Dans la cour
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3,3
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276 critiques spectateurs

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bouddha5962
bouddha5962

78 abonnés 799 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2014
Catherine Deneuve est, une fois de plus, remarquable dans ce rôle de propriétaire déprimée. Elle fait embaucher un nouveau gardien d'immeuble et se rapprocher de lui dans leur mal-être respectif.Un moment de cinéma remarquable et agréable !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 août 2014
Belle surprise Je ne suis pas fan de Gustave Kervern, mais il y a tant d'émotion dans cette rencontre. Ils sont sur des pentes contraires, mais ils se soutiennent.
Cyril B
Cyril B

15 abonnés 330 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juillet 2014
Pfiou, heureusement qu'on ne nous donne pas une corde à la sortie du film ! La bande annonce nous montrait un homme déprimé sous un aspect plutôt drôle, mais en fait le film est déprimant d'un bout à l'autre. Par contre c'est très bien joué.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 juillet 2014
Une comédie dramatique étonnamment introspective traitant du mal numéro 1 des Français : la dépression !

Antoine, ancien musicien se fait embaucher comme gardien d'immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l'immeuble s'effondrait... Tout doucement, Antoine se prend d'amitié pour cette femme qu'il craint de voir sombrer vers la folie.

Le ressort de la comédie repose en l’opposition des contraires. Qu’elle soit de « nationalité » comme dans Bienvenue Chez les Ch’tis, de richesse comme dans Hors de Prix ou encore de caractère comme dans Taxi, elle permet de confronter deux visions de la vie et ainsi fournir différents comiques de situations face aux aléas de la vie quotidienne. Et c’est sur ce postulat que s’inscrit la dernière réalisation de Pierre Salvadori, réalisateur qui excelle dans ce que l’on pourrait appeler la comédie sociale, à savoir une variante de comédie qui puise ses histoires dans des phénomènes de société tels que la crise (Hors de Prix), l’immigration, le racisme (Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu) ou dans le cas présent, la dépression.

Maladie nationale qui contribue au « trou » de la Sécurité Sociale, elle va faire se côtoyer un duo qui n’aurait jamais eu à se connaitre autrement : Antoine, musicien raté, cocaïnomane et reconverti en gardien d’immeuble et Mathilde, retraitée en mal d’amour et qui va voir son quotidien se lézarder a l’instar de la fissure qui recouvre le mur de son appartement.
Partant d’un postulat simple, la réalisation de Salvadori l’est tout autant, ce qui contribue grandement à installer le malaise d’abord puis l’amitié ensuite, entre ces deux êtres, ayant chacun à leur manière touché le fond et qui essayent de se reconstruire à l’aide de l’autre.
En donnant que très peu d’informations de la vie de son tandem et en dressant, de par ses personnages secondaires un kaléidoscope de la populace parisienne -certes emplie de clichés- entre le voisin râleur, le voisin branleur et le squatteur mystique, ce dernier tisse de manière étonnante une connexion entre cette France fictive et la France réelle. D’où le profond sentiment de malaise, tant la fiction semble rattraper la réalité. Un sentiment encore une fois accentué par la performance de son duo, entre un Gustave Kervern, qui loin de ses activités grolandesques, livre une prestation parfaite en homme ronchon, gauche et incertain et une Catherine Deneuve magistrale, qui tout en simplicité, incarne à merveille le visage de la retraitée d’abord souriante et élégante, et qui progressivement s’enferme dans la paranoïa et l’incertitude.

De fait par la proximité de son scénario au sujet qu’il traite, le film apparait plus comme une analyse psychologique sociétaire que par un divertissement de fiction. Il cherche ainsi à démontrer que toute personne a des fissures, des fêlures que la vie prend un malin plaisir à agrandir ou réduire.
Pourtant, le film présente un défaut qui paradoxalement est nécessaire, à savoir une certaine longueur, qui est ici indispensable pour souligner la platitude et la lenteur de la vie du duo.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 juillet 2014
Dans la cour se retrouve dans un ballet incessant tous les habitants d’un immeuble parisien. Un microcosme dont Pierre Salvadori, le réalisateur-scénariste, fait le théâtre d’un drame. Un drame qui se tisse, inéluctablement, aux travers de multiples rencontres.

Chanteur du groupe Maalox, Antoine (Gustave Kervern) quitte la scène en plein concert. On le retrouve, plus tard, dans une agence d’intérim, où on lui propose un poste de concierge. Après quelques hésitations, le gérant de l’immeuble, Serge (Féodor Atkine), convaincu par sa femme, Mathilde (Catherine Deneuve), décide de l’engager à l’essai.

Dans la cour, se croisent, une ancienne gloire du football toxicomane (Pio Marmai), Antoine et Mathilde, retraités bénévoles dans une association et un syndicat, un vigile sans-abri, membre d’une secte, et le voisin typique, celui qu’on déteste parce que son seul but est de dénoncer, de veiller au grain au respect du règlement intérieur. Celui qui va râler pour les vélos, les poussettes, la musique et se plaindre constamment du travail du manutentionnaire chargé du ménage, dans les parties communes. Des personnalités différentes, donnant lieux à de rares moments comiques, au hasard des rencontres. Hormis ce copropriétaire désagréable, la troupe est plutôt de bonne composition. L’aveugle du troisième, à qui Mathilde lit le journal, jette toujours les immondes endives aux jambons qu’elle lui cuisine. Mais toujours discrètement, pour ne pas la froisser. « Assez de souffrance », dit-il. Stéphane, le toxicomane, vole des vélos, qu’il stocke et revend dans la cour. Malgré son air détaché, c’est en fait, un homme brisé. Antoine deviendra son ami, et accessoirement, son compagnon de shoot. C’est Antoine, justement, qui obtient le palmarès de la gentillesse. Un peu trop même. Il ne sait rien refuser. Mathilde, quant à elle, observe chaque nuit, une fissure qui s’étend dans son couloir. Et de cette fissure, vont ressurgir toutes ses angoisses. Et ce trou va devenir une obsession. Persuader que personne ne la comprend, elle va se lancer dans un combat perdu d’avance, contre toute raison, mobilisant le quartier contre le risque d’effondrement qu’elle ressent comme étant imminent. Au grand dam de Serge, Antoine va la conforter dans ses actions, en lui prêtant main forte, un peu malgré lui, à chaque occasion.

Dans la cour, c’est donc avant tout l’histoire d’une rencontre, propice, entre deux dépressifs, qui vont s’entraider. Le film n’est ni une franche comédie, ni un véritable drame. Ponctué de quelques trouvailles humoristiques, et animé d’une volonté certaine de répandre un peu de joie de vivre, Dans la cour failli malgré tout à cet objectif, la faute à une mise en scène qui traîne en longueur. C’est décevant, parce qu’en parallèle, les acteurs sont parfaits, Deneuve en vieille femme désabusée, et Kerven en ancien chanteur de rock sniffant ses anti-dépresseurs réduits en poudre, et foncièrement sympathique. Un rôle parfait pour ce transfuge du Groland. On devrait sortir de la salle légèrement enjoué par le message positif que le métrage véhicule, on sort malheureusement, un peu cafardeux. Peut-être parce que le film nous ramène à nous, nos peurs irraisonnées, et la médicalisation à tout rompre qui semble une impasse.

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Ciné2909
Ciné2909

93 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juillet 2014
On est plutôt habitué à le voir dans des seconds rôles et c’est donc assez surprenant de découvrir Gustave Kervern en haut de l’affiche et de surcroit avec Catherine Deneuve s’il vous plait ! Derrière ses atours de comédie, Dans la cour est en fait le portrait tendre et drôle d’un homme tombé dans une profonde dépression et qui va retrouver un semblant de vie au contact des habitants de cet immeuble. Si il y a bien quelques moments savoureux comme la visite de Mathilde, la reine des endives au jambon, dans son ancienne maison ; il y a aussi des personnages secondaires trop caricaturaux. Pierre Salvadori ne réussit pas à nous conquérir et n’est pas loin de nous plomber le moral.
Petiot L
Petiot L

43 abonnés 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2014
Barge comme nous tous , drôle , acidulé , mais surtout avec une infinie tendresse . J'adhère total même si c'est lourd à porter et Catherine me touche particulièrement dans ces choix .
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2014
Un très bon, un très grand film. Très grand par sa sensibilité, sa belle gravité accompagnée d’une irrésistible drôlerie, sa profonde humanité et sa douce mélancolie. Très bon par sa mise en scène simple mais soignée, ses dialogues très justes, son interprétation remarquable par une Catherine Deneuve toujours parfaite et un Gustave Kerven impressionnant de maîtrise et de finesse. Quelle magnifique idée d’avoir réuni ces deux acteurs : elle hyperactive “fissurée”, lunatique et lui d’un calme inébranlable mais qui cache de belles fêlures. Un film à voir car il fait la part belle aux êtres intérieurement riches mais décalés et rebelles au normatif d’aujourd’hui.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 juin 2014
Au moment où l’on croyait tenir un objet rare et tendre, nous réalisons que nous sommes face à une œuvre qui use de toutes les ficelles éculées du cinéma français de notre temps, tendance comique bourgeois. Cette plongée dans le quotidien d’un immeuble et les diverses loufoqueries du voisinage commençait plutôt bien. En premier lieu le personnage du gardien joué par Gustave Kervern, attachant malgré son expression bougonne qui ne varie pas d’un iota du début au générique de fin. Partir de ce paradoxe selon lequel c’est l’être le plus brisé de tous qui saura remettre de l’effervescence dans le décor n’était pas des plus originaux, mais avait la vertu de référer à un vécu dont nous avons tous un témoignage en tête. Une très forte empathie se dégage pour ses péripéties, puisque c’est à travers ses yeux que nous est dévoilé progressivement la galerie de portraits des locataires : une vieille femme anxieuse à la recherche d’une cause à défendre ; un mari rigide ; un cadre supérieur irascible ; un sans-abri affilié à une association douteuse ; un branleur vivant de bric et de broc. Pour aussi crédibles et palpables qu’ils soient les uns les autres, ils ne franchissent jamais la petite limite pouvant leur apporter une vraie consistance. Si l’on rit à certains moments, les situations ne dépassent pas non plus le cadre de l’anecdote ni du gag téléphoné (le chien qui mange la maquette confiée par le cadre). Or les vingt dernières minutes achèvent de détourner le propos initial, se vautrant dans la solution de facilité pour mieux convaincre de sa profondeur. Le drame pur et simple de quelqu’un tombé dans l’anonymat pour ne pas avoir supporté les paillettes naissantes. Là où des suggestions et une fin ouverte auraient pu laisser le spectateur libre d’imaginer l’issue du combat du héros avec ses démons, on privilégie la recherche du pathos le plus élémentaire. À ce titre la séquence où Antoine est rattrapé par son passé (rencontre de son ex) provoque un malaise teinté davantage de gêne que d’émotion. Reste une esthétique fouillée et lumineuse par instants (le cauchemar animé) et quelques répliques bien senties. Retenons celle du personnage de Catherine Deneuve au moment de recruter Antoine dans sa loge : « Je préfère les gens pas sûr d’eux, parce que du coup ils s’appliquent. » Ce fut assurément le cas du minutieux Pierre Salvadori, hélas son mélo se noie dans la masse des productions du même acabit.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 juin 2014
Sur fond de dépression et d'addiction, le film est quelque peu plombant. Les acteurs sont parfaitement crédibles, Deneuve tout en fragilité et Kervern en gros nounours perdu... de bonnes répliques à la Salvadori ne suffisent pas à palier au manque de rythme du film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 juin 2014
Dans la cour est fait de quelques scènes amusantes, notamment celle où Mathilde (Catherine D) visite la maison de son enfance avec Antoine, le concierge de son immeuble (Gustave de Kervern), constatant avec stupeur que le chêne tricentenaire du jardin a été coupé et que les nouveaux propriétaires ont transformé l'atelier de son père en grange de style suédois. Etonnante scène où l'on comprend, peut-être pour la première fois, que Catherine Deneuve n'a plus grand chose à faire dans le cinéma français d'aujourd'hui, si ce n'est déambuler dans le passé. Elle s'en va, disait le titre de son précédent film. Et celui-ci de poursuivre la dérive: "Vous êtes loin, Mathilde", lui dit Antoine. "Je ne sais pas si c'est vous qui me bouleversez ou si je suis dans une phase complètement dépressive", lui répondra-t-elle plus tard. A l'image de ce personnage, le film hésite: il veut émouvoir, mais il sait aussi qu'il doit regarder en face la dépression qui frappe presque tous ses personnages et au-delà d'eux, le pays. Lorsqu'on aperçoit, vers la fin, le visage vieilli de Garance Clavel, on repense à la vie de quartier utopique telle que l'a décrite Klapisch au milieu des années 90 dans Chacun cherche son chat, vieux rêve auquel Antoine et son ami fumeur de joints (Pio Marmaï) songent encore en fixant la maquette d'une cité utopique dans laquelle ils imaginent un distributeur de cocaïne. De tous les côtés, quelque chose s'est effondré: dans les jardins, dans les immeubles, plus rien ne tient. A cause de cette noirceur - qui s'installe lentement dans le film, jusqu'au moment où Antoine lit Sleeping de Raymond Carver - les rires, dans la salle, ont progressivement cessé. On commence à comprendre alors que Dans la cour n'est pas un "feel-good movie": Gustave de Kervern n'y reprend pas le rôle d'Amélie Poulain, ce n'est pas un adolescent attardé qui s'amuse à faire des ricochets sur le canal Saint-Martin, c'est un homme usé, qui va au parc du coin quand il a le cafard et carbure à la 8.6 et aux Lexomil pour supporter la dépression des autres, avant de se dissoudre dans leur tristesse. Avec lui, le film finit par atteindre un point de non retour: dormir, ne plus penser. Et je repense alors à ces phrases d'Un homme qui dort : "Chaque jour égréné n'a fait qu'éroder ta patience, que mettre à vif l'hypocrisie de tes efforts. Il aurait fallu que le temps s'arrête tout à fait, mais nul n'est assez fort pour lutter contre le temps (...). Le jeu est fini, la grande fête, l'ivresse fallacieuse de la vie suspendue. Le monde n'a pas bougé et tu n'as pas changé. L'indifférence ne t'a pas rendu différent."
Critik D
Critik D

175 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2014
Il m'a fallu du temps pour écrire une critique de ce film. En effet sans être inintéressant, bien au contraire, il renferme tellement de choses qu'encore aujourd'hui je ne suis pas sûre d'avoir tout compris. On suit donc le parcours d'Antoine qui s'enfonce peu à peu dans une dépression dont il ne saurait sortir, c'était sans compter sur Mathilde qui traverse une phase c'est assez ambigu entre ses deux personnages, tantôt ami, tantôt mère et fils et parfois plus. Rien à redire pour la réalisation, elle offre quelques plans sympas, un cadre propre et une autre vision de Paris. Le scénario m'a plu, on s'attache aux deux personnages, on s'attend aux différentes étapes sans savoir quelle finalité ils vont prendre. Concernant le casting, Catherine Deneuve est toujours une grande même si elle m'a moins convaincue que dans le film "Elle s'en va" mais je pense en grande partie dû à la complexité des personnages. En face, Gustave Kervern est à la hauteur, je ne le connaissais pas spécialement mais je trouve qu'il nous offre une belle prestation. En finalité, j'ai aimé "Dans la cour", j'ai passé un bon moment, j'ai pas mal ris, mais je le reverrais sans doute pour enlever cette impression de ne pas avoir tout compris.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 1 juin 2014
Ennui est le 1er mot qui me vient à l'esprit. Je n'ai jamais réellement accroché, tout juste souri une ou 2 fois devant les facéties de Gustave Kervern.
Philippe C
Philippe C

12 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2014
Très bon film, très prenant et très sensible, les 2 acteurs Gustave Kerven et Catherine Deneuve sont très vrais.
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 septembre 2016
Film trop dépriment, peut être trop réaliste?
Lent et vraiment dans un grain d'espoir, je suis sortie du cinéma complètement raplapla et déçue.
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