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Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juillet 2013
Plusieurs voitures garées presque toujours pareil, et puis cette autre, de couleur sombre arrivant en dernier... Décor champêtre au bord d'un petit lac aux rives caillouteuses, la caméra balaie les arbres sous le vent, glisse sur les les vaguelettes et revient sur les corps allongés là jambes écartées... il y a du frisson dans l'air. Ce pourrait être malsain pour tout étranger aux rituels gays (si l'on pense à certaines minutes d'errance dans "Les Nuits Fauves" par exemple). Or les plans semblent tellement naturels qu'on "marche", des échappées dans les bois aux soupirs dans l'herbe, convaincus une fois pour toutes que la nature fait corps avec les corps en vue du déclic qui libère la tension jusqu'à la prochaine. Des dialogues fructueux et brefs, les changements de lumière et la force du vent plus parlants qu'une voix-off. Tout sera annoncé à l'image, donc place à Franck (Pierre Deladonchamps), joli jeune homme heureux de démarrer ses vacances par des bains avec un plus possible. Il prend l'habitude de rejoindre Henri (Pierre d'Asumpçao), ancien viveur en mal d'affection, fin observateur toujours à l'écart. Le film décolle à l'approche de Michel (Christophe Paou), voix douce, souplesse de félin. Un géant, le seul filmé en contre-plongée, comme si on était Franck émerveillé puis tiraillé par ce qu'il découvre de loin sans se faire voir... Un flic jaillit de la verdure avec des questions, une photo ajoute au vertige... Pour varier des tragédies antiques, Alain Guiraudie fait un sort aux rôles secondaires. Le reste frôle le fantastique végétal façon "Oncle Boonmee"... L'avenir des deux héros à l'appréciation des spectateurs... L'aube dans les hautes herbes glace si on estime élucidé le mobile du premier meurtre. Car sinon toutes les déductions se tiennent, que l'un épargne l'autre et s'éclipse n'étant pas interdit !
Parce que c'est bluffant. Parce que c'est saisissant. Parce qu'on se croît dans un porno pendant une bonne moitié du film, avant de se rendre compte que c'est tout autre. Pour ma part, j'appellerai çà un huit clos. Les personnages principaux sont pour le moins très différents. Et cette différence, bien que peut évidente, paraît flagrante grâce à une écriture parfaite. Ce qui reste regrettable, c'est de resservir les mêmes plans plusieurs fois. Alors certes, ce n'est pas la même disposition, mais un cadrage similaire permet d'entretenir le doute aux spectateurs qui ne remarquerai pas les petits détails.
Bon alors c'est sympa, ça parle de gays, c'est dans l'actualité, l'image est... belle (en même temps, n'importe qui fait des belles photos au bord d'un lac par beau temps), et pourtant...
Vous êtes sérieux là? La communauté LGBT fait son possible pour se faire accepter et on doit assister à ce documentaire animalier faussement-poétique où seul manque les commentaires d'un narrateur. Ce film ne rend vraiment pas service aux homosexuels, ce ne sont de loin pas tous des hédonistes-libertains idiots (Franck alô, tu vois un meurtre et tu te la ferme?) Les dialogues sont sortis tout droit de GrindR, ou ressemblant encore à ce qu'on trouve quand on est confronté à des gens ivres, d'une pauvreté extrême. Film typique qui plait au public élitiste des gens du cinéma - parce qu'on voit des couilles, malheureusement c'est choquer pour faire parler, les scènes de sexe n'apportent rien à l'histoire. Les personnages sont peu profond, tous autant qu'ils sont, on ne s'y attache pas.
Mais au secours ce plan qui dure 10 minutes ou on voit un mec qui nage, on dirait un expérimental que certains paient à prix fort. Je n'ai rien contre ces films que je qualifie souvent "d'essai" au contraire, j'aime bien voir, pour l'impact culturel qu'ils ont, mais ce n'est pas le moment - moi qui défend la cause gay - de sortir des extrêmes pareils. Enfin, il y a vraiment des critiques à mourir de rire sur ce film, surtout les poseurs de 5 étoiles, qui ont certainement du combiner la projection à une substance psychotrope (comme d'hab.
En gros, 1 étoile parce que ça parle de gay, et une autre étoile pour le spectateur qui s'offusquait à chaque scène un peu hot sur le siège derrière moi.
film nul , Caricatural , les images de cul sont de trop . histoire , scénario mal ficelé , mal écrit . On ne comprend pas . le seul personnage intéressant c'est le petit gros sur la plage
The pace of the film matches the langour of summer days - slow and long. But so good you're excited for the next day or, in this case, sexual encounter (scene). I didn't like the open ending though, I would've loved a resolution.
Jamais je n'avais un film de ce type auparavant. Tellement audacieux dans la façon avec laquelle il dénude les hommes dans tous les sens du terme et sans pourtant une once de vulgarité, il est en ça très impressionnant. Le magnétisme des acteurs, le huis-clos en plein air, l'humour toujours décalé font le reste avant de se rappeler dans la dernière demi-heure qu'il s'agissait bien d'un thriller, un vrai, avec une conclusion où l'angoisse est à son paroxysme. Une vraie réussite.
On est face à un film qui se regarde un peu le nombril. Alors oui c'est esthétique et parfois drôle, sauf que c'est bien trop long et le scenario qui tient à peu près sur une demie capote fini par ennuyer.
Vu cet am, ce film cru ne laisse pas indifférent. J'ai aimé le jeu d'acteur, le huis-clos de la plage et l'ambivalence sentimentale entre l'amour et la haine voir la mort. Je suis encore sous le choc, bravo Mr Giraudie et les acteurs..
Un pur chef d'oeuvre de mise en scene, de travail d'acteur et de photographie. Ce huis clos en plein air, ce désir fou d'amour de sexe et de mort dresse un portrait respectueux, cruel et plein d'humour de notre condition humaine.
Des dialogues indéfendables, une intrigue d'un ennui abyssal et des acteurs très moyens à l'exception d'un Henri qui tient tout le film de ses trop rares apparitions. Les seuls choses qui n'en fond pas un mauvais télé film estival c'est que l'homosexualité ne fait pas sujet mais offre une toile de fond complexe et tentaculaires dans les relations entre les personnages. Les très belles scènes de sexes sont traitées avec justesse, réalisme, sans esthétisme débordant. Pourtant, le rythme et les répétitions pourraient être intéressants s'ils n'étaient pas si grossièrement évidents dans un montage qui manque parfois de subtilité. Surtout, une fin sanglante et incroyablement grotesque. Rien n'est suffisant.
sans aucun intérêt. Ce film est d'une lourdeur et d'un ennui rarement égalé. Il ne se passe rien du tout pendant plus d'une heure pour terminer dans le gore qui m'a fait exploser de rire ( et je n'étais pas la seule).
L’inconnu du lac d’Alain Guiraudie marquera très certainement cette année de cinéma 2013 par sa générosité et son empathie, dans ses aspects aussi bien cinématographiques que charnels, sexuels et humains. D’une beauté simple, sans démonstration de force, le film investit dans un élan tragico-érotique un univers presque utopique, immuable, où les jours se suivent et s’enchaînent avec une étonnante ressemblance, où le temps se suspend à la rêverie éveillée du sexe et des corps, pour lui insuffler ensuite une énergie fatale par un mécanisme d’intrigue implacable.