Une implantation quelque peu bordélique, quelques détails inutiles et une psychologie complexe à mettre en place sans élucider les faits, décrivent un scénario tordu. Certaines séquences bien inspirées comme le retranchement dans les wc ou la partie de jambes en l'air à trois dans la voiture au générique n’atteignent jamais la complexité qu'elles laissent supposer. Les balles à blancs fusent dans une surenchère démesurée quand certaines psychologies s'effondrent aussi vite que les décors. Finalement par faiblesse de son scénario la précision manque et c'est ce qu'on est en droit de bouder. La surenchère remplace l'originalité. Un polar certes moins efficace que les précédents mais une sorte d'appendice complémentaire pour Cavayé.
Depuis son premier film POUR ELLE, le réalisateur Fred Cavayé se démarque des productions françaises gnangnan en offrant des thrillers tendu, prenant et surtout avec des scènes d'action qui en met pleins les yeux.
MEA CULPA est son troisième film, et il ne déroge pas à la règle, bien au contraire. C'est un enchaînement de scènes de tensions accouplé à de l'action décomplexé. Fusillades en pleine rue, anarchie dans une boîte de nuit, ou baston dans un TGV, il ne se refuse rien.
Le scénario est dans ce sens, simple, avec le gamin du héros (Vincent Lindon, dépressif à souhait) assistant à un meurtre par une bande de méchants. Du coup, ils essayent de l'éliminer coûte que coûte. Mais l'ancien flic qu'est son père et son meilleur ami (Gilles Lellouche, carrément crédible), flic lui aussi, vont s'occuper de la chose sans vraiment plaisanter. L'histoire se déroule avec fluidité, ajoutant un petit twist franchement sympa, mais autant le dire c'est pas la qualité première du film.
Tout est donc dans les scènes d'action intenses et musclés, orchestrées avec maîtrise, mais souvent plombées hélas par des moments de tension qui manque cruellement de pêche.
Au milieu de la déferlante de films d’action américains, une petite vague veut se pointer tranquillement sur le rivage avec ce Mea Culpa. Premier réflexe que j’ai pris depuis peu, c’est de regarder la durée du film et là, ô surprise, il ne dure que 1h30, enfin une durée classique et plus que raisonnable. Au moins, si c’est une bouse, ça ne dure pas trop longtemps et si c’est bon, ça ne risque pas d’avoir des scènes qui trainent en longueur et qui gâcheraient le rythme. En tout cas, ce film se situe dans le second cas. Aucun moment de répits, les personnages sont prenants et pas une fois j’ai voulu lâcher l’écran des yeux pour regarder ma montre. Quant au scénario, il est très américanisé avec une probabilité de crédibilité assez réduite mais quand même très passionnant à suivre. Les personnages sont noirs, burinés et filmés en gros plan ce qui rend hommage à leur gueule (surtout Vincent Lindon plus que Gilles Lelouche). Un vrai film d’action américain mélangé au polar noir à la française, voilà ce qu’est ce film. Et ce cocktail fonctionne à merveille. Cela va faire quelques temps que je n’avais pas autant aimé voir ce genre de cinéma en allant voir un film français (vraiment français, pas du genre Taken). Il mérite donc très largement son 4/5.
Grosse déception !!!! qu'est il arrivé à Fred CAVAYE ?(réalisateur des super films : "pour elle "et "à bout portant") a t'il était victime d'une commotion cérébrale ?
Un film bourré de clichés, où la réalité des scènes semblent avoir été obstrué par la totale invraisemblance du scénario, mais le rythme est assez soutenu pour qu'on puisse passer un moment plutôt divertissant. Rien de fondamental ni de neuf, mais du ciné pop corn.
J'avais plutôt défendu Fred Cavayé après « A bout portant », jugeant les reproches le considérant trop identique à « Pour elle » peu justifiés. Hélas, force est de constater que « Mea Culpa » vient plutôt donner raison à ses détracteurs tant le film apparaît dans la même lignée que ses deux précédents. Alors attention : cela a aussi ses avantages. On ne s'ennuie jamais, c'est pêchu, spectaculaire et il y a de l'action en veux-tu en-voilà, sans oublier un rebondissement final apportant un petit supplément d'âme. De ce point de vue, Cavayé n'a rien à envier au cinéma américain, véritable référence (du moins à une époque) du registre. Reste que lorsque l'on amène aussi peu de nouveautés titre après titre, forcément le résultat paraît moins bon et surtout moins intéressant, d'autant qu'on y va franco niveau caricatures : bons flics VS gros cons de flics VS très gros méchants trafiquants albanais à gueule patibulaire comme c'est pas permis. Du coup, si l'on regarde donc cela (vraiment) sans déplaisir, on a aussi bien conscience que nous n'en garderons presque aucun souvenir, malgré la présence efficace du duo Vincent Lindon - Gilles Lellouche (surtout le premier). Fred Cavayé a du talent : il faudrait juste qu'il arrête de faire le même film...
Après Pour elle et À bout portant, Fred Cavayé signe avec Mea Culpa son troisème long-métrage. Si Pour elle, sans conteste son meilleur film, fonctionnait c’était avant tout grâce à des personnages forts et une histoire prenante, malheureusement Mea Culpa représente le total opposé.
Si les comédiens font le boulot les personnages qu’ils interprètent son eux sans intérêt. Les scénaristes ont tenté d’inclure un passé légèrement torturé aux deux héros pour leur donner de l’épaisseur, mais comme pour la mise en scène le rendu est extrêmement grossier. Les personnages n’agissent finalement que pour justifier des scènes d’action, certes nombreuses et intenses, mais tellement mal mises en scène qu’elle finissent par lasser.
Le film n’est en fait jamais original en plus d’être extrêmement faible dans sa réalisation. Le réalisateur abuse des gros plans enlevant à Mea Culpa toute perspective d’envergure dans ses « grands moments » notamment dans la séquence finale à bord d’un TGV.
Pour clore le tout, on est frustré par l’absence d’un vrai méchant charismatique ainsi que par le déroulement déstructuré de l’histoire, notamment la conclusion impromptue.
Au final, Mea Culpa n’est véritablement désagréable mais est vite oublié. Sa place serait plus à la télévision qu’au cinéma, donc attendez plutôt sa diffusion sur TF1. Dommage…
J'ai bien aimé... Ce sont 3 acteurs que j'aime beaucoup !! Et qu'est ce que ça fait du bien de revoir Vincent Lindon !!! Et ce gamin, j'espère qu'il va aller loin, il joue très bien et depuis très jeune !!
Un film, bien qu'annonçant une intrigue intéressante durant les vingt premières minutes, assez décevant par la suite. S'il apparaît comme subtil de prime abord, c'est grâce à son fondement initial sur les souvenirs du protagoniste, brillamment interprété par Vincent Lindon. Ceux-ci sont en effet présentés comme flous, puis explicités au cours du film. C'est sans doute l'aspect du film qui nous tient réellement en haleine : le suspens. Puis, le problème majeur de l'intrigue se révèle, une action lourde, pesante, continue, qui en devient totalement invraisemblable. En résumé, un film de courses poursuites d'une inutile violence, sauvé par le talent de l'acteur principal (Vincent Lindon) et par la manière dont l'histoire est traitée. Les autres acteurs sont assez médiocres de mon point de vue, leurs réactions n'étant pas assez réalistes quant à l'horreur de certaines scènes. Un seul mot peut être retenu de ma critique : déception.
Thriller décevant, "Mea Culpa" semble esquisser beaucoup de bonnes idées, mais ne va jamais au bout de ses intrigues. Beaucoup de frustration pour pas grand choses.