar oppressant, nos héros du quotidien que sont Billy, Bones, Belladonna et Rat sont semblables à des créatures magiques venues réenchanter ce triste monde.

L’écriture confine au génie, nous faisant redouter le pire pour laisser éclore l’espoir le plus radieux. Billy est la figure même de la mère courage, vivant jusque dans sa chair l’imposture criante du marché pour lequel le corps de la femme est une marchandise comme une autre. Le cabaret où elle travaille n’est rien d’autre qu’une analogie sur la morbidité malsaine d’un système avilissant tout ce qui est pur. Bones, ne cédant pas aux sirènes de la facilité, tente de conserver son honnêteté et sa droiture là où Bully choisit clairement de reproduire en miniature l’ordre établi. Quelle différence y’a-t-il, fondamentalement, entre les petits caïds de nos rues et ceux de la finance ? L’argent sale revient toujours dans les mêmes mains et les codes moraux, cyniques et iniques qui les régissent, sont les deux faces d’un même miroir. Il n’y a qu’à comprendre cette maladie infantile du Hip-hop qu’est le « rap game » pour s’en convaincre. Puis, il y a Rat, solaire et superstitieuse, qui introduit une part de fantastique dans le scénario et introduit une quête fantasmagorique que finit par accepter Bones. Et enfin, Belladonna, symbole d’une qualité inviolable de l’humanité, sa capacité à aimer. La pauvre femme revoit en boucle la vidéo de son mariage. Son mari, bien avant la grande catastrophe économique fut une victime anonyme de conditions de travail déplorable sur le chantier du lac artificiel qui donna son nom à Lost River.

Photographie sublime, scénario touchant, musique intrigante, acteurs fabuleux, Lost River est une des plus belles pellicules de ce début d’année. Sur la forme comme sur le fond, Ryan Gosling réussit un coup de maître, un long-métrage sensible et harmonieux. Lost River éclaire autant la noirceur du monde qu’il irradie de beauté les âmes perdues qui le peuple.

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 juin 2015
Un film vraiment nul.A éviter absolument. Aucune histoire. Des scènes sanguinolentes absolument écoeurantes. Comment peut on financer des films aussi nuls !
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2015
Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Ryan Gosling fait très fort. Réussir à mettre en images tout ce qui l'a touché et influencé pendant son enfance. Beaucoup ont essayé mais peu peuvent se targuer d'avoir réussi. Et les influences justement sont variées et très intéressantes: Lynch, Refn, Noé, Argento, Korine (ses débuts). Les images et la photographie sont superbes, l'ambiance est cauchemardesque au possible et la bande-son, plutôt rétro, colle parfaitement à l'ensemble. Le beau gosse surprend son monde et choisit parfaitement bien ses acteurs, principaux ou secondaires, tous excellents. (Quel bonheur que de retrouver Barbara Steele! Légende devenue malheureusement trop rare au cinéma). Je ne suis pas surpris que le film ne soit pas sorti aux USA. Ca ne plait pas à Hollywood! Heureusement qu'en France, on sait un peu plus apprécier le cinéma "arty" et "cérébral". Une excellente curiosité qui, malgré sa sortie limitée dans les salles françaises, est à découvrir absolument!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 12 avril 2015
Belles images, même si un peu sombre, bon jeu des acteurs...le problème reste le scénario qui n'a ni queue ni tête...film très décevant...
mais personnellement en tant qu'acteur Ryan Gosling n'est pas terrible, mais en tant que réalisateur il est nul pour moi
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 mai 2015
Original, violent, brûlant, décapant, horrifiant, gore, brumeux, lourd, inquiétant, beau, esthétique, poétique, lyrique, chaud, froid, sentimental, intimiste. Ryan Gosling maîtrise parfaitement son oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 avril 2015
un film étonnant qui mélange habilement les genres, poétique et continuellement en gravitation, le premier film de Ryan Gosling est une expérience à voir absolument au cinéma.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2015
Premier long métrage en tant que réalisateur de l'acteur Ryan Gosling qui se lance dans le projet en tant que scénariste-réalisateur après avoir joué dans "Only God Forgives" (2013) de Nicolas Winding Refn et "'The Place beyon the Places" (2013) de Derek Cianfrance... Ryan Gosling assimile et digère ses influences et signe là un film presque fantasmagorique et qui fait sa place grâce à un scénario qui lui reste personnel. Une oeuvre à la poésie funeste et onirique dans un monde presque post-apocalyptique.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2021
Même si on y reconnaît un sens de l'esthétisme, il faut être prêt à supporter un style hyper prétentieux dont le fer de lance est la musique sirupeuse totalement copiée sur le générique de twin peaks. Cet univers ultra sophistiqué aurait pu plaire si le récit avait été proche d'un AI mais là c'est plutôt énervant au possible
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2024
Un conte onirique désenchanté, visuellement séduisant et envoûtant, mais terni par un récit trop bancal. 2,75
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2016
Premier long métrage en tant que réalisateur Ryan Gosling avec des choses que j'ai aimé et d'autres moins !! On reconnait dans la mise en scène des influences des grands cinéastes comme Nicolas Winding Refn auquel Ryan Gosling a travaillé mais aussi sur David Lynch avec le gout du mystère, de l'étrangeté avec des images bien travaillés pour nous plonger dans cet univers bizarre notamment dans la deuxième partie. Malheureusement, c'est la première partie du film qui m'a moins plu, j'ai eu du mal a rentrer dans l'histoire pendant un peu moins d'une heure, je trouvais que ça manquait d'énergie. . Le casting comprenant Saoirce Ronan, Christina Hendricks, Matt Smith, Eva Mendès, Reda Kateb entre autres est plutot bon. La musique est bien sonorisée avec différents morceaux variés qui accompagnent le film qui, disons le, est un premier essai qu'on espère mieux chez Ryan Gosling cinéaste.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juin 2018
"Lost river" est un film étrange qui n'est pas sans rappeler les univers troubles et dérangeants de David Lynch, et aussi les deux derniers films de Refn par le rythme et le traitement de l'image. Objet visiblement très personnel et original, il n'arrive toutefois pas à déclencher l'intérêt tant on peut peiner à rentrer dans son histoire un peu trop obscure.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 septembre 2025
Pour son premier passage derrière la caméra l’acteur Ryan Gosling s’intéresse à une famille américaine de la classe populaire touchée de plein fouet par la crise économique et signe une œuvre audacieuse formellement empruntant une esthétique choc que l’on connait à un cinéaste tel que Nicolas Winding Refn mais qui confine aussi à un niveau d’abscondité rendant l’ensemble difficilement cernable.
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