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Jonathan M
163 abonnés
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3,5
Publiée le 22 juillet 2013
Parce que c'est bluffant. Parce que c'est saisissant. Parce qu'on se croît dans un porno pendant une bonne moitié du film, avant de se rendre compte que c'est tout autre. Pour ma part, j'appellerai çà un huit clos. Les personnages principaux sont pour le moins très différents. Et cette différence, bien que peut évidente, paraît flagrante grâce à une écriture parfaite. Ce qui reste regrettable, c'est de resservir les mêmes plans plusieurs fois. Alors certes, ce n'est pas la même disposition, mais un cadrage similaire permet d'entretenir le doute aux spectateurs qui ne remarquerai pas les petits détails.
Bon alors c'est sympa, ça parle de gays, c'est dans l'actualité, l'image est... belle (en même temps, n'importe qui fait des belles photos au bord d'un lac par beau temps), et pourtant...
Vous êtes sérieux là? La communauté LGBT fait son possible pour se faire accepter et on doit assister à ce documentaire animalier faussement-poétique où seul manque les commentaires d'un narrateur. Ce film ne rend vraiment pas service aux homosexuels, ce ne sont de loin pas tous des hédonistes-libertains idiots (Franck alô, tu vois un meurtre et tu te la ferme?) Les dialogues sont sortis tout droit de GrindR, ou ressemblant encore à ce qu'on trouve quand on est confronté à des gens ivres, d'une pauvreté extrême. Film typique qui plait au public élitiste des gens du cinéma - parce qu'on voit des couilles, malheureusement c'est choquer pour faire parler, les scènes de sexe n'apportent rien à l'histoire. Les personnages sont peu profond, tous autant qu'ils sont, on ne s'y attache pas.
Mais au secours ce plan qui dure 10 minutes ou on voit un mec qui nage, on dirait un expérimental que certains paient à prix fort. Je n'ai rien contre ces films que je qualifie souvent "d'essai" au contraire, j'aime bien voir, pour l'impact culturel qu'ils ont, mais ce n'est pas le moment - moi qui défend la cause gay - de sortir des extrêmes pareils. Enfin, il y a vraiment des critiques à mourir de rire sur ce film, surtout les poseurs de 5 étoiles, qui ont certainement du combiner la projection à une substance psychotrope (comme d'hab.
En gros, 1 étoile parce que ça parle de gay, et une autre étoile pour le spectateur qui s'offusquait à chaque scène un peu hot sur le siège derrière moi.
film nul , Caricatural , les images de cul sont de trop . histoire , scénario mal ficelé , mal écrit . On ne comprend pas . le seul personnage intéressant c'est le petit gros sur la plage
The pace of the film matches the langour of summer days - slow and long. But so good you're excited for the next day or, in this case, sexual encounter (scene). I didn't like the open ending though, I would've loved a resolution.
Jamais je n'avais un film de ce type auparavant. Tellement audacieux dans la façon avec laquelle il dénude les hommes dans tous les sens du terme et sans pourtant une once de vulgarité, il est en ça très impressionnant. Le magnétisme des acteurs, le huis-clos en plein air, l'humour toujours décalé font le reste avant de se rappeler dans la dernière demi-heure qu'il s'agissait bien d'un thriller, un vrai, avec une conclusion où l'angoisse est à son paroxysme. Une vraie réussite.
On est face à un film qui se regarde un peu le nombril. Alors oui c'est esthétique et parfois drôle, sauf que c'est bien trop long et le scenario qui tient à peu près sur une demie capote fini par ennuyer.
Vu cet am, ce film cru ne laisse pas indifférent. J'ai aimé le jeu d'acteur, le huis-clos de la plage et l'ambivalence sentimentale entre l'amour et la haine voir la mort. Je suis encore sous le choc, bravo Mr Giraudie et les acteurs..
Un pur chef d'oeuvre de mise en scene, de travail d'acteur et de photographie. Ce huis clos en plein air, ce désir fou d'amour de sexe et de mort dresse un portrait respectueux, cruel et plein d'humour de notre condition humaine.
Des dialogues indéfendables, une intrigue d'un ennui abyssal et des acteurs très moyens à l'exception d'un Henri qui tient tout le film de ses trop rares apparitions. Les seuls choses qui n'en fond pas un mauvais télé film estival c'est que l'homosexualité ne fait pas sujet mais offre une toile de fond complexe et tentaculaires dans les relations entre les personnages. Les très belles scènes de sexes sont traitées avec justesse, réalisme, sans esthétisme débordant. Pourtant, le rythme et les répétitions pourraient être intéressants s'ils n'étaient pas si grossièrement évidents dans un montage qui manque parfois de subtilité. Surtout, une fin sanglante et incroyablement grotesque. Rien n'est suffisant.
sans aucun intérêt. Ce film est d'une lourdeur et d'un ennui rarement égalé. Il ne se passe rien du tout pendant plus d'une heure pour terminer dans le gore qui m'a fait exploser de rire ( et je n'étais pas la seule).
L’inconnu du lac d’Alain Guiraudie marquera très certainement cette année de cinéma 2013 par sa générosité et son empathie, dans ses aspects aussi bien cinématographiques que charnels, sexuels et humains. D’une beauté simple, sans démonstration de force, le film investit dans un élan tragico-érotique un univers presque utopique, immuable, où les jours se suivent et s’enchaînent avec une étonnante ressemblance, où le temps se suspend à la rêverie éveillée du sexe et des corps, pour lui insuffler ensuite une énergie fatale par un mécanisme d’intrigue implacable.
Ah ! L'inconnu du lac, le film dont l'affiche a beaucoup fait parler, inutilement. Je n'ai vu aucun autre film d'Alain Guiraudie, mais ce dernier ayant été encensé, je me devais d'aller le voir. Ce qui est stupéfiant avec ce film, c'est qu'il est inattendu, le scénario se dérobe à l'imagination du spectateur, rien n'est prévisible, excepté la fin : celle-ci devait d'ailleurs être autre, à l'origine, mais elle s'est imposée, finalement, car c'est une fin plutôt terrifiante (et pourtant éblouissante). Il est absolument certain que Guiraudie révolutionne, excusez du peu, le cinéma et les fonctions qu'on lui connaît. Il est indéniable qu'il se produit quelque chose lors de ce huit-clos à ciel ouvert (!). Les personnages, lâchés sur cette plage particulière, évoluent entre éros et thanatos. Le film est, somme toute, profondément humain et charnel. L'acteur principal est bon, il faut le dire : ses traits sont expressifs dans un sens positif du terme. L'inconnu du lac reste une expérience particulièrement perturbante. D'aucuns pourront être choqués : par exemple, sous couvert du fait qu'un acte amoureux se résume aussi à des parties génitales qui ne doivent pas être réservées, selon les propres mots du réalisateur, à la pornographie, deux plans sont plus qu'explicites. Cela sert-il ou non l'atmosphère déconcertante qui règne comme principe ? A chacun de se faire son propre avis.
Prix de la mise en scène dans la section Un certain regard, cette année à Cannes, L'Inconnu du Lac a beaucoup fait parler de lui dès sa projection. Le scénario, solide et bien écrit peut faire frémir quelques frileux. La réalisation d'Alain Guiraudie ne s'encombre d'aucun artifice. Elle frappe fort et juste. Le décor est simple. Un bois, un lac, réunis en un lieu privilégié pour des gays en quête de relations sexuelles sans lendemain. La caméra ne quittera pas cet endroit, donnant ainsi une véritable unité de lieu. Le ballet des voitures, qui jour après jour, se garent au même endroit, donne l'impression d'une unité de temps, un peu figée, tant les jours se suivent et se ressemblent. Jusqu'au jour où … La période n'est pas non plus clairement définie. Tout est fait pour brouiller les pistes. Un hétéro complètement paumé, mais au demeurant très sympathique et touchant, campé par l'excellent Patrick d'Assumçao. L'un des deux principaux protagonistes arbore fièrement une épaisse moustache qui peut faire penser aux années 80. Il est question d'une R25 qui roule encore bien. Pas de portables ou autres iPhones. Un soi-disant silure qui atteindrait les 4 voire 5 mètres. Un crime bien réel. Le meurtrier connu rapidement. Un policier acharné qui ne manque pas de souligner, avec une remarquable véracité, la terrible solitude de ces hommes. Une histoire d'amour. L'attrait du danger. Un hétéro qui cherche des femmes. Deux autres meurtres. Ça peut paraitre trop. C'est tout le contraire. Une histoire simple qui nous entraine dans un suspense saisissant. Pas trop mal distribué, ce film devrait trouver un large public. Pour des gays, diront certains, pour un cinéma fin et intelligent penseront d'autres. Une parfaite réussite entre thriller et mœurs de toujours.