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Un visiteur
0,5
Publiée le 1 mai 2014
Je viens d'aller voir ce film : peut être bien joué ?...
Mais quel intérêt de filmer un gardien d'immeuble dépressif, ainsi qu'un panel de gens de cet immeuble soit sans intérêt particulier, soit des gens avec de graves problèmes mentaux et comportementaux.
Ceux qui aiment les plans fixes sur un gardien d'immeuble avec ses deux sacs poubelles à la main pendant des minutes, ou jouant avec le tuyau d'arrosage pendant également de longues minutes aimeront ce film.
Le film qui m'a procuré le plus de plaisir depuis le début de l'année Je suis encore sous le charme de Deneuve , Kerven et des autres acteurs tous excellents. J'adore ces films dont le fonds est sombre mais la forme lumineuse , drôle , légère parfois . Unité de lieu certes , mais diversité des situations , dialogues savoureux , des surprises , du rythme , de l'émotion , de l'empathie pour ces personnages torturés ,.J'ai adoré ce film car il procure humblement et sans chichis mais sans facilités non plus , du plaisir , de la réflexion , de l'étonnement , de la joie , de la tristesse , tout ce qui me comble au cinéma Fan de Deneuve je suis, Fan de Deneuve je resterai , "dans la Cour "ne fait que confirmer mon admiration et mon enthousiasme pour cette formidable actrice .
Dans la cour c'est l'état des lieux de deux états d'âme, c'est bien joué mais c'est gris, c'est souriant et dépressif, c'est la vie qui s'en va sans qu'on comprenne pourquoi, ni comment, alors qu'on vit encore. Il m'a manqué de l'excitation et de la matière pour réellement trouver quelque chose à en dire, quelque chose à en écrire.
Des personnages fragiles qui fuient pour mieux se retrouver, ici à travers un immeuble et sa cour. Gustave Kervern dans un très beau rôle touchant qui est happé par les habitants de cet immeuble. Et c'est aussi ça qui le maintien en pleine vie jusqu'à un certain point. Catherine Deneuve de plus en plus touchante, abordable, sympathique à travers ses rôles. Et celui ci nous prouve encore une fois qu'elle mène une très belle carrière. Les seconds rôles sont aussi touchant. Des situations qui nous font rire, sourire et nous émeuvent.
Je m'attendais à une comédie sur la vie d'un immeuble ou d'un quartier parisien comme le cinéma français sait parfois les faire (Escalier C, Chacun cherche son chat...). Il n'en est rien. C'est un film sombre et touchant mais un peu lent et terriblement triste.
Si vous êtes un peu dépressif, en voie de perdre votre travail ou de vous fâcher avec votre conjoint, n'allez pas voir ce film. Tournant sans cesse entre folie, tristesse, grisaille et morosité, ce nouvel opus de Salvadori qui, il faut le dire, n'a jamais réussi à nous convaincre totalement jusqu'à présent, a le seul mérite de nous présenter un duo Deneuve-Kervern inédit et plutôt plaisant par l'originalité des personnages qu'il interprète. Les dialogues, parfois drôles et pour le moins curieux, les voisins quasiment tous cinglés donnent un peu de piment à ce film, mais le brouet reste indigeste et la faiblesse du scénario nous plonge dans un océan d'ennui bien avant la fin. La lecture des critiques professionnels unanimes me plonge, elle, dans la plus extrême perplexité !
Catherine Deuneuve prouve dans cette comédie sympatrique qu'elle est une bonne actrice. On remarque que le réalisateur Pierre Salvatori joue dans le même registre que dans "Hors de Prix"
Salvadori est un formidable cinéaste qui encore cette fois ci a mis en lumiére des gens simples, perdus, sensibles et également marrants ! un magnifique film !
« Dans la cour » présente une faille énorme, et je ne parle pas de la fissure qui traverse l’immeuble de Catherine Deneuve dans le film… non ! Il existe par contre, une vraie distorsion dans le choix scénaristique qui oscille entre premier et deuxième degré sans trouver l’équilibre, ce qui donne une accumulation de scènes de bonne facture, parfois drôles, d’autres purement ridicules ou inutiles. Pierre Salvadori, se trouve à la croisée de son cinéma, entre son début de carrière un peu à la marge (« Les apprentis ») et les jolies comédies romantiques arrivées à la suite (« Hors de prix » par exemple), son film en souffre grandement. Là où on pouvait espérer une comédie loufoque et acerbe avec ce magnifique duo Deneuve/Kervern, on ne retient qu’une œuvre superficielle au contenu glauque et aux personnages qui manquent de profondeur et de substance. La très grosse déception de ce début d’année !
Il y a des films qui sont aussi drôle que mélancolique, léger que poignant. Ils peuvent sembler nombreux, mais réussir à jongler entre ces deux genres se révèle être un exercice périlleux. Dans la cour réussit ce dosage difficile en mettant en scène Antoine, ancien musicien fatigué de la vie. Il retrouve un boulot de concierge dans un immeuble, où il fait la rencontre de Mathilde, une femme effrayée par une fissure dans son appartement.
Pierre Salvadori a toujours su se faire bien entourer (le tandem Elmaleh / Tautou dans Hors de prix), et il le confirme une nouvelle fois avec ce casting pertinent. En plaçant le grolandien Kervern face à l'indéfectible Deneuve, il nous offre un duo aussi vrai qu'original. Ces fissures que cette dernière aperçoit, c'est sa vie qu'elle voit se lézarder, son existence qui commence à s'étioler. Cette vieille dame qu'Antoine vient de rencontrer, c'est l'occasion pour lui de faire quelque chose de bon et d'utile.
Ces deux personnages se sont bien trouvés car à eux deux, ils peuvent consolider les liens et colmater leurs brèches. Des dépressions qui arrivent sans prévenir, sans raisons particulières, et qui s'avèrent peut-être être les pires. Grâce à un humour diablement bien amené, Kervern et Deneuve nous font rire malgré eux par des paroles et des postures maladroites. Mais par leur qualité de jeu, cette pair nous fait également sentir leur amertume d'une vie qui ne les intéresse plus. Constamment entre ces deux ressentis, le spectateur ne peut qu'apprécier la spontanéité dont laquelle cette œuvre fait preuve.
Simplement sincère, Dans la cour s'intéresse de près à des gens souvent fragiles (Stéphane le footballeur) et ayant besoin d'attention (Mr Maillard) dans une société devenant de plus en plus individualiste. Purement intime, cette comédie dramatique s'invite dans la cellule privée des résidents, avec son lot de nostalgie et de regrets. Doucement amère, ce film nous fait du bien.
Dans la cour n'est pas un film sur la dépression, non !. Antoine (Gustave Kerven) le héros rêveur du film, semble découvrir qu'a 40 ans, il n'a rien fait de sa vie ou presque. Du coup, il rompt avec sa présente existence (musicien) et prend des chemins de travers pour exister autrement, et se perd. Mathilde (Catherine Deneuve) jeune retraitée, se perd aussi dans sa vie, maintenant sans objectif. Pour reprendre le contrôle, elle s'invente une histoire d’effondrement d'immeubles. elle est obsédée par une fissure qui s'agrandit sur le mur de son salon et ameute le quartier, pourtant comme dans sa vie cette fissure n’entraînera pas la catastrophe majeure escomptée, mais sera une impasse psychologique. La rencontre entre les 2 personnages sera déterminante dans l'avancée irréversible des angoisses, des sensibilités, des solitudes, des indifférences, des souffrances, des incompréhensions. Ces tortures inconscientes qu'ils s'infligent à vouloir toujours se soutenir maladroitement va leur être fatal. Néanmoins, dans cette la vie cruelle,malgré toute cette sollicitation respective, il y a toujours un plus fort, un vainqueur !. Le mari de Mathilde, médiateur de cette histoire, est joué par le trop rare et excellent Féodor Atkine.
Lent et ennuyeux pour certains avec un scénario peu stimulant, "Dans la cour" reste tout de même un film simple et touchant grâce notamment au duo Kervern/Deneuve et les habitants qui gravitent autour d'eux. L'histoire d'un mal être sans solution filmé avec une certaine justesse et sans fioriture.
Petit film français qui n'a pas le courage de sortir des rails archi connus du genre. Toujours le même loser sympathique et apathique face à de petits évènements sans conséquence. L'idée du mec qui stocke des vélos, ça peut être drôle mais ce n'est pas du tout développé. Le voisin qui entend un chien, c'est de l'humour has been où l'on peut tout anticiper comme le fait que le chien va bouffer vous savez quoi. Le délire sur la faille dans l'appart de Deneuve est tout de même sacrément lourd et celui-ci malheureusement est vraiment développé dans le film jusqu'à cette séquence ratée de la projection diapo. Tout sonne faux alors qu'on sent l'ambition d'aller chercher un film qui sonne juste, qui devrait même émouvoir. Peut être que le miracle arrive dans la dernière demi heure... que je n'ai pas vu ayant quitté la salle.