Un côté téléfilm mais cela n'est pas déplaisant car le sujet du film est relativement intéressant, de plus il s'agit d'une histoire vraie. J'ai aimé l'ambiance assez douce de l'ensemble, malgré les quelques scènes dramatiques évidemment.
S. Frears met en scène sobrement l'évocation de ce drame. sous forme d'aventure journalistique faisant revivre un passé douloureux, mêlant tristesse, culpabilité et regrets. un film émouvant, digne, avec en toile de fond la croyance religieuse, où finalement les personnages incarnés par J. Dench et S. Coogan s'apportent mutuellement.
Le réalisateur Stephen Frears tisse un drame humain sobre et poignant racontant le combat d’une mère irlandaise recherchant son fils vendu 50 ans plus tôt par le couvent où elle était captive. Dominé par la prestation touchante de Judi Dench le long-métrage offre un récit maitrisé et émouvant qui dénonce en filigrane l’hypocrisie et le mensonge d’une société irlandaise puritaine.
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3,0
Publiée le 30 mars 2014
Adaptation du Roman du même nom Philomena est un beau film qui raconte l'histoire triste d'une mère qui a du abandonner son fils et qui tente de le retrouver avec l'aide d'un journaliste 50 ans plus tard. Le traitement de l'histoire est sincère on ne tombe jamais dans le pathos et c'est ce que j'ai aimé le réalisateur laisse faire l'histoire sans rajouter d'artifice de toute manière on ne peut qu'être touché par cette mère qui en plus est interprété par une grande Judi Dench et avec aussi un bon Steve Coogan à la fois acteur, co-scénariste et producteur.
Après le médiocre et hollywoodien "Lady Vegas" le réalisateur de "Les Liaisons dangereuses" (1988), "The Van" (1996) et de "The Queen" (2006) nous revient avec un genre et un style plus en adéquation avec son cinéma. Ce film est adapté du livre "Philomena : the true story of a mother and the son she had to give away" écrit par Martin Sixsmith ; on est donc dans une histoire vraie qui n'est pas sans rappeler la thématique du chef d'oeuvre "The Magdelene Sisters" (2001) de Peter Mullan, à savoir la puissance de l'Eglise Catholique en Irlande et leur pouvoir dans les questions du péché de chair... On suit donc une grand-mère qui désire retrouver son fils, aujourd'hui âgé de 50 ans, qui lui a été enlevé par les bonnes soeurs. Dans cette quête elle sera aidée par le journaliste Martin Sixsmith... On reconnait tout de suite cette attachement du réalisateur pour les gens humble et modeste, c'est d'ailleurs la première force du film, ce face-à-face entre une dame peu cultivée, de niveau social modeste, croyante et d'une réelle chaleur humaine et un journaliste cultivé, bourgeois, athée et cynique. Les deux personnages forment deux visions du monde avec cette légèreté chère à Stephen Frears, le drame est là mais l'humour l'accompagne toujours. Evidemment ce duo vaut également grâce aux acteurs, Steeve Coogan est excellent et Judi Dench est merveilleuse ; on nepeut qu'être touché... Mais... Malheureusement le film s'engonce trop dans une multitude de flash-backs qui appuient trop sur les violons, comme si un tel sujet avait besoin qu'on déploie autant de grosses ficelles. Dans le même temps, ce système atténue le côté mère courage et digne de Philomena. Oui c'est touchant, oui on sourit plusieurs fois mais le face à face du cynique et du pardon tombe du côté bien pensant. Drôle et émouvant sans aucun doute mais sans le duo Judi Dench-Steeve Coogan ce film serait certainement moins remarqué.
Avec son Lady Vegas, Stephen Frears nous avait laissé sur une bien mauvaise impression. Lui qui, jusqu'à The Queen, faisait régulier l'évènement semble être un peu rentré dans le rang avec l'âge. Même si ce Philomena est d’honnête facture. Il faut dire qu'avoir Judi Dench en haut de l'affiche est...
Je m'attendais à un Stephen Frears un peu mou, au regard des critiques et de la bande annonce. Mais pour une fois, cette dernière ne dévoile que très partiellement la trame complète du film, qui s'avère une oeuvre à la fois très attachante et parfaitement maîtrisée.
Le sujet est multiple. Il s'agit d'abord de relater un épisode terrible de l'histoire irlandaise : la façon dont des bonnes soeurs catholiques vendaient en 1952 des enfants de filles-mères à des Américains. Cet aspect est passionnant et permet au duo Frears/Cogan d'être particulièrement caustique et impitoyable vis à vis de l'Eglise.
Mais il y a bien d'autres angles de vue dans le film, comme celui qui consiste à confronter deux personnalités totalement différentes qui vont apprendre progressivement à se connaître et à se respecter : le journaliste cultivé et cynique, la vieille femme inculte mais digne.
Le film séduit enfin par un troisième aspect : celui d'une enquête quasi policière, avec ses rebondissements improbables (la mention "inspiré de faits réels" permet ici.... la suite ici :
Tiré d'une histoire vraie, ce drame bouleversant, saupoudré de petites touches d'un humour caustique très british, passionne de bout en bout. Servi par l'excellent Steve Coogan en journaliste désabusé et la non moins excellente Judi Dench en vieille dame en quête de son fils arraché 50 ans plus tôt, Philomena est une grande réussite.
En adaptant au cinéma le livre de Martin Sixsmith, lui-même basée sur une histoire vraie, Stephen Frears nous rappelle une période peu glorieuse de l'Église Catholique d’Irlande et de ses institutions où étaient placées les jeunes filles (même mineures) qui avait eu des rapports intimes hors mariage voire qui étaient enceintes. On suit une de ces anciennes pensionnaires partie au bout de 50 ans à la recherche de son fils qui lui avait été enlevé pour être - soyons brutalement honnête - ni plus ni moins que vendu à un couple en mal d’enfant. L’histoire est en elle-même très touchante, particulièrement le moment du départ de l’enfant sous les yeux dévastés de sa mère ou le moment où elle découvre son identité. Mais, l’émotion n’est pas que le propos ni le moteur de cette histoire, le film traite également beaucoup d’humanité au travers de la relation très dissonante entre cette vieille femme très croyante et très simple et un exemple de la gentry anglaise très cultivé et plus habitué aux usages d’Oxford et des couloirs du pouvoir. La relation est au début emplie de méfiance entre ces deux êtres aux passés si différents et aux vues du monde si différente, surtout en ce qui concerne la religion, mais la recherche de cet inconnu au visage si surprenant, va amener ces deux êtres à se livrer et à revoir une partie de leurs préjugés. L’interprétation des deux acteurs, parfaite, somme souvent avec les acteurs britanniques, est pour beaucoup dans la crédibilité de ce qu’on voit, la prestation de Judi Dench est à ce propos incroyable on ne voit pas l’actrice, mais Philomena vieille femme irlandaise qui cache depuis près de 50 ans le secret de son fils disparu. Un film plein de sobriété et de retenue sur sujet terrible qui réussit pourtant à ne pas virer dans l’anticléricalisme, ni dans le sentimentalisme larmoyant. Une belle oeuvre à voir absolument.
Il y a beaucoup d’amour dans le film de Stephen Frears, et pas mal de douleur et de révolte. Si le sujet fait invariablement penser au film de Peter Mullan « The Magdalene Sisters », l’angle choisi est très différent. Là où Peter Mullan livrait un peinture cruelle et froide de l’immense scandale des couvents irlandais et de leur « méthodes », Stephen Frears choisi une femme de 70 ans qui, parce qu’au fond elle reste très croyante et pratiquante, n’a pas de réelle haine envers les sœurs qui l’ont tant maltraité. C’est assez désarmant même par moment, cette bonté, cette faculté de pardon que l’ont sent dans le regard bleu de la formidable actrice qui incarne « Philomena », Judith Dench. Loin d’être brisée par cette expérience, Philomena semble en avoir tiré une force de vie et d’amour de son prochain qui semblent presque incongrus au regard de ce qu'elle a vécu, y compris aux yeux du journaliste qui l’accompagne. Il y a des petites pointes d’humour qui viennent parsemer tout le film, des petites touches d’humour typiquement british (j’aime beaucoup !) et qui désamorcent les scènes qui peuvent paraître un peu dures. Il n’y a pas de pathos dans ce film, enfin, pas trop, parce que c’est impossible avec un sujet comme celui-ci de ne pas sentir les larmes poindre par moment. Le scénario est tiré d’une histoire vraie, ce qui ne manque pas de faire froid dans le dos. Il y a deux moments clés dans ce film, où l’intrigue bascule, et si j’avais un peu vu venir la seconde, la première m’a pris un peu par surprise et çà n’arrive pas si souvent ! Je n’ai pas vu passer les 1h38, je n’ai pas noté de baisse de rythme, ni de scènes inutiles. Judith Dench crève l’écran (mais c’est une immense actrice), et à ses côtés Steve Coogan est légèrement en retrait. Son interprétation de Martin Sixsmith toute en délicatesse, est cependant remarquable de flegme britannique, sauf à la fin où la révolte, la colère est trop forte et qu’il cache mal son dégout de l’attitude d’une veille bonne sœur (une vieille s…, n’ayons pas peur des mots !). Cette scène finale est surement la seule pendant laquelle on se sent plus proche du personnage de Steve Coogan que de celui de Judith Dench, c’est le seul moment où on a vraiment du mal à adhérer à son attitude de femme sage et raisonnable ! En résumé « Philomena » est un bon film, qui taille une petite croupière à l’Eglise Catholique Irlandaise, qui serait malvenue de s’en plaindre vu qu’elle ne l’a pas volé. Grâce à l’histoire (vraie) de Philomena et de toutes les autres femmes dans sa situation, Stephen Frears fait, à sa façon, œuvre salutaire de mémoire et leur rend (un peu et tardivement) justice.
Superbe film, appuyé par de très bons acteurs. Bien qu'il n'y ait pas d'action, on ne s'ennuie pas du tout. Il est tiré d'une histoire vécue. Je le conseille...
Le roman sans grand intérêt, dont on est tiré très très librement le scénario, laissera peu de trace. J’étais donc curieux de savoir ce qu’allaient en tirer Frears et Coogan, si ce n’est qu’un mélo guimauve à la James Lee Brooks (Terms of endearment). Dès les premières scènes, j’ai été tout à fait rassuré. Car le film est finement et intelligemment écrit (d’où son prix à Venise). Il reprend en fait tous les éléments forts de cette histoire et se focalise sur “ Philomena ” et cette souffrance tant physique qu’intellectuelle que cette mère a subie pendant des années en voulant retrouver ce fils perdu. Ce personnage est brillamment dépeint dans le moindre détail et prend vie grâce à une Judie Dench éblouissante d’authenticité. On se souviendra longtemps de la scène clé où ses yeux humides se perdent dans le vide d’un désespoir amer. La caméra semble figée sur elle, nos cœurs le sont tout autant. Steve Coogan apporte lui aussi sa part d’émotion. Le pari est donc réussi pour Frears, même si on l’a connu, par le passé, plus mordant et un poil moins académique.
Sur un sujet passionnant, une vieille femme ancienne fille-mère à la recherche de son enfant, Frears offre une oeuvre poignante et critique qui rappelle, en vue de son thème, le célèbre Magdalen sisters de Peter Mullan. La première partie du film revenant sur la vie de Philomena chez les soeurs rappelle un peu trop son prestigieux modèle. Le poids de la référence n'étouffe cependant pas le film qui prend une tournure assez agréable en devenant une sorte de buddy-movie drôle et mélancolique ou se cotoie une Judi Dench impériale et un Steeve Coogan sarcastique à souhait. Si l'ensemble souffre de défauts (une mise en scène plan plan quasi téléfilmique, des flash-back lacrymaux risibles, un retournement de situation attendu et convenue), cette histoire vraie émeut et ne peut laisser indifférent. Philomena est un film d'acteurs, un mélodrame souvent sobre porté de bout en bout par Judi Dench aussi à l'aise dans les passages de comédies que dans les scènes dramatiques. Alors si l'on passe par-dessus certaines facilités et l'inintérêt de la mise en scène de Frears, Philomena mérite d'être découvert.
J'ai eu à plusieurs reprises les larmes qui me montaient aux yeux, puis le sourire aux lèvres et rien que pour ça, ce film est une réussite. Il arrive à nous émouvoir, à nous faire rire en peu de temps mais sans jamais être gêné par l'un ou l'autre. Judi Dench est absolument incroyable et les gros plans sur son visage marqué tout le long du film accentue l'intensité et la puissance de l'histoire. Le duo avec Coogan fonctionne bien et il existe pas mal de scènes entre eux assez mémorables. Dans l'ensemble, malgré quelques creux ici ou là, c'est parfait !!